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  <title>Cultes-protestants.org</title>
 <description><![CDATA[Eléments pour préparer un culte protestant]]></description>
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   <title>Dernier dimanche de l'année ecclésiastique - 2 Pierre 3, 3 – 13</title>
   <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 16:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL- Service des Lecteurs – Jean ARBOGAST
Dernier dimanche de l'année ecclésiastique - 23 novembre 2008
La cité éternelle - 2 Pierre 3, 3 – 13
     <div>
      I<br />A<br />1. L'auteur de la 2e épître de Pierre s'adresse à des chrétiens qui ont le sentiment que l'attente de la venue du Christ est bien longue, et que les promesses de Dieu concernant son Royaume tardent à se réaliser.<br />2. D'après les spécialistes, ce passage du Nouveau Testament serait un des plus récents. Il permet de saisir un certain nombre de questions qui animaient une communauté chrétienne aux environs de l'an 125 après Jésus-Christ.<br />3. Dans notre texte, il est question du temps. Du temps dans lequel nous vivons; du temps dans lequel nous aspirons à vivre; mais aussi du temps qui passe; du temps qui s'écoule sans que de grands changements ne soient repérables; du temps de l'impatience, du doute et de la remise en question. Du temps de la foi aussi.<br />4. Depuis le passage de Jésus sur terre, c'est-à-dire près d'un siècle avant la rédaction de cette lettre, plusieurs générations de fidèles ont attendu le retour annoncé du Christ et l'installation promise du Royaume.<br />5. Après tant d'années d'attente, que fallait-il penser ? Que convenait-il de croire encore ? Et comment fallait-il orienter sa vie ?<br /><br />B<br />1. Au début de l'aventure, les choses semblaient claires. Nombreux étaient ceux qui attendaient avec ferveur le jour du « Jugement de Dieu » ainsi que la réalisation du « Royaume de Dieu », comme cela avait été annoncé dans de nombreux récits dits "apocalyptiques".<br />2. D'après ces prophéties, le "Jour du Seigneur" s'annonçait redoutable. Les cieux et la terre et tout ce qu'ils contiennent, étaient voués au déluge du feu et à la destruction radicale.<br />3. Ce moment terrifiant était pressenti comme un "passage obligé" auquel nul ne pouvait échapper.<br />4. Pour les croyants, il y avait néanmoins une espérance: la conviction profonde que, par delà ce passage, Dieu allait créer de "nouveaux cieux et une nouvelle terre".<br />5. C'est bien dans cette assurance que les chrétiens des communautés dites "primitives" pouvaient attendre avec confiance et résolution la fin de ce temps terrestre et l'avènement des temps nouveaux en priant:"Viens Seigneur Jésus, délivre-nous de ce monde ancien et fais-nous vivre dans ta nouvelle création".<br /><br />C<br />1. Mais voilà que petit à petit les premiers témoins qui avaient côtoyé le Christ et les apôtres vinrent à disparaître. La conviction se renforça alors qu'avec l'extinction de cette "génération des Anciens", la "fin du monde" ne saurait tarder.<br />2. Mais quand le temps fut écoulé et que la génération suivante&nbsp; commença à s'éteindre à son tour, il fallut bien prendre acte de la situation et réinterpréter de manière nouvelle l'annonce du Christ concernant l'imminence de la fin du monde ancien et la création d'un monde nouveau.<br />&nbsp;<br />II<br /><br />1. La 2ème lettre de Pierre porte les traces de ces questionnements. Ainsi au verset 4 nous lisons: "Où en est la promesse de la venue de Jésus ? Car depuis que les pères sont morts, tout demeure dans le même état qu'au début de la création".<br />2. Ces deux petites phrases sont intéressantes à plus d'un titre. Nous en retiendrons deux.<br /><br />A<br />1. Tout d'abord nous constatons que le questionnement émane de la communauté des croyants et qu'il est pris au sérieux. Il apparaît tout à fait normal que ce qui fait problème puisse être discuté. La vérité de la foi n'est pas exclusivement une réalité qui est imposée de l'extérieur, mais aussi une réalité qui se révèle dans le partage fraternel devant Dieu, parfois après bien des incompréhensions, des luttes et des débats.<br />2. Aussi est-il bon, que quelqu'un qui est animé par un doute, une question ou une révélation personnelle puisse s'en ouvrir à d'autres compagnons de foi en qui il a confiance.<br />3. En tout cas, l'auteur de la 2ème épître de Pierre prend à bras le corps les questions soulevées par les membres de la communauté et y répond en se fondant sur la parole biblique reçue et sur la foi qui l'anime.<br /><br />B<br />1. Nous constatons ensuite que ce questionnement est particulièrement critique et sévère. Rien n'a changé; tout reste du pareil au même; malgré Jésus; malgré les communautés chrétiennes; malgré l'engagement des fidèles…<br />2. Les sceptiques d'aujourd'hui ajouteront sans doute volontiers: il en va ainsi depuis deux mille ans, et&nbsp; rappelleront sans doute le côté obscur des Croisades, de la découverte des Indes et des Amériques, de la colonisation à l'échelle mondiale, sans oublier l'exploitation des richesses naturelles…et tout cela par des hommes venant de pays se référant à "la civilisation chrétienne".<br />3. Là aussi les critiques méritent d'être entendues et examinées avec soin même s'il convient de rester prudent face aux explications globales données quelques décennies, voire plusieurs siècles après les événements.<br />4. Nous savons bien aujourd'hui dans quelles impasses peuvent conduire les explications simplificatrices et péremptoires.<br />5. L'auteur de la 2ème épître de Pierre veut nous éviter ce piège et nous ramener à l'essentiel. Ainsi, s'il est exact que les choses ne se réalisent pas toujours selon nos espérances, il n'en demeure pas moins vrai que les promesses de Dieu traversent les générations et nourrissent la foi et l'engagement des croyants en toutes circonstances.<br />6. L'auteur développe ce point autour de 3 idées forces que nous examinerons brièvement.<br /><br /><br />III<br />A<br />Devant Dieu mille ans sont comme un jour.<br />1. Notre vision du temps n'est pas celle de Dieu. Notre mesure n'est pas sa mesure.<br />2. En disant cela, l'auteur ne développe pas un concept nouveau, il se contente de rappeler ce que le psalmiste avait déjà mis en lumière (Psaume 90).<br />3. Autant dire que le jour de Dieu est l'affaire de Dieu. C'est donc dans la foi en Dieu que nous pouvons véritablement nous préparer à ce jour, et non pas en consultant les pronostics et les signes plus ou moins catastrophiques, ou en recherchant d'illusoires assurances nouvelles.<br />&nbsp;<br />B<br />Nous vivons dans un temps d'attente.<br />1. Ce temps, il convient de l'éclairer à la lumière de la Parole de Dieu. C'est cette Parole régulièrement entendue et mise en pratique qui transforme l'esprit, ouvre les cœurs et réoriente nos regards sur ce qui nous entoure.<br />2. Ainsi, malgré tous les signes négatifs et alarmistes qui continuent à nous assaillir au quotidien, nous pouvons néanmoins poursuivre notre route avec le Christ vers le "Royaume qui vient" et goûter dès à présent quelques signes de ce « Royaume »avec d'autres fidèles.<br />&nbsp;<br />C<br />La venue du Seigneur sera une surprise.<br />1. Le Seigneur viendra à l'improviste, comme un voleur dans la nuit, sans que nous puissions le voir venir et sans que nous connaissions d'avance le jour ou l'heure de sa venue.<br />2. Mais alors, si les choses se présentent ainsi, comment pouvons-nous nous préparer et nous prémunir face à un tel événement ?<br />3. Là encore, l'auteur nous ouvre la voie. Seule notre foi dans la bonté, dans la miséricorde et dans l'action créatrice du Dieu Vivant nous permet de poursuivre ce chemin avec d'autres sous le signe de l'espérance et du renouveau.<br />4. Avec nos frères et sœurs dans la foi du 2ème siècle de notre ère, nous pouvons confesser: "selon ta promesse nous attendons des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la justice habite". Nous nous y préparons&nbsp; dans la prière, le partage fraternel et l'engagement concret.<br />Conclusion:<br />Que le Dieu Vivant nous bénisse et nous garde sur ce chemin où Il nous envoie. Amen.<br />Jean Arbogast<br /><br /><br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/Dernier-dimanche-de-l-annee-ecclesiastique-2-Pierre-3,-3-13_a1297.html</link>
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   <title>24e Dimanche après la Trinité - Ecclésiaste 3, 1-15</title>
   <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 17:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des Lecteurs - Emile BAUER 
24e Dimanche après la Trinité - Dimanche 2 novembre
Le vainqueur de la mort. - Ecclésiaste 3, 1-15     <div>
      <br /><br /><br />Chers frères et sœurs !<br />&nbsp;I. Dans sa lettre aux Colossiens au chapitre 1, l’apôtre Paul nous dit : « Remerciez avec joie le Père qui vous a rendus capables de partager l’héritage des saints dans la lumière ». Tel est le mot d’ordre choisi dans l'épître de ce dimanche qui n’est fêté que les rares années où Pâques se célèbre avant le 27 mars. Avec l’Evangile de Matthieu 9 où une guérison s’incruste dans le récit de la résurrection de la fille d’un chef de la synagogue et le psaume 39, notre texte est le troisième et dernier qui nous soit proposé pour le thème du : « vainqueur de la mort (ou du mal) ». Il se trouve dans le livre de&nbsp; l’Ecclésiaste (ou Kohelet), livre de Sagesse attribué au roi Salomon. Avec trois autres extraits de ce livre proposés comme textes marginaux, il est le seul texte de l’Ecclésiaste à figurer officiellement dans nos plans de lectures bibliques. Pourtant, il nous donne de précieuses indications pour devenir, nous aussi, vainqueurs du mal et de la mort. Ecoutons maintenant ce que le roi Salomon nous dit de la part de Dieu.<br />II. « Toute chose a son heure, et il y a un temps pour tout sous le ciel » ; ainsi commence le constat de l’Ecclésiaste. Le mot qui est traduit par temps désigne en fait le moment prédestiné ou favorable ; l’autre mot désigne la durée nécessaire à l’activité ou à l’événement indiqués. Le mot : « moment », ou : « heure » apparaît 29 fois dans les 8 premiers versets ; cela veut nous faire prendre conscience du fait que Dieu est maître du temps, puisqu’il y a 29 jours dans un mois lunaire. Cette idée est soulignée au verset 15 : « ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été ». L’homme n’a donc pas d’emprise sur les lois qui régissent le monde et il ne peut vivre que dans le respect du temps. Salomon illustre cette première affirmation en juxtaposant les phénomènes cycliques de l’expérience humaine. Cette énumération peut être prise littéralement, mais Kohelet y a placé des significations plus profondes ; nous n’en noterons que quelques unes. Si Salomon énumère d’abord le commencement et la fin de l’existence humaine, c’est pour nous dire : « Heureux est l’Homme dont l’heure de la mort est comme l’heure de la naissance » autrement dit, l’homme, à sa mort, devrait être aussi pur qu’à sa venue au monde… « Un temps pour garder » ne signifie pas stocker des biens, ni retenir de mémoire, encore moins enfermer, mais il s’agit de veiller sur, de préserver du mal, comme Dieu bénit et garde celui qui lui obéit. « Jeter » fait allusion à la dispersion du peuple d’Israël désobéissant qui est jeté dans d’autres pays… « Aimer et haïr » indique que le balancement entre amour et haine est aussi réglé par le temps, puisqu’on peut aimer une chose ou une personne aujourd’hui et la détester demain.<br />III. Cette liste nous amène à la question fondamentale : « Quel profit retire donc le travailleur ? » Ou comment profiter de sa vie et de sa mort ? Autrement dit, comment puis – je vaincre le mal et la mort, si tout est prédestiné et se produira au moment précis et fixé et que mes actions n’auront pas d’influence pour changer le cours des choses ?<br />IV. Salomon a réfléchi sur les causes et la finalité de l’existence même des humains. Et c’est là qu’il se rend compte que Dieu, après avoir affirmé sa toute puissance, va nous offrir sept cadeaux. Ce chiffre indique la perfection, c’est donc le cadeau parfait qui est promis dans ce texte et qui nous est offert, à nous chrétiens, en Jésus-Christ comme le dit Paul « Avec lui, ne nous offrirait-il pas toutes choses ? » <br />Premier cadeau : Dieu nous a donné la vie avec une tâche à accomplir, cette tâche c’est, en plus de notre travail, d’étudier la parole de Dieu pour saisir ses promesses et vivre pleinement en aimant Dieu et notre prochain.<br />Deuxième cadeau : La justesse, Dieu a fait toute chose belle en son temps, il faut donc que l’homme reconnaisse le temps désigné, alors, même les choses douloureuses peuvent devenir belles, bonnes et utiles.<br />Troisième cadeau : Le sens de la durée, le sens de l’histoire est un don indispensable pour s’inscrire comme une pièce dans le grand puzzle de la vie. En fait, on pourrait traduire par : « il a mis l’amour du monde dans leurs cœurs. » En Jésus, Dieu nous prouve son amour &nbsp;&nbsp; &nbsp;et sa volonté de sauver ceux qui croient. Ce cadeau permet à l’homme d’être libre, même vis-à-vis de ce qu’il ne peut pas changer.<br />Quatrième cadeau : La joie et de se donner du bon temps. Il ne s’agit pas de céder à nos moindres caprices ni de rechercher le plaisir, mais bien de veiller à ce que notre temps et notre vie soient bons pour nous et pour les autres en nous engageant pour la justice, la paix, la vie et l’amour pour que les autres et Dieu puissent nous dire : « c’est bon que tu sois tel que tu es, si tu n’étais pas, il faudrait t’inventer. »<br />Sixième cadeau : Manger et boire tout en se rappelant que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Dieu est le Dieu de la fête et il attend de nous que nous fassions de notre vie et de celle de notre prochain une vraie fête en prélude à celle que nous réserve notre Père Céleste dans son royaume.<br />Septième cadeau : Tirer plaisir de tout notre travail. Ce qui revient à supprimer l’antique malédiction qui pèse sur le travail des humains comme sur la mise au monde des enfants. Cela veut aussi dire que nous pouvons nous réjouir de ce que nous accomplissons avec l’aide de Dieu, même des choses les plus simples et les plus routinières, même de celles qui ne nous semblent pas agréables et qui, pourtant, restent indispensables, voire vitales.<br />V. Si nous acceptons ces sept cadeaux, nous dit l’Ecclésiaste, alors nous serons dès à présent bénéficiaires des réalités qui durent, nous partagerons l’héritage des saints dans la lumière, nous recevons les choses qui demeurent et que Salomon nous présente, l’œuvre de Dieu qui est immuable, parfaite et éternelle, signe de la fidélité, de l’amour et de la fiabilité de notre Dieu. Ce signe, nous l’avons reçu à Pâques et nous en avons été marqués lors de notre baptême et ainsi nous pouvons recevoir la double promesse de notre Seigneur : « Parce que je vis, vous vivrez aussi, et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Ces promesses restent valables dans la vie, dans la mort, dans la vie après la mort puisque « Dieu va rechercher ce qui a disparu ». Il se met du côté des opprimés et demande des comptes aux agresseurs. Il est près de ceux qui ont le cœur brisé, il console et il soutient, il fortifie et il pardonne, il délivre et il protège tous ceux qui se confient en lui. Alors…pour vaincre, faisons confiance à notre Seigneur, laissons le agir, comptons sur son aide, partageons ce qu’il nous donne et nous verrons bien que « Avec le Seigneur, nous pouvons sauter des murailles. » Même si c’est nous qui les avons construites. Remercions donc avec joie le Père qui nous rend capables de partager l’héritage des saints dans la lumière. AMEN<br /><br />Pasteur Emile BAUER (Printzheim)<br /><br /><br />Chants proposés : (Arc-En-Ciel)<br />416 / 409 / 514 / 318 / 522 / 608 / 616 / 624
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Fête de le Réformation - Philippiens 2, 12 13</title>
   <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 17:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des Lecteurs - Freddy LANGERMANN 
Fête de le Réformation - Dimanche 26 octobre 2008 - Philippiens 2, 12 13     <div>
