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 <title>Cultes-protestants.org</title>
 <subtitle><![CDATA[Eléments pour préparer un culte protestant]]></subtitle>
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 <updated>2008-05-18T18:44:47+01:00</updated>
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   <title>1er dimanche de la Trinité - Deutéronome 6, 4-9</title>
   <updated>2008-05-13T08:51:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/1er-dimanche-de-la-Trinite-Deuteronome-6,-4-9_a1282.html</id>
   <category term="Prédications pour lecteurs" />
   <summary><![CDATA[Epal - service des lecteurs - Bertrand Clauss
1er dimanche de la Trinité - 25 mai 2008
Apôtres et prophètes - Deutéronome 6, 4-9]]></summary>
   <published>2008-05-13T08:46:00+01:00</published>
   <author><name>Bertrand Clauss</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <br /><br />Chers frères et s&#339;urs en Christ,<br />Avec ce passage biblique nous sommes plongés au c&#339;ur de la foi du peuple d'Israël. C'est une prière, une confession de foi que les juifs pratiquants récitent aujourd'hui encore matin et soir. Nous chrétiens avons également notre confession de foi ; elle commence par « je crois&#8230; » Je crois en Dieu le Père, je crois en Jésus-Christ, je crois au Saint-Esprit.<br />Mais celle-ci, commence par « écoute ». Avant de dire ou de faire quoi que ce soit, écoute d'abord. Ecoute ce que le Seigneur ton Dieu a à te dire ; il te parle. Il se révèle à toi. Ce Dieu qui parle est le même qui a délivré le peuple d'Israël de l'esclavage en Egypte. C'est encore le même qui a accompagné le peuple dans sa traversée du désert. Il est celui qui a promis aux anciens une terre pour s'y établir. A la veille de pénétrer dans cette terre Dieu parle et donne ses instructions, ses commandements pour que son peuple puisse y vivre heureux.<br />Ecoute d'abord les paroles, les commandements qu'il t'a donnés au moment où il a scellé son alliance avec toi. Veille à ne pas les oublier, veille à les mettre en pratique.<br />Ecoute et découvre qui il est : Il est le Dieu unique. Il n'y a pas d'autres dieux à côté de lui. Peux-tu le confesser ? Peux-tu confesser que dans ta vie il n'y a pas d'autres dieux que le Seigneur ton Dieu ? Si tu le confesses alors tu t'engages aussi et cela a des conséquences dans ta vie. Tout comme il n'y a pas d'autres dieux à côté du Seigneur il n'y a pas non plus d'autre amour dans ta vie que celui qui te pousse vers le Seigneur. Confesser le Dieu unique et l'aimer intégralement vont de pair et sont indissociables.<br />Tu dois aimer<br />Mais la question qu'on peut se poser est : « peut-on ordonner l'amour » L'amour, n'est-ce pas quelque chose qui nous prend sans que l'on s'y attende et souvent sans qu'on le veuille ? Oui, quand l'amour est là, quand l'amour nous prend, il ne fait pas dans la demi-mesure, c'est notre être entier qui est engagé et plus rien ne lui résiste.<br />L'amour pour Dieu naît de l'étonnement. De l'étonnement des actions de Dieu dans notre vie. Lorsque nous écoutons et reconnaissons tout ce qu'il a fait pour nous dans notre vie, dans notre histoire, alors nous sommes déjà pleinement pris dans cette relation d'amour.<br />Plus qu'un ordre c'est un appel que Dieu m'adresse directement. Un appel non pas aux sentiments, mais au c&#339;ur, c'est-à-dire au lieu même où pour l'homme de l'Ancien Testament naît la volonté. Cet appel m'ordonne à sortir de moi et à me tourner vers les autres. Et cet appel peut devenir pour moi libération et source de bonheur.<br />Jésus lui aussi fera référence à cet appel à l'amour lorsque le jeune homme riche pose la question du commandement principal de la loi.<br />«&nbsp; tu aimeras » répondra Jésus, tu aimeras le Seigneur ton Dieu&#8230; et tu aimeras aussi ton prochain comme toi-même.<br />L'amour incarne donc la valeur essentielle à la quelle doit se conformer toute notre vie.<br />L'appel à l'amour qui à priori s'énonce comme une contrainte peut être libératrice car elle m'aide à porter le poids qui pèse sur moi, en mettant mon attention sur Dieu et les autres.<br /><br />Ecoute, aime et ensuite répète.<br />Souvent, nous avons la mémoire courte. Nous faisons appel à Dieu quand tout va mal, puis quand l'épreuve est derrière nous, nous oublions.<br />‘Répète, tous les jours, matin et soir, ' c'est l'invitation à la persévérance pour maintenir en nous une mémoire spirituelle à la fois quand tout va bien, mais aussi pendant et après les moments d'épreuve. De très beaux psaumes nous invitent à cette mémoire spirituelle.<br />&nbsp;« Bénis le Seigneur, ô mon âme, et n'oublie aucun de ses bienfaits » Ps 103,2 par exemple. Cet appel à la répétition et à la persévérance a pour fondement la fidélité de Dieu. Mon âme, mon c&#339;ur, tout mon être répète la parole de Dieu, la garde en mémoire parce que Dieu se souvient de moi, il me parle et attend ma réponse.<br />L'interprétation littérale de ce v,8 a conduit les juifs tout au long de l'histoire à mettre <br />ce texte écrit sur des petits morceaux de parchemin, enfermés dans de petites boîtes de cuir. Les pratiquants les attachent à leur front et à leur bras gauche pendant la prière.<br />Ils placent ainsi des signes. Des signes pour eux-mêmes, pour ne pas oublier et pour maintenir vivante en eux cette mémoire spirituelle. Des signes aussi pour les autres. Les téphillins ou les lacets si vous préférez et les phylactères (les étuis en cuir) deviennent des signes de reconnaissance pour une communauté de croyants. Ils deviennent également un témoignage pour le monde dans lequel ils vivent leur fidélité au Seigneur.<br />Quels sont les signes que nous posons dans notre vie de foi, pour ne pas oublier, pour nous retrouver en communauté de croyants et pour témoigner notre foi dans notre monde ?<br />Trois lieux nous sont évoqués dans notre texte pour témoigner de notre attachement à notre Seigneur.<br />Il y a d'abord le cadre familial, premier lieu de témoignage : « Tu les répèteras à tes fils ». Souvent nous entendons dans la bouche des parents ou des grands parents qu'ils ne veulent rien imposer à leurs enfants en matière de religion, ni de foi, mais qu'ils préfèrent que les enfants choisissent eux-mêmes plus tard, lorsqu'ils seront en âge de comprendre et de prendre des décisions. Mais rien de tout cela nous est indiqué dans notre texte. Au contraire, les parents ne doivent pas se reporter sur d'autres pour assurer la catéchèse à leurs enfants. La maison, le vécu quotidien sont les premiers lieux de témoignage et d'enseignement et de transmission de la foi. D'ailleurs si rien n'est vécu à la maison ont-ils réellement le choix plus tard. C'est parce qu'ils ont eu des modèles de foi vivante que les enfants peuvent un jour se positionner et choisir de continuer ou de prendre une autre voie. Sans modèle, sans enseignement il n'y a pas d'alternative !<br />Et d'ailleurs leur laissons-nous le choix pour apprendre à lire et à écrire ? Non, parce que nous estimons que cet apprentissage est essentiel pour leur vie et leur avenir. N'est-ce pas la même chose pour la transmission de la foi ?<br />Il y a ensuite la catéchèse. Le témoignage dans le cadre familial doit ensuite retrouver le témoignage dans la catéchèse, paroissiale ou scolaire. N'ayons pas peur de les plonger dans d'autres témoignages, n'ayons pas peur de les pousser à apprendre par coeur, à répéter des versets, des prières, des psaumes. Il arrive souvent que les parents dispensent leurs enfants de catéchèse scolaire pour leur permettre de bénéficier d'une heure libre supplémentaire. Le motif invoqué est souvent le même: « Notre enfant est déjà inscrit au catéchisme paroissial et cela évite de suivre deux fois le même programme ». En admettant un instant que les programmes soient identiques est-ce tellement grave de faire réentendre la parole de Dieu une seconde fois à son enfant ? La répétition n'est-ce pas justement la base de la transmission ?<br />N'est-ce pas la multiplicité des sources de témoignages qui m'ouvre à la foi et aux autres ?<br />Et pour terminer il y a nos communautés. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » est un appel adressé à la communauté entière. Aimer et témoigner n'est pas seulement l'affaire des parents dans les familles ou du pasteur dans la paroisse, elle est l'affaire de tous les fidèles. Nos communautés gagneraient à retrouver le chemin du témoignage dans ce cadre communautaire, que ce soit à travers du culte ou lors des études bibliques ou autres partages. Laissons une place ouverte à une spontanéité qui témoigne de notre attachement à notre Seigneur ?<br />C'est sur cette idée forte de témoignage que je voudrais terminer cette prédication, parce qu'elle résume bien l'enjeu de notre texte de ce matin. Le témoignage vivant est celui qui me fait entrer dans la compréhension du Dieu vivant, du Dieu qui me fait sortir de mes esclavages, celui qui m'accompagne dans mes déserts et qui me promet un avenir.<br />Dans cette relation au Dieu vivant il y a de la place pour des signes visibles, pour des répétitions de toutes sortes, dans la mesure où ils sont des indications de&nbsp; l'appartenance très forte au Seigneur et dans la mesure où ils peuvent aussi être des poteaux indicateurs sur le chemin qui mène à lui. Soyez des témoins vivants, dans vos familles, dans votre communauté et dans le monde dans lequel vous vivez.<br />Amen&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /><br />Bertrand CLAUSS
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/1er-dimanche-de-la-Trinite-Deuteronome-6,-4-9_a1282.html" />
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   <title>Fête de la Trinité - 2 Corinthiens 13, 11-13</title>
   <updated>2008-05-09T17:32:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Fete-de-la-Trinite-2-Corinthiens-13,-11-13_a1281.html</id>
   <category term="Prédications pour lecteurs" />
   <summary><![CDATA[EPAL - Service des lecteurs - Bernard KAEMPF
Fête de la Trinité - Dimanche 18 Mai 2008
La Sainte Trinité - 2 Corinthiens 13, 11-13]]></summary>
   <published>2008-05-09T17:28:00+01:00</published>
   <author><name>Hufschmitt Georges</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Frères et Soeurs dans le Seigneur       <br />
       Vous avez tous reconnu dans ce texte une formule de bénédiction familière ; il s'agit d'une formule trinitaire, puisqu'il y est question de trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit.       <br />