      Frères et sœurs en Jésus Christ,<br />En ce dernier dimanche d'octobre nous nous souvenons de l'affichage par Martin Luther, la veille de la Toussaint 1517, des fameuses 95 thèses contre les Indulgences, cet acte pouvant être considéré comme le point de départ de la Réforme. Luther ne se voulait nullement révolutionnaire. Son dessein n'était pas de soulever le peuple chrétien contre le pape, mais de mettre en débat, entre professeurs et docteurs de l'Eglise, un point de doctrine dont les répercussions sur la spiritualité de nombreux fidèles s'avéraient désastreuses. Le cri qui domine les thèses de Luther, c'est celui de Jean Baptiste et de Jésus: "Convertissez vous et croyez en l'Evangile!" Ne vous bercez pas de l'illusion d'une sécurité trompeuse que vous garantiraient les Indulgences !<br />Ne percevons nous pas dans ce cri d'alarme du docteur de Wittenberg l'écho de cet autre appel adressé par l'apôtre Paul aux Philippiens: "Mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement"? Et pourtant il y a, dans le passage biblique que nous venons d'écouter, de quoi être quelque peu dérouté. Le thème fondamental de la Réformation n'est il pas la Justification par la foi, le célèbre "Sola fide". Le croyant est justifié par la grâce, sans le secours des bonnes œuvres, par le moyen de la foi en Jésus Christ. (Rom.3,28; Ephes.2,8 9) C'est ce message central de l'Evangile que Luther n'a cessé de proclamer, martelant que l'homme ne peut faire lui même son salut, que seules comptent sa rencontre avec le Christ Sauveur et la confiance en sa Parole, garante de la grâce qu'il nous a acquise par sa mort et sa résurrection.<br />Ceci étant, comment ne pas être surpris de lire, sous la plume de l'apôtre Paul: "Mes bien aimés, mettez en œuvre votre salut!" Un tel impératif est il compatible avec l'affirmation paulinienne du salut par la foi seule, indépendamment des œuvres? Il est vrai que cette "mise en œuvre" de notre salut doit se faire "avec crainte et tremblement". Paul met l'accent sur l'humilité du croyant face à Dieu et sur le sérieux qu'exige l'obéissance à sa volonté. Mais la suite du texte nous réserve une autre surprise. Comme s'il craignait de voir mal interprété son appel à l'obéissance, Paul poursuit: "Car c'est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant".<br />Le paradoxe n'est il pas flagrant ? D'un côté: "Mettez en œuvre votre salut", et de l'autre: "car c'est Dieu qui fait tout en vous". On ne s’étonnera pas de constater que ce texte a été l’objet d’interprétations diverses et divergentes. Les théologiens catholiques y ont trouvé confirmée leur doctrine de la contribution de l'homme à son salut. Les adeptes de la Réforme n'ont pas manqué d'y voir soulignée l'affirmation que Dieu seul est l'auteur de notre salut. D'autres commentateurs ont cru pouvoir résoudre l'apparente contradiction en subordonnant le salut de l'homme à la grâce divine d'une part, à la volonté et aux efforts humains de l'autre. Rien ne nous autorise cependant à limer ainsi le discours paulinien pour le rendre conforme aux exigences de la pensée logique, ou à contourner le paradoxe auquel nous sommes ici confrontés.<br />D'une part donc: "Mettez en œuvre votre salut"! En écrivant cela, et contrairement aux apparences, Paul ne se met pas en contradiction avec ce qui constitue le cœur même de son enseignement et qui deviendra l'affirmation centrale de la Réforme. Car s'il est vrai que nous sommes rendus justes devant Dieu par grâce, au moyen de la foi en Christ, il faut aussi que cela devienne visible, que cela s'exprime à travers nos paroles et nos actes, à travers toute notre vie. C'est pourquoi l'apôtre Paul appelle les Philippiens à l'obéissance, à un comportement s'inspirant de Jésus lui même qui, dans sa condition d'homme et de serviteur, est resté obéissant jusqu'au sacrifice de sa vie.(Philip. 2,5-8) Nous savons, hélas, que notre obéissance à nous sera toujours très partielle et imparfaite. Aussi tout chrétien sincère accomplira t-il ses devoirs envers Dieu et son prochain "avec crainte et tremblement". Ce qui ne signifie pas qu'il vivra en permanence dans l'angoisse et la peur du jugement divin, mais qu'en toutes choses il fera de son mieux, en demandant à Dieu de le préserver de l'orgueil et de la suffisance.<br />Car - et c'est là le second terme du paradoxe&nbsp;&nbsp; "c'est Dieu qui fait en vous le vouloir et le faire". Si dans notre existence nous connaissons des réussites et des succès, s'il nous arrive d'accomplir des actions louables et bénéfiques pour notre entourage, nous sommes certes en droit de nous en réjouir. Mais nous n'avons pas à nous en attribuer le mérite, puisque c'est de Dieu que cela nous vient. C'est lui qui est l'auteur du bien que nous pouvons faire, depuis le désir d'agir jusqu'à l'acte accompli. C'est là le secret de sa grâce agissante en nous par l'Esprit Saint. Oui, sans aucun doute, nous sommes appelés à obéir au Seigneur, nous sommes responsables de la "mise en conformité" de nos paroles et de nos actes avec notre statut d'enfants de Dieu, sauvés par Jésus-Christ crucifié et ressuscité. Nous avons vocation à être des miroirs et des transmetteurs de l'amour dont Dieu nous a aimés en son Fils. Mais nous n'avons aucune raison de nous glorifier de nos actes, même les plus fraternels et les plus généreux, car tout est grâce.<br />Il est vrai – c’est Jésus lui-même qui nous a laissé cette parabole que le bon arbre se reconnaît à la qualité de ses fruits. Dieu attend de nous que nous obéissions à sa volonté en portant de bons fruits de justice, d'honnêteté, de bonté et de miséricorde. Il veut&nbsp; - et c'est encore Jésus qui parle&nbsp; "qu’en voyant nos bonnes actions, les hommes rendent gloire à notre Père qui est aux cieux." Pourtant ce n'est pas par nous mêmes que nous réussirons à répondre aux attentes de Dieu. Car lui seul peut faire de nous de bons arbres porteurs de bons fruits, des hommes et des femmes capables d'accomplir des actions conformes à sa volonté et à son amour. Il faut que l'Esprit Saint, telle la sève qui nourrit l'arbre pour le faire grandir et fructifier, alimente notre vie intérieure pour la féconder, et la renouveler, sans cesse, jusqu'au terme de notre pèlerinage terrestre. C'est ainsi que notre salut sera "mis en œuvre" jusqu'à son accomplissement, et que nous pouvons faire nôtre cette confession de l'apôtre Paul dans sa lettre aux Galates: "Si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi." Amen.<br /><br />Fredy Langermann, pasteur retraité (67)
     </div>
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   <title>22e dimanche après la Trinité - 1 Jean 2, 12-17</title>
   <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 17:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des Lecteurs - Georges HUFSCHMITT
22e dimanche après la Trinité - Dimanche 19 octobre  2008
Notre dette envers Dieu - 1 Jean 2, 12-17     <div>
      Chère assemblée,<br />Chaque parent, chaque grand parent, chaque adulte qui, un jour, a eu à prendre soin d’enfants, en particulier d’enfants en bas âge, sait qu’avec eux, il ne faut pas avoir peur de se répéter. D’ailleurs les pédagogues ne manquent jamais de rappeler que la répétition est à la base de tout apprentissage. <br />C’est ce même principe que semble adopter l’auteur de notre passage. Cet auteur, la tradition l’identifie avec l’apôtre Jean, celui qui a écrit l’Evangile du même nom. S’il en est ainsi, Jean, au moment où il écrit ces lignes est déjà un homme bien avancé en âge. Unanimement respecté et reconnu par tous, sa parole a de l’autorité chez les chrétiens de la deuxième et de la troisième génération qu’il considère comme ses enfants et qui doivent faire face à de nombreux problèmes. Ils traversent une crise profonde liée à la fois à des problèmes internes, d’interminables disputes au sujet de la doctrine. (Ces différents minent l’unité et le moral). Mais ils sont également confrontés à des pressions externes venant des autorités civiles qui ne voient pas d’un bon œil cette nouvelle religion si critique et si distante vis à vis de tout pouvoir temporel. Les temps sont bien incertains pour la jeune communauté chrétienne. <br />Pas étonnant que dans ces conditions plus personne ne sache vraiment où il en est. Pour Jean, il y a urgence à revenir à l’essentiel, à rappeler les fondamentaux. Et toujours encore à encourager et à affermir. Voilà l’arrière plan qu’il faut prendre en compte pour comprendre notre passage. Ce qui à la lecture de ces 6 versets&nbsp; retient d’abord l’attention, ce sont les nombreuses répétitions. Dans les trois premiers versets, de 12 à 14, l’apôtre emploie pas moins de six fois la formule «&nbsp; Je vous écris ». même s’adressant tour à tour à ses interlocuteurs, il les qualifie de ‘petits enfants’, ‘jeunes gens, ‘pères’. Et, là aussi, il reprend une deuxième fois chaque phrase. <br />Comment comprendre ces multiples répétitions ? <br />C’est ainsi que s’exprime quelqu’un qui a de solides convictions et qui tient absolument à ce que ses interlocuteurs puissent s’en convaincre et y puiser force et détermination. Le style de ces lignes révèle donc à la fois une grande intensité, de la ferveur mais aussi un amour inquiet. Nous y retrouvons l’expression de l’affection et de la proximité de l’apôtre pour sa communauté mais aussi le désir de partager avec eux ce qui lui tient à cœur. &nbsp;<br />Qu’importe donc qui il faut exactement identifier sous les vocables&nbsp; quelques peu déroutants de ‘petits enfants’, de ‘jeunes gens’, de ‘pères’ ; aux trois groupes est rappelé : <br />1)&nbsp;&nbsp; &nbsp;qu’en Christ, ils sont pardonnés, <br />2)&nbsp;&nbsp; &nbsp;que continuellement, ils avancent dans la connaissance de Dieu <br />3)&nbsp;&nbsp; &nbsp;et qu’enfin, ils ont avec eux une grande force qui leur permet de triompher de tous les obstacles.<br />C’est comme si l’apôtre leur disait : c’est vrai, vous rencontrez dans votre vie de chrétiens de graves obstacles mais ne perdez jamais de vue ce que vous avez reçu en Christ. Oui, sans cesse, remettez-vous en mémoire que vous vivez d’une vie nouvelle et que les bienfaits que vous en tirez, sont innombrables.<br />En tous les cas, moi, Jean, l’Ancien, je ne me lasserai jamais de vous rappeler combien votre vie a changé depuis que l’Evangile de Jésus Christ y a fait irruption, depuis que cet évangile porte en vous ses fruits.<br />Et le voilà qui énumère les bienfaits.<br />D’abord le précieux don du pardon ! N’oublions pas que ce pardon est le message central de l’évangile. Les premiers prédicateurs de l’évangile insisteront chacun sur ce pardon. <br />Pardon, c’est, avant tout, être en paix avec Dieu. Dans le monde antique où la plupart des humains vivaient sous l’emprise de la peur et des superstitions et appréhendaient le monde divin comme une force hostile qu’il fallait sans cesse amadouer, on ne mesurait pas la portée libératrice de ce message. <br />Vivre du pardon, c’est faire confiance à Dieu et, à son tour, trouver la force de pardonner. Voilà précisément ce que Jésus avait offert aux hommes. <br />Jean l’affirme, vous êtes pardonnés en son nom, vous n’êtes plus le jouet d’une divinité froide et hostile, mais d’un Dieu qui vous aime et qui vous permet, à votre tour, d’aimer.<br />Le deuxième bienfait, c’est le cheminement avec Dieu. A mesure que le temps passe, cette relation&nbsp; ne cesse de devenir plus forte, plus profonde et elle nourrit la vie de l’essentiel, c'est-à-dire de l’amour. Sans doute que l’apôtre Jean se réfère ici en premier à sa propre expérience. Voilà tant d’années qu’il a consacré sa vie à annoncer l’évangile de Jésus Christ et à le vivre. Et lorsqu’il se retourne en arrière, sur cette longue période, il réalise le chemin parcouru et il réalise aussi comment,&nbsp; tout au long de son ministère, il est devenu de plus en plus intime avec Dieu. Ses propres enfants dans la foi, ceux à qui il s’adresse ici, ont, eux aussi, découvert Dieu. Et eux aussi ont progressé dans cette connaissance. Oui, à mesure que la foi fait son chemin dans nos vies, la relation avec Dieu se développe de même, jusqu’à devenir le fondement sur lequel, en toute circonstance, je peux m’appuyer. Voilà l’expérience que Jean veut partager avec ses amis.<br />Enfin, en dernier, il y a le don de la force victorieuse, celle qui permet de faire échec au mal. Ce mal, je peux moi-même en être l’acteur mais je me retrouve aussi sa victime. En tous les cas, j’ai à faire avec. Et bien, cheminer avec Jésus est le meilleur moyen de lui résister. Car cheminer avec Jésus est une école de vie. C’est faire le choix d’avoir un maître qui m’enseigne et auquel je peux me fier et être obéissant. Et ainsi lui emboîter le pas dans la résistance au mal et dans la défense du bien. Le Christ, à travers son enseignement offre à ses disciples le pouvoir de discerner, de faire la part des choses entre ce qui relève du bien et ce qui est de l’ordre du mal. Il offre les moyens de résister. Bien sûr, la victoire du bien n’est jamais acquise définitivement mais tant qu’il y a le désir de se laisser enseigner, guider et transformer, le mal n’aura plus le dernier mot. <br />Oui, dit Jean à ses enfants bien aimés, vous êtes forts pour autant que vous vous appuyez sur la Parole de Dieu. C’est la fidélité à cette Parole qui, toujours à nouveau, vous permet de vous situer et de faire échec au mal. <br />Jean veut convaincre ses enfants bien aimés que c’est sur ces acquis que se fonde leur identité nouvelle. Il fut un temps, ils étaient des païens, éloignés de Dieu et de la vérité. En ces temps, ils vivaient une vie soumise aux faux dieux et aux fausses valeurs. Mais maintenant qu’ils ont découvert l’Evangile, appris à connaître la vérité, ils ont également trouvé un sens nouveau à leur vie, une vie fondée sur la recherche du bien, la communion fraternelle avec des frères et des sœurs dans la foi et couronnant le tout, l’amour de Dieu.<br />Et Jean, dans les versets suivants de revenir à une exhortation qui lui tient à cœur : N’aimez pas le monde !<br />Ne pas aimer le monde ! Il ne faut pas nous méprendre sur ces termes. Le monde, ici, ne désigne pas la création de Dieu. La création est bonne, elle est l’œuvre de Dieu et en tant que telle elle est à respecter. Mais ce terme de monde, dans la bouche de Jean désigne la société humaine, la société des hommes qui, ne connaissant pas la volonté divine ou s’en détournant, suit ses propres penchants. C'est-à-dire vit sous la loi de ses désirs, sous la tyrannie de l’égoïsme et succombe toujours à nouveau à l’attrait de la vaine gloire. <br />Voilà ce que Jean entend sous ce terme de ‘monde’. Il exhorte ses interlocuteurs à ne pas subir sa fascination, à résister à sa séduction et à ses mirages. Oui, l’attrait du monde est puissant, mais à l’arrivée, il laisse l’homme avec un profond sentiment d’insatisfaction et de vide. A tout cela, l’apôtre oppose les valeurs éternelles de l’évangile.<br />L’actualité de ce message pour notre temps est évidente.<br />Aujourd’hui, comme à d’autres époques, la foi est en crise. Mais ce n’est pas seulement la foi qui est en crise, tout est en crise. Voilà pourquoi le message de Jean est plus pertinent que jamais. Il y a même urgence à se le redire. Car au cœur d’un monde dominé par la perte des repères, la difficulté d’être soi au milieu du malaise ambiant, l’évangile de Jésus-Christ se révèle comme la précieuse boussole qui permet de se diriger et qui fixe le cap.<br />1) A nous aussi, l’apôtre, en premier rappelle l’affirmation fondamentale, à savoir que c’est en Dieu, dans sa Parole que se fonde notre vie. C’est la Parole divine qui offre à ma vie une direction, des valeurs éternelles et un sens jamais démenti. Face à l’incertitude, à la mise en question de toute norme et loi, (le propre de notre temps), il est bon de se rappeler que seul le message d’amour et sa mise en pratique dans ma vie me garde dans le vrai.<br />2) Et en deuxième, tout naturellement, nous voulons, prendre pour nous-mêmes l’avertissement de ne pas aimer le monde c'est-à-dire de ne pas suivre aveuglement les différentes tyrannies de l’instant, les modes passagères mais&nbsp; d’entretenir une saine distance, gage de lucidité et de liberté.<br />En préambule nous disions combien une pédagogie bien comprise n’hésite pas à se répéter. Arriver ici nous réalisons peut-être mieux la nécessité pour nous aussi, de nous répéter ces vérités fondamentales, de ne pas craindre de nous les redire une fois de plus, toujours à nouveau, inlassablement, de les mettre en pratique. Afin qu’elles s’imprègnent en nous, qu’elles nous façonnent et nous gardent dans leur vérité et en Dieu. Amen <br /><br />Cantiques Arc en Ciel : 622, 624, 626, 632<br /><br />Georges Hufschmitt, pasteur à Wingen-sur-Moder (67)<br /><br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/22e-dimanche-apres-la-Trinite-1-Jean-2,-12-17_a1294.html</link>
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   <title>19e Dimanche après la Trinité - Exode 34, 4-10</title>
   <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 14:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des Lecteurs – Christian MATTER
19e Dimanche après la Trinité - Dimanche 28 septembre 2008
Guérison du corps et de l’esprit - Exode 34, 4-10      <div>
      <br /><br />Remarque : prendre en compte l’Exode 34, 4 10 contexte très large, qui comprend toutes les instructions concernant 1' organisation du culte, jusqu'aux plus petits détails! En effet, cet ensemble de prescriptions, qui se veut exhaustif, est donné par Dieu lui même et culmine dans le don des 2 séries des tables de la Loi.<br /><br />Rappelons-nous que le don de la première série aurait dû constituer un moment festif. Il s'agissait de faire comprendre au peuple que les cultes somptueux, quotidiens ou sabbatiques, ne trouvaient, au bout du compte, de sens que s'ils servaient à rapprocher, jour après jour, le peuple de Dieu. Dieu a fourni «la lettre», à savoir les mille et une prescriptions. Dans un second temps il donne aussi «l'esprit», les 10 commandements, car le culte, aussi beau soit-il n' est pas une fin en soi, il doit préparer les cœurs à la soumission à un Dieu qu'il ne voit pas face à face et dont le nom est impossible à prononcer. C'est pour cela que ce n'est pas l'homme qui puisse parvenir à rencontrer Dieu, mais c'est Dieu qui se laisse appeler dans la liturgie, à condition toutefois que le cœur y soi. L'homme n'a donc rien à faire d'autre que d'accepter que Dieu le mette en route et lui offre son compagnonnage .... invisible!. C'est à cet endroit précis de sa relation à Dieu que l'homme se trouve pris en faute à cause de son manque de confiance. Dans ces cas-là, nous sommes comme délogés, comme déboutés hors de notre être jusque dans ses moindres recoins; nous sentons notre faiblesse et NOUS NE TROUVONS PAS LE CHEMIN vers Dieu, qui n'attend pourtant que cela, à savoir, nous sortir de l'ornière profonde qui nous empêchait de le suivre. Il est important de savoir que Dieu ne nous demande pas l'impossible, il veut d'abord nous sauver, nous mettre à flots avant de nous accompagner plus avant.<br /><br />Il y a, en fait, 2 séries de tables de la Loi: les premières, Dieu les écrivit lui-même, alors que le peuple commençait à perdre patience, et que Moïse, chargé de lui remettre ces tables, tardait à descendre du sommet de la montagne! Lui serait-il arrivé quelque chose? Quoi qu'il en soit, suit l'épisode du veau d'or (à raconter en quelques mots). Moïse tient en mains les 2 tables; de colère il les jette à terre et elles se brisent. Le peuple vient de prouver devant Moïse et devant Dieu qu'il n'est pas encore mûr pour une alliance, fondée sur un partenariat. Nous venons de voir que Dieu a confié l'organisation du culte, jusque dans ses moindres détails, au peuple qu'il s'est choisi. Ce culte devait, en effet, être prêt pour accueillir Dieu dans ce monde. Le Temple devait être son siège, son trône, son lieu de rencontre privilégié avec Moïse, et le peuple élu. A partir de là, la Parole de Dieu, telle qu'elle était condensée sur les 2 tables devait se propager, et rayonner sur la terre entière! Mais pour que cela réussisse, il aurait fallu que le peuple aspire à grandir dans la connaissance de son commanditaire, Dieu. L'épisode du veau d'or dévoile l'inaptitude du peuple pour la mission que Dieu lui avait assignée. Ce peuple, en effet, n'entrevoit aucune raison pour laquelle Dieu pourrait lui pardonner. L'alliance est désormais caduque, à ses yeux .... Alors que du côté de Dieu, ô miracle, elle subsiste, mais au prix de modification. En effet le texte des 2 nouvelles tables de la Loi est exactement le même que pour les premières, mais il n'est pas finement ciselé et taillé, à l'instar des 2 premières tables (pour lesquelles Dieu s'était personnellement investi pour en faire une œuvre d'amour destinée exclusivement à son peuple! Non ! La seconde formulation de l'alliance reste la même, mais c'est l'absence de toutes fioritures entourant le texte qui nous surprend.<br /><br />Voulant montrer le caractère infini de son amour consigné dans les PREMIERES tables, Dieu les taille et les cisèle lui même, sur toutes leurs faces et sur tous leurs côtés. Dommage qu'il n'y ait bientôt plus de place à tailler.<br />Voulant manifester à quel point sa colère a ses limites, Dieu demande à Moïse 2 NOUVELLES tables afin d'y tailler le même texte de l'alliance qu'avant, mais cette fois-ci Dieu écrira à la « va-vite ». Là, c'en est terminé des fioritures superflues ... Il n'en demeure pas moins l'essentiel, à savoir que, le Dieu miséricordieux l'emporte toujours sur le Dieu de justice vengeresse. Les termes de l'Alliance ne varient pas d'une série de tables à l'autre. ON NE PEUT TOMBER PLUS BAS QUE DANS LES MAINS DE DIEU.