       Mais, parce qu'elle est familière, cette formule comporte le risque d'être entendue et répétée de façon automatique, sans mesurer toute la portée qu'elle a pour nous. Et de toute façon la Trinité a été l'objet de nombreuses incompréhensions et querelles théologiques dans l'histoire. C'est pourquoi, essayons d'y réfléchir de la façon la plus concrète et imagée possible, en répondant aux trois questions suivantes : Quoi ? Comment ? Pourquoi ?       <br />
              <br />
       La Trinité, c'est quoi ? Réponse : c'est la grâce, l'amour et la communion.       <br />
       C'est d'abord la grâce de notre Seigneur Jésus.       <br />
       Dans grâce il y a l'idée de gratuité, de remise de dette et aussi de proximité. En effet, la grâce de notre Seigneur Jésus Christ exprime qu'en lui Dieu s'est abaissé jusqu'à nous, les hommes. En Jésus Dieu est devenu accessible, proche, pour offrir aux humains, ses créatures, la grâce au sens de pardon, d'effacement des fautes qui autrement auraient entraîné le jugement et la condamnation. C'est bien en Jésus que le pardon se concrétise.       <br />
       La Trinité c'est aussi, et même avant la grâce, l'amour de Dieu le Père. Cet amour devient visible et vivant en Jésus-Christ et dans sa grâce - et le pardon offert par Dieu en est l'expression. La grâce découle de l'amour et l'amour ne va pas sans la grâce, à la fois au sens de pardon et de réconciliation.       <br />
       L'amour implique que celui qui aime désire toujours le meilleur pour celui ou celle qu'il aime, et cela est vrai aussi pour l'amour du Père pour nous. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'amour puisse et doive tout accepter, tout laisser faire et tout laisser passer. En effet, l'amour comporte également un aspect d'autorité, qui consiste à dire ou à rappeler la règle ou la loi. Amour et justice vont ensemble, même si l'amour a toujours le dernier mot.       <br />
       La Trinité c'est enfin la communion du Saint Esprit.       <br />
       Là où il y a l'amour et la grâce, là aussi existera la communion, au sens d'union, de solidarité et de communauté. Le Saint Esprit nous invite et nous pousse à rechercher et à entretenir la bonne relation à la fois avec Dieu, bonne relation que Dieu a rendu possible en venant d'abord vers nous par amour et par grâce en Jésus Christ ; mais en plus de la relation avec Dieu, le Saint Esprit tend aussi à favoriser la bonne relation et communication des humains entre eux (dans certaines traductions on peut lire communication au lieu de communion).       <br />
       Essayons d'imaginer le monde qui pourrait être le nôtre, si de telles bonnes relations régnaient entre tous ses habitants. Ce serait un monde d'union et de communion, un monde dans lequel personne ne chercherait plus à dominer l'autre ou à vivre à ses dépens. C'est du rêve, de l'utopie, direz-vous. Mais il existe bien des rêves qui deviennent réalité, pourvu que le rêveur y prête attention et contribue à sa réalisation, en l'occurrence en laissant la Trinité jouer un rôle dans sa vie.       <br />
              <br />
       Comment expliquer la Trinité ? Réponse : par une image.       <br />
       Nous pouvons essayer d'en donner une explication en prenant l'image d'une huile que les bricoleurs connaissent bien et qui s'appelle « Trois en un ». Cette huile est contenue dans un seul et même récipient, mais elle a trois propriétés différentes, puisque, comme l'indique l'étiquette, elle « lubrifie, nettoie et empêche la rouille ».       <br />
       Ne pourrait-on pas reconnaître dans ces vertus les propriétés de chacune des trois personnes qui forment la Trinité et l'expliquer par cette image ?       <br />
       Le Père nettoie, il enlève nos taches et nos fautes, parce qu'il les pardonne. Le Fils, par sa grâce et l'exemple qu'il nous donne et si nous voulons bien le suivre, empêche la rouille de se reformer, les taches de réapparaître, et les humains de retomber dans les fautes et les ornières du passé.        <br />
       Et le Saint Esprit lubrifie, il facilite la circulation de la parole, il encourage la relation, il empêche que cela coince et grince dans la communauté et dans la communion entre les humains.       <br />
       Cette huile « Trois en un » a bien plusieurs propriétés qui se complètent, mais il s'agit d'une et même huile. Il en est de même de la Trinité, Dieu « trois en un », si complexe au premier abord pour notre raison, et pourtant si facile à comprendre à travers une image.       <br />
              <br />
       Pourquoi la Trinité ? Réponse : pour souligner la solidité, la fiabilité et la stabilité de Dieu.       <br />
       Si le Dieu des chrétiens, est un Dieu unique qui se révèle sous trois personnes ou trois propriétés différentes, c'est que c'est un Dieu solide et stable, sur lequel nous pouvons nous appuyer et sur lequel nous pouvons compter et fonder nos espérances.       <br />
       Nous pouvons, là encore, illustrer cette solidité et cette stabilité du Dieu trois en un à l'aide d'une image : celle d'un tabouret ou d'une table à trois pieds.       <br />
       Les meubles à trois pieds sont les plus stables qui existent car, même si les trois pieds n'ont pas tous exactement la même longueur, ils ne vacillent ou ne bougent pas pour autant, contrairement à ceux qui ont quatre pieds et qui balancent et sont instables et incommodes si l'un des pieds est seulement un tout petit peu plus court que les autres.       <br />
       De la même manière le Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint Esprit est un Dieu stable, solide sur lequel chacun peut s'appuyer sans crainte.       <br />
       De plus, ce Dieu un qui se révèle sous trois visages est ainsi accessible à un plus grand nombre de personnes, car, en fonction de leur caractère ou de leur éducation, ou selon leurs situations, certaines personnes préfèrent se tourner vers la figure du Père, d'autres se sentent plus en confiance avec le Fils, et d'autres encore apprécient tout particulièrement Dieu sous l'aspect du Saint Esprit.       <br />
       Oui, il y a des personnes qui recherchent davantage Jésus, comme frère et comme compagnon humain, et qui se retrouvent mieux avec lui et en lui. D'autres personnes ou d'autres situations requièrent plutôt la relation avec Dieu le Père, perçu comme autorité et comme force protectrice. Et puis, d'autres encore accrochent mieux avec Dieu le Saint Esprit, Saint Esprit qui est en relation avec la sagesse et qui, de ce fait, leur apparaît comme figure ayant des caractéristiques féminines et maternelles, avec l'intuition, la spontanéité, l'enthousiasme et l'attention à la personne qui vont avec. Ce n'est pas par hasard que dans la Bible l'Esprit Saint est appelé Paraclet, qui signifie l'avocat qui parle pour nous et prend notre défense, comme le ferait une bonne mère.       <br />
       L'attirance vers l'une ou l'autre des personnes de la Trinité n'est pas seulement une affaire personnelle et individuelle, elle est également perceptible dans et à travers les différentes Eglises chrétiennes, dont certaines mettent davantage l'accent sur le Père, d'autres sur Jésus le Fils, et d'autres encore sur l'Esprit Saint. Ainsi on a souvent estimé que les protestants réformés, privilégient un peu le Père, en insistant sur l'Ancien Testament, sur la Loi, et sur l'&#339;uvre de Dieu envers les Juifs.       <br />
       Les Luthériens, eux, insistent plutôt sur Jésus, le Christ, en mettant fortement l'accent sur l'&#339;uvre de rachat de nos péchés qu'il a accomplie sur la croix.       <br />
       Quant aux Pentecôtistes et aux charismatiques, ils mettent le Saint-Esprit en avant et veulent surtout développer tous les dons que l'Esprit dispense.       <br />
       Mais en fonction de ce que nous avons dit par rapport aux meubles à trois pieds et à la longueur de ceux-ci, privilégier un peu l'une des personnes de la Trinité par rapport à l'autre ne porte pas à conséquence, pourvu que les deux autres ne soient pas oubliées, voire carrément rejetées.       <br />
       Car il faut le tout, il faut les trois : la foi chrétienne est trinitaire, c'est-à-dire basée sur l'action complémentaire et combinée des trois personnes : chaque personne conduit toujours à l'autre : le Père au Fils, le Fils à l'Esprit, l'Esprit au Père et au Fils, et ainsi de suite, comme nous avons essayé de l'illustrer par l'image de l'huile « Trois en un ». Ainsi, si vous-mêmes êtes plutôt attiré par le Père, ou plutôt par le Fils ou plutôt par le Saint Esprit, avocat et intercesseur, vous n'êtes pas hérétique pour autant, pourvu que vous n'ignoriez pas les deux autres personnes.       <br />
       De toute façon, Dieu en soi reste et même doit rester un mystère ; et quoi que nous fassions ou disions, nous n'en aurons jamais fait le tour, car sinon il ne serait tout simplement plus Dieu ! Amen.       <br />
              <br />
       Bernard Kaempf       <br />
              <br />
              <br />
       Cantiques :       <br />
       Gloire à ton nom : ARC 261 = NCTC 254       <br />
       Viens, Saint esprit, Dieu créateur : ARC 504 = AL 35,01       <br />
       Saint Esprit, Dieu de Lumière : ARC 507 = NCTC 216       <br />
              <br />
              <br />
       Un amour sans borne - auquel rien ne peut être ajouté, et duquel rien ne peut être retiré.       <br />
       Un amour qui ne fait pas de différence - devant lequel tous ont la même valeur, auquel tous ont la même prétention.       <br />
       Un amour inconditionnel - exempt de tentatives égoïstes de le mériter ou de tentatives autodestructrices de le dédaigner.       <br />
       Un amour personne- qui nous choisit et nous appelle par notre nom, se soucie de nos problèmes, connaît nos péchés, et cependant nous cherche.       <br />
       Un amour universel - qui tend ses bras pour étreindre chaque nation, chaque peuple, chaque tribu, chaque famille et chaque groupe linguistique.       <br />
       Un amour qui guérit       <br />
       qui apaise nos chagrins, calme nos détresses spirituelles notre douleur, et nous restaure.       <br />
       Un amour qui pardonne       <br />
       auquel rien n'échappe, mais qui pardonne tout et oublie, et nous offre un tableau propre, pour écrire une nouvelle biographie.       <br />
       Un amour qui réconcilie       <br />
       qui supporta la croix, pour nous sauver, vous et moi.       <br />
       Un amour victorieux qui a vaincu la puissance de la mort, du péché et de la peur, et nous donne la vie afin que nous la partagions avec d'autres.       <br />
       Un amour qui renouvelle - qui recharge notre énergie faiblissante et renouvelle notre faible consécration.       <br />