     </div>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/19e-Dimanche-apres-la-Trinite-Exode-34,-4-10_a1293.html</link>
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   <title>18e Dimanche après la Trinité - Ephésiens 5, 15-21</title>
   <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des Lecteurs – Pierre KEMPF
18e Dimanche après la Trinité - Dimanche 21 Septembre 2008
Le grand commandement - Ephésiens 5, 15-21     <div>
      <em><br />(Remarque concernant le texte : Le verset 16 présente&nbsp; une petite difficulté de traduction: la traduction Colombe dit « rachetez le temps »&nbsp; de même l’allemand « kaufet die Zeit aus », ce que rend exactement le verbe grec. Français Courant, TOB et Jérusalem écrivent en gros « profitez des occasions », ce qui n’est pas faux, mais est plus éloigné du texte original).</em><br /><br />Sœurs et frères<br />Dans cet appel à la sagesse, l’apôtre donne d’abord une appréciation sur l’époque où il vit. Suivons-le dans sa façon de l’évoquer, comment il envisage la vie inspirée par l’Esprit Saint&nbsp; et la manière dont il glisse dans ces considérations le rôle du culte chrétien. <br />1.&nbsp;&nbsp; &nbsp;Le contexte et la façon de l’appréhender<br />« Les jours que nous vivons sont mauvais », en entendant ces mots on se croit replacé dans le contexte moderne de crise qui provoque un peu partout manque d’espérance et contestation. Nous ne savons pas exactement à quoi l’apôtre fait allusion. Les Actes des Apôtres rapportent que l’apôtre Paul a eu bien des déboires à Ephèse, dont il a été chassé&nbsp; parce que le commerce touristique local a eu peur que sa prédication ne mette en danger son chiffre d’affaires. Il se peut qu’il fasse allusion à la difficulté des chrétiens d’exister et de témoigner dans une société païenne. Il se peut aussi qu’il interprète ces épreuves comme des signes des derniers temps, c’est à dire du temps du jugement. En tous cas, il prend en compte la difficulté que ses lecteurs peuvent rencontrer à leur époque pour être des chrétiens engagés.<br />Son premier conseil est d’agir avec sagesse et non comme des insensés. Les chrétiens ne sont pas des excités qui foncent n’importe où, n’importe comment. Nous sommes invités par l’apôtre, mais aussi par l’Evangile et par toute une partie de l’Ancien Testament, à la sagesse. Elle consiste à analyser sérieusement les situations, à envisager les solutions possibles et à choisir celles qui nous semblent les meilleures, en nous fiant à la raison et pas seulement à nos émotions ou aux élans de nos cœurs.<br />Cela est résumé par l’expression que les traductions anciennes rendent par « rachetez le temps » et que les récentes interprètent&nbsp; par « profitez des occasions ». L’apôtre n’utilise pas, pour parler du temps, le mot qui évoque la météo ou bien le temps qui passe. Il utilise un terme bien spécifique au Nouveau Testament, qui signifie « le moment où des choses deviennent possibles », c’est à dire celui où l’occasion se présente. En effet, le temps ne s’écoule pas de façon uniforme, il est des moments où tout se bloque, où prévaut l’impression que rien n’est possible ; il est des moments où une fenêtre s’ouvre, où un mot, une action, peuvent réussir parce que tout était mûr. L’évangéliste Marc utilise d’ailleurs le même mot quand Jésus commence à prêcher et dit en gros : « le temps est accompli, le royaume de Dieu est proche, convertissez vous». L’apôtre nous invite à reconnaître les occasions où le temps est mûr, et d’agir à ce moment-là. Y arrivons-nous ?<br />2.&nbsp;&nbsp; &nbsp;La vie dans l’Esprit Saint<br />Les historiens nous apprennent qu’au premier siècle de notre ère, les orgies avec repas abondants, boissons fortes et réjouissances plus ou moins convenables étaient courantes dans certains milieux autour de la Méditerranée. Si l’apôtre dit « ne vous enivrez pas de vin », c’est sans doute parce que, même en milieu chrétien, devant la difficulté de la vie, la tentation des drogues et de la violence était réelle. C’est un état de fait que nous retrouvons dans nos sociétés dites d’abondance où certains, pour fuir leurs problèmes ou leur solitude tombent dans des addictions diverses, jeu, alcool, drogue etc… Par un jeu de mots avec le mot « plein », l’apôtre dit qu’il ne faut pas être « plein de vin » mais « plein d’Esprit Saint ».<br />Dans les versets précédents, il a rappelé aux chrétiens qu’ils avaient reçu du Christ une vie renouvelée, exempte du besoin de se faire valoir inutilement, de se laisser guider par leurs seuls désirs ou d’utiliser même le mensonge pour se sortir de situations difficiles. « Vous avez reçu une vie nouvelle », dit-il, « un autre esprit que celui de la vanité, de l’orgueil, vivez-en ». Cet esprit nouveau, c’est celui qui est promis au baptême et que donne le Christ, l’Esprit Saint. La réalité du don de l’Esprit Saint traverse tout le Nouveau Testament : il n’est pas réservé à certains, il est donné par le Christ lui-même à tout chrétien qui le demande.<br />Evidemment, parler du Saint Esprit fait penser souvent à des phénomènes particulièrement spectaculaires comme parler en d’autres langues ou guérir par imposition des mains. En fait, dans le Nouveau Testament, l’Esprit que donne le Christ est avant tout un esprit de sagesse, d’amour, de compréhension, de patience : ce sont là les fruits de l’Esprit Saint. Cet Esprit est donné par la Parole annoncée. Celui qui entend l’évangile, le prend au sérieux&nbsp; et le met en pratique a beaucoup de chances d’être sous l’influence du Saint Esprit. Sans faire des choses prodigieuses, il devient tout simplement un humain convenable, droit, sage et aimant, capable de rendre service, de se soumettre même à un autre pour promouvoir la paix.<br />3.&nbsp;&nbsp; &nbsp;Et le culte ?<br />L’apôtre tient compte de la difficulté de vivre cela dans une société qui ignore l’Esprit Saint et se dresse souvent contre lui parce qu’il refuse l’injustice et l’exploitation des faibles par les forts. C’est pourquoi il invite ses lecteurs, il nous invite, au partage de la vie de foi.<br />Pour alimenter cette vie dans l’Esprit, il nomme les moyens étonnants : les psaumes, les hymnes, les saints cantiques, la louange au Seigneur et la reconnaissance proclamée haut et fort. En fait c’est le culte, où des chrétiens se réunissent pour écouter la parole de Dieu, lui adresser leurs prières de reconnaissance, d’adoration et de demande. Ce culte n’est pas seulement un exercice obligatoire un peu ennuyeux où il faut aller pour plaire à Dieu. C’est plutôt la source où nous pouvons puiser cet Esprit tellement absent dans notre société. L’époque présente nous invite à gagner argent et pouvoir pour dominer les autres. Nous savons que la domination déchire les relations humaines. L’Esprit de Dieu permet de rendre service et d’établir des relations de confiance quand l’autre découvre que je ne veux pas le dominer.<br />&nbsp;L’apôtre suggère que le culte nous y aide, par le chant des psaumes, des hymnes et des cantiques, par l’expression de la reconnaissance. Effectivement, une assemblée qui chante sa foi peut dégager une force inouïe. Chanter est une chose importante, par exemple lors des enterrements, parce que le chant nous fait sortir un peu de nous-mêmes. Il nous donne les paroles des poètes pour exprimer à voix haute notre désarroi, nos questions, mais aussi notre espérance et notre reconnaissance pour ce que nous avons pu vivre. Tout cela n’est pas un passe-temps plus ou moins facultatif pour remplir la cérémonie, c’est un acte constitutif du culte : nous nous y ouvrons poétiquement et musicalement à l’Esprit de sagesse et d’amour de Dieu.<br />CL : Les lectures de ce jour parlent de la loi d’amour de Dieu et du prochain. A ceux qui disent&nbsp; « je ne peux pas aimer sur commande », l’apôtre dit : dans ces temps difficiles, où tu es parfois tenté par toutes sortes de divertissements stupides, l’Esprit de Dieu te rend capable de cette démarche d’amour. La communauté en prière peut t’ouvrir un chemin vers un esprit différent de celui qui essaie de dominer notre époque, c’est celui de l’amour, qui te rendra sage, même dans un monde de fous. Amen <br /><br />Lectures :<br />Romains 14,17-19<br />Marc 12,28-34<br /><br />Cantiques possibles dans « Arc en Ciel »<br /><br />501&nbsp;&nbsp; &nbsp;Viens Créateur, emplis nos âmes<br />507&nbsp;&nbsp; &nbsp;Saint Esprit, Dieu de lumière<br />514&nbsp;&nbsp; &nbsp;Pour que le jour qui se lève soit plus beau<br />607&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Seigneur, accorde-moi d’aimer &nbsp;<br />608&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta volonté, Seigneur mon Dieu
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>16e dimanche après Trinité - Hébreux 10, 35-36 (37-38) 39</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service Lecteurs - Paul Frantz

16e dimanche après Trinité
Dimanche 7 septembre 2008
La grande consolation
Hébreux 10, 35-36 (37-38) 39     <div>
      <span style="color: #111111;">Observation&#8201;: l’ensemble des traductions anglaises et allemandes reprend, au début du V. 35, le sens fondamental et l’image dynamique du verbe que toutes les traductions françaises rendent par perdre ou abandonner. Jeter, lancer loin de soi est beaucoup plus évocateur. Nous proposons une traduction qui, à nos yeux, allie fidélité et simplicité, dynamisme et clarté&#8201;: Ne jetez pas votre confiance pardessus bord, une grande récompense lui est réservée. Vous avez besoin de persévérance, afin d’accomplir la volonté de Dieu et d’obtenir ce qu’il promet .... Nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière et se perdent. Nous croyons en Dieu et serons sauvés. Hébreux 10, 35+36+39.<br /></span><br />Frères et soeurs en JésusChrist,<br />Chacun de nous sait très bien que garder la foi est le fruit d’un travail, d’un effort de volonté, même si le SaintEsprit a contribué à la faire naître et grandir. Participer au culte requiert tout autant un effort de notre part. En effet, notre foi est exposée à des attaques constantes et diverses.<br />Du temps de la rédaction de l’épître aux Hébreux, à la fin du 1er siècle, la persécution des chrétiens était active et visible. Le croyant prenait des risques&#8201;: être battu, privé de liberté et de ses biens, voire menacé de mort. De nos jours, le diable attaque rarement de front&#8201;; au contraire&#8201;: il nous gâte, nous gave et nous enrichit. Luther disait à juste titre qu’un ventre bien plein rechigne à la prière.<br />Nous vivons, nous aussi, une période de persécution, mais larvée, masquée, souterraine. La foi ne règle plus la vie, le culte est remplacé par le sommeil et le sport, les loisirs et les hobbies. Dieu, comme tout ce qui nous rapproche de lui, est rejeté, balayé, écarté, oublié.<br />Soixantedix pour cent de l’épître aux Hébreux contient des exhortations. Nous en avons besoin, nous aussi. <br />« Ne jetez pas votre foi aux orties&#8201;!» Jeter, quel geste moderne&#8201;! Rasoirs, mouchoirs, même les caméras sont jetables&#8201;! On ne répare plus. Sans poubelle, pas de vie moderne. Téléphones et ordinateurs sont vite dépassés&#8201;; on se débarrasse presque avec volupté du matériel qui n’est plus à la mode&#8201;!<br />La foi est ainsi victime de la mode ou de tests d’utilité pratique et immédiate. Et pourtant, nous sommes bien pauvres si nous avons rejeté Dieu à la périphérie de notre vie, lorsque le Seigneur a disparu de notre champ de vision et que la foi fait partie de ce qui est périmé et jetable. En effet, la vie n’est pas seulement faite de distractions et de délices.<br />Que faire, comment vivre lorsque la mauvaise conscience nous taraude, lorsque nous ne pouvons plus ni oublier, ni dormir, ni pardonner? Quand nous sommes malades, éprouvés par un divorce, un revers ou un décès?<br />C’est alors seulement qu’on remarque à quel point nous nous sommes fourvoyés et avons été trompés. Notre mentalité se résumait à dire&#8201;: j’ai envie de .... J’ai le droit de .... je revendique .... Pauvre de nous, si tout ce monde artificiel et trompeur s’écroule et que nous avons expulsé Dieu de notre vie. Nous avons jeté la confiance et la foi, pensant qu’elles étaient inutiles et n’apportaient ni rémunération ni profit.<br />L’apôtre dit&#8201;: vous avez besoin de persévérance, afin d’accomplir la volonté de Dieu et d’obtenir ce qu’il promet. Dans l’Ancien Testament, l’incroyant est considéré comme manquant d’intelligence et de sagesse. C’est encore vrai de nos jours. II s’agit de voir plus loin que son nez, plus loin que la fête de demain et les jours de congé à venir&#8201;!<br />L’intelligence et la sagesse exigent la prise en compte de notre vie entière. L’apôtre fait bien de nous rappeler que c’est aujourd’hui que nous préparons la qualité de vie de demain.<br />« Obtenir ce que Dieu promet. » Dieu nous garantit un avenir, il s’engage à l’égard de celui qui lui fait confiance, lui garantit qu’il ne sera pas perdant, mais gagnera la vie et sera sauvé. Pensons aux Hébreux lors de la sortie d’Egypte. Dieu a chargé Moïse de les conduire de l’esclavage à la liberté, du pays de la mort à la terre promise. C’est Dieu qui a pris cette initiative. Les Hébreux doivent tout à ses interventions, à son engagement. Et en plein milieu de ce voyage libérateur, Dieu leur donne les Dix Commandements. II fait appel à eux. Il ne méprise pas son peuple. Ces commandements ne l’humilient nullement, mais l’honorent en le rendant co-responsable grâce à l’Alliance du Sinaï. Maintenant que les hébreux connaissent sa volonté, Dieu peut dire aux siens&#8201;: «&#8201;vous avez besoin de persévérance, afin d’accomplir ma volonté ».<br />Par cette persévérance, cette décision de s’en tenir à la volonté du Seigneur comme par exemple, de sanctifier le jour du repos,... nous pouvons dire à Dieu un oui appuyé, lui déclarer notre assentiment et notre amour et lui montrer que nous adhérons pleinement à son plan de salut.<br />Jésus, lui aussi, a estimé devoir exhorter les siens, les admonester, les réveiller. Immédiatement après avoir rappelé que ses paroles ne passeront pas, il dit&#8201;: «prenez garde à vous mêmes. Ne vous laissez pas écraser à force de fêter, de boire et de vous faire du souci pour cette vie&#8201;! » (Luc 21,33+34) Jésus ajouterait aujourd’hui par ex.&#8201;: Ne vous laissez pas prendre au piège des horoscopes et du racisme, de l’orgueil et de l’argent... En tout cas, ce Jésus qui annonçait un changement radical de Dieu dans son attitude à notre égard, ce même Jésus a réclamé de notre part un changement tout aussi radical, une réorganisation de notre vie par un changement de direction, d’objectifs et d’horizon.<br />Être baptisé et croyant, vivre sciemment en communion avec Jésus, n’est pas anodin et entraîne des conséquences pour la vie de tous les jours. On peut appartenir à une association et cotiser sans que tous le remarquent, mais être membre de l’Eglise et se recommander du Christ ne passe pas inaperçu. Il faut le savoir et l’assumer. Tout sera fait et entrepris pour que je rompe avec JésusChrist, pour que ma foi soit remisée au congélateur, pour que mes intérêts et mes choix m’éloignent au maximum de Jésus et de son Eglise.<br />Il suffit de jeter un regard autour de nous, d’observer ce qu’on écoute et applaudit dans le monde présent pour s’en rendre compte. Pour être chrétien, il faut nager à contrecourant et trouver ailleurs que dans ce monde les motivations et l’énergie nécessaires, pour rester ferme, fidèle et persévérant.<br />Ce combat de la foi et pour la foi est quotidien, régulier et normal. A ce sujet, on pourrait évoquer quatre recommandations pratiques, fortes mais non exclusives, destinées à nourrir notre persévérance. <br />Tout d’abord&#8201;: pour sortir vainqueur dans ce combat, il faut s’attacher au vainqueur, fréquenter le Seigneur Dieu. S’exposer à sa voix, être à l’écoute de ses messages, de ses consolations, de ses bénédictions, de ses appels, exhortations et encouragements. Cela se fait par exemple grâce à la bible, au calendrier à effeuiller, grâce aux Psaumes, cantiques et versets que nous connaissons par coeur. Pas de victoire loin du Vainqueur&#8201;!<br />En second lieu, ne pas courir à sa perte signifie fréquenter le peuple de Dieu, rester au contact avec la communauté du Seigneur, s’entourer de sœurs et de frères dans la foi, se laisser porter et encourager par ceux qui font partie de son Eglise. Pas de victoire en franc-tireur&#8201;!<br />Troisièmement&#8201;: Il faut s’entraîner à dire merci, vouloir porter son regard sur toutes les bénédictions du Seigneur, passées, actuelles et futures. Etre reconnaissant d’appartenir au Seigneur, le louer pour son appel, le bénir de nous avoir tirés à lui par le baptême. Le diable ne supporte pas la reconnaissance à l’égard du Seigneur&#8201;; on le chasse en disant&#8201;: mon âme, bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits&#8201;! (Ps. 103,2)<br />Enfin&#8201;: soumettre sa vie au Seigneur et au vainqueur au moyen de la prière. Garder le contact avec lui de la façon la plus permanente et intime possible. Celui qui prie est entouré et protégé par les anges du Seigneur&#8201;!Ne jetez donc pas votre confiance pardessus bord&#8201;; une grande récompense lui est réservée. Amen.<br />Paul FRANTZ<br />Cantiques&#8201;: Ps. 89,1+4&#8201;; Ta volonté, Seigneur (Arc 608), Si Dieu pour nous s’engage (622), Dans toutes nos détresses (624), J’ai soif de ta présence (626), La foi renverse devant nous (628), Ne laisse pas ma foi (629).
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/16e-dimanche-apres-Trinite-Hebreux-10,-35-36-37-38-39_a1291.html</link>
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   <title>15e Dimanche après la trinité - Genèse 2, 4b-9 &amp; 10-15</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service Lecteurs - Frédéric Gangloff

15e Dimanche après la trinité
31 Août 2008
Genèse 2, 4b-9 & 10-15
Les biens terrestres ou «&#8201;La vie (à) côté (du) jardin&#8201;»&#8201;!     <div>