       Un amour éternel - qui ne nous abandonne jamais, même quand tous les autres supports ont disparu.       <br />
       Un amour stimulant - qui nous rend capable d'aimer comme Il nous a aimé, et de vivre pour Lui et non pour nous-même !       <br />
              <br />
              <br />
       ¼ - Service des Lecteurs -  SL &#8211; 22 &#8211; 15.05.2008 &#8211; Bernard KAEMPF
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Fete-de-la-Trinite-2-Corinthiens-13,-11-13_a1281.html" />
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   <title>Pentecôte - Romains 8, 1-2(3-9)10-11</title>
   <updated>2008-05-09T17:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Pentecote-Romains-8,-1-2-3-9-10-11_a1280.html</id>
   <category term="Prédications pour lecteurs" />
   <summary><![CDATA[EPAL - Service des lecteurs - Yves KELER
Dimanche de la PENTECÔTE - 11 mai 2008
L’Eglise de l’Esprit - Romains 8, 1-2(3-9)10-11]]></summary>
   <published>2008-05-09T17:25:00+01:00</published>
   <author><name>Hufschmitt Georges</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      (Cette prédication a un caractère pédagogique marqué, conformément à la volonté de l'apôtre Paul. Il faut la tenir avec clarté et décision, pour la rendre vivante)       <br />
       &#8201;       <br />
       A.	1. 	Aujourd'hui, nous fêtons le don du Saint-Esprit à l'Eglise du Christ, réunie à Jérusalem&#8201;, le jour de la Pentecôte. Cela fut un événement considérable, car ce jour là 3000 personnes devinrent chrétiennes et furent baptisées.       <br />
       		Ici apparaît un des éléments essentiels du Saint-Esprit&#8201;: il est Créateur&#8201;: c'est-à-dire qu'il transforme les hommes et les fait entrer dans une vie nouvelle.       <br />
       &#8201;       <br />
       	2. 	Cela nous conduit à la question&#8201;: Qu'est-ce que le Saint-Esprit&#8201;?       <br />
       	a.	Il est l'Esprit de Dieu, et cet Esprit est surtout trois choses, comme l'esprit humain&#8201;: la force, l'intelligence, l'amour.       <br />
       	- 	la force&#8201;: elle met le corps et l'esprit en action       <br />
       	- 	l'intelligence&#8201;: elle fait comprendre ce qui se passe autour de nous et en nous.       <br />
       	-	l'amour&#8201;: il me fait entrer en relation avec les autres.       <br />
       		L'Esprit de Dieu, c'est sa force, son intelligence et son amour.       <br />
       	b.	Il est aussi l'Esprit du Christ. Car cet Esprit de Dieu, de force, d'intelligence et d'amour, était aussi en Jésus. C'est cet Esprit de Dieu en lui qui a permis à Jésus de faire tout ce qu'il a fait&#8201;:       <br />
       	- 	avoir la force d'obéir en tout, d'aller à la mort, de ressusciter&#8201;       <br />
       	- 	de comprendre la volonté de Dieu et aussi les hommes       <br />
       	- 	d'aimer les humains et de les guérir, de les sauver       <br />
              <br />
       	3.	Ce saint-Esprit-là, si nous l'accueillons, est Créateur&#8201;: il nous transforme&#8201;: -selon la force, l'intelligence, l'amour de Dieu       <br />
       	- 	selon le modèle du Christ, en qui cet Esprit agissait.  Il produit en nous ce qu'il a produit en Jésus&#8201;: une vie nouvelle,       <br />
       	- 	qui plaît à Dieu       <br />
       	- 	qui nous rend nous-mêmes plus heureux.       <br />
              <br />
       B. 	1.	Voilà ce que Paul veut nous faire comprendre dans ce 8e chapitre de sa lettre aux Romains.       <br />
       		Saint-Paul, qui est un rabbin juif très instruit, parle de façon compliquée pour nous. Il exige de nous de l'attention. Mais ce qu'il dit est facile à comprendre.       <br />
       	2.	En nous, il y deux éléments fondamentaux&#8201;: la chair et l'esprit, qui sont réunis dans notre corps. Chacun a sa loi, comme dit Saint-Paul, c'est-à-dire ses nécessités, ses désirs, sa volonté.       <br />
       		La loi de la chair, c'est&#8201;: manger, boire, dormir, se reposer, travailler, se reproduire par la vie sexuelle, avoir des enfants, vieillir, être malade, mourir.       <br />
       		La loi de l'esprit, c'est&#8201;: penser, réfléchir, agir, parler, entrer en relation avec les gens, communiquer avec les autres, aimer, haïr.       <br />
       &#8201;		Et là, il y a deux possibilités&#8201;:       <br />
       		- 	ou bien l'esprit domine et s'impose à la chair       <br />
       		- 	ou bien la chair domine et s'impose à l'esprit.       <br />
       &#8201;		Si la chair s'impose, elle impose sa loi&#8201;: l'esprit sera occupé à satisfaire le corps. Mais très vite, le mal va apparaître, à cause de toutes sortes de désirs auxquels nous succomberons. Si l'esprit domine, il tiendra le corps en laisse, mais le mal apparaîtra aussi, car l'esprit de l'homme est également mauvais&#8201;: l'esprit humain se trompe, il est méchant, il peut haïr ou mépriser.       <br />
       		Saint Paul appelle cet ensemble de la chair et de l'esprit&#8201;: l'homme naturel. Tel quel, il est pécheur, par nature&#8201;: ce n'est pas un crime, c'est un fait&#8201;!       <br />
              <br />
       	3.	Que va faire Dieu, ou plutôt&#8201;: qu'a-t-il fait&#8201;pour nous aider?       <br />
       		Il envoie le Christ dans un corps humain, dans notre chair, mais avec un esprit divin, avec son Esprit. Et ce Christ meurt&#8201;et ressuscite:       <br />
       	- 	il fait mourir ce qui est de la chair, le corps mortel et naturel       <br />
       	- 	il ressuscite ce qui est de l'Esprit, le spirituel en Christ       <br />
       		Dieu nous donne cet Esprit qu'il a mis dans le Christ, pour qu'il remplace notre esprit naturel, et qu'il domine sur notre chair. Et notre chair et sa loi, Dieu les fait mourir par le Christ et avec lui.       <br />
       &#8201;       <br />
       	4.	C'est le sens du baptême, et de notre baptême.       <br />
       		Le baptême est directement rattaché à la Pentecôte, puisqu'il suit le discours de Pierre. Pour cette raison, le dimanche de Pentecôte fut longtemps le 2e dimanche de baptême, après celui de Pâques, qui était le premier.       <br />
       		Dans le baptême, notre corps est noyé dans l'eau&#8201;: Dieu fait mourir la loi de la chair.       <br />
       	-	Dieu nous donne son Esprit et celui du Christ, pour qu'ils transforment et prennent place dans notre esprit humain.       <br />
       		Notre corps, notre homme naturel, est soumis à l'Esprit de Dieu. Il vit sous une nouvelle loi&#8201;: celle de l'Esprit et du Christ       <br />
       C.	1.	Ainsi, nous devenons des créatures nouvelles.       <br />
       		A partir de maintenant, nous pouvons accomplir la volonté de Dieu, au lieu de suivre simplement nos désirs. Nous pouvons mener une vie qui plaise à Dieu, comme le dit Saint-Paul au verset 8&#8201;: «&#8201;Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu&#8201;!&#8201;»	       <br />
       	2.	Par là nous deviendrons aussi plus heureux&#8201;:       <br />
       &#8201; 		Car notre vie toute entière prendra un sens nouveau. Nous découvrons les choses, les hommes, nous-mêmes, avec l'&#339;il de Dieu. Avec espérance donc.       <br />
       &#8201;D. 		Voilà la vie nouvelle dans laquelle sont entrées ces 3000 personnes, le jour de la Pentecôte. Et puisque nous sommes leurs successeurs, faisons comme eux&#8201;: laissons l'Esprit de Dieu régner sur nos c&#339;urs. Amen.       <br />
              <br />
       Yves Kéler       <br />
              <br />
       Chants       <br />
       NCTC 215, ARC 509, ALL 35/06 		Viens, Saint-Esprit, Dieu Créateur       <br />
       Psaume 118 II&#8201;:&#8201; ALL 64/38, 2e partie&#8201;: 	«&#8201;Ouvrez-moi&#8230;&#8201;»       <br />
       NCTC 220, ARC 504, ALL 35/01 		Viens, Saint-Esprit, Dieu Créateur       <br />
       NCTC 216, ARC 507, ALL 35/07&#8201; 		Saint-Esprit, Dieu de lumière       <br />
       &#8201;       <br />
       Eingang: 	RA 133, EG 135&#8201; 	Schmückt das Fest mit Maien       <br />
       		Psalm 118 II: RA rot 67/19-31, EG 764.2       <br />
       Gradual-Lied, zwischen Epistel und Evangelium&#8201;       <br />
       	RA 124/1+2 , EG 127/1+2&#8201; 	Jauchz, Erd, und Himmel juble hell       <br />
       	RA 130/1, EG 130/1 	O Heilger Geist, kehr bei uns ein       <br />
       Vor der Predigt: 	RA 125, EG 126&#8201; 	Komm, Gott Schöpfer, Heiliger       <br />
       Nach der Predigt: 	RA 134, EG 133&#8201; 	Zeuch ein zu deinen Toren       <br />
       			RA 129, EG 124 	Nun bitten wir den Heilgen Geist       <br />
       Ausgang: 		RA ou EG 130,7	Gib, dass in reiner Heiligkeit       <br />
       			RA 127,3, EG 125 	Du heilige Glut
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Pentecote-Romains-8,-1-2-3-9-10-11_a1280.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean 20 v 19-23 Daniel CHAILLOU</title>
   <updated>2008-05-05T11:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Jean-20-v-19-23-Daniel-CHAILLOU_a1279.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-05-05T11:30:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Textes :	Jérémie 31/31-34 ; Galates 5/22-25 ; Jean 20/19-23       <br />
       Genre :	Prédication       <br />
       Auteur :	Daniel CHAILLOU       <br />
       Source :	Prédication du 21.01.2004 à l'église de Saint-Quentin les Sources à Montigny (78), trouvée sur le site de l'Eglise réformée de Saint-Quentin en Yvelines, http://ersqy.free.fr/.       <br />
              <br />
       Lien direct :	http://ersqy.free.fr/textes/pr040121dc.php       <br />
              <br />
              <br />
       Prédication du mercredi 21 janvier à l'église de St Quentin les Sources à Montigny par le pasteur Daniel Chaillou pendant la semaine de prière pour l'unité des chrétiens        <br />
              <br />
       En plus du psaume, trois lectures de l'Ecriture sainte nous parlent du grand projet de Dieu.        <br />
       Selon Jérémie, c'est l'annonce visionnaire d'un temps nouveau où Dieu habitera, par son Esprit, dans le coeur de ceux qui ont été choisis pour vivre ce grand projet et en témoigner.        <br />
       Dans l'évangile selon Jean, c'est Jésus qui transmet à ses disciples une mission exceptionnelle en même temps qu'il souffle sur eux la force de l'Esprit saint.        <br />
       Pour l'apôtre Paul c'est le temps de l'exhortation à se rendre disponible à l'action de l'Esprit.        <br />
              <br />
       Comme c'est de coutume, une équipe oecuménique d'une région du monde chaque année différente, prépare le thème et le choix des lectures bibliques pour la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Cette année c'est une équipe oecuménique de la ville d'Alep en Syrie qui nous invite à la méditation et à la prière à partir des paroles de Jésus à ses disciples : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne&#8230;" (Jean 14, 27).        <br />
              <br />
       La paix à la manière visionnaire de Jérémie.        <br />
       Il ne faudrait pas s'imaginer trop vite que le prophète Jérémie est un illuminé qui ne connaît rien à la vie de son temps. Bien au contraire, il est bien placé pour savoir ce que cela peut lui en coûter. Est-ce avant ou après avoir proclamé ces paroles, nous ne savons, mais il sera jeté comme prisonnier dans une citerne boueuse pour avoir courageusement mis le pouvoir royal en garde contre de mauvais choix d'alliance guerrière.        <br />
       C'est précisément en ces temps où se prépare et même se déchaîne la guerre dans son pays et dans sa ville Jérusalem, que Jérémie reçoit comme une vision de réconciliation. Pour lui, il n'y a aucun doute, le salut vient de Dieu et de lui seul. Le Seigneur prépare le pardon des fautes les plus terribles.        <br />
       Tout va de travers dans la société de son temps. Religieux et gouvernants s'arrangent pour faire croire à la réussite des pires compromissions et tripatouillages. Tout le monde se méfie de tout le monde mais on s'arrange pour se tromper les uns les autres. Il y a belle lurette qu'on ne se préoccupe plus d'observer les commandements de la Loi de Moïse.        <br />
       Fort heureusement, Jérémie, reçoit de la part du Seigneur cette vision d'espérance qui porte le regard au-delà de la tourmente immédiate. Le prophète annonce le projet de Dieu. Ce regard visionnaire affirme l'amour de Dieu pour ceux qui se laisseront gagner par son Esprit. Les pires fautes commises, elles auront leurs inévitables conséquences de conflits entre les hommes. Et cependant Dieu se prépare à pardonner par amour, persuadé que les hommes qu'il a créés à son image le seront véritablement lorsque son Esprit inscrira de manière inaliénable, ses directives au fond des coeurs. Un temps nouveau s'annonce selon le prophète. Les croyants ne vivront, ne penseront, n'agiront et surtout n'aimeront que par l'Esprit que Dieu mettra en eux.        <br />
       Il me semble que Jérémie a su passer le flambeau au-delà de sa génération. Nous avons constamment besoin de ce regard visionnaire au milieu des turpitudes de notre temps.        <br />
              <br />
              <br />
       Jésus ressuscité est celui qui nous donne l'Esprit et sa paix        <br />
       Comme toujours et comme au temps de Jérémie les hommes aspirent à la paix : paix autour de soi, paix entre les populations, paix entre les religions, paix entre les nations, etc. Mais comme au temps de Jérémie l'impossibilité demeure, car il y faut une véritable transformation intérieure de l'être humain.        <br />
       Juste après sa résurrection, Jésus rejoint ses disciples barricadés dans la maison et enfermés dans leur angoisse, pour leur donner la paix à sa façon. Non pas, nous dit l'évangile, à la manière du monde, mais à la façon de son Père qui aime et ressuscite d'entre les morts, d'entre les peurs, d'entre les angoisses de toutes sortes. "Je vous donne ma Paix", dit Jésus à ses disciples qui en un instant passent d'un sentiment de peur à celui de la joie, d'une impression d'angoisse à celle de la sérénité.        <br />
       Mais parce qu'il ne s'agit pas d'un simple mouvement d'humeur qui serait pourtant déjà bien appréciable, Jésus souffle sur eux afin qu'ils reçoivent l'auteur de cette transformation intérieure. C'est la vision de Jérémie qui se réalise pour eux à ce moment précis de leur histoire. L'Esprit saint, le Paraclet, vient à eux, que dis-je ? il vient en eux pour leur accorder une grande consolation, celle du pardon, toujours premièrement nécessaire en cette affaire.        <br />
       La grande joie qu'ils éprouvent à ce moment là, c'est, je crois, celle du pardon accordé par le Père. Ils étaient semblables à des enfants perdus, coupés de l'affection de leurs parents. Les voici en un instant, rassérénés par la présence de Jésus ressuscité qui leur donne cette Paix que le monde ne peut offrir. De la même façon nous la recevons du Père. De la même façon nous recevons le souffle de l'Esprit.        <br />
              <br />
       Paul, l'apôtre, exhorte les chrétiens de Galatie à vivre par l'Esprit pour en porter les fruits.        <br />
       Pour l'apôtre en effet, assurés du pardon en Jésus-Christ mort et ressuscité, transformés par l'Esprit, pardonnés et aimés de Dieu, nous sommes envoyés pour manifester au monde le grand projet de Dieu au beau milieu de l'histoire des hommes.        <br />
       Certes, toujours selon ce même apôtre, notre monde est en attente et la création tout entière dans les douleurs de l'enfantement. Toutefois, l'acte fondateur a été posé par Jésus, le Christ.        <br />
       Selon la vision de Jérémie, en lui nous sommes pardonnés et réconciliés. Selon Jésus lui-même nous avons reçu sa Paix, cette paix intérieure, celle du pardon qui délivre de nos peurs et nous comble de sérénité, nous rend disponibles pour une oeuvre nouvelle.        <br />
       La paix selon les hommes, c'est beaucoup de précaution, de circonspection, de respect et de compromis afin d'élaborer un modus vivendi acceptable pour le plus grand nombre. Dans notre pays, pour l'heure, c'est un rappel de la laïcité, c'est bien et c'est juste, c'est nécessaire à notre vivre ensemble. Il s'agit toutefois d'une manière humaine et bonne de vivre en société. C'est aussi à cela que nous sommes exhortés.        <br />
       De Jésus-Christ nous recevons la Paix fondamentale de la réconciliation avec Dieu le Père par la puissance de son Esprit saint.        <br />
       Cette résurrection dont nous vivons désormais, nous entraîne à toute oeuvre portant les fruits de l'Esprit qui sont selon l'apôtre : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi. Tout un programme pour lequel il vaut la peine de se mobiliser en permanence dont nous serons capables uniquement par la réconciliation et la présence de l'Esprit de Dieu en nous. C'est le fondement premier. Amen       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Jean-20-v-19-23-Daniel-CHAILLOU_a1279.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean 20 v 19-31 Albert Greiner</title>
   <updated>2008-05-05T11:29:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Jean-20-v-19-31-Albert-Greiner_a1278.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-05-05T11:28:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	Jean 20/19-31       <br />
       Genre :	Prédication       <br />
       Auteur :	Albert GREINER       <br />
       Source :	Méditations radiodiffusées. FPF       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Frères et s&#339;urs,       <br />
       Nous parlons bien souvent de Thomas, l'incrédule&#8230; de Thomas, l'homme qui doute&#8230; Mais combien sommes-nous à lui ressembler, à nous heurter comme lui à cette incroyable nouvelle : &#8220;Jésus vit ! Il est ressuscité !&#8221; ? Oui, combien sommes-nous dans ce cas ? Des hommes, des femmes, des jeunes, des personnes âgées ; des gens qui ont suivi une instruction religieuse et d'autres qui n'en ont jamais reçu. Car je n'ai aucune honte à le dire, puisque c'est vrai : même dans le c&#339;ur des croyants, l'incrédulité et le doute arrivent à s'insinuer. Pour ma part, je ne connais pas de chrétien qui n'en ai pas senti ou qui n'en sente pas encore, à un moment ou à un autre, la morsure.       <br />
              <br />
       Oui, il nous arrive à tous d'être contaminés par la pensée dominante au point de nous demander si tout ce que dit la Bible a une quelconque réalité, si tout cela a un sens.        <br />
       Oui, il nous arrive d'être impressionnés par la manière dont notre siècle se passe de Dieu ;        <br />
       il nous arrive d'être troublés par le silence qui paraît répondre à tant de nos prières ;       <br />
       il nous arrive d'être effrayés par la cruauté, par l'injustice et par la violence d'un monde qui continue à vivre comme si Jésus n'était jamais venu, au point de douter de l'existence et de l'amour d'un Père et de nous demander si ceux qui y croient ne sont pas les victimes d'une gigantesque mystification.       <br />
              <br />
       Oui, cela nous arrive. Et même quand notre doute n'est pas théorique, quand il ne porte pas sur telle ou telle affirmation précise de l'histoire du salut, nous avons tous, chaque jour, tellement de peine à faire confiance concrètement aux promesses de Dieu, à nous appuyer sur le Ressuscité et à vivre de sa vie, que Thomas l'incrédule, Thomas le sceptique, Thomas l'homme-qui-doute nous apparaît vraiment comme un frère. Avec lui, nous sommes en bonne compagnie ! Avec lui (et avec beaucoup d'autres), nous sommes présents dans la Bible, présents dans l'histoire de Jésus. Bonne affaire, n'est-ce pas ? Bonne nouvelle pour nous, en vérité !       <br />
       Pour les uns, ce doute est un drame, ou tout au moins une souffrance et une accusation ; ils se reprochent cette incrédulité dont ils constatent avec horreur la présence.        <br />
       Pour d'autres, c'est un simple cri du c&#339;ur, combien de fois entendu : &#8220;Je voudrais bien croire, assurent-ils ; mais je n'y arrive pas !&#8221;.        <br />
       Pour d'autres enfin, qui semblent devenir sans cesse plus nombreux, ce n'est même plus une souffrance ; ce n'est même plus un cri, car pour eux la cause est depuis longtemps entendue : &#8220;l'affaire de Dieu&#8221; est jugée ; le dossier est clos ; tout cela n'existe pas ; tout cela est inutile ; tout cela, c'est du vent, et il vaut mieux s'occuper d'autre chose.       <br />
              <br />
       Thomas l'incrédule, Thomas le douteur n'appartient manifestement pas à cette dernière catégorie !       <br />
              <br />
       Voyez l'insistance, la froide passion avec lesquelles il pose, précise et accumule ses conditions ; il en énonce et il en rajoute, logiquement, systématiquement : &#8220;Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains (et d'une !), si je ne mets pas mon doigt à la place où étaient les clous (et de deux !) et si je ne mets pas ma main dans son côté (et de trois !), je ne croirai pas&#8221;; voilà ce qu'il dit avec force à ses collègues (v. 25).       <br />
              <br />