      <br /><br />Chers sœurs et frères en Christ,<br />Ne sommes-nous pas tous à la recherche de notre paradis perdu&#8201;? N’y a t il pas au fond de chacun d’entre nous cette nostalgie d’un cocon douillet qui «&#8201;existait avant&#8201;» et duquel nous avons été brutalement extirpés, voire chassés&#8201;? La publicité «&#8201;surfe&#8201;» également sur cette vague d’un «&#8201;Eden&#8201;» promis à tous et qu’elle place à portée de nos mains&#8201;! Un lieu symbole d’harmonie, de pureté, d’innocence sur lequel on a habilement greffé l’idée de beauté éternelle, de jeunesse épanouie, de perfection à travers le slogan&#8201;: «&#8201;Parce que vous le valez bien&#8201;!&#8201;»<br />Si seulement nous pouvions être tranquilles de temps en temps, loin des autres, de la foule, de la pollution, du stress quotidien, fuir la réalité, nous reconstruire un monde vierge où nous rêvons d’être protégés de toute agression, de toute contrainte, de toute fausse note…Il faut dire que l’intérêt croissant pour l’écologie et le souci pour la sauvegarde de la planète – et des réserves de pétrole&#8201;?- laissent entendre que nous pourrions revenir à une sorte d’état pré paradisiaque où l’humain et la création vivaient en parfaite symbiose… Comme si l’on pouvait restituer un lien sacré nous unissant à la nature mère. A condition qu’il n’ait jamais existé… Or ce n’est pas exactement cela qui est dit dans notre texte.<br />L’auteur de notre passage n’est visiblement pas intéressé dans les détails du processus de la création des cieux et de la terre. Contrairement à Genèse 1, on ne trouve pas la symbolique des jours de la semaine ni la mise à part du Sabbat. Dieu ne met pas l’ordre ni l’harmonie dans le chaos par sa parole. La création est un fait accompli. Sur ce caillou sec, le jardin qui va être planté par la suite ressemble à une oasis au milieu d’un désert. Ce modèle d’un «&#8201;paradis réel&#8201;» pour des nomades correspond à la vision de ces gens qui habitaient le fameux croissant fertile dans l’actuel Irak entre les fleuves du Tigre et de l’Euphrate. <br />Avant l’intervention divine, le sol est une steppe aride, à peine arrosée, à l’écart du rythme des saisons et de toute activité humaine. Toute vie dépend de la volonté de Dieu. D’ailleurs avant de planter le décor du jardin, Dieu en fabrique les personnages; une manière de souligner la place unique de l’homme dans le plan de son créateur. Ensuite le créateur le «&#8201;modèle, forme&#8201;» à partir de la poussière de la terre, matériau peu flatteur, et ce n’est que lorsqu’il lui insuffle dans les narines la vie que l’homme devient un véritable être vivant. Le souffle appartient à Dieu, seul susceptible d’animer la matière inerte. De plus, le premier homme n’est pas monsieur Adam, il ne porte pas de nom «&#8201;propre&#8201;». Il est même plutôt «&#8201;sale&#8201;» car on peut l’appeler le terreux. Il représente l’ensemble de l’humanité. Le modelage de l’humain est un thème commun à tout le Proche-orient ancien. Dieu «&#8201;plante&#8201;» ensuite un jardin en Eden (à l’est) pour y placer l’homme au confluent des grands fleuves.<br />Au centre de ce jardin fertile surviennent deux symboles importants&#8201;: 1. l’arbre de vie qui évoque la quête humaine de l’immortalité et la vedette dans le drame suivant, 2. l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Au v. 16, Dieu donnera une consigne à l’homme, en l’interpellant, il reçoit ainsi sa qualité d’interlocuteur de Dieu et devient une personne responsable avec un choix de vie ou de mort. <br />Dans les v. 10-14, le fleuve principal prenant sa source en ce lieu se divise en quatre bras secondaires encerclant des régions semi mythiques. Si pour le Pichon et Havila, il est difficile de donner une identification, le second, le Guihon fait le tour du pays de Koush (Mésopotamie ou peut-être le Soudan et les sources du Nil bleu). Le Tigre et l’Euphrate désignent les limites du croissant fertile mésopotamien. On cherche ici à établir un lien entre le jardin primitif et la géographie réelle où se déroulera la naissance de l’histoire humaine. «&#8201;Le paradis&#8201;» n’est donc pas un monde virtuel mais peut, pour ainsi dire, être déjà là où l’on vit sur terre à condition de respecter certaines règles de savoir-vivre. Après le décor planté et les limites tracées, l’homme reçoit la fonction précise de garder le jardin et de le servir. En d’autres termes, Dieu se dessaisit de sa fonction de jardinier et la confie à l’homme. Remarquons, en guise de clin d’œil que, dans l’Evangile de Jean, Marie-Madeleine prend Jésus pour le jardinier… Le sens de cultiver que l’on trouve dans la plupart des traductions n’est pas clairement indiqué puisqu’il semble que l’homme «&#8201;n’égratigne&#8201;» pas vraiment la terre puisque Dieu lui permet de manger de tous les fruits du jardin – l’homme est végétarien- sauf de ceux de l’arbre de la connaissance.<br />L’intention de ce passage est multiple&#8201;:<br />- La relation étroite du terreux avec la terre est réaffirmée sans qu’il soit possible de dire qu’il la domine ou l’exploite. Au contraire, il en est dépendant mais sans fusionner avec elle. Ce n’est qu’à partir du chapitre 3 que la terre deviendra pour lui matière première, nourriture, travail pénible et «&#8201;dernière demeure&#8201;».<br />- Si le terreux devient certes jardinier, il n’est pas destiné à devenir Robinson. Il ne peut rester seul dans son «&#8201;île paradisiaque&#8201;» mais a besoin de s’insérer dans une communauté et de bénéficier d’un environnement favorable (animaux, femme…).<br />- La relation entre l’humain et Dieu débute sous la forme d’un interdit, de limites, mais qui lui laisse toute liberté de l’enfreindre ou non&#8201;!<br />- Il y a une étroite symbiose entre l’humain et son environnement. La nature est à sa disposition, il en tire toute sa subsistance sans aucun effort. Il n’ y a pas non plus de différence marquée entre l’animal et l’homme (même matière première, même souffle). Les animaux sont crées pour vivre en relation avec les humains. Ils sont même envisagés comme des aides dans un premier temps et non comme des «&#8201;beefsteak&#8201;».<br />- Ce jardin est un véritable paradis dans le sens où il nous dit qu’un monde, fondé sur des relations saines, iréniques et complémentaires, peut exister à condition de renoncer au jeu de la domination et de l’exploitation, et de se placer au service les uns des autres.<br />Lorsque Dieu a «&#8201;planté&#8201;» l’homme et la femme il leur a fixé une limite. C’est ce qui me fait humain, ce qui donne un sens à ma vie pour vivre avec les autres et rester à ma place. Car devenir humain c’est toujours savoir renoncer et accepter ses propres limites. En même temps, heureusement que le couple a été chassé du jardin d’Eden pour cultiver le sien, car si la limite me fait humain, la transgresser me fait individu. Ainsi rien n’est jamais déterminé ni programmé et il est toujours possible de changer le monde à condition de le vouloir. Dieu merci&#8201;! Nous sommes sortis du paradis pour prendre conscience de la réalité, des autres et des sentiments. A nous de réapprendre à ne pas manger l’autre mais de manger avec l’autre, devenir des acteurs de partage, sans se rejeter continuellement la faute. Et peut-être verrons-nous enfin la vie côté jardin&#8201;?<br />Frédéric Gangloff<br /><br />Cantiques conseillés&#8201;:<br />Arc 24 - Arc 247 - Arc 427 - Arc 616
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/15e-Dimanche-apres-la-trinite-Genese-2,-4b-9-10-15_a1290.html</link>
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   <title>14e dimanche après la Trinité - 1 Thessaloniciens 5,14 – 24</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service Lecteurs - Jean ARBOGAST

14e dimanche après la Trinité
Dimanche 24 août 2008
«Le Samaritain reconnaissant»
1 Thessaloniciens 5,14 – 24     <div>
      <br /><br />Dans la vie des familles il existe des moments où les membres sont amenés à se séparer pour des durées plus ou moins longues&#8201;&#8201;: les enfants quittent la maison pour participer à une colonie de vacances, pour prendre une chambre en ville, ou encore pour fonder leur propre famille, le père ou la mère peuvent être amenés à quitter momentanément le domicile pour des raisons de santé ou pour des raisons professionnelles, le grand-père ou la grand-mère, après mûres réflexions, élisent domicile dans une maison de retraite… . Toutes ces séparations ne se font pas sans appréhensions et sans tensions. Que de choses à penser, de bons choix à réaliser et d’inquiétudes à surmonter. Cela fait partie de la trame de notre vie.<br />Le texte que nous allons entendre tout à l’heure, nous convaincra facilement qu’il en était déjà ainsi du temps de l’apôtre Paul. <br />Dans sa lettre aux Thessaloniciens, nous apprenons qu’il a quitté la cité de Thessalonique pour se rendre à Athènes, centre incontesté de la vie culturelle grecque. La séparation ne fut pas facile à vivre. D’autant plus que Paul savait très bien qu’il aurait encore eu beaucoup de choses à poursuivre à Thessalonique. <br />C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il demande à un de ses fidèles compagnons, Timothée, de se rendre à Thessalonique pour continuer le travail d’édification de la communauté chrétienne locale.<br />C’est pendant que Timothée se rend à Thessalonique que Paul reçoit un appel de ses amis de Corinthe pour qu’il revienne auprès d’eux et les fasse grandir dans la foi.<br />Tout cela l’apôtre Paul l’explique dans sa lettre aux amis de Thessalonique afin qu’ils soient clairement informés de sa situation, des demandes multiples qui lui sont adressées, ainsi que des raisons qui guident ses choix. Paul agit ainsi, afin que ses amis de Thessalonique ne se considèrent pas comme abandonnés, mais puissent continuer d’être en communion de foi avec lui et soutenir son œuvre dans la prière.<br />Enfin vers la fin de sa lettre, l’apôtre transmet aux Thessaloniciens un certain nombre de brèves recommandations.<br />Ce ne sont pas des pensées théologiques particulièrement originales, mais plutôt quelques conseils simples et forts qui lui tiennent à cœur et qui lui paraissent fondamentaux pour garder le bon cap dans l’épreuve.<br /><br />Nous écoutons les recommandations que l’apôtre Paul envoie aux Thessaloniciens&#8201;&#8201;: (1 Thessaloniciens 5,14 – 24&#8201;&#8201;)<br />Tout au long de sa lettre, l’apôtre Paul a rappelé à ses amis qu’ils sont aimés de Dieu. Voilà la chose fondamentale dont il faut se souvenir en toute circonstance. Dieu les a appelés. Il les a accueillis dans le «cercle des saints», c’est-à-dire le cercle de ceux qui se savent aimés de Dieu… et qui en retour Le respectent, ainsi que ceux qu’ils côtoient en cours de route. Bien sûr, cela ne signifie pas qu’ils seraient déjà arrivés au bout de leur chemin, ou qu’ils auraient atteint le but ultime. Loin de là.Aussi l’apôtre ne manque-t-il pas de leur rappeler qu’ils vivent toujours encore dans un monde qui continue d’être secoué par toutes sortes de maux.<br />Raison de plus de respecter et d’épauler ceux qui dans la communauté prennent des responsabilités pour permettre à la vie communautaire de se développer, de ne pas répondre au mal par le mal et de ne pas s’engager par manque de discernement dans la spirale infernale de la vengeance, de veiller sur les plus faibles, pour qu’ils puissent se sentir accueillis, se fortifier et développer les charismes qui deviendront source de bénédiction pour d’autres, d’accompagner ceux qui –suite aux imprévus de la vie – sont scandalisés au point de ne plus être en mesure de croire et encore moins de rendre grâce&#8201;&#8201;!<br />Visiblement l’apôtre Paul juge utile de rappeler ces principes en réponse à des échos qui lui sont parvenus au sujet de ce qui se vit dans la communauté de Thessalonique.<br />En relisant quinze siècles plus tard ce passage, Martin Luther notera avec humour que les conseils de l’apôtre ne valent pas seulement pour les Thessaloniciens qui ont vécu au temps de Paul, mais pour tout chrétien qui vit et partage sa foi en paroles et en actes avec d’autres. D’où ce commentaire du réformateur&#8201;&#8201;: «Les élus du Seigneur doivent se tourner tous les jours vers Dieu pour lui confesser humblement leurs péchés dans un esprit de vérité, afin d’obtenir l’assurance de sa grâce». Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront poursuivre leur chemin, libérés de ce qui pèse sur eux, les condamne voire les anéantit.<br /><br />À la fin de sa lettre, l’apôtre Paul donne trois orientations précises à qui veut s’engager à la suite de Jésus-Christ sur le chemin de la foi&#8201;&#8201;: soyez toujours dans la joie, priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance.<br />«Soyez toujours dans la joie»<br />Est-ce possible&#8201;? Vous le savez bien, la joie ne se commande pas. Il y a des circonstances où nous n’avons aucune envie de rire. L’indignation, voire la colère, peuvent être des signes de bonne santé face à des injustices criantes ou des complicités indignes. Paul sait cela. Il a lui-même connu et traversé bien des situations difficiles où tout avait été calculé et mis en scène pour le déstabiliser, le casser et le faire abjurer. Aussi n’attend-il pas de nous que nous portions des masques pour faire bonne figure et simuler la joie. Par contre, il attend de nous qu’en toute circonstance nous nous tournions vers Dieu pour lui confesser le mal qui nous use, et accueillir sa parole libératrice. La joie dont il est question ici n’est donc pas une joie artificielle, mais bel et bien le fruit de la grâce de Dieu accueillie avec foi en toute simplicité. Or cette foi a un fondement. Elle s’enracine dans tout ce que Jésus est venu vivre et partager parmi nous pour le salut du monde. C’est une joie profonde qui, malgré et par-delà les passages difficiles de nos vies, se nourrit de ce qui a déjà été accompli pour nous par Dieu en Jésus-Christ. C’est une joie pascale.<br />«Priez sans cesse»<br />Que faut-il entendre par là&#8201;? Pas forcément, comme certains l’ont pensé, qu’il faut prier sans cesse et ne plus faire que cela. Mais plutôt comme une invitation à prendre régulièrement le temps de se placer devant Dieu tels que nous sommes avec nos succès et nos échecs, nos jubilations et nos amertumes, nos désillusions et nos espérances. Prier, c’est parler à Dieu&#8201;&#8201;; mais c’est aussi garder devant lui le silence pour qu’il puisse nous parler et éclairer nos pensées, nos réflexions et nos choix. Là où nous procédons ainsi, – seul dans notre chambre, à deux ou trois réunis en son nom, ou à plusieurs dans la communauté rassemblée – nous faisons l’expérience que toute notre vie peut se déployer devant Dieu non seulement en paroles mais aussi en actes. <br />Nourris par la prière, nourris par la méditation de la Parole de Dieu, nourris par le partage fraternel, nos actions elles-mêmes deviennent «prières en actes», actes à la gloire de Dieu.<br />«Rendez grâce en toute circonstance»<br />L’apôtre Paul ne dit pas «Rendez grâce pour tout». Il sait bien qu’en ce monde il y a de l’inacceptable qu’il ne convient pas de glorifier, si nous voulons rester fidèles à la volonté de Dieu. Reste qu’en toute circonstance nous pouvons nous tourner vers Dieu pour l’invoquer, le louer ou l’honorer, tout simplement parce que nous savons qu’il nous accompagne sur tous nos chemins. Et même à l’heure de l’épreuve, quand la peur nous gagne ou que la chute nous entraîne vers le fond, il ne nous abandonne pas. Par Jésus le Christ, notre Seigneur, nous savons que nous pouvons vivre de la grâce de Dieu en tout lieu et en toute circonstance.<br />Là où cette foi demeure enracinée en nous, nous sommes sur le bon chemin et en bonne compagnie. La promesse qui anime la vie de l’apôtre peut aussi se réaliser pour nous. Dieu nous accordera sa paix. Il gardera notre corps, notre esprit, et notre âme. Tout cela, afin que, par sa grâce, nous puissions nous présenter devant lui au jour du Seigneur. D’ici là, bonne route. «&#8201;À lui seul soient honneur et gloire pour les siècles des siècles&#8201;». Amen<br />Jean ARBOGAST, pasteur retraité<br /><br />Réjouis-toi, peuple fidèle (Alléluia 33)<br />Chantons de joie vers le Seigneur (Alléluia 41-06)<br />Grand Dieu, nous te louons (Alléluia 41-04)<br />Sur le chemin où tu appelles (Alléluia 62-72)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/14e-dimanche-apres-la-Trinite-1-Thessaloniciens-5,14-24_a1289.html</link>
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   <title>13e dimanche après la  Trinité - Actes 6, 1&#8209;7</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service lecteurs - Ernest Mathis 

13e dimanche après la  Trinité
Dimanche 17 août 2008
Le bon samaritain
Actes 6, 1&#8209;7     <div>
      <br />I. Un scandale secoue la communauté chrétienne naissante de Jérusalem. On entend des récriminations et des murmures contre une injustice flagrante&#8201;: les veuves d'origine grecque ont été oubliées au cours du service de table. Rendez&#8209;vous compte&#8201;! Des veuves sont oubliées à la table du Seigneur des Seigneurs et n'ont pas eu assez à manger&#8201;! Pensez&#8209;donc&#8201;: la communauté vit dans l'effervescence d'une vie toute nouvelle, et voilà qu'on retombe dans les anciens travers. &#8209;.<br />Peut-être avez-vous vécu une situation semblable dans votre paroisse. Une personne ou un groupe très actif a été traité injustement, ou a été oublié lors des remerciements pendant une fête paroissiale. . .<br /><br />II. Quelles sont les réactions qui éclatent lorsqu'une telle mésaventure arrive&#8201;?<br />Il y a ceux qui en sont tellement catastrophés qu'ils se perdent dans les lamentations&#8201;: comment cela a&#8209;t&#8209;il pu arriver chez nous&#8201;? Mais ils ne font rien pour sortir du marasme&#8201;: au contraire, ils attisent le feu de la discorde.<br />Il y a ceux qui rejettent tout le tort sur les autres et les accusent disant de mauvaise foi&#8201;: «&#8201;ils ont fait exprès&#8201;!&#8201;» C'est intentionnellement qu'ils ont oublié les veuves des Hellénistes, parce qu'ils les tiennent en moindre estime et les regardent de haut&#8201;!<br />Cela aussi, nous le connaissons, la suspicion qui empoisonne l'atmosphère&#8201;: «&#8201;Lorsque j'ai ouvert les volets, ce matin, ma voisine d'en face a détourné le regard et a refusé de me saluer. Et pourtant, elle m'avait bien vue&#8201;!&#8201;» Et voilà que le mauvais sort est jeté&#8201;!<br /><br />III. Comment vont réagir les apôtres&#8201;?<br />Tout à fait autrement. Ils ne se demandent pas si ce faux pas était intentionnel ou pas. Ils disent à l'assemblée&#8201;: "Frères et soeurs, ce qui vient d'arriver est imputable à notre faiblesse humaine et à notre limitation naturelle. Il y a eu oubli, tout le monde le reconnaît, et nous en sommes en partie nous-mêmes responsables. Mais nous vous prions de croire que cet oubli n'était pas intentionnel.<br />Voilà avec évidence le premier pas à franchir pour aplanir une dissension reconnaître son tort. Et pas seulement d'une façon générale, mais reconnaître qu'on est soi&#8209;même responsable, même si on l'est solidairement avec les autres. Si vous lisez bien le texte, vous découvrirez que les apôtres reconnaissent clairement leur responsabilité.<br />Sommes-nous prêts à reconnaître notre responsabilité&#8201;? Certes, c'est une petite humiliation de constater que notre humaine faiblesse nous a conduits à commettre une bourde ou même une injustice. Mais une telle humiliation nous est infiniment salutaire&#8201;: reconnaître qu'une faute ait pu arriver à nous&#8201;! Un grand. merci aux apôtres pour cette belle leçon d'humilité&#8201;!<br /><br />IV. Mais les apôtres font beaucoup plus que reconnaître leur tort.<br />Ils vont trouver un remède pour surmonter la crise. Ils ne vont pas s'attarder sur ce qui s'est passé, mais regarder délibérément en avant. Jusqu'à présent, ils avaient combiné deux services&#8201;: celui de la prédication, et le service de table, c'est&#8209;à&#8209;dire la distribution des repas. Au début, certes, tout allait bien, aussi longtemps que la communauté des croyants restait petite. Mais à présent, elle avait considérablement augmenté, de sorte qu'ils se trouvaient débordés.<br />Merci, merci encore une fois aux apôtres de nous montrer si magnifiquement le chemin&#8201;: lorsqu'un pépin arrive dans la vie paroissiale ou communale, ne nous appesantissons pas lourdement sur le passé, sur ce qui est arrivé, mais mettons-nous ensemble pour trouver le remède, la parade. Car Jésus, notre Maître, attend de son Eglise qu'elle soit capable de surmonter pacifiquement les dissensions et de rester unie. Ne donnons pas aux incroyants le spectacle lamentable de notre incapacité à gérer les difficultés.<br /><br />Nous avons à nous demander s'il y a actuellement parmi nous des querelles et des dissensions, et si ce n'est pas le moment de se mettre ensemble pour nous parler, afin de trouver une solution, au lieu de rester cantonnés dans notre mutisme.<br />Et vous mesurez, chers amis, combien tout CELA est vrai pour les relations internationales ou nationales. Si Israeliens et Palestiniens - pour ne citer que leur exemple - voulaient se mettre à une même table avec une franche bonne volonté de terminer leur conflit&#8201;!<br /><br />V. Mais voici le remède que proposent les apôtres&#8201;: la création d'un nouveau service, celui du diacre.<br />Nous connaissons le mot au féminin&#8201;: celui de diaconesse. Le voilà au masculin. Diacre en français vient du mot grec diaconos qui signifie serviteur. L'Eglise en a fait un service spécialisé ces derniers siècles, et c'est bien ainsi. Mais le danger de cette spécialisation est de faire oublier que tout chrétien est nécessairement un serviteur au service de son prochain. Oui, l'attitude fondamentale du chrétien est celle de l'humble serviteur, dont le souci premier est d'être au service de son prochain. Toute la bonne nouvelle de Jésus&#8209;Christ, sa vie, ses actes et surtout sa mort, tout est orienté vers le service de l'autre, du prochain.<br />Or, ce service comporte un côté franchement prioritaire&#8201;: le service auprès des plus faibles et des plus vulnérables&#8201;! les veuves et les orphelins, les pauvres, les malades, les vieillards. Si vous lisez les évangiles, vous découvrirez un Jésus sans relâche en compagnie de ces délaissés de la société. La bonne nouvel le de Jésus&#8209;Christ est un véritable parti&#8209;pris pour ces catégories d'hommes et, surtout de femmes, parce qu'elles sont le plus en danger d'être écrasés par le rouleau compresseur de la vie. C'est pourquoi la diaconie de l'Eglise est le nécessaire prolongement de la prédication, qui autrement resterait lettre morte.<br />Les apôtres ont confié ce service à des laïcs, des non&#8209;théologiens, démontrant par là que ce service incombe à l’ensemble de l'Eglise. Il faut bien reconnaître que nos paroisses sont souvent réticentes à se mettre en mouvement, parce qu'on se dit&#8201;: «&#8201;le pasteur est payé pour…&#8201;» Certes, mais c'est la plupart du temps pour être fidèle à l'évangile qu'il essaye de mobiliser ses troupes pour des services que le peuple de l'Eglise tout entier devrait exercer. .<br />Enfin, l'institution des diacres, imaginée par les apôtres, fait apparaître que l'église est appelée à réinventer ses services et ses ministères au cours de son histoire. A chaque génération ses propres problèmes et ses remèdes adéquats. A chaque nouvelle génération l'Eglise est placée devant la question&#8201;: où sont aujourd'hui les plus faibles et les plus oubliés de la société&#8201;? Dans telle localité, ce seront les pauvres honteux, dans telle autre les immigrés et les étrangers. Il se trouvera toujours des hommes et des femmes au bord des chemins de la vie, seuls et souffrant du mépris ou de l'abandon des autres. C'est en allant vers eux, en prenant sur nous une partie de leur croix que nous répondrons au commandement le plus grand de notre Seigneur&#8201;: «&#8201;Aimez&#8209;vous les uns les autres, comme moi je vous ai aimés&#8201;!&#8201;» Amen. <br />Ernest MATHIS, pasteur retraité.