       Cette sorte de rage me fait réfléchir. Elle me fait penser à un assiégé qui édifie avec soin une triple muraille pour se protéger contre son assiégeant. Et si ce refus n'était, au fond, qu'un appel déguisé en son contraire ?        <br />
       Si l'attachement de Thomas à Jésus était, en réalité, sans qu'il le sache, plus fort que le doute qu'il proclame ?        <br />
       Si sa défense obstinée, butée, n'était qu'une imploration inconsciente ?        <br />
       Si la triple condition qu'il énonce n'était, après tout, qu'une sorte de prière à rebours, mais parfaitement sincère, dans laquelle nous pourrions légitimement reconnaître l'action secrète de l'Esprit ?        <br />
       Si c'était de cette manière paradoxale que se manifestait l'attachement de Jésus à Thomas ?        <br />
       Si c'était à cause de cela qu'il méritait, jusque dans cette scène poignante, d'être appelé &#8220;Thomas, l'un des douze&#8221;, Thomas, l'un des disciples (v. 24) ?       <br />
              <br />
       Il vaut la peine, je crois, que nous nous posions toutes ces questions. La réponse que notre récit leur donne pourrait nous inspirer un sain réalisme. Elle pourrait nous aider (et nous en avons bien besoin !) à jeter par terre la fausse image idéale que nous nous faisons trop souvent du chrétien comme de quelqu'un qui vit dans la sérénité absolue d'une foi sans nuage. Un chrétien &#8220;zen&#8221;, en quelque sorte ! Elle pourrait nous aider à jeter par terre notre fausse conception idéale de la prière comme d'un discours qui ne comprendrait jamais que des choses douces, soumises et aimables ; jamais de protestations, jamais de doutes, et tout au plus quelques rares questions bien anodines et respectueusement reléguées sur les bords.       <br />
              <br />
       Thomas, l'incrédule - Thomas, l'un des douze ! Mais si cela est vrai, nous, les incrédules, nous les douteurs, nous ne serions donc pas automatiquement exclus de la sollicitude et de l'amitié du Christ !&#8230; Nous ne serions donc pas automatiquement des brebis galeuses !&#8230; Il y aurait donc pour nous un espoir jusque dans l'heure des ténèbres ?       <br />
              <br />
       Oui, c'est cela, frères et s&#339;urs, c'est exactement cela, la bonne nouvelle que proclame cet Evangile ! Le doute de Thomas n'est pas un obstacle infranchissable pour Jésus. Absent, invisible, silencieux,        <br />
       le Ressuscité a entendu ce que disait celui qu'il aime.        <br />
       Il entend nos cris, nos défenses, nos murmures.        <br />
       Il est à l'écoute de nos appels, même quand ils franchissent nos lèvres sous forme de protestations.       <br />
              <br />
       Et, pour Thomas, il fait quelque chose de proprement inouï. Il accepte l'ultimatum. Il réalise, une à une, avec une exactitude surprenante (v. 27), les conditions posées par Thomas. L'incrédule a beau se retrancher dans la forteresse de son doute, Jésus est vivant ;        <br />
       Jésus est puissant ;        <br />
       Jésus est le plus fort ;        <br />
       Jésus le débusque et Jésus le vainc.        <br />
       La puissance de l'Esprit Saint, qui souffle avec force à la suite de la Résurrection, place sur les lèvres du disciple ce cri de foi véritable, c'est-à-dire de confiance et de consécration : &#8220;Mon Seigneur et mon Dieu&#8221; (v. 28).       <br />
              <br />
       Fera-t-il la même chose pour nous ?&#8230;       <br />
              <br />
       Je réponds &#8220;oui&#8221; sans hésiter, car je le crois. Oui, il fera la même chose, mais il la fera autrement. Il ne nous vaincra et ne nous convaincra pas par des apparitions, du moins en règle générale. Il le fera en nous renvoyant au témoignage de ceux qui ont vu. Il le fera en nous renvoyant à la Parole reçue, à la Bible lue dans la communauté des frères. &#8220;Heureux sont ceux qui croient sans m'avoir vu&#8221;, dit Jésus à Thomas reconquis, et l'évangéliste ajoute : &#8221;Ce qui se trouve dans ce livre a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et pour que, par cette foi, vous ayez la vie en lui&#8221; (v. 29 &amp; 31). Il le fera par l'action victorieuse et convaincante de l'Esprit qu'il a promis de manière ferme à ceux qui le demandent sérieusement, c'est-à-dire avec la volonté arrêtée de se laisser engager au service de Dieu dans le service des frères.       <br />
              <br />
       C'est pourquoi, à nous tous qui doutons, je recommande ceci :        <br />
       Ne classons pas le dossier !        <br />
       Gardons-nous de considérer l'affaire comme réglée !       <br />
       Gardons-nous de l'indifférence !        <br />
       Disons au Seigneur, tout simplement, où nous en sommes !        <br />
       Confions-lui, même si c'est avec violence,&#8230;       <br />
       nos doutes,        <br />
       les incrédulités qui nous habitent,        <br />
       les impossibilités de croire qui nous cabrent !        <br />
       Avec d'autres, ouvrons la Bible et demandons le cadeau de l‘Esprit ! Disons : &#8220;Parle, Seigneur, ton serviteur écoute&#8221;.       <br />
              <br />
       C'est là l'unique remède, mais c'est un remède puissant, un remède qui agit, car - je le répète et, au fond, je n'ai rien d'autre à dire - Jésus est puissant ;        <br />
       Jésus est vivant ;        <br />
       Jésus est ressuscité ;        <br />
       son action qu'on pouvait croire éteinte avec sa mort, continue ; elle se poursuite à travers les siècles des siècles.       <br />
       Gloire soit rendue au Seigneur !       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Jean-20-v-19-31-Albert-Greiner_a1278.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>1 Corinthiens 12 v 1-11 Jean-Daniel Wohlfahrt</title>
   <updated>2008-05-05T11:26:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/1-Corinthiens-12-v-1-11-Jean-Daniel-Wohlfahrt_a1277.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-05-05T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Il y a quelques années encore rares étaient les pasteurs qui prêchaient sur ce genre de textes pour la simple raison que les manifestations de l'Esprit décrites ici comme dons du Saint Esprit étaient pour le moins méconnues dans nos églises. On les laissait aux sectes et autres pentecôtistes qui avaient beau jeu de montrer du doigt ce qu'ils qualifiaient d'insuffisances des églises. Ils ont donc sauté sur le créneau et accordé large place dans leurs cultes et assemblées aux dons que Paul définit ici. Plus particulièrement d'ailleurs aux dons les plus spectaculaires, ceux des langues et de guérison. C'est ainsi que les dons que Dieu fait à son peuple sont devenus le privilège de quelques-uns.        <br />
       Dans le passage que nous avons lu, Paul déclare pourtant avec force: Dieu donne ces dons à tous et pour tous. Ils sont l'&#339;uvre du Saint Esprit en chacun et pour l'utilité commune. Depuis une certaine Pentecôte à Jérusalem il faudrait d'ailleurs dire: le Saint Esprit est/veut être à l'&#339;uvre en chacun en chacune et pour l'utilité de tous. Pour la plus grande gloire de Dieu.       <br />
       A la présence de ces dons, à leur absence on peut, disent certains, évaluer la fidélité de l'église, la qualité de sa prière, -sa vie tout simplement- puisque l'Esprit nous est promis par le Christ avant sa mort et sa résurrection, puisque non seulement c'est comme consolateur que Dieu l'offre à l'église mais à Pentecôte, c'est par l'effusion même de cet Esprit que Dieu appelle un peuple nombreux à vivre et à témoigner en Eglise.        <br />
       Relisant dans le livre des Actes, dans les épîtres de Paul les récits de témoignages des disciples, les récits de guérison voire de résurrection dont ils ont été les agents, certains parlent de démission pour l'Eglise d'aujourd'hui qui laisse si peu de place aux &#339;uvres de l'Esprit. Tout au plus y reconnaît-on les dons de la connaissance et de la prophétie. Encore la prophétie est-elle comprise comme "proclamation de la parole dans des circonstances concrètes et parfois au risque de la vie" plutôt que comme parole sur l'avenir du monde et de ses habitants. Ces dons resteront néanmoins limités, -il faut tout de même que l'ordre règne non?- aux pasteurs et à quelques personnes présentant toute garantie! Ces deux dons sont largement reconnus dans nos églises puisque c'est eux qui permettent d'expliquer la parole de Dieu et de rappeler sans cesse à nouveau la volonté de Dieu pour le monde. Quant aux autres dons que cite ici l'apôtre Paul nous restons plus circonspects, nous avons plus de mal à nous situer par rapport par exemple au don des langues ou au don de guérison.        <br />
       Sans vouloir faire de mauvais esprit je voudrais dire que Dieu ne saurait se contenter d'une église où quelques pasteurs et privilégiés seuls vivent les dons du Saint Esprit devant la foule des fidèles dont le seul        <br />
       2       <br />
       charisme serait d'écouter en silence ce qui leur est dit du haut de la chaire.        <br />
       A-t-on le droit d'accuser l'Eglise d'avoir rejeté tant de passages bibliques, tant de témoignages du Nouveau Testament, tout un passé dont témoignent le livre des Actes, les Epîtres ainsi que l'histoire de l'Eglise ancienne, de ces Chrétiens de jadis remplis du Saint Esprit et d'une foi capable de déplacer des montagnes.        <br />
       Il fut un temps pas si loin de nous où certains milieux de l'église vivaient une véritable course aux dons de l'Esprit. "Tu te veux chrétien et tu ne parles pas en langue? demandait-on tout à trac quand on ne disait pas de tel autre: ça c'est un vrai chrétien: il a le don de guérison". Tout en constatant la réalité des dons de l'Esprit, l'apôtre Paul ne pousse pas à la consommation. Et s'il affirme que les dons sont importants pour l'Eglise, le message central de ce texte n'en est pas moins celui-ci: le centre de notre foi ce n'est pas tel don de l'Esprit, c'est le Christ dont nos actes, nos paroles, nos pensées veulent témoigner. Tout don dont l'exercice n'incite pas à la louange au Christ n'est pas don de l'Esprit, ne distingue pas le chrétien du païen, n'a donc pas sa place dans l'église. Nul ne peut dire Jésus est Seigneur si ce n'est par le Saint Esprit. Même s'il y a diversité de dons, il y a un seul témoignage. C'est sur ce témoignage que le monde, que Dieu nous jugera.        <br />
       3       <br />