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/13e-dimanche-apres-la-Trinite-Actes-6,-1-8209;7_a1288.html</link>
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   <title>12e dimanche après la Trinité - 1 Corinthiens 3,9-15</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
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<![CDATA[
EPAL - Service lecteurs - Christian Matter

12e dimanche après la Trinité - Dimanche 10 août 2008
La grande guérison - 1 Corinthiens 3,9-15     <div>
      <br /><br />&nbsp;«&#8201;Moi, je me rallie à Appolos&#8201;! &#8201; ». «&#8201;Moi, je suis pour Paul&#8201;!&#8201;»… C'est en plein désarroi sur le plan spirituel que la paroisse de Corinthe s'apprête à accueillir l'apôtre Paul, son fondateur. Il s'agira pour lui d'effectuer une visitation, et non une simple rencontre de politesse, pour se donner bonne conscience, ou pour montrer «&#8201;qu'il existe encore&#8201;! &#8201; ». Non, «&#8201;là où l'Apôtre passe, le mal trépasse&#8201;». Paul, en effet, vient, tel un médecin très consciencieux, y faire oeuvre de cure d'âme, de redresseur de torts&#8201;; des rapports houleux sont alors apaisés, des situations inextricables sont assainies, des guérisons ont couramment lieu sur tous les plans, où se développe la vie humaine, à savoir&#8201;: physique, psychologique, spirituel et profane, etc.<br /><br />Bref, autant d'éléments qu'il s'agira pour Paul de «&#8201;ressusciter&#8201;» au sein de cette paroisse de Corinthe, menacée d'implosion. Comment voulez-vous qu'une paroisse puisse rayonner du fond d'elle-même, si elle refuse d'être au clair sur ce qui constitue son fondement&#8201;?<br />Il paraît évident que Paul est l'homme de la situation, au départ il y a un appel de Dieu, qui lui avait enjoint de poser «&#8201;le&#8201;» fondement d'une communauté centrée sur l'enseignement du Christ sauveur, et devant aboutir à la pratique de l'amour fraternel. Oui, mais il s'agit d'un programme qui agit sur le quotidien, avec son lot de grands et petits bonheurs et conflits en tous genres. Il s'agit, pour le croyant d'approfondir sa vie intérieure pour être en mesure de s'ouvrir à l'autre. Après le départ de Paul, la communauté, livrée à elle-même, est bientôt la proie de loups déguisés en agneaux, qui ' se jugeant investis des pleins pouvoirs de «&#8201;veilleur prédicateur-conseiller&#8201;» (attention à la loi sur le cumul des mandats&#8201;!) s'entourent d'un cercle de prière qui se retrouve régulièrement au domicile d'un «&#8201;homme de foi&#8201;», dont se réclament les membres de tel ou tel groupe paroissial. Pour ma part, partout où j'étais en poste, j'avais à faire à de tels cercles, conduits par le «&#8201;super-croyant&#8201;» local de service (!). Ces gens-là tenaient mordicus à se développer dans le giron paroissial pour «&#8201;sauver&#8201;» le plus grand nombre de membres, de «&#8201;paroissiens moyens&#8201;» (!).<br />Notre texte d'aujourd'hui nous introduit à la manière dont Paul traitait ce genre de problème dans les paroisses qu'il visitait. Il compare la paroisse à un bâtiment, dont Dieu avait confié l'établissement des plans ainsi que la direction des travaux à Paul.<br />Pour toutes ces réussites (celles-ci comme bien d'autres), l'apôtre se savait redevable de l'ampleur de la Grâce de Dieu. Il &#8201;n'en a pas profité pour se grandir lui-même, du fait de sa position unique d'architecte, à l'autorité duquel tous sont soumis, qu'il s'agisse de cadres ambitieux qui visent une place au soleil ici&#8209;bas (où l'or et de l'argent comptent pour tout) ou alors simples manœuvres qui n'ont d'autres objets d'espérance que le foin et le chaume, en d'autres termes, être en mesure d'assurer le minimum vital.<br /><br />Face à ces disparités toutes humaines, l'image du bâtiment que nous venons de voir souffre d'un seul élément irréaliste, à savoir, ce qui se passe en tout haut lieu entre Dieu et son humble serviteur Paul. Celui&#8209;ci est en passe de comprendre quelque chose de fondamental, à savoir qu'il n'y a pas d'amour de Dieu sans amour croissant du prochain QUEL QU'IL SOIT. NOUS SOMMES TOUS EMBARQUES DANS LE MÊME BATEAU.<br />Sa seule attente&#8201;: la perspective d'être un jour UNANIMEMENT reconnu comme l'instrument dont Dieu se sert pour poser le fondement ayant pour nom Jésus-Christ.<br />Si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'argent, de l'or, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, son œuvre se manifestera.<br />D'un côté nous avons le fondement qui «&#8201;s'appelle&#8201;» Jésus&#8209;Christ, un fondement émanant de la force de la Vie, du&nbsp; don de l’Esprit&#8209; Saint, qui console quiconque reconnaît, confesse sa faiblesse. Le fondement qui s'appelle Jésus&#8209;Christ est force qui met en route, ordonne de faire, qui en même temps confère la volonté nécessaire pour vaincre. Le fait d'être «&#8201;implanté en Christ&#8201;» permettait à Paul de surmonter les effets de fatigue dus aux nombreux changements de programmes qui étaient intervenus ponctuellement dans sa vie. Paul ' en effet, était venu à ne plus désirer qu'une chose&#8201;: l'indicible réconfort que seul l'Esprit &#8209;Saint peut dispenser. <br />Si Paul avait prêché sur l'argent ou l'or comme fondement, il aurait, à l'instar des prédicateurs «&#8201;professionnels&#8201;»&nbsp; travaillé d'arrache&#8209;pied, afin de parvenir au top niveau d'une concurrence entre orateurs qui faisait rage et ce, aux premiers siècles de notre ère.<br />Afin de remporter la course du meilleur orateur, la calomnie était un moyen souvent utilisé pour neutraliser l’adversaire. L’apôtre Paul sait qu’il n’est qu’un architecte parmi de nombreux ouvriers qui travaillent à la construction de l’édifice de Dieu, qui œuvrent à l’édification de l’église du Christ.<br />Nous aussi, frères et sœurs, sommes appelés à faires partie de cette ruée «&#8201;d’ouvriers qui s’engagent&#8201;», afin que nos paroisses vivent et rayonnent, afin que la bonne nouvelle de l’évangile soit proclamée dans notre société, afin que tous les exclus, pauvres, malades, désespérés puissent rencontrer sur leur chemin, comme le sourd de notre évangile, des hommes et des femmes, témoins d’espérance et acteurs de guérison.<br />Le Seigneur nous envoie maintenant dans sa famille et dans la société avec cette mission&#8201;: être les témoins, en paroles et en actes, de Jésus-Christ, le fondement de l’édifice de Dieu, car, comme s’écrit l’apôtre Paul aux Corinthiens, «&#8201;personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ&#8201;»&#8201;.<br />La maison est grande. «&#8201;Suscite,&nbsp; ô Dieu, les moissonneurs&#8201;; Que ton Esprit sur eux descende&#8201;; bénis par tous les serviteurs. Et que ton règne glorieuse s’étend ainsi sous tes cieux&#8201;»&#8201;!<br />Amen.<br />Christian MATTER, pasteur à Strasbourg
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/12e-dimanche-apres-la-Trinite-1-Corinthiens-3,9-15_a1287.html</link>
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   <title>5e Dimanche après la Trinité - 2 Thessaloniciens 3, 1-5</title>
   <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 10:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
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EPAL - Service des lecteurs - Marlise Griesbacher 

5e Dimanche après la Trinité - Dimanche 22 juin 2008
L’appel qui sauve - 2 Thessaloniciens 3, 1-5     <div>
      <br /><br />Chères frères et soeurs en Jésus-Christ,<br />Il était une fois une tribu de singes qui vivait dans la jungle à proximité d’un village de paysans. Ce qui les intriguait le plus, c’était le feu. Des heures durant, ils restaient à observer les flammes qui dansaient dans les maisons et dans les cours ainsi que les paysans qui étaient assis tout autour pour se réchauffer, le visage marqué d’une bien heureuse satisfaction. Un soir de grand froid, les singes aperçurent une luciole qui scintillait à travers les feuilles d’un buisson. Ils&nbsp; crurent que c’était une étincelle jaillie de cette chose prodigieuse qui réchauffait les hommes, et ils la recueillaient avec précaution. Ils couvrirent cette luciole d’herbe sèche et de brindilles et se mirent à souffler sur elle comme ils avaient vu faire tant de fois les hommes. Un petit oiseau observait la scène du haut d’une branche. Plein de compassion pour les singes, il vola jusqu’à eux pour les informer : « Mes amis, vous vous trompez, ce n’est pas du feu, ce n’est pas une étincelle, ce n’est qu’un ver luisant. »<br />Mais les singes, agacés, chassèrent l’oiseau et se mirent à souffler de plus belle.<br />&nbsp;« Arrêtez, cela ne sert à rien » insista l’oiseau. Furieux, un des singes saisit l’oiseau et le tua. Et tous ensemble, ils se mirent à souffler encore plus fort. Le lendemain matin ils étaient tous morts de froid.<br />Le texte qui nous est proposé pour la prédication de ce matin nous dit : « tous n’ont pas la foi. » Ne ressemblent-ils pas aux singes de notre histoire ? Ils regardent et ne voient pas, ils entendent parler et ne comprennent pas. Ils sont interpellés et ne croient pas. Finalement ils meurent à quelques pas d’une source de chaleur. L’oiseau a fait tout son possible pour venir en aide aux singes, mais en vain. Il a même laissé ses plumes. Il a payé de sa vie. « Ils sont insensés et méchants » dit le texte. Alors que faire ?<br />Dans sa lettre aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul encourage ses frères à prier afin que la Parole de Dieu se répande rapidement et qu’elle soit honorée ; prier afin que Dieu les délivre de ceux qui s’opposent à l’Evangile et persécutent l’apôtre partout où il va.<br />Demander à Dieu qu’il ouvre une porte pour annoncer l’Evangile et les cœurs pour recevoir cette bonne nouvelle.<br />Cette exhortation à la prière s’adresse ce matin à nous, ici rassemblés.<br />Car, ce qui peut ouvrir les yeux, toucher les oreilles et parler au cœur, c’est la parole de Dieu.<br />Prions pour qu’elle se répande autour de nous et qu’elle soit glorifiée.<br />Qu’est-ce qui peut nous encourager à prier ?<br />C’est la promesse qui en découle.<br />1) Dieu est fidèle<br />Il nous aime. Il est toujours auprès de nous, aussi dans les situations les plus difficiles. N’a-t-il pas dit : « quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera pas de toi et mon alliance de paix ne chancellera pas » ? (Esaïe 54,10)<br />Une promesse que Jésus-Christ confirme avant de quitter ses disciples, quand il dit : « Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28,20)<br />2) Dieu nous affermit<br />Il veut nous encourager à mettre notre confiance en lui et faire route avec lui, dans la foi et la persévérance. Cette route n’est pas toujours facile. Elle est exposée aux dangers de ce monde et ne fait pas l’économie de luttes et de combats. Mais elle est tracée par Dieu et elle est entre ses mains.<br />Il nous rend forts. Chaque culte nous le rappelle. Aujourd’hui aussi nous repartirons dans le quotidien d’une nouvelle semaine avec courage et espérance, fortifiés par la bénédiction que nous demandons à Dieu et qu’il nous accorde au moment où nous quitterons ce lieu.<br />3) Dieu nous préserve du mal ;<br />La Bible toute entière nous montre comment Dieu dirige et conduit son peuple à travers les dangers, les menaces et les tentations de ce monde. Il a fait sortir d’Egypte les Israélites, il les a conduits vers la terre promise, il a apporté des messages d’espérance lorsque le peuple était déporté et écrasé. Finalement il a triomphé du mal et remporté la victoire, celle de la croix, celle de l’Amour.<br />Vivre la fidélité de Dieu, mettre toute sa confiance en lui et l’aimer, cela n’est pas donné à tout le monde, car « tous n’ont pas la foi, » dit l’apôtre Paul.<br />C’est pourquoi notre prière est si importante. Elle est cette étincelle qui allume le feu de l’amour de Dieu. Elle est le souffle qui ranime la flamme qui danse dans nos cœurs.<br />Le texte commence par cette exhortation à la prière et se termine par un souhait : « que le Seigneur dirige vos cœurs vers l’amour de Dieu et vers la patience du Christ. »<br />Rien n’est plus important que de savoir que nous sommes aimés par Dieu. Nous avons en Dieu un père qui aime ses enfants, à qui Jésus donne le privilège de l’appeler « Abba » , nous dirions « papa ». Ce père nous aime, alors que nous nous égarons dans des paradis trompeurs.<br />Il lui faut de la patience – beaucoup de patience avec nous. A l’image de la patience de Dieu, soyons donc aussi patients dans nos prières, dans nos intercessions. Soyons patients avec ceux qui cherchent Dieu, avec ceux qui attendent son retour comme il l’a promis.<br />&nbsp;« Tous n’ont pas la foi », dit l’apôtre Paul. Que dirait-il aujourd’hui ?<br />Il nous dirait certainement ce qu’il a dit à l’Eglise des Thessaloniciens : » priez afin que la Parole se répande. »<br />Prenons cette recommandation à cœur, et le monde se portera mieux.<br />Et que son vœu devienne aussi le nôtre : Que le Seigneur dirige vos cœurs vers l’amour pour Dieu et vers la patience que donne le Christ.&nbsp;&nbsp; Amen.<br /><br />Marlise Griesbacher&nbsp;&nbsp; &nbsp;pasteur à Furchhausen<br /><br />Cantiques<br /><br />NCTC&nbsp;&nbsp; &nbsp;ARC&nbsp;&nbsp; &nbsp;Alleluia<br />253 1-4&nbsp;&nbsp; &nbsp;241 1-4&nbsp;&nbsp; &nbsp;41/46 1-4<br />302 1-3&nbsp;&nbsp; &nbsp;427 1-3&nbsp;&nbsp; &nbsp;44/07 1-3<br />&nbsp;36 1-3&nbsp;&nbsp; &nbsp; 36 1-3&nbsp;&nbsp; &nbsp; 36 1-3<br />243 1+2&nbsp;&nbsp; &nbsp;528 1+2&nbsp;&nbsp; &nbsp;36/08 1+2<br /><br />¼ - Service des Lecteurs – SL – 27 – 22.06.2008 – Marlise GRIESBACHER
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   <title>4e Dim. après la Trinité - Romains 12, 17-21</title>
   <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 15:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
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EPAL - Service des lecteurs - Denis KLEIN

4e Dimanche après la Trinité - 15 juin 2008
La communauté des pécheurs - Romains 12,17-21     <div>
      <br />La Bible est un livre réaliste : le mal existe bel et bien, jusque dans le cœur de l’homme ; rien ne sert de le cacher. Dans le monde des animaux, il y a lutte constante : les plus forts détruisent les plus faibles. Chez les hommes, ce n’est pas tellement différent ; dans certaines parties du monde se produisent de véritables carnages ; mais aussi chez les gens civilisés, il y a constamment des conflits plus ou moins ouverts : concurrence économique acharnée, conflits de classes, luttes politiques… Il s’agit de s’affirmer face aux autres, de prendre la plus grosse part du gâteau…<br />La sagesse populaire dit : « On récolte ce que l’on a semé » ou « Qui sème le vent, récolte la tempête ». Chacun voit généralement le mal chez l’autre : mais l’autre n’est souvent qu’un miroir pour nous-mêmes, le mal à l’œuvre chez l’autre un écho du mal qui se cache dans mon propre cœur. « Le cœur de l’homme est disposé au mal dès sa jeunesse » , dit Dieu (Genèse 8,21). Parfois ce n’est pas visible, le mal sommeille, on pourrait croire qu’il n’existe pas. Et puis, soudain, il se réveille, provoqué par le mal extérieur, auquel il s’efforce alors de répondre. Qui peut résister à l’attaque, à la provocation ? Qui ne répond pas à l’appel de la vengeance ? « Œil pour œil, dent pour dent » ! Le besoin de réparation est là, besoin de compensation, de rétribution.<br />Celui qui me respecte, je le respecte ; celui qui me laisse en paix, je le laisse en paix ; celui qui me salue, je le salue. Mais attention, je ne me laisse pas marcher sur les pieds, celui qui me cherche me trouve ! Là où le mal en moi est réveillé par le mal venant de l’extérieur, il y aura d’abord de mauvaises pensées, puis des paroles méchantes, et finalement les actes suivront.<br />Ce mécanisme doit être brisé, sinon le mal continuera à produire le mal. Il faut sortir du cercle vicieux. Comment ? - Le premier pas, c’est reconnaître en l’autre un pécheur ; mais ce qui est plus important : un pécheur comme moi. La manière de voir de la Bible (tous pécheurs) est une aide réelle. C’est vrai que dans la Bible il y a des affirmations dures, sans complaisance ; mais c’est pour que nous apprenions à nous voir sans illusions et à comprendre où sont les vrais problèmes et les bonnes solutions.<br />L’apôtre Paul savait de quoi il parlait. Avant sa conversion, il était un homme violent, il persécutait les chrétiens ; il était au service du mal, alors qu’il était convaincu d’agir pour la bonne cause. Dieu lui a ouvert les yeux ; et Dieu lui a été miséricordieux. Paul est devenu apôtre, missionnaire annonçant le pardon et l’amour de Dieu à tous ceux qu’il rencontrait. Il avait compris que la voie n’était pas sans issue, que chaque homme peut faire demi-tour et trouver le bon chemin.<br />Comment vaincre le mal ? – « Ne rendez à personne le mal pour le mal… Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger… Sois vainqueur du mal par le bien. » Ce que Paul écrit ici aux Romains fait penser au Sermon sur la Montagne, aux paroles de Jésus. Céder, ne pas se venger. On entend tout de suite l’objection : ce n’est pas possible, nous avons besoin d’ordre, le mal ne peut pas rester impuni, les lois doivent être respectées ; ne pas réagir au mal, ce serait la fin, la porte ouverte à l’arbitraire, au crime, au terrorisme.<br />L’apôtre Paul n’était pas un rêveur ! Il ne cherchait pas à présenter ici la solution générale et définitive pour toutes les situations. Dans d’autres écrits, il a parlé du rôle de l’autorité temporelle garante de l’ordre et d’une certaine tranquillité ; et il a bien dit que le chrétien doit respecter cette autorité. Paul n’était pas un anarchiste, et Jésus non plus. L’apôtre écrit : « S’il est possible, autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous les hommes. » Il y a des cas où cela n’est pas possible, malgré tous les efforts, parce que l’autre ne veut pas la paix. Et il y a des situations où il faut défendre ses droits de toutes ses forces, notamment là où nous ne sommes pas seuls en cause, là où ne pas réagir ferait du tort à ceux qui sont dans le même cas que nous…<br />Pourtant cela ne change rien au fait que nous ne règlerons pas les problèmes avec le principe « Œil pour œil, dent pour dent ». Il y a des moments où il faut dépasser le principe de la rétribution ! Il y a des moments où notre Seigneur nous demande d’accepter les coups, de laisser libre cours au mal pour ne pas l’aggraver, pour ne pas apporter de l’eau à son moulin. Laisser le mal tourner à vide jusqu’à épuisement, sans lui opposer de résistance, car toute résistance le ferait rebondir, et les conséquences seraient pires… Lorsqu’il y a conflit entre deux personnes, il faut bien que l’une des deux arrête la première, pour proposer autre chose.<br />C’est tout simplement une affaire de sagesse et de bon sens que de renoncer occasionnellement à son droit et d’accepter l’injustice ; pour éviter une dégradation irrémédiable des relations, pour éviter un désastre. (Prenons par exemple les histoires d’héritage qui sont sans doute le plus grand danger pour la paix entre membres d’une même famille. Ne vaut-il pas mieux laisser quelques meubles, quelques mètres carrés de terrain, quelques milliers d’euros, si on peut ainsi sauver la bonne entente au sein d’une famille, au lieu de se gâcher le reste de la vie pour des biens matériels ? )<br />En tous cas, le principe strict « Œil pour œil, dent pour dent » finirait par tuer toute communauté humaine. Là où les hommes vivent en paix les uns avec les autres, chacun, à tour de rôle, accepte de laisser à l’autre l’avantage et renonce à faire valoir tous ses droits. Non pas par faiblesse, ou parce que l’on serait incapable de faire la distinction entre justice et injustice, mais parce que l’on veut conserver quelque chose de plus grand, de plus important : l’entente, la concorde, la communion…<br />Il ne faudrait pas déduire de ce qui a été dit jusqu’à présent que l’apôtre Paul fait aux Romains une leçon de morale ! Car l’essentiel est ailleurs ! La plupart du temps, nous savons ce qu’il y aurait lieu de faire, mais il nous manque la volonté et la force de le réaliser. Et c’est exactement là où se situe la différence entre l’Evangile et la morale ! Parce que l’Evangile propose, avec les directives, aussi les moyens d’atteindre le but. Autrement dit : il ne nous est pas seulement montré ce qu’il faut faire ; on nous indique aussi la source à laquelle nous pouvons puiser des forces, ces forces que nous ne trouvons pas en nous-mêmes.<br />On ne peut donner que ce que l’on a, que ce que l’on a reçu. Les psychologues et les travailleurs sociaux le confirment : les personnes les plus difficiles, pleines de colère, de haine, d’animosité, sont en réalité des personnes qui ont faim de compréhension, de confiance, de sympathie. Ce sont des êtres qui n’ont pas reçu beaucoup d’amour dans leur vie et qui, de ce fait ne sont pas capables d’en donner.<br />C’est là que l’Evangile intervient, car l’Evangile nous dit avant tout que nous sommes aimés de Dieu. Voilà d’où le croyant reçoit la force d’aimer son prochain, tout prochain, même celui qui vient en ennemi. Le croyant ne dit pas : « Je t’aime parce que tu m’es sympathique et parce que tu me veux du bien » , non, il dit : « Je t’aime comme Dieu m’aime moi » c’est-à-dire sans poser la question du mérite et sans demander ce que cela va m’apporter. L’Eglise est « la communauté des pécheurs » (thème du dimanche), mais des pécheurs qui savent qu’ils sont pardonnés et que malgré leur état de pécheurs ils sont enfants de Dieu.<br />Dieu m’aime, il aime mes prochains, au près et au loin. Comment pourrais-je ne pas les aimer ? Dieu m’a pardonné mes péchés, la croix du Christ me l’assure. Comment pourrais-je refuser le pardon à mon prochain ? Par la croix de son Fils, Dieu propose à tous la réconciliation et la paix. Comment pourrais-je ne pas me mettre au service de la réconciliation et de la paix ? La paix est possible là où l’on croit que Dieu aura le dernier mot. On peut accepter l’injustice en sachant qu’un jour il y aura le jugement de Dieu qui remettra toutes choses à leur place. Cette espérance permet l’abaissement et fait que l’abaissement n’est pas de la faiblesse.<br />L’apôtre nous exhorte ce matin : vous vivez de la bonté de Dieu qui ne vous rend pas la monnaie de votre pièce ; alors inspirez-vous de l’attitude de Dieu pour trouver la bonne attitude vis-à-vis de votre prochain. Il n’y pas que le mal qui est contagieux ; le bien également déteint sur les autres et les fait changer. « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » Amen.<br /><br />Denis Klein, pasteur à Offwiller.<br /><br /><br />Cantiques : &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />ARC 544 &nbsp;&nbsp; &nbsp;NCTC 237 &nbsp;&nbsp; &nbsp;AL 47-08<br />ARC 534 &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; AL 36-29<br />ARC 607 &nbsp;&nbsp; &nbsp;NCTC 280&nbsp;&nbsp; &nbsp;AL 46-02