       Ce n'est pas tel homme ou telle femme qui est à admirer ou à louer en fonction du don qu'il ou qu'elle pratique, mais l'Esprit seul qui inspire ces dons: Il y a dons de&#8230;. de&#8230;. de&#8230; etc., mais un seul Esprit dit l'Apôtre. Il semble bien d'ailleurs que la communauté chrétienne de Corinthe ait jadis quelque peu perdu les bonnes références. Qu'on y assistait à une recherche exagérée, à une surestimation des manifestations extatiques et mystiques au dépens d'une foi plus sobre, plus mystique, plus réfléchie. C'est donc pour ramener un peu d'ordre, pour remettre en place les illuminés que Paul écrit sa lettre.        <br />
       Il y a autre chose dans cette énumération des dons. Ne devons-nous pas considérer aussi le non-dit? L'Esprit n'est-il pas vie? S'il est vie, comment voudrions-nous le cantonner, le limiter aux manifestations d'une liste établie il y a près de 2'000 ans? Autrement dit, même si reproche peut nous être fait d'avoir perdu certains dons -encore conviendrait-il de se demander si ces dons seraient vraiment utiles aujourd'hui- il n'en est pas moins indiscutable que l'Esprit agit aujourd'hui aussi, dans l'Eglise aussi et vraisemblablement même hors de l'Eglise. Nul ne peut en revendiquer l'exclusivité.        <br />
       Pour revenir à la liste de Paul, elle n'est pas exhaustive. Elle doit et peut être revue et complétée en fonction des temps, des lieux, des besoins de        <br />
       l'Eglise et des hommes.        <br />
       4       <br />
       Les temps changent, les besoins du monde, ceux de l'Eglise changent. Dieu reste le même éternellement devrait-il pour autant se manifester aujourd'hui comme il le fit jadis dans un buisson ardent ou comme il le fit pour soutenir Moïse dans le bâton changé en serpent sous les yeux de Pharaon quand celui-ci refusait de laisser sortir d'Egypte le peuple hébreu retenu en servitude.        <br />
       L'Eglise d'aujourd'hui ne peut s'affranchir des dons de l'Esprit, elle a besoin de ses dons. Elle doit pourtant les accueillir avec discernement et leur faire place. Discerner ceux qui servent l'intérêt commun, ceux qui contribuent à la gloire de Dieu, à la louange du Christ, ceux qui permettent au Royaume de Dieu de devenir réalité ici et maintenant.       <br />
       C'est une des taches du Consistoire que de reconnaître et de faire place dans la vie de la paroisse à tous ces dons que Dieu ne limite pas au Consistoire, mais qu'il distribue généreusement à chacun et chacune. Pour cela nous devons unir tous nos efforts en restant par le culte, la prière et la lecture de la Parole, en contact avec le Dieu créateur de qui nous vient tout don parfait et qui nous gardera de toute fausse décision.       <br />
       Tout en restant en contact étroit avec le passé et avec l'expérience de l'Eglise, il nous faudra veiller à ne pas accorder à ce passé -même si c'est infiniment plus sécurisant- un poids et une place qui nous        <br />
       5       <br />
       empêcherait de discerner la volonté de Dieu pour notre aujourd'hui, et ce que Dieu attend de nous en parole et en actes pour le monde dans lequel et avec lequel nous vivons.        <br />
       C'est dans cet esprit que tout à l'heure nous installerons le nouveau consistoire. L'Eglise a discerné des dons particuliers en chacun de ses membres. Ensemble nous resterons ouverts à la nouveauté, attentifs aux appels et aux besoins de ceux qui nous entourent comme de ceux qui sont au loin. Que chacun mette ses dons au service de tous pour la plus grande gloire du Seigneur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/1-Corinthiens-12-v-1-11-Jean-Daniel-Wohlfahrt_a1277.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>1 Corinthiens 12 v 3-13 Alphonse Maillot</title>
   <updated>2008-05-05T11:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/1-Corinthiens-12-v-3-13-Alphonse-Maillot_a1276.html</id>
   <category term="Commentaires" />
   <published>2008-05-05T11:23:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	1 Corinthiens 12/4-7 &amp; 12-13       <br />
       Genre :	Notes homilétiques       <br />
       Auteur :	Alphonse MAILLOT       <br />
       Source :	Qui a péché&#8230; ? - Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l'année A (Carême &#8211; Semaine sainte &#8211; Temps de Pâques &#8211; Ascension &#8211; Pentecôte - Trinité). Mission intérieure de l'Eglise Evangélique luthérienne, 1993 (p. 158-159 &amp; 162).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pentecôte       <br />
              <br />
       1 Corinthiens 12/4-7 &amp; 12-13       <br />
              <br />
       Commencer carrément au v. 4, ou alors expliquer la grosse difficulté des v. 1-3 (dans des "crises" extatiques, certains et certaines, croyant parler en langues, déclaraient que "le Christ était maudit de Dieu" ; ils ne faisaient que reprendre en l'hypertrophiant ce que Paul dit en Galates 3/13 (où ce n'est pas le même mot) et peut-être en 2 Corinthiens 5/21, à ceci près qu'ils oublient que cette malédiction du Christ a été le tremplin de sa Seigneurie. Je pense qu'il faut comprendre : "Personne, par l'Esprit de Dieu, ne peut dire du Christ qu'il est (seulement) anathème ou maudit, mais soyez en revanche certains que lorsque quelqu'un dit : "Le Seigneur, c'est Jésus", l'Esprit est présent" ; mais on voit que ce passage difficile, qui avertit qu'il ne suffit pas de garantir qu'on parle sous l'impulsion de l'Esprit pour qu'il soit effectivement présent, doit être expliqué seul - et ça en vaut la peine - ou laissé de côté.       <br />
              <br />
       Mais la superbe dialectique de Paul, aux v. 4-13, entre diversité et unité, vaut aussi la peine d'une bonne explication (on lira les chapitres que Cullmann y a consacrés).       <br />
              <br />
       Tout d'abord, on ne prendra pas de manière seulement adversative les "mais" des v. 4, 5, 6 ; d'ailleurs, au v. 5, la "manie" adversative a disparu.       <br />
              <br />
       v. 5 : "...différents ministres et le même Seigneur". C'est pourquoi, plutôt que "mais" aux v. 4 et 6, je mettrais "aussi". Ce qui montre mieux que, pour Paul, il n'y a pas contradiction ni même dialectique (contra supra) entre la diversité que nous vivons et l'uni(ci)té de l'Esprit du Seigneur (Jésus) et de Dieu (le Père). On remarquera, de plus, que la diversité est du côté humain et l'unicité du côté divin. Et c'est cette unicité divine qui crée (v. 6) la bénéfique et bienheureuse diversité humaine et ecclésiale.       <br />
              <br />
       Le v. 7 est aussi facile à comprendre qu'il est difficile à bien rendre : "A chacun a été donné(e) (une manière différente) de manifester l'Esprit pour le profit (général)" ; le "de tous" des traducteurs n'est pas dans le texte ; je me demande s'il ne faudrait pas traduire : "A chacun a été donné... pour le plus grand profit de... chacun". Les deux "chacun" ne sont évidemment pas les mêmes. C'est donné à chacun, et chacun en profite. Cette personnalisation me paraît judicieuse. L'Esprit n'est pas donné "en gros", en "tas".       <br />
              <br />
       Au v. 12, se méfier des traductions du Lectionnaire catholique et de la TOB : littéralement, "(c'est) ainsi (que) notre corps est un et qu'il a plusieurs membres". Il n'y a ici aucune opposition entre unité et multiplicité (plutôt que diversité).       <br />
              <br />
       L'adversative (légère) vient au v. 12b : "Quoique tous les membres du corps soient (si nombreux), le corps est un, ainsi en est-il du Christ". La diversité ne peut détruire l'unité du Christ, puisqu'en fait elle en provient.       <br />
              <br />
       Et Paul va alors dire ce qui fait l'unique véritable unité : "Car nous avons tous été plongés (baptisés) en un seul corps (ici, sans doute : la personne), soit Juifs soit Grecs, soit esclaves soit (hommes) libres, et nous avons été désaltérés par (littéralement, dans) l'unique Esprit". Le baptême est le sceau de la diversité ecclésiale enracinée dans l'unité divine.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       "Plan" de prédication       <br />
              <br />
       On l'aura compris, à votre place, je préférerais expliquer, en l'actualisant, le texte classique d'Actes 2/1-21, où je ne manquerais pas de rappeler ce qu'était la fête de la Pentecôte juive, fête de l'Alliance au Sinaï et du don de la Torah, fête de la joie aussi (Deutéronome 16/11 et Jean 20/20), et enfin fête de la pleine naissance d'un peuple.       <br />
              <br />
       Je n'oublierais pas non plus que la première Pentecôte fut réservée à des Juifs fervents (v. 5), pour bien rappeler que la naissance de l'Eglise n'est pas une mise à l'écart (ni au rencard) du peuple juif comme, trop souvent, nous le pensons. L'Eglise n'est pas née contre Israël mais au sein d'Israël, au cours d'une fête juive, et le sermon de Pierre s'efforcera de le montrer (2/16-20), comme l'accomplissement de prophéties israélites. On en profitera pour exhorter fraternellement tous ceux qui sont là :       <br />
              <br />
       1°- à mieux retrouver les racines de leur foi : l'Ancien Testament ;       <br />
              <br />
       2°- (et ça n'a rien de paradoxal) à mieux cerner et vivre l'envoi de l'Eglise à toutes les nations, en sachant parler leurs langues (Actes 2/4 &amp; 8-11) ; ce qui pose le "problème" (mauvais mot) jamais définitivement résolu, de la traduction de l'Evangile, non seulement dans les diverses langues, mais au niveau des cultures. Je me permets de penser que 1'Ancien Testament et son étude nous éviteront une dilution de la Bonne Nouvelle du Christ promis, dans une religiosité générale... autant que fade.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/1-Corinthiens-12-v-3-13-Alphonse-Maillot_a1276.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes 2 v 1-141 JP Sternberger</title>
   <updated>2008-05-05T11:22:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-141-JP-Sternberger_a1275.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-05-05T11:21:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Dimanche 23 mai 1999 (Pentecôte)       <br />
       J.P. Sternberger        <br />
       Hier, on célébrait en ces lieux un mariage Franco-danois, auquel assistaient en Dimanche 23 mai 1999 Pentecôte outre des Américains, des Allemands, quelques Camerounais ...mais il n'y eut pas de pas de miracle comme à la Pentecôte de Jérusalem, il a fallu traduire. On s'est limité à trois langues: anglais, Français et allemand. On a chanté en danois. La communication est une des thèmes de la Fête de Pentecôte. A Jérusalem aussi, ils devaient y avoir des problèmes pour se comprendre : la langue des anciens, celle de la bible n'est plus comprise; on parle araméen, les plus savants parlent le grec mais c'est le latin la langue des maîtres du pays, même si peu de gens la comprennent. Pourtant tous partagent quelque chose : la langue commune ce jour là c'est la fête. . Il n'est pas besoin de tout comprendre, il suffit de se laisser porter par la foule.       <br />
              <br />
       Que signifie cette fête cinquante jours après Pâques ? Dans le judaïsme et ses divers courants on fête la naissance du peuple une semaine de semaines (7x7 jours) après Pâques. A Qoumran, chez les Esséniens, on fête l'entrée des nouveaux membres de la communauté.       <br />
              <br />
       Dans le récit des Actes, au c&#339;ur de la fête, de la ville : Dieu parle, il communique, il parle par la création : le premier signe donné est celui d'un grand vent. C'est vrai qu'il y a des coups de vents qui nous réveillent, des paysages qui nous font du bien, allez savoir pourquoi le ciel bleu est essentiel au prisonnier, pourquoi nous sommes à l'affût du moindre brin d'herbe entre deux plaques de béton, pourquoi nos autoroutes sont saturées le vendredi dès 17h. Le paradis, ce sera toujours dans notre imaginaire de citadin, un coin de verdure, un bord de mer, un paysage de montagne, un paradis perdu après lequel nous courons tous même si l'exode rural s'intensifie ! Au passage, l'histoire de la Pentecôte se déroule au c&#339;ur de la ville. Le Christianisme est né dans le monde des cités romaines, l'apôtre Paul ira prêcher de ville en ville, il écrit à des communautés urbaines de Rome, Corinthe, Éphèse, Philippe (Rococogal eph phi co ...). Même quand il s'agit de la création, c'est toujours d'une certaine vision de la création. Attention à ne pas trop s'attacher à cette idée de Dieu tirée de la contemplation de la nature : à Gardanne, les couchers de soleils sont d'autant plus beau qu'il plane dans l'air des particules d'aluminium !       <br />
              <br />
       Dieu parle aussi dans cette fête de Pentecôte au travers de l'histoire humaine, celle d'Israël : l'histoire vient coller au sens à la fête juive .Le texte biblique en reprend des éléments : bruit tonnerre , flammes de feu, un peu comme si Moïse était dans la maison des apôtres. Nous ne sommes pas les premiers croyants. Nous parlons de Dieu avec un langage qui ne sera le-nôtre que si nous faisons l'effort de l'apprendre. les catéchumènes n'ont pas fini d'apprendre et nous non plus. D'apprendre mais aussi et surtout de réfléchir. Car ce que nous apprenons c'est aussi que souvent l'Église et les croyants n'ont pas été d'accord et se sont trompés. Il y a eu François d'Assise mais aussi bien des princes de l'Église et les croisades, Luther a écrit des textes extraordinaires que nous pouvons lire avec profit aujourd'hui et des pamphlets antisémites absolument inadmissibles, il y a eu Martin Luther King mais certains ont cru fonder pouvoir fonder l'apartheid sur le texte de la Bible. Dieu parle par l'histoire à condition que nous sachions la lire et la questionner. Il parle dans l'histoire mais l'histoire n'est pas Dieu. N'allons pas chercher dans l'histoire le paradis que nous ne pensons pas trouver dans la création.       <br />
              <br />
       Il parle enfin dans ce texte dans la diversité des langues des hommes, des langues des cultures, des arts, des sciences et des techniques. L'homme image de Dieu n'a pas un seul visage. Imaginez un homme. il sera blanc ou noir. homme ou femme, adulte ou enfant. dans notre culture, si nous disons le mot "homme", nous pensons à un mâle blanc entre 20 et 30 ans. En publicité, ce sera une femme blanche entre 15 et 25 ans. Mais l'humanité est autrement plus riche et heureusement (cf. le mariage d'hier). Chacun est image de Dieu de même que chaque paysage même la zone la plus polluée aux environs de Tchernobyl, même le malade le plus abîmé par la maladie, le criminel le plus brutal, même dans l'histoire la plus effroyable, et nous en connaissons, peut se faire entendre la parole de Dieu. C'est aussi le message des évangiles reconnaissant dans le torturé de la croix le sauveur du monde. Dieu parle et il vient. Pas seulement dans un beau paysage de montagne, dans une histoire qui finit bien, dans la rencontre d'u!ne être lumineux de sainteté. Il y en a et cela nous aide. Il vient en ce jour de fête et dans tous ceux qui suivent       <br />
              <br />
       amen       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-141-JP-Sternberger_a1275.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes 2, 1-11 François Arnold</title>
   <updated>2008-05-05T11:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Actes-2,-1-11-Francois-Arnold_a1274.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-05-05T11:19:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	Actes 2, 1-11       <br />
       Genre :	Prédication       <br />
       Auteur :	François ARNOLD       <br />
       Source :	Prédication pour le 11.06.2000, tirée de 3617 SERMONACTU.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Le vent, le feu et la parole       <br />
              <br />
       Il est de convenance lorsqu'on voit un nouveau-né pour la première fois, de dire à qui il ressemble : "Tiens, il a le nez de sa mère ! C'est son père tout craché ! Tu avoueras qu'elle a la binette de sa grand-mère !&#8230;".       <br />
       Pure interprétation subjective peut-être, mais n'est-il pas vrai qu'à sa naissance, le petit enfant porte en lui tout un trésor de gènes lui venant de ses parents ou aïeux, le marquant pour la vie ?       <br />
       Comme tous les ans, nous venons de relire le récit des faits qui marquèrent, il y a presque 2000 ans, une autre naissance, celle de l'église.       <br />
       Cette naissance aussi est accompagnée par certains signes qui vont la marquer durant toute son existence, signes qui nous marquent, nous, car ne sommes-nous pas cette église aujourd'hui ?       <br />
              <br />
       Il y eut d'abord un bruit, comme celui que fait le vent, un souffle remplissant toute la maison où étaient rassemblés les apôtres. Il y a eu ensuite ces langues de feu jaillissant d'un seul et même brasier et se partageant pour se poser sur chacun d'eux. Enfin, il y a eu cette explosion de la parole, ce bouillonnement de paroles.       <br />
              <br />
       Voici donc, dès sa naissance, cette jeune église marquée par ce qui est son origine : le vent, le feu, la parole.       <br />
              <br />
       Marquée par le vent       <br />
              <br />
       Ce souffle de Dieu, qui, comme le vent, est violence irrésistible ou doux murmure qui s'insinue. Souffle qui, comme le vent porteur de nuages, féconde, en répandant sur la terre assoiffée l'eau qui fait germer la vie. Ce souffle, respiration de Dieu comme celle insufflée au premier homme, comme il est dit, d'une façon si poétique, dans le récit de la Genèse. Souffle qui est la part du Dieu Créateur persistant en tout homme, toute femme.       <br />
       Ce jour, nous sommes nés dans l'enthousiasme d'une nouvelle création, marqués par ce nouveau souffle de Dieu et rendus attentifs à sa respiration dans chaque homme.       <br />
              <br />
       Marquée par le feu       <br />
              <br />
       Le feu, signe de la manifestation de Dieu dans l'histoire du peuple choisi. Feu du buisson ardent, révélateur d'un Dieu qui appelle et qui s'enflamme pour son peuple opprimé. Feu par lequel se transforme tout ce qui l'approche, réchauffe, purifie et donne courage, feu qui enflamme et qui éclaire.       <br />
       Ce feu de la Pentecôte est un feu partagé. Chacun de nous en a reçu sa part. L'Esprit n'est pas parcimonieux, il est tombé sur chaque baptisé, membre de l'Eglise.       <br />
       Nulle part il est dit que la langue de feu de Pierre était plus grande que celle d'André ou de Jacques et, avant le grand discours de Pierre, ajouté sûrement après coup, on dit bien : "Ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et se mirent à parler&#8230;".       <br />
       Dans l'Eglise, on n'aime pas trop parler de démocratie ; pourtant, devant les grands problèmes de notre temps, il nous faut l'Esprit répandu en tous, pour trouver ce qui est vrai, utile, nécessaire.       <br />
       Les 12 langues de feu de la Pentecôte nous disent que personne n'a le monopole de l'Esprit et que ce n'est que par la mise en commun de toutes les idées, de toutes les manifestations de l'Esprit chez les uns et les autres, qu'on approchera de la vérité.       <br />
       N'oublions jamais cette marque laissée à l'Eglise au moment de sa naissance qui fut pourtant si longtemps occultée.       <br />
              <br />
       Marquée par la parole       <br />
              <br />
       Même si nous en avons parfois l'impression, notre Dieu n'est pas un Dieu silencieux, c'est un Dieu qui "parle". Dans un Psaume, on se moque des divinités païennes qui "&#8230;ont une bouche et ne parlent pas&#8230;" (Psaume 115/5).       <br />
       Le Dieu vivant de la Bible, lui, parle à son peuple, il communique. Les prophètes ont mission de transmettre cette parole. Cette révélation de Dieu culminera dans la Parole de Dieu faite chair en Jésus-Christ. Une parole comme celle de Dieu n'est pas seulement révélation, elle est aussi action. Elle est parole efficace, créatrice. Le "geste" initial de la création n'est-il pas représenté sous la forme d'une Parole ?        <br />
       C'est cette même Parole qui marque l'acte de naissance de cette nouvelle humanité inaugurée par Jésus-Christ et dont nous fêtons aujourd'hui la création.       <br />
              <br />
       Comment s'étonner alors que cette parole déborde des bouches et du c&#339;ur de ceux qui en sont touchés ?       <br />
       Comment ne pas y voir, pour nous tous, une invitation d'une part à chanter cette magnificence de Dieu, d'autre part à mettre tout en &#339;uvre afin que cette Parole soit agissante, pour le salut du monde ?       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autres lectures :	Psaume 103       <br />
       Galates 5/16-25       <br />
       Jean 15/26 à 16/25       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Actes-2,-1-11-Francois-Arnold_a1274.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes 2 v 1-11 Anne Faisandier</title>
   <updated>2008-05-05T11:18:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-Anne-Faisandier_a1273.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-05-05T11:17:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	Actes 2/1-11       <br />