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/4e-Dim-apres-la-Trinite-Romains-12,-17-21_a1285.html</link>
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   <title>3e Dim. a. la Trinité - Ézéchiel 18,1-4.21-24.30-32</title>
   <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 15:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des lecteurs - Martin Deutsch

3e Dimanche après la Trinité - Dimanche   8 Juin 2008
Le message de la réconciliation - Ezéchiel 18,1-4,21-24,30-32 (TOB)     <div>
      <br /><br />Chers amis, <br />Revenez donc ! Ces mots du prophète Ezéchiel nous rappellent que la seule chose qui reste à faire, de notre part, pour être réconciliés avec Dieu, c’est de revenir à lui : « Revenez donc et vivez ! » Car, depuis Abraham, Moïse et les autres prophètes, jusqu’à Jésus-Christ, c’est Dieu lui-même qui fait le premier pas de cette réconciliation. Pour vivre, et vivre vraiment, il faut revenir à lui et à sa Parole. Et, pour l’Apôtre Paul, le message de cette réconciliation est l’essentiel de l’exhortation chrétienne, comme il l’écrit (2 Corinthiens 5,19-20) « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, sans tenir compte aux hommes de leurs fautes ». C’est le pardon de nos « fautes » qui rend le retour à Dieu et la réconciliation possibles. Dieu ne veut plus se souvenir de nos révoltes, nous dit déjà Ezéchiel.<br /><br />Nos « fautes » , voilà ce qui nous fait problème. C’est généralement dans le malheur ou la maladie, devant un coup du sort, comme nous disons, que nous nous croyons punis par Dieu, à cause d’éventuelles fautes, que nous cherchons à identifier. A l’époque d’Ezéchiel, les habitants de Jérusalem déportés à Babylone se demandent comment ils ont mérité cette punition de Dieu ? Mais selon la vieille habitude humaine, personne ne veut reconnaître une quelconque responsabilité personnelle dans son malheur, mais chacun cherche à rejeter la faute sur d’autres. En invoquant le vieux dicton « Les pères ont mangé du raisin vert et les dents des fils ont été agacées » , ils accusent leurs pères et leurs ancêtres des fautes dont eux croient subir la punition.<br />C’est un fait, que chaque génération profite des bienfaits, mais, peut aussi subir les conséquences des méfaits des générations précédentes. Des bienfaits, nous en oublions le plus souvent les origines ; mais, des malheurs, nous en recherchons dans le passé la cause ou la faute, comme une sorte de « péché originel ». Bien sûr, la vérité du dicton familier « les parents boivent et les enfants trinquent » n’est plus à démontrer. Mais aussi, à propos des problèmes de nos sociétés modernes, nous trouvons, par exemple, que les urbanistes et les autres responsables des années 1950-60, qui ont construits dans des banlieues sans âme des blocs aux dimensions absolument inhumaines, ont ainsi créé toutes les conditions de la violence, dont les banlieues souffrent aujourd’hui. – LES PERES ONT MANGE DU RAISIN VERT ET LES DENTS DES FILS ONT ETE AGACEES – Ou, que dire des gouvernants et autres décideurs qui, depuis des décennies, ont négligé, ou même occulté sciemment toute recherche sur les « énergies renouvelables » pour fonder l’économie et l’industrie exclusivement sur le pétrole ? Cela a permis et permet toujours à quelques-uns d’amasser des fortunes fabuleuses ; mais les retards accumulés dans la recherche et la flambée sauvage du prix du pétrole plongent de plus en plus la grande masse des consommateurs dans la misère. – LES PERES ONT MANGE DU RAISIN VERT ET LES DENTS DES FILS ONT ETE AGACEES – Nous pourrions multiplier les exemples des fautes irréfléchies ou conscientes du passé avec leurs conséquences désastreuses dans notre génération : que ce soit l’affaire du sang contaminé et utilisé quand-même dans des transfusions, ou les affaires liées à la maladie dite de « la vache folle » , ou l’accident de la centrale nucléaire de Tschernobyl, dont nous n’avons peut-être pas fini de subir les conséquences – LES PERES ONT MANGE DU RAISIN VERT ET LES DENTS DES FILS ONT ETE AGACEES –Il n’y a pas de grande différence entre le mépris des riches à l’égard des veuves et des orphelins et des autres exploités du temps d’Ezéchiel et le mépris aujourd’hui de la « France d’en-haut » pour la « France d’en-bas ». Il n’y a pas non plus de différence entre la dureté du cœur des riches israélites qui refusaient de donner du pain à l’affamé du temps d’Ezéchiel et l’insouciance de nos pays riches à l’égard des pays du Tiers-monde. – LES PERES ONT MANGE DU RAISIN VERT ET LES DENTS DES FILS ONT ETE AGACEES –<br />&nbsp;&nbsp; Mais, n’y a-t-il pas derrières ce dicton démobilisateur et fataliste des déportés à Babylone une accusation d’injustice à l’égard de Dieu lui-même ? Est-il juste de punir les enfants pour les fautes des pères ? A plusieurs reprises, dans ce chapitre 18 d’Ezéchiel revient l’accusation des déportés « Dieu est injuste ! Ses voies ne sont pas droites ! Ses chemins ne sont pas équitables ! » Nous avons toujours besoin que la Parole de Dieu – oui, que la Bible nous ouvre les yeux sur Dieu et sur sa justice.<br />&nbsp;&nbsp; Et la première erreur humaine que Dieu lui-même corrige dans notre passage, c’est cette accusation d’injustice à l’égard des israélites déportés. Ils se croient punis pour les péchés de leurs pères. - Non, répond Dieu : chacun est responsable personnellement de sa désobéissance ou de son obéissance aux commandements. Celui qui les respecte vivra. Car, les respecter rend la vie vraiment vivable en société. Et celui qui y contrevient se rend, par ce fait même, la vie impossible dans la société. Dieu ne nie pas la véracité du dicton, surtout pas sous sa forme familière « les parents boivent et les enfants trinquent » ; mais il refuse d’en endosser la responsabilité. Elle ne revient qu’aux parents dans ce cas. Et cela nous rappelle, par exemple, notre responsabilité dans notre propre existence à l’égard des générations futures. Quelle terre, quelle société allons-nous leur transmettre ? Béniront-elles ou maudiront-elles un jour notre mémoire ? Revenez à moi, dit Dieu, ainsi vous vous ferez un esprit neuf et un cœur neuf. Les déportés à Babylone n’étaient sans doute pas plus infidèles que ne l’étaient leurs pères ; mais, étaient-ils meilleurs ? Etaient-ils seulement différents de leurs pères ? La manière de vivre et les errements hérités de leurs pères ne faussent-ils pas aussi leur jugement ?<br />&nbsp;&nbsp; En rentrant de l’école un petit garçon du cours élémentaire dit à sa mamie : « Moi, je ne prie plus ! » Au pourquoi étonné de la mamie il explique : » J’ai prié pour avoir une bonne note en classe, et j’ai quand-même eu une mauvaise ! » Il fallut tout l’art de la grand’mère pour faire entrevoir à son petit-fils, ce qu’est la justice de Dieu et notamment, que Dieu serait beaucoup plus injuste, s’il avait permis qu’il reçoive une bonne note, alors qu’il n’avait pas travaillé comme il aurait dû. – Ne reste-t-il pas en chacun de nous, un petit quelque chose de cet enfant à l’égard de Dieu ? Si ce n’est quelque chose de ce père de famille hindou, qui, d’après un film documentaire, donnait des coups de bâton à la statuette de la divinité soi-disant protectrice de sa maison, parce qu’une épidémie avait frappé sa famille. Notre réaction à un malheur qui nous frappe n’est sans doute pas aussi puérile ; mais n’est-elle pas parfois quand-même un peu semblable ? Tant qu’on se réjouit d’une bonne santé, de la réussite en affaires, de fidèles amitiés, il ne nous est pas difficile de croire au « bon Dieu » , ou, ce qui est plus fréquent, de le laisser simplement « exister ». Mais, que survienne la maladie ou l’échec, qu’une déception assombrit notre existence et le doute surgit. Si ce n’est la négation cynique de l’intellectuel athée : » la seule excuse de Dieu, c’est de ne pas exister ! »<br />&nbsp;&nbsp; Pour les malheureux déportés de Babylone la seule « injustice » de Dieu, si injustice il y a, serait, d’avoir été patient avec leurs pères et d’avoir espéré qu’ils reviennent à lui, comme il attend et espère maintenant, que les fils reviennent à lui et vivent. Mais, sont-ils seulement capables de reconnaître cela ?<br />&nbsp;&nbsp; Pour Dieu chacun est personnellement responsable de ses propres actes. C’est à chacun de nous qu’appartient le choix de marcher avec Dieu ou de lui tourner le dos. Dieu veut que je vive et cela ne dépend que de moi ; malgré les fautes et les errements que j’ai pu commettre dans le passé ou que j’ai hérité de mes ancêtres. Dieu veut que je vive et il me tend la main en m’invitant à revenir à lui. Il a fait le premier pas en m’offrant le pardon. Maintenant c’est à moi de faire le pas suivant, de revenir à lui et de vivre. Mais là aussi nous connaissons le poids de notre entourage qui peut nous empêcher de reconnaître une faute comme une faute, et le péché, comme péché ! « Les autres copient aussi » ! C’est ainsi que pense se justifier le mauvais élève surpris à copier. « Les autres ne respectent pas non plus les limitations de vitesse » se justifie le chauffard contrôlé par la police. Il y a quelques années un sondage, vite étouffé, avait révélé que 71 % des français trouvaient la corruption normale. Si, par malheur, nous avons, en son temps, fait partie de ces 71 % disposés à corrompre ou à se laisser corrompre, rien ne nous oblige d’en faire partie pour l’éternité. Car Dieu dit : « Si le méchant se détourne de tous les péchés et s’il accomplit le droit et la justice, on ne se souviendra plus de toutes ses révoltes ; mais, c’est à cause de la justice qu’il accomplit maintenant qu’il vivra ».<br />&nbsp;&nbsp; Le prophète Ezéchiel ne faisait qu’entrevoir l’immensité de la miséricorde et de la grâce que Dieu nous accorde en son Fils Jésus-Christ. Mais il avait déjà eu la révélation que Dieu ne prend pas plaisir à la mort des gens, au contraire il veut qu’ils vivent en revenant à lui. En accordant son pardon il efface le passé, aussi sombre qu’il soit et permet un nouveau départ dans la vie. Et cette vie de réconcilié avec Dieu que le prophète n’a fait qu’entrevoir, Dieu nous l’accorde pleinement en Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ lui-même qui nous le confirme dans le mot d’ordre pour ce dimanche : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ». Revenons donc à lui et nous vivrons. Amen.<br /><br />Martin Deutsch, Plobsheim.<br /><br />Cantiques possibles :<br />Dans ta maison je suis heureux = ARC Psaume 84<br />Jésus est au milieu de nous = ARC 526<br />Seigneur, accorde-moi d’aimer = ARC 607<br />Sur le chemin où tu appelles = ARC 883
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   <title>2e dimanche après la Trinité  - 1 Corinthiens 9, 16-23</title>
   <pubDate>Fri, 23 May 2008 11:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Epal - Service des Lecteurs  – Françoise Gehenn
2e dimanche après la Trinité - Dimanche 1 Juin 2008
L’invitation - 1 Corinthiens 9, 16-23     <div>
      <br />Plan :<br />•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Qu’est-ce qu’évangéliser ?<br />•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Evangéliser en paroles ou en actes ?<br />•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Audace de transmettre, une obligation de serviteur.<br />•&nbsp;&nbsp; &nbsp;S’approcher et accompagner l’autre dans la présence de Dieu.<br /><br /><br />« Malheur à moi si je n’évangélise ! » Comment recevoir cette exclamation de l’apôtre Paul ? Est-ce une obligation qui le concerne lui seul ou sommes-nous tous concernés par cette exigence ? Peut-on vraiment demander à chacun d’entre-nous d’évangéliser ? N’est-ce pas une vocation particulière, une mission réservée à quelques évangélistes dont c’est la profession ?<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;D’abord, qu’entendons-nous par évangélisation ? Ce mot peut paraître suspect dans nos milieux protestants traditionnels et sembler appartenir aux églises libres qui se font un devoir d’annoncer l’Evangile à temps et à contretemps. Nous pensons aussi aux grands rassemblements, à ces campagnes d’évangélisation où la parole du prédicateur touche l’émotionnel et conduit à la conversion des auditeurs.<br />Dans le texte de l’apôtre Paul, évangéliser semble avoir un sens beaucoup plus large que la parole adressée à un public. Evangéliser serait tout simplement transmettre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à tous ceux que nous rencontrons.<br />La question du comment se pose alors. Dans notre église protestante, nous avons privilégié l’évangélisation par les actes plutôt que par la parole. Les nombreuses œuvres du XIX° siècle, le Christianisme social au XX° siècle avec ses engagements en faveur d’un progrès de la société sont apparus pour évangéliser davantage par nos actes et engagements que par nos bonnes paroles. Mais où en est-on au début de notre XXI° siècle ? Notre monde change, une majorité de personnes ne connaissent plus les fondements de la religion chrétienne et encore moins le cœur de l’Evangile. Notre contexte actuel nous rapproche de la situation de l’apôtre Paul au premier siècle. Nous rencontrons autour de nous dans nos familles, au travail et dans nos loisirs, une grande soif de spiritualité chez des personnes qui ne connaissent rien et qui attendent de nous des réponses. Bien sûr les grandes figures chrétiennes qui ont fait œuvre d’humanité comme l’Abbé Pierre, Mère Térésa, Martin Luther King… . sont les meilleurs témoins de la force de l’Evangile, mais nos proches attendent aussi que de simples chrétiens leur transmettent l’Evangile, leur apportent les paroles bibliques comme une source de vie et rendent compte de l’espérance qui est en eux.<br />Paul nous impose cette mission, qui en fait découle naturellement de notre foi de chrétien et de notre relation de prière à Dieu. L’apôtre ne voulait aucun salaire pour rémunérer son activité d’évangélisation. A Corinthe, il avait repris son activité professionnelle de fabricant de tentes pour ne pas dépendre de la générosité de la communauté mais rester libre d’annoncer la Parole comme Dieu le lui demande. Ainsi, Paul se qualifie lui-même de serviteur, d’esclave qui ne fait que son devoir et qui n’attend aucune rémunération sinon la grâce de l’Evangile promise à tous.<br />Mais évangéliser n’est pas une tâche facile. Il n’est pas facile de traduire en mots, notre foi intérieure et notre relation intime avec Dieu ; il n’est pas non plus facile de nous comporter de façon à témoigner par nos actes ; il est si difficile de trouver les bonnes réponses au bon moment et d’accepter d’être la cible des détracteurs.<br />Comment l’apôtre Paul évangélise-t-il ? Paul nous décrit son programme d’évangélisation dans la 2° partie de notre texte (1Cor,9/19-23). Il ne s’agit pas de se poser en prédicateur exceptionnel mais tout simplement de s’approcher des autres en se faisant serviteur de tous. « Je me suis fait Juif avec les Juifs, païens avec les païens, faibles avec les faibles, je me suis fait tout à tous » dit-il. Est-ce de l’opportunisme ou de la diplomatie ? Non, nous sommes devant un vrai programme d’évangélisation face à des personnes d’horizons très différents. Paul se met au diapason de celui qu’il rencontre sur son chemin, il ne veut pas le heurter ou le choquer, il se « fait tout à tous » pour mieux communiquer avec lui et pour parler le même langage. Il écoute et comprend les questions et les interpellations de son vis-à-vis, il est prêt à faire un bout de chemin avec lui dans la patience et le dialogue, laissant aux semences de l’Evangile et du Royaume, le temps de germer et de croître. Paul invite et ne contraint pas son prochain, à l’image de la Parabole du festin selon Luc 14/16-24 que nous avons entendue tout à l’heure. Alors évangéliser n’est plus une option, un choix d’engagement, nous ne pouvons plus dire : « le pasteur est payé pour cela, ce n’est pas de notre compétence ! » L’évangélisation telle que Paul nous la présente est à la portée de chacun d’entre-nous, nous sommes appelés à écouter, accompagner et dialoguer avec ceux qui sont autour de nous dans un grand respect de leur cheminement et de leurs questions. Nous ne sommes pas seuls, nous sommes en présence de Dieu, ce qu’il fera de notre évangélisation ne nous appartient pas mais il nous invite sans cesse à partager avec nos frères et nos sœurs, la nourriture de son Evangile.Amen<br />Françoise GEHENN, Pasteur aumônier à l’Hôpital de Strasbourg-Hautepierre<br /><br />Cantiques proposés :<br />ARC : Psaume 36/1+2 ; 153/1-3 ; 522/1-3 ; 532/1-4 ; 540/1-3 ; 608/1-3<br /><br />
     </div>
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   <title>1er dimanche de la Trinité - Deutéronome 6, 4-9</title>
   <pubDate>Tue, 13 May 2008 08:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand Clauss</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Epal - service des lecteurs - Bertrand Clauss
1er dimanche de la Trinité - 25 mai 2008
Apôtres et prophètes - Deutéronome 6, 4-9     <div>
      <br /><br />Chers frères et sœurs en Christ,<br />Avec ce passage biblique nous sommes plongés au cœur de la foi du peuple d’Israël. C’est une prière, une confession de foi que les juifs pratiquants récitent aujourd’hui encore matin et soir. Nous chrétiens avons également notre confession de foi ; elle commence par « je crois… » Je crois en Dieu le Père, je crois en Jésus-Christ, je crois au Saint-Esprit.<br />Mais celle-ci, commence par « écoute ». Avant de dire ou de faire quoi que ce soit, écoute d’abord. Ecoute ce que le Seigneur ton Dieu a à te dire ; il te parle. Il se révèle à toi. Ce Dieu qui parle est le même qui a délivré le peuple d’Israël de l’esclavage en Egypte. C’est encore le même qui a accompagné le peuple dans sa traversée du désert. Il est celui qui a promis aux anciens une terre pour s’y établir. A la veille de pénétrer dans cette terre Dieu parle et donne ses instructions, ses commandements pour que son peuple puisse y vivre heureux.<br />Ecoute d’abord les paroles, les commandements qu’il t’a donnés au moment où il a scellé son alliance avec toi. Veille à ne pas les oublier, veille à les mettre en pratique.<br />Ecoute et découvre qui il est : Il est le Dieu unique. Il n’y a pas d’autres dieux à côté de lui. Peux-tu le confesser ? Peux-tu confesser que dans ta vie il n’y a pas d’autres dieux que le Seigneur ton Dieu ? Si tu le confesses alors tu t’engages aussi et cela a des conséquences dans ta vie. Tout comme il n’y a pas d’autres dieux à côté du Seigneur il n’y a pas non plus d’autre amour dans ta vie que celui qui te pousse vers le Seigneur. Confesser le Dieu unique et l’aimer intégralement vont de pair et sont indissociables.<br />Tu dois aimer<br />Mais la question qu’on peut se poser est : « peut-on ordonner l’amour » L’amour, n’est-ce pas quelque chose qui nous prend sans que l’on s’y attende et souvent sans qu’on le veuille ? Oui, quand l’amour est là, quand l’amour nous prend, il ne fait pas dans la demi-mesure, c’est notre être entier qui est engagé et plus rien ne lui résiste.<br />L’amour pour Dieu naît de l’étonnement. De l’étonnement des actions de Dieu dans notre vie. Lorsque nous écoutons et reconnaissons tout ce qu’il a fait pour nous dans notre vie, dans notre histoire, alors nous sommes déjà pleinement pris dans cette relation d’amour.<br />Plus qu’un ordre c’est un appel que Dieu m’adresse directement. Un appel non pas aux sentiments, mais au cœur, c'est-à-dire au lieu même où pour l’homme de l’Ancien Testament naît la volonté. Cet appel m’ordonne à sortir de moi et à me tourner vers les autres. Et cet appel peut devenir pour moi libération et source de bonheur.<br />Jésus lui aussi fera référence à cet appel à l’amour lorsque le jeune homme riche pose la question du commandement principal de la loi.<br />«&nbsp; tu aimeras » répondra Jésus, tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et tu aimeras aussi ton prochain comme toi-même.<br />L’amour incarne donc la valeur essentielle à la quelle doit se conformer toute notre vie.<br />L’appel à l’amour qui à priori s’énonce comme une contrainte peut être libératrice car elle m’aide à porter le poids qui pèse sur moi, en mettant mon attention sur Dieu et les autres.<br /><br />Ecoute, aime et ensuite répète.<br />Souvent, nous avons la mémoire courte. Nous faisons appel à Dieu quand tout va mal, puis quand l’épreuve est derrière nous, nous oublions.<br />‘Répète, tous les jours, matin et soir, ’ c’est l’invitation à la persévérance pour maintenir en nous une mémoire spirituelle à la fois quand tout va bien, mais aussi pendant et après les moments d’épreuve. De très beaux psaumes nous invitent à cette mémoire spirituelle.<br />&nbsp;« Bénis le Seigneur, ô mon âme, et n’oublie aucun de ses bienfaits » Ps 103,2 par exemple. Cet appel à la répétition et à la persévérance a pour fondement la fidélité de Dieu. Mon âme, mon cœur, tout mon être répète la parole de Dieu, la garde en mémoire parce que Dieu se souvient de moi, il me parle et attend ma réponse.<br />L’interprétation littérale de ce v,8 a conduit les juifs tout au long de l’histoire à mettre <br />ce texte écrit sur des petits morceaux de parchemin, enfermés dans de petites boîtes de cuir. Les pratiquants les attachent à leur front et à leur bras gauche pendant la prière.<br />Ils placent ainsi des signes. Des signes pour eux-mêmes, pour ne pas oublier et pour maintenir vivante en eux cette mémoire spirituelle. Des signes aussi pour les autres. Les téphillins ou les lacets si vous préférez et les phylactères (les étuis en cuir) deviennent des signes de reconnaissance pour une communauté de croyants. Ils deviennent également un témoignage pour le monde dans lequel ils vivent leur fidélité au Seigneur.<br />Quels sont les signes que nous posons dans notre vie de foi, pour ne pas oublier, pour nous retrouver en communauté de croyants et pour témoigner notre foi dans notre monde ?<br />Trois lieux nous sont évoqués dans notre texte pour témoigner de notre attachement à notre Seigneur.<br />Il y a d’abord le cadre familial, premier lieu de témoignage : « Tu les répèteras à tes fils ». Souvent nous entendons dans la bouche des parents ou des grands parents qu’ils ne veulent rien imposer à leurs enfants en matière de religion, ni de foi, mais qu’ils préfèrent que les enfants choisissent eux-mêmes plus tard, lorsqu’ils seront en âge de comprendre et de prendre des décisions. Mais rien de tout cela nous est indiqué dans notre texte. Au contraire, les parents ne doivent pas se reporter sur d’autres pour assurer la catéchèse à leurs enfants. La maison, le vécu quotidien sont les premiers lieux de témoignage et d’enseignement et de transmission de la foi. D’ailleurs si rien n’est vécu à la maison ont-ils réellement le choix plus tard. C’est parce qu’ils ont eu des modèles de foi vivante que les enfants peuvent un jour se positionner et choisir de continuer ou de prendre une autre voie. Sans modèle, sans enseignement il n’y a pas d’alternative !<br />Et d’ailleurs leur laissons-nous le choix pour apprendre à lire et à écrire ? Non, parce que nous estimons que cet apprentissage est essentiel pour leur vie et leur avenir. N’est-ce pas la même chose pour la transmission de la foi ?<br />Il y a ensuite la catéchèse. Le témoignage dans le cadre familial doit ensuite retrouver le témoignage dans la catéchèse, paroissiale ou scolaire. N’ayons pas peur de les plonger dans d’autres témoignages, n’ayons pas peur de les pousser à apprendre par coeur, à répéter des versets, des prières, des psaumes. Il arrive souvent que les parents dispensent leurs enfants de catéchèse scolaire pour leur permettre de bénéficier d’une heure libre supplémentaire. Le motif invoqué est souvent le même: « Notre enfant est déjà inscrit au catéchisme paroissial et cela évite de suivre deux fois le même programme ». En admettant un instant que les programmes soient identiques est-ce tellement grave de faire réentendre la parole de Dieu une seconde fois à son enfant ? La répétition n’est-ce pas justement la base de la transmission ?<br />N’est-ce pas la multiplicité des sources de témoignages qui m’ouvre à la foi et aux autres ?<br />Et pour terminer il y a nos communautés. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » est un appel adressé à la communauté entière. Aimer et témoigner n’est pas seulement l’affaire des parents dans les familles ou du pasteur dans la paroisse, elle est l’affaire de tous les fidèles. Nos communautés gagneraient à retrouver le chemin du témoignage dans ce cadre communautaire, que ce soit à travers du culte ou lors des études bibliques ou autres partages. Laissons une place ouverte à une spontanéité qui témoigne de notre attachement à notre Seigneur ?<br />C’est sur cette idée forte de témoignage que je voudrais terminer cette prédication, parce qu’elle résume bien l’enjeu de notre texte de ce matin. Le témoignage vivant est celui qui me fait entrer dans la compréhension du Dieu vivant, du Dieu qui me fait sortir de mes esclavages, celui qui m’accompagne dans mes déserts et qui me promet un avenir.<br />Dans cette relation au Dieu vivant il y a de la place pour des signes visibles, pour des répétitions de toutes sortes, dans la mesure où ils sont des indications de&nbsp; l’appartenance très forte au Seigneur et dans la mesure où ils peuvent aussi être des poteaux indicateurs sur le chemin qui mène à lui. Soyez des témoins vivants, dans vos familles, dans votre communauté et dans le monde dans lequel vous vivez.<br />Amen&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /><br />Bertrand CLAUSS
     </div>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/1er-dimanche-de-la-Trinite-Deuteronome-6,-4-9_a1282.html</link>
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   <title>Fête de la Trinité - 2 Corinthiens 13, 11-13</title>
   <pubDate>Fri, 09 May 2008 17:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des lecteurs - Bernard KAEMPF
Fête de la Trinité - Dimanche 18 Mai 2008
La Sainte Trinité - 2 Corinthiens 13, 11-13     <div>
      Frères et Soeurs dans le Seigneur       <br />
       Vous avez tous reconnu dans ce texte une formule de bénédiction familière ; il s’agit d’une formule trinitaire, puisqu’il y est question de trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit.       <br />
       Mais, parce qu’elle est familière, cette formule comporte le risque d’être entendue et répétée de façon automatique, sans mesurer toute la portée qu’elle a pour nous. Et de toute façon la Trinité a été l’objet de nombreuses incompréhensions et querelles théologiques dans l’histoire. C’est pourquoi, essayons d’y réfléchir de la façon la plus concrète et imagée possible, en répondant aux trois questions suivantes : Quoi ? Comment ? Pourquoi ?       <br />
              <br />
       La Trinité, c’est quoi ? Réponse : c’est la grâce, l’amour et la communion.       <br />
       C’est d’abord la grâce de notre Seigneur Jésus.       <br />
       Dans grâce il y a l’idée de gratuité, de remise de dette et aussi de proximité. En effet, la grâce de notre Seigneur Jésus Christ exprime qu’en lui Dieu s’est abaissé jusqu’à nous, les hommes. En Jésus Dieu est devenu accessible, proche, pour offrir aux humains, ses créatures, la grâce au sens de pardon, d’effacement des fautes qui autrement auraient entraîné le jugement et la condamnation. C’est bien en Jésus que le pardon se concrétise.       <br />
       La Trinité c’est aussi, et même avant la grâce, l’amour de Dieu le Père. Cet amour devient visible et vivant en Jésus-Christ et dans sa grâce - et le pardon offert par Dieu en est l’expression. La grâce découle de l’amour et l’amour ne va pas sans la grâce, à la fois au sens de pardon et de réconciliation.       <br />
       L’amour implique que celui qui aime désire toujours le meilleur pour celui ou celle qu’il aime, et cela est vrai aussi pour l’amour du Père pour nous. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’amour puisse et doive tout accepter, tout laisser faire et tout laisser passer. En effet, l’amour comporte également un aspect d’autorité, qui consiste à dire ou à rappeler la règle ou la loi. Amour et justice vont ensemble, même si l’amour a toujours le dernier mot.       <br />
       La Trinité c’est enfin la communion du Saint Esprit.       <br />
       Là où il y a l’amour et la grâce, là aussi existera la communion, au sens d’union, de solidarité et de communauté. Le Saint Esprit nous invite et nous pousse à rechercher et à entretenir la bonne relation à la fois avec Dieu, bonne relation que Dieu a rendu possible en venant d’abord vers nous par amour et par grâce en Jésus Christ ; mais en plus de la relation avec Dieu, le Saint Esprit tend aussi à favoriser la bonne relation et communication des humains entre eux (dans certaines traductions on peut lire communication au lieu de communion).       <br />
       Essayons d’imaginer le monde qui pourrait être le nôtre, si de telles bonnes relations régnaient entre tous ses habitants. Ce serait un monde d’union et de communion, un monde dans lequel personne ne chercherait plus à dominer l’autre ou à vivre à ses dépens. C’est du rêve, de l’utopie, direz-vous. Mais il existe bien des rêves qui deviennent réalité, pourvu que le rêveur y prête attention et contribue à sa réalisation, en l’occurrence en laissant la Trinité jouer un rôle dans sa vie.       <br />
              <br />
       Comment expliquer la Trinité ? Réponse : par une image.       <br />
       Nous pouvons essayer d’en donner une explication en prenant l’image d’une huile que les bricoleurs connaissent bien et qui s’appelle « Trois en un ». Cette huile est contenue dans un seul et même récipient, mais elle a trois propriétés différentes, puisque, comme l’indique l’étiquette, elle « lubrifie, nettoie et empêche la rouille ».       <br />
       Ne pourrait-on pas reconnaître dans ces vertus les propriétés de chacune des trois personnes qui forment la Trinité et l’expliquer par cette image ?       <br />
       Le Père nettoie, il enlève nos taches et nos fautes, parce qu’il les pardonne. Le Fils, par sa grâce et l’exemple qu’il nous donne et si nous voulons bien le suivre, empêche la rouille de se reformer, les taches de réapparaître, et les humains de retomber dans les fautes et les ornières du passé.        <br />
       Et le Saint Esprit lubrifie, il facilite la circulation de la parole, il encourage la relation, il empêche que cela coince et grince dans la communauté et dans la communion entre les humains.       <br />
       Cette huile « Trois en un » a bien plusieurs propriétés qui se complètent, mais il s’agit d’une et même huile. Il en est de même de la Trinité, Dieu « trois en un », si complexe au premier abord pour notre raison, et pourtant si facile à comprendre à travers une image.       <br />
              <br />
       Pourquoi la Trinité ? Réponse : pour souligner la solidité, la fiabilité et la stabilité de Dieu.       <br />
       Si le Dieu des chrétiens, est un Dieu unique qui se révèle sous trois personnes ou trois propriétés différentes, c’est que c’est un Dieu solide et stable, sur lequel nous pouvons nous appuyer et sur lequel nous pouvons compter et fonder nos espérances.       <br />
       Nous pouvons, là encore, illustrer cette solidité et cette stabilité du Dieu trois en un à l’aide d’une image : celle d’un tabouret ou d’une table à trois pieds.       <br />
       Les meubles à trois pieds sont les plus stables qui existent car, même si les trois pieds n’ont pas tous exactement la même longueur, ils ne vacillent ou ne bougent pas pour autant, contrairement à ceux qui ont quatre pieds et qui balancent et sont instables et incommodes si l’un des pieds est seulement un tout petit peu plus court que les autres.       <br />
       De la même manière le Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint Esprit est un Dieu stable, solide sur lequel chacun peut s’appuyer sans crainte.       <br />
       De plus, ce Dieu un qui se révèle sous trois visages est ainsi accessible à un plus grand nombre de personnes, car, en fonction de leur caractère ou de leur éducation, ou selon leurs situations, certaines personnes préfèrent se tourner vers la figure du Père, d’autres se sentent plus en confiance avec le Fils, et d’autres encore apprécient tout particulièrement Dieu sous l’aspect du Saint Esprit.       <br />
       Oui, il y a des personnes qui recherchent davantage Jésus, comme frère et comme compagnon humain, et qui se retrouvent mieux avec lui et en lui. D’autres personnes ou d’autres situations requièrent plutôt la relation avec Dieu le Père, perçu comme autorité et comme force protectrice. Et puis, d’autres encore accrochent mieux avec Dieu le Saint Esprit, Saint Esprit qui est en relation avec la sagesse et qui, de ce fait, leur apparaît comme figure ayant des caractéristiques féminines et maternelles, avec l’intuition, la spontanéité, l’enthousiasme et l’attention à la personne qui vont avec. Ce n’est pas par hasard que dans la Bible l’Esprit Saint est appelé Paraclet, qui signifie l’avocat qui parle pour nous et prend notre défense, comme le ferait une bonne mère.       <br />
       L’attirance vers l’une ou l’autre des personnes de la Trinité n’est pas seulement une affaire personnelle et individuelle, elle est également perceptible dans et à travers les différentes Eglises chrétiennes, dont certaines mettent davantage l'accent sur le Père, d’autres sur Jésus le Fils, et d’autres encore sur l'Esprit Saint. Ainsi on a souvent estimé que les protestants réformés, privilégient un peu le Père, en insistant sur l'Ancien Testament, sur la Loi, et sur l'œuvre de Dieu envers les Juifs.       <br />
       Les Luthériens, eux, insistent plutôt sur Jésus, le Christ, en mettant fortement l’accent sur l'œuvre de rachat de nos péchés qu’il a accomplie sur la croix.       <br />
       Quant aux Pentecôtistes et aux charismatiques, ils mettent le Saint-Esprit en avant et veulent surtout développer tous les dons que l’Esprit dispense.       <br />
       Mais en fonction de ce que nous avons dit par rapport aux meubles à trois pieds et à la longueur de ceux-ci, privilégier un peu l’une des personnes de la Trinité par rapport à l’autre ne porte pas à conséquence, pourvu que les deux autres ne soient pas oubliées, voire carrément rejetées.       <br />
       Car il faut le tout, il faut les trois : la foi chrétienne est trinitaire, c'est-à-dire basée sur l'action complémentaire et combinée des trois personnes : chaque personne conduit toujours à l'autre : le Père au Fils, le Fils à l'Esprit, l'Esprit au Père et au Fils, et ainsi de suite, comme nous avons essayé de l’illustrer par l’image de l’huile « Trois en un ». Ainsi, si vous-mêmes êtes plutôt attiré par le Père, ou plutôt par le Fils ou plutôt par le Saint Esprit, avocat et intercesseur, vous n’êtes pas hérétique pour autant, pourvu que vous n’ignoriez pas les deux autres personnes.       <br />
       De toute façon, Dieu en soi reste et même doit rester un mystère ; et quoi que nous fassions ou disions, nous n’en aurons jamais fait le tour, car sinon il ne serait tout simplement plus Dieu ! Amen.       <br />
              <br />
       Bernard Kaempf       <br />
              <br />
              <br />
       Cantiques :       <br />
       Gloire à ton nom : ARC 261 = NCTC 254       <br />
       Viens, Saint esprit, Dieu créateur : ARC 504 = AL 35,01       <br />
       Saint Esprit, Dieu de Lumière : ARC 507 = NCTC 216       <br />
              <br />
              <br />
       Un amour sans borne - auquel rien ne peut être ajouté, et duquel rien ne peut être retiré.       <br />
       Un amour qui ne fait pas de différence - devant lequel tous ont la même valeur, auquel tous ont la même prétention.       <br />
       Un amour inconditionnel - exempt de tentatives égoïstes de le mériter ou de tentatives autodestructrices de le dédaigner.       <br />
       Un amour personne- qui nous choisit et nous appelle par notre nom, se soucie de nos problèmes, connaît nos péchés, et cependant nous cherche.       <br />
       Un amour universel - qui tend ses bras pour étreindre chaque nation, chaque peuple, chaque tribu, chaque famille et chaque groupe linguistique.       <br />
       Un amour qui guérit       <br />
       qui apaise nos chagrins, calme nos détresses spirituelles notre douleur, et nous restaure.       <br />
       Un amour qui pardonne       <br />
       auquel rien n'échappe, mais qui pardonne tout et oublie, et nous offre un tableau propre, pour écrire une nouvelle biographie.       <br />
       Un amour qui réconcilie       <br />
       qui supporta la croix, pour nous sauver, vous et moi.       <br />
       Un amour victorieux qui a vaincu la puissance de la mort, du péché et de la peur, et nous donne la vie afin que nous la partagions avec d'autres.       <br />
       Un amour qui renouvelle - qui recharge notre énergie faiblissante et renouvelle notre faible consécration.       <br />
       Un amour éternel - qui ne nous abandonne jamais, même quand tous les autres supports ont disparu.       <br />
       Un amour stimulant - qui nous rend capable d'aimer comme Il nous a aimé, et de vivre pour Lui et non pour nous-même !       <br />
              <br />
              <br />
       ¼ - Service des Lecteurs -  SL – 22 – 15.05.2008 – Bernard KAEMPF
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.cultes-protestants.org/Fete-de-la-Trinite-2-Corinthiens-13,-11-13_a1281.html</link>
  </item>

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   <title>Pentecôte - Romains 8, 1-2(3-9)10-11</title>
   <pubDate>Fri, 09 May 2008 17:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hufschmitt Georges</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications pour lecteurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
EPAL - Service des lecteurs - Yves KELER
Dimanche de la PENTECÔTE - 11 mai 2008
L’Eglise de l’Esprit - Romains 8, 1-2(3-9)10-11     <div>
      (Cette prédication a un caractère pédagogique marqué, conformément à la volonté de l’apôtre Paul. Il faut la tenir avec clarté et décision, pour la rendre vivante)       <br />
       &#8201;       <br />
       A.	1. 	Aujourd’hui, nous fêtons le don du Saint-Esprit à l’Eglise du Christ, réunie à Jérusalem&#8201;, le jour de la Pentecôte. Cela fut un événement considérable, car ce jour là 3000 personnes devinrent chrétiennes et furent baptisées.       <br />
       		Ici apparaît un des éléments essentiels du Saint-Esprit&#8201;: il est Créateur&#8201;: c’est-à-dire qu’il transforme les hommes et les fait entrer dans une vie nouvelle.       <br />
       &#8201;       <br />
       	2. 	Cela nous conduit à la question&#8201;: Qu’est-ce que le Saint-Esprit&#8201;?       <br />
       	a.	Il est l’Esprit de Dieu, et cet Esprit est surtout trois choses, comme l’esprit humain&#8201;: la force, l’intelligence, l’amour.       <br />
       	- 	la force&#8201;: elle met le corps et l’esprit en action       <br />
       	- 	l’intelligence&#8201;: elle fait comprendre ce qui se passe autour de nous et en nous.       <br />
       	-	l’amour&#8201;: il me fait entrer en relation avec les autres.       <br />
       		L’Esprit de Dieu, c’est sa force, son intelligence et son amour.       <br />
       	b.	Il est aussi l’Esprit du Christ. Car cet Esprit de Dieu, de force, d’intelligence et d’amour, était aussi en Jésus. C’est cet Esprit de Dieu en lui qui a permis à Jésus de faire tout ce qu’il a fait&#8201;:       <br />
       	- 	avoir la force d’obéir en tout, d’aller à la mort, de ressusciter&#8201;       <br />
       	- 	de comprendre la volonté de Dieu et aussi les hommes       <br />
       	- 	d’aimer les humains et de les guérir, de les sauver       <br />
              <br />
       	3.	Ce saint-Esprit-là, si nous l’accueillons, est Créateur&#8201;: il nous transforme&#8201;: -selon la force, l’intelligence, l’amour de Dieu       <br />
       	- 	selon le modèle du Christ, en qui cet Esprit agissait.  Il produit en nous ce qu’il a produit en Jésus&#8201;: une vie nouvelle,       <br />
       	- 	qui plaît à Dieu       <br />
       	- 	qui nous rend nous-mêmes plus heureux.       <br />
              <br />
       B. 	1.	Voilà ce que Paul veut nous faire comprendre dans ce 8e chapitre de sa lettre aux Romains.       <br />
       		Saint-Paul, qui est un rabbin juif très instruit, parle de façon compliquée pour nous. Il exige de nous de l’attention. Mais ce qu’il dit est facile à comprendre.       <br />
       	2.	En nous, il y deux éléments fondamentaux&#8201;: la chair et l’esprit, qui sont réunis dans notre corps. Chacun a sa loi, comme dit Saint-Paul, c’est-à-dire ses nécessités, ses désirs, sa volonté.       <br />
       		La loi de la chair, c’est&#8201;: manger, boire, dormir, se reposer, travailler, se reproduire par la vie sexuelle, avoir des enfants, vieillir, être malade, mourir.       <br />
       		La loi de l’esprit, c’est&#8201;: penser, réfléchir, agir, parler, entrer en relation avec les gens, communiquer avec les autres, aimer, haïr.       <br />
       &#8201;		Et là, il y a deux possibilités&#8201;:       <br />
       		- 	ou bien l’esprit domine et s’impose à la chair       <br />
       		- 	ou bien la chair domine et s’impose à l’esprit.       <br />
       &#8201;		Si la chair s’impose, elle impose sa loi&#8201;: l’esprit sera occupé à satisfaire le corps. Mais très vite, le mal va apparaître, à cause de toutes sortes de désirs auxquels nous succomberons. Si l’esprit domine, il tiendra le corps en laisse, mais le mal apparaîtra aussi, car l’esprit de l’homme est également mauvais&#8201;: l’esprit humain se trompe, il est méchant, il peut haïr ou mépriser.       <br />
       		Saint Paul appelle cet ensemble de la chair et de l’esprit&#8201;: l’homme naturel. Tel quel, il est pécheur, par nature&#8201;: ce n’est pas un crime, c’est un fait&#8201;!       <br />
              <br />
       	3.	Que va faire Dieu, ou plutôt&#8201;: qu’a-t-il fait&#8201;pour nous aider?       <br />
       		Il envoie le Christ dans un corps humain, dans notre chair, mais avec un esprit divin, avec son Esprit. Et ce Christ meurt&#8201;et ressuscite:       <br />
       	- 	il fait mourir ce qui est de la chair, le corps mortel et naturel       <br />
       	- 	il ressuscite ce qui est de l’Esprit, le spirituel en Christ       <br />
       		Dieu nous donne cet Esprit qu’il a mis dans le Christ, pour qu’il remplace notre esprit naturel, et qu’il domine sur notre chair. Et notre chair et sa loi, Dieu les fait mourir par le Christ et avec lui.       <br />
       &#8201;       <br />
       	4.	C’est le sens du baptême, et de notre baptême.       <br />
       		Le baptême est directement rattaché à la Pentecôte, puisqu’il suit le discours de Pierre. Pour cette raison, le dimanche de Pentecôte fut longtemps le 2e dimanche de baptême, après celui de Pâques, qui était le premier.       <br />
       		Dans le baptême, notre corps est noyé dans l’eau&#8201;: Dieu fait mourir la loi de la chair.       <br />
       	-	Dieu nous donne son Esprit et celui du Christ, pour qu’ils transforment et prennent place dans notre esprit humain.       <br />
       		Notre corps, notre homme naturel, est soumis à l’Esprit de Dieu. Il vit sous une nouvelle loi&#8201;: celle de l’Esprit et du Christ       <br />
       C.	1.	Ainsi, nous devenons des créatures nouvelles.       <br />
       		A partir de maintenant, nous pouvons accomplir la volonté de Dieu, au lieu de suivre simplement nos désirs. Nous pouvons mener une vie qui plaise à Dieu, comme le dit Saint-Paul au verset 8&#8201;: «&#8201;Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu&#8201;!&#8201;»	       <br />
       	2.	Par là nous deviendrons aussi plus heureux&#8201;:       <br />
       &#8201; 		Car notre vie toute entière prendra un sens nouveau. Nous découvrons les choses, les hommes, nous-mêmes, avec l’œil de Dieu. Avec espérance donc.       <br />
       &#8201;D. 		Voilà la vie nouvelle dans laquelle sont entrées ces 3000 personnes, le jour de la Pentecôte. Et puisque nous sommes leurs successeurs, faisons comme eux&#8201;: laissons l’Esprit de Dieu régner sur nos cœurs. Amen.       <br />
              <br />
       Yves Kéler       <br />
              <br />
       Chants       <br />
       NCTC 215, ARC 509, ALL 35/06 		Viens, Saint-Esprit, Dieu Créateur       <br />
       Psaume 118 II&#8201;:&#8201; ALL 64/38, 2e partie&#8201;: 	«&#8201;Ouvrez-moi…&#8201;»       <br />
       NCTC 220, ARC 504, ALL 35/01 		Viens, Saint-Esprit, Dieu Créateur       <br />
       NCTC 216, ARC 507, ALL 35/07&#8201; 		Saint-Esprit, Dieu de lumière       <br />
       &#8201;       <br />
       Eingang: 	RA 133, EG 135&#8201; 	Schmückt das Fest mit Maien       <br />
       		Psalm 118 II: RA rot 67/19-31, EG 764.2       <br />
       Gradual-Lied, zwischen Epistel und Evangelium&#8201;       <br />
       	RA 124/1+2 , EG 127/1+2&#8201; 	Jauchz, Erd, und Himmel juble hell       <br />
       	RA 130/1, EG 130/1 	O Heilger Geist, kehr bei uns ein       <br />
       Vor der Predigt: 	RA 125, EG 126&#8201; 	Komm, Gott Schöpfer, Heiliger       <br />
       Nach der Predigt: 	RA 134, EG 133&#8201; 	Zeuch ein zu deinen Toren       <br />
       			RA 129, EG 124 	Nun bitten wir den Heilgen Geist       <br />
       Ausgang: 		RA ou EG 130,7	Gib, dass in reiner Heiligkeit       <br />
       			RA 127,3, EG 125 	Du heilige Glut
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.cultes-protestants.org/Pentecote-Romains-8,-1-2-3-9-10-11_a1280.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Jean 20 v 19-23 Daniel CHAILLOU</title>
   <pubDate>Mon, 05 May 2008 11:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Jean]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Textes :	Jérémie 31/31-34 ; Galates 5/22-25 ; Jean 20/19-23       <br />
       Genre :	Prédication       <br />
       Auteur :	Daniel CHAILLOU       <br />
       Source :	Prédication du 21.01.2004 à l'église de Saint-Quentin les Sources à Montigny (78), trouvée sur le site de l’Eglise réformée de Saint-Quentin en Yvelines, http://ersqy.free.fr/.       <br />
              <br />
       Lien direct :	http://ersqy.free.fr/textes/pr040121dc.php       <br />
              <br />
              <br />
       Prédication du mercredi 21 janvier à l'église de St Quentin les Sources à Montigny par le pasteur Daniel Chaillou pendant la semaine de prière pour l'unité des chrétiens        <br />
              <br />
       En plus du psaume, trois lectures de l'Ecriture sainte nous parlent du grand projet de Dieu.        <br />
       Selon Jérémie, c'est l'annonce visionnaire d'un temps nouveau où Dieu habitera, par son Esprit, dans le coeur de ceux qui ont été choisis pour vivre ce grand projet et en témoigner.        <br />
       Dans l'évangile selon Jean, c'est Jésus qui transmet à ses disciples une mission exceptionnelle en même temps qu'il souffle sur eux la force de l'Esprit saint.        <br />
       Pour l'apôtre Paul c'est le temps de l'exhortation à se rendre disponible à l'action de l'Esprit.        <br />
              <br />
       Comme c'est de coutume, une équipe oecuménique d'une région du monde chaque année différente, prépare le thème et le choix des lectures bibliques pour la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Cette année c'est une équipe oecuménique de la ville d'Alep en Syrie qui nous invite à la méditation et à la prière à partir des paroles de Jésus à ses disciples : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne…" (Jean 14, 27).        <br />
              <br />
       La paix à la manière visionnaire de Jérémie.        <br />
       Il ne faudrait pas s'imaginer trop vite que le prophète Jérémie est un illuminé qui ne connaît rien à la vie de son temps. Bien au contraire, il est bien placé pour savoir ce que cela peut lui en coûter. Est-ce avant ou après avoir proclamé ces paroles, nous ne savons, mais il sera jeté comme prisonnier dans une citerne boueuse pour avoir courageusement mis le pouvoir royal en garde contre de mauvais choix d'alliance guerrière.        <br />
       C'est précisément en ces temps où se prépare et même se déchaîne la guerre dans son pays et dans sa ville Jérusalem, que Jérémie reçoit comme une vision de réconciliation. Pour lui, il n'y a aucun doute, le salut vient de Dieu et de lui seul. Le Seigneur prépare le pardon des fautes les plus terribles.        <br />
       Tout va de travers dans la société de son temps. Religieux et gouvernants s'arrangent pour faire croire à la réussite des pires compromissions et tripatouillages. Tout le monde se méfie de tout le monde mais on s'arrange pour se tromper les uns les autres. Il y a belle lurette qu'on ne se préoccupe plus d'observer les commandements de la Loi de Moïse.        <br />
       Fort heureusement, Jérémie, reçoit de la part du Seigneur cette vision d'espérance qui porte le regard au-delà de la tourmente immédiate. Le prophète annonce le projet de Dieu. Ce regard visionnaire affirme l'amour de Dieu pour ceux qui se laisseront gagner par son Esprit. Les pires fautes commises, elles auront leurs inévitables conséquences de conflits entre les hommes. Et cependant Dieu se prépare à pardonner par amour, persuadé que les hommes qu'il a créés à son image le seront véritablement lorsque son Esprit inscrira de manière inaliénable, ses directives au fond des coeurs. Un temps nouveau s'annonce selon le prophète. Les croyants ne vivront, ne penseront, n'agiront et surtout n'aimeront que par l'Esprit que Dieu mettra en eux.        <br />
       Il me semble que Jérémie a su passer le flambeau au-delà de sa génération. Nous avons constamment besoin de ce regard visionnaire au milieu des turpitudes de notre temps.        <br />
              <br />
              <br />
       Jésus ressuscité est celui qui nous donne l'Esprit et sa paix        <br />
       Comme toujours et comme au temps de Jérémie les hommes aspirent à la paix : paix autour de soi, paix entre les populations, paix entre les religions, paix entre les nations, etc. Mais comme au temps de Jérémie l'impossibilité demeure, car il y faut une véritable transformation intérieure de l'être humain.        <br />
       Juste après sa résurrection, Jésus rejoint ses disciples barricadés dans la maison et enfermés dans leur angoisse, pour leur donner la paix à sa façon. Non pas, nous dit l'évangile, à la manière du monde, mais à la façon de son Père qui aime et ressuscite d'entre les morts, d'entre les peurs, d'entre les angoisses de toutes sortes. "Je vous donne ma Paix", dit Jésus à ses disciples qui en un instant passent d'un sentiment de peur à celui de la joie, d'une impression d'angoisse à celle de la sérénité.        <br />
       Mais parce qu'il ne s'agit pas d'un simple mouvement d'humeur qui serait pourtant déjà bien appréciable, Jésus souffle sur eux afin qu'ils reçoivent l'auteur de cette transformation intérieure. C'est la vision de Jérémie qui se réalise pour eux à ce moment précis de leur histoire. L'Esprit saint, le Paraclet, vient à eux, que dis-je ? il vient en eux pour leur accorder une grande consolation, celle du pardon, toujours premièrement nécessaire en cette affaire.        <br />
       La grande joie qu'ils éprouvent à ce moment là, c'est, je crois, celle du pardon accordé par le Père. Ils étaient semblables à des enfants perdus, coupés de l'affection de leurs parents. Les voici en un instant, rassérénés par la présence de Jésus ressuscité qui leur donne cette Paix que le monde ne peut offrir. De la même façon nous la recevons du Père. De la même façon nous recevons le souffle de l'Esprit.        <br />
              <br />
       Paul, l'apôtre, exhorte les chrétiens de Galatie à vivre par l'Esprit pour en porter les fruits.        <br />
       Pour l'apôtre en effet, assurés du pardon en Jésus-Christ mort et ressuscité, transformés par l'Esprit, pardonnés et aimés de Dieu, nous sommes envoyés pour manifester au monde le grand projet de Dieu au beau milieu de l'histoire des hommes.        <br />
       Certes, toujours selon ce même apôtre, notre monde est en attente et la création tout entière dans les douleurs de l'enfantement. Toutefois, l'acte fondateur a été posé par Jésus, le Christ.        <br />
       Selon la vision de Jérémie, en lui nous sommes pardonnés et réconciliés. Selon Jésus lui-même nous avons reçu sa Paix, cette paix intérieure, celle du pardon qui délivre de nos peurs et nous comble de sérénité, nous rend disponibles pour une oeuvre nouvelle.        <br />
       La paix selon les hommes, c'est beaucoup de précaution, de circonspection, de respect et de compromis afin d'élaborer un modus vivendi acceptable pour le plus grand nombre. Dans notre pays, pour l'heure, c'est un rappel de la laïcité, c'est bien et c'est juste, c'est nécessaire à notre vivre ensemble. Il s'agit toutefois d'une manière humaine et bonne de vivre en société. C'est aussi à cela que nous sommes exhortés.        <br />
       De Jésus-Christ nous recevons la Paix fondamentale de la réconciliation avec Dieu le Père par la puissance de son Esprit saint.        <br />
       Cette résurrection dont nous vivons désormais, nous entraîne à toute oeuvre portant les fruits de l'Esprit qui sont selon l'apôtre : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi. Tout un programme pour lequel il vaut la peine de se mobiliser en permanence dont nous serons capables uniquement par la réconciliation et la présence de l'Esprit de Dieu en nous. C'est le fondement premier. Amen       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.cultes-protestants.org/Jean-20-v-19-23-Daniel-CHAILLOU_a1279.html</link>
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   <title>Jean 20 v 19-31 Albert Greiner</title>
   <pubDate>Mon, 05 May 2008 11:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Jean]]></dc:subject>
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      Texte :	Jean 20/19-31       <br />
       Genre :	Prédication       <br />
       Auteur :	Albert GREINER       <br />
       Source :	Méditations radiodiffusées. FPF       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Frères et sœurs,       <br />
       Nous parlons bien souvent de Thomas, l’incrédule… de Thomas, l’homme qui doute… Mais combien sommes-nous à lui ressembler, à nous heurter comme lui à cette incroyable nouvelle : “Jésus vit ! Il est ressuscité !” ? Oui, combien sommes-nous dans ce cas ? Des hommes, des femmes, des jeunes, des personnes âgées ; des gens qui ont suivi une instruction religieuse et d’autres qui n’en ont jamais reçu. Car je n’ai aucune honte à le dire, puisque c’est vrai : même dans le cœur des croyants, l’incrédulité et le doute arrivent à s’insinuer. Pour ma part, je ne connais pas de chrétien qui n’en ai pas senti ou qui n’en sente pas encore, à un moment ou à un autre, la morsure.       <br />
              <br />
       Oui, il nous arrive à tous d’être contaminés par la pensée dominante au point de nous demander si tout ce que dit la Bible a une quelconque réalité, si tout cela a un sens.        <br />
       Oui, il nous arrive d’être impressionnés par la manière dont notre siècle se passe de Dieu ;        <br />
       il nous arrive d’être troublés par le silence qui paraît répondre à tant de nos prières ;       <br />
       il nous arrive d’être effrayés par la cruauté, par l’injustice et par la violence d’un monde qui continue à vivre comme si Jésus n’était jamais venu, au point de douter de l’existence et de l’amour d’un Père et de nous demander si ceux qui y croient ne sont pas les victimes d’une gigantesque mystification.       <br />
              <br />
       Oui, cela nous arrive. Et même quand notre doute n’est pas théorique, quand il ne porte pas sur telle ou telle affirmation précise de l’histoire du salut, nous avons tous, chaque jour, tellement de peine à faire confiance concrètement aux promesses de Dieu, à nous appuyer sur le Ressuscité et à vivre de sa vie, que Thomas l’incrédule, Thomas le sceptique, Thomas l’homme-qui-doute nous apparaît vraiment comme un frère. Avec lui, nous sommes en bonne compagnie ! Avec lui (et avec beaucoup d’autres), nous sommes présents dans la Bible, présents dans l’histoire de Jésus. Bonne affaire, n’est-ce pas ? Bonne nouvelle pour nous, en vérité !       <br />
       Pour les uns, ce doute est un drame, ou tout au moins une souffrance et une accusation ; ils se reprochent cette incrédulité dont ils constatent avec horreur la présence.        <br />
       Pour d’autres, c’est un simple cri du cœur, combien de fois entendu : “Je voudrais bien croire, assurent-ils ; mais je n’y arrive pas !”.        <br />
       Pour d’autres enfin, qui semblent devenir sans cesse plus nombreux, ce n’est même plus une souffrance ; ce n’est même plus un cri, car pour eux la cause est depuis longtemps entendue : “l’affaire de Dieu” est jugée ; le dossier est clos ; tout cela n’existe pas ; tout cela est inutile ; tout cela, c’est du vent, et il vaut mieux s’occuper d’autre chose.       <br />
              <br />
       Thomas l’incrédule, Thomas le douteur n’appartient manifestement pas à cette dernière catégorie !       <br />
              <br />
       Voyez l’insistance, la froide passion avec lesquelles il pose, précise et accumule ses conditions ; il en énonce et il en rajoute, logiquement, systématiquement : “Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains (et d’une !), si je ne mets pas mon doigt à la place où étaient les clous (et de deux !) et si je ne mets pas ma main dans son côté (et de trois !), je ne croirai pas”; voilà ce qu’il dit avec force à ses collègues (v. 25).       <br />
              <br />
       Cette sorte de rage me fait réfléchir. Elle me fait penser à un assiégé qui édifie avec soin une triple muraille pour se protéger contre son assiégeant. Et si ce refus n’était, au fond, qu’un appel déguisé en son contraire ?        <br />
       Si l’attachement de Thomas à Jésus était, en réalité, sans qu’il le sache, plus fort que le doute qu’il proclame ?        <br />
       Si sa défense obstinée, butée, n’était qu’une imploration inconsciente ?        <br />
       Si la triple condition qu’il énonce n’était, après tout, qu’une sorte de prière à rebours, mais parfaitement sincère, dans laquelle nous pourrions légitimement reconnaître l’action secrète de l’Esprit ?        <br />
       Si c’était de cette manière paradoxale que se manifestait l’attachement de Jésus à Thomas ?        <br />
       Si c’était à cause de cela qu’il méritait, jusque dans cette scène poignante, d’être appelé “Thomas, l’un des douze”, Thomas, l’un des disciples (v. 24) ?       <br />
              <br />
       Il vaut la peine, je crois, que nous nous posions toutes ces questions. La réponse que notre récit leur donne pourrait nous inspirer un sain réalisme. Elle pourrait nous aider (et nous en avons bien besoin !) à jeter par terre la fausse image idéale que nous nous faisons trop souvent du chrétien comme de quelqu’un qui vit dans la sérénité absolue d’une foi sans nuage. Un chrétien “zen”, en quelque sorte ! Elle pourrait nous aider à jeter par terre notre fausse conception idéale de la prière comme d’un discours qui ne comprendrait jamais que des choses douces, soumises et aimables ; jamais de protestations, jamais de doutes, et tout au plus quelques rares questions bien anodines et respectueusement reléguées sur les bords.       <br />
              <br />
       Thomas, l’incrédule — Thomas, l’un des douze ! Mais si cela est vrai, nous, les incrédules, nous les douteurs, nous ne serions donc pas automatiquement exclus de la sollicitude et de l’amitié du Christ !… Nous ne serions donc pas automatiquement des brebis galeuses !… Il y aurait donc pour nous un espoir jusque dans l’heure des ténèbres ?       <br />
              <br />
       Oui, c’est cela, frères et sœurs, c’est exactement cela, la bonne nouvelle que proclame cet Evangile ! Le doute de Thomas n’est pas un obstacle infranchissable pour Jésus. Absent, invisible, silencieux,        <br />
       le Ressuscité a entendu ce que disait celui qu’il aime.        <br />
       Il entend nos cris, nos défenses, nos murmures.        <br />
       Il est à l’écoute de nos appels, même quand ils franchissent nos lèvres sous forme de protestations.       <br />
              <br />
       Et, pour Thomas, il fait quelque chose de proprement inouï. Il accepte l’ultimatum. Il réalise, une à une, avec une exactitude surprenante (v. 27), les conditions posées par Thomas. L’incrédule a beau se retrancher dans la forteresse de son doute, Jésus est vivant ;        <br />
       Jésus est puissant ;        <br />
       Jésus est le plus fort ;        <br />
       Jésus le débusque et Jésus le vainc.        <br />
       La puissance de l’Esprit Saint, qui souffle avec force à la suite de la Résurrection, place sur les lèvres du disciple ce cri de foi véritable, c’est-à-dire de confiance et de consécration : “Mon Seigneur et mon Dieu” (v. 28).       <br />
              <br />
       Fera-t-il la même chose pour nous ?…       <br />
              <br />
       Je réponds “oui” sans hésiter, car je le crois. Oui, il fera la même chose, mais il la fera autrement. Il ne nous vaincra et ne nous convaincra pas par des apparitions, du moins en règle générale. Il le fera en nous renvoyant au témoignage de ceux qui ont vu. Il le fera en nous renvoyant à la Parole reçue, à la Bible lue dans la communauté des frères. “Heureux sont ceux qui croient sans m’avoir vu”, dit Jésus à Thomas reconquis, et l’évangéliste ajoute : ”Ce qui se trouve dans ce livre a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et pour que, par cette foi, vous ayez la vie en lui” (v. 29 &amp; 31). Il le fera par l’action victorieuse et convaincante de l’Esprit qu’il a promis de manière ferme à ceux qui le demandent sérieusement, c’est-à-dire avec la volonté arrêtée de se laisser engager au service de Dieu dans le service des frères.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, à nous tous qui doutons, je recommande ceci :        <br />
       Ne classons pas le dossier !        <br />
       Gardons-nous de considérer l’affaire comme réglée !       <br />
       Gardons-nous de l’indifférence !        <br />
       Disons au Seigneur, tout simplement, où nous en sommes !        <br />
       Confions-lui, même si c’est avec violence,…       <br />
       nos doutes,        <br />
       les incrédulités qui nous habitent,        <br />
       les impossibilités de croire qui nous cabrent !        <br />
       Avec d’autres, ouvrons la Bible et demandons le cadeau de l‘Esprit ! Disons : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute”.       <br />
              <br />
       C’est là l’unique remède, mais c’est un remède puissant, un remède qui agit, car — je le répète et, au fond, je n’ai rien d’autre à dire — Jésus est puissant ;        <br />
       Jésus est vivant ;        <br />
       Jésus est ressuscité ;        <br />
       son action qu’on pouvait croire éteinte avec sa mort, continue ; elle se poursuite à travers les siècles des siècles.       <br />
       Gloire soit rendue au Seigneur !       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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