       Genre : 	Prédication       <br />
       Auteur :	Anne FAISANDIER       <br />
       Source :	Prédication pour le dimanche 31.05.1998 (Pentecôte). Bible et Liturgie, ERF Cévennes-Languedoc-Roussillon.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Et Dieu inventa le téléphone portable...       <br />
              <br />
       S'il est un objet qui illustre parfaitement comment fonctionne notre société aujourd'hui, c'est bien le téléphone portable. De plus en plus petit, de plus en plus accessible par son coût et sa simplicité d'utilisation, en quelques mois il a connu un développement sans précédent et chacun d'entre nous ici connaît un parent, un ami, un voisin adepte de cette petite boîte, s'il n'en possède pas lui-même.       <br />
              <br />
       Le téléphone portable... Il y a ceux qui ne jurent que par lui, et ceux qui en sont de farouches détracteurs. Être à même de joindre les autres où que l'on soit, quelle facilité ! Etre soi-même joignable en tous lieux, quelle sécurité ! Mais quelle tyrannie aussi où il n'est plus envisageable, jamais, de se protéger des préoccupations et des appels des autres, quand on n'a pas en plus la chance de se voir imposer ceux d'un inconnu qui téléphone dans la rue et partage sans complexes ses conversations...       <br />
              <br />
       Il ne s'agit pas ici de faire l'éloge ou l'accusation du téléphone portable, mais simplement de remarquer combien il est symbolique de notre environnement quotidien : nous appartenons à un monde où, de plus en plus, on « communique ». Internet, la radio, la télé, les journaux... il faut com-mu-ni-quer pour être dans le vent. Le mythe de l'heure est à la transparence ; comme si l'on pouvait tout dire et que l'autre pouvait tout recevoir. Et nous voici bombardés en permanence de magazines distribués gratuitement par telle mairie, de slogans, d'images, de paroles qui finissent par toutes se ressembler et former une sorte de brouhaha de fond que presque rien ne parvient à percer. On parle... de tout, mais, au fond, les moments où l'on se parle vraiment, qui plus est où l'on entend, où l'on écoute vraiment, sont rares. Une conversation entre amis à l'issue d'un repas, peut-être ; quelques mots lâchés dans l'intimité d'une visite, éventuellement...       <br />
              <br />
       Il se pourrait bien que, malheureusement, l'Église n'échappe pas à ce paradoxe de notre temps. De plus en plus de paroles, de documents, de notes, de journaux, et dans le même temps toujours aussi peu (voire moins ?) de réelle communication. A l'intérieur comme à l'extérieur de nos murs, nous avons parfois la désagréable impression d'un dialogue de sourds ; plus on parle, et moins l'autre entend. Nous gesticulons dans nos temples pendant qu'à l'extérieur de moins en moins de gens connaissent la signification, par exemple, de cette fête de Pentecôte. Pentecôte ? Mais c'est la feria à Nîmes ! Le pastis coulera à flot... Pourquoi ? Il y a un autre sens ? !       <br />
              <br />
       Eh bien, oui ! Etonnement, il y a un autre sens. Mais là où les choses se compliquent, c'est lorsqu'il s'agit de dire simplement quel est cet autre sens de la fête de Pentecôte : habituellement, on dit souvent "le don de l'Esprit aux disciples". Très facile à comprendre ! Il y a déjà au moins deux mots sur quatre qu'il faut expliquer si l'on veut avoir une infime chance d'être compris : « Esprit » et « disciple ». Remarquez, l'auteur du livre des Actes a été plus malin, il tourne la difficulté en racontant une histoire. Mais quelle histoire ! Une tempête dans une maison, suivie d'une invasion de langues de feu, et tout cela se termine en manifestation d'euphorie (ou de folie) collective où chacun parle une langue différente, qu'il ne comprend pas, mais que les autres comprennent. On peut le dire, ça nous aide ! C'est d'une clarté sans commune mesure. Le brouhaha de Jérusalem n'a rien à envier à celui de notre société saturée de messages ; la communication ne passe pas vraiment mieux.       <br />
              <br />
       Et pourtant, si ! Ecoutez-la bien, cette histoire de la Pentecôte : voici qu'elle nous parle justement d'un miracle qui nous concerne directement ; il s'agit d'une Parole qui est dite et qui est entendue. Ni plus ni moins, mais c'est déjà énorme ! Ce jour-là, quelque chose s'est passé et les gens ont pu se parler, se comprendre. Simple, et pourtant étonnant, vu la propension naturelle de l'être humain à ne pas écouter quand on s'adresse à lui ou, au contraire, à saouler son interlocuteur de mots qui le contraignent à fermer ses oreilles s'il veut survivre. Etonnant, parce que simple : on croit toujours que la chose va de soi, que le pari est gagné d'avance et, du coup, on ne se donne pas la peine de faire l'effort de se mettre à portée de langage de l'autre.       <br />
              <br />
       Combien de fois arrêtons-nous d'écouter l'autre, avant même qu'il n'ait terminé sa phrase, parce que nous pensons avoir déjà "tout compris" ? Et je ne parle pas ici de la lecture de textes que nous avons parfois tant et tant entendus qu'il nous faut sans cesse nous battre pour penser qu'ils peuvent encore nous dire quelque chose de percutant ! Combien de fois répétons-nous les mêmes choses, à des hauteurs de tons différentes, et dans des styles divers sans que le message semble pour autant passer (ce qui est très énervant) ? Sans cesse, nous avons l'impression qu'il nous faut traduire, interpréter, chercher de nouvelles formulations pour tenter de nous approcher tant bien que mal de la pensée de l'autre, sans pour autant jamais (ou presque jamais) y parvenir réellement. C'est comme si nous parlions toujours une langue étrangère, compréhensible seulement par nous-mêmes, emprisonnés à vie dans des mots qui ne parviennent pas à faire comprendre à l'autre ce qui nous habite.       <br />
              <br />
       Cette histoire des disciples et de ceux qui les entendent à Pentecôte nous raconte justement l'inverse : une Parole percutante et efficace. Une Parole qui est entendue, alors que pourtant ceux qui sont là sur la place de Jérusalem n'étaient pas spécialement venus dans ce but. Une Parole qui réussit à traverser le brouhaha ambiant, ce mélange de langues et de cultures diverses, de préoccupations différentes, pour s'adresser à tous et à chacun en particulier. Une Parole qui se joue des pièges de la communication habituelle et vient toucher chacun dans son élan, au c&#339;ur de sa vie. Une Parole qui étonne, qui déroute, qui émerveille. Une Parole qui ne laisse pas indifférent. "Tous, nous entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu", dit l'un des auditeurs.       <br />
              <br />
       Tous et chacun, dans sa langue maternelle. C'est-à-dire dans la langue qui nous est la plus personnelle, la plus intime, celle qui s'est gravée en nous avant même que nous ne puissions formuler une seule parole. Voici qu'à Pentecôte, Dieu parle au c&#339;ur des hommes et que ceux-ci entendent ; dialogue impudique d'une mère avec son enfant, mots d'amour chuchotés qui se gravent en chacun de nous. "...Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père", dira Paul. Pentecôte, ce n'est pas la fête de la communication de masse, mais celle du mot juste qui touche chacun de nous au plus profond de ses doutes et de ses espérances. L'histoire d'une Parole qui, pour une fois, est entendue. Mais aussi l'histoire d'une Parole qui fait ensuite parler d'elle.       <br />
              <br />
       Car l'histoire de la Pentecôte tente aussi de nous faire comprendre quelle est la force de cette Parole lorsqu'elle nous saisit. Un vent violent, dit le texte, une sorte de respiration, de souffle, qui remplit les êtres, littéralement qui les rassasie. Une force de vie si puissante qu'aussitôt elle échappe à ceux qui l'ont reçue qui se mettent à parler, incapables de ne pas partager ce souffle qui les traverse et les comble. La Parole qui est donnée aux humains le jour de Pentecôte est farouchement libre, échappant aussitôt à ceux qui l'ont reçue pour aller toucher d'autres oreilles, traverser d'autres vies. Et les disciples se retrouvent à manier des langues qui leur sont inconnues, à s'aventurer sur des terrains qu'ils ne maîtrisent pas.       <br />
              <br />
       Le jour de Pentecôte a lieu un véritable miracle : ce jour-là, Dieu parle et les hommes entendent. Ce jour-là, Dieu fait cadeau de sa Parole à toutes les oreilles et tous les c&#339;urs qui veulent bien simplement décrocher le combiné. Ce jour-là, Dieu donne une parole de liberté qui interpelle et fait risquer, qui remet en marche, qui traverse nos pires incompréhensions ou découragements, sans jamais se laisser emprisonner dans la logique de l'un ou l'autre ; une Parole libre qui libère à son tour.       <br />
              <br />
       C'est comme si, le jour de Pentecôte, Dieu avait inventé le téléphone portable avant l'heure. C'est peut-être cela le "don de l'Esprit". Dieu réussit à traverser les multiples brouillages et s'adresse personnellement à chacun de nous, là où il est, comme il est. Parfois il nous dérange, souvent il nous étonne, mais sa présence rassurante au fond de notre poche nous permet de partir loin en toute confiance. Et si, certains jours, nous décidons résolument de ne pas répondre et de débrancher, il laisse parfois un message sur la boîte vocale.       <br />
              <br />
       Mais Dieu a sans doute aussi inventé le téléphone portable, parce qu'il ne nous est plus possible de répondre discrètement dans la chaleur de notre maison, ni même à l'abri des vitres d'une cabine publique. A partir du moment où l'on a accepté de décrocher, une partie de notre conversation nous échappe et va toucher d'autres oreilles, sans que nous puissions en maîtriser l'impact. Dans la rue, un inconnu qui passe... Parfois cela gêne, cela énerve, cela dérange. D'autres fois, cela permet d'entamer une conversation.       <br />
              <br />
       Oui, le jour de Pentecôte Dieu a inventé le téléphone portable. C'est une invention qui n'a pas forcément plu à tout le monde, il y en a même qui se sont moqués. Mais, depuis deux mille ans, il est au bout du fil !...       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autres lectures :	Romains 8/8-17       <br />
       Jean 14/15-26       <br />
              <br />
       Cantiques :       <br />
       NCTC 299 = ARC 230 Oh, parle-moi, Seigneur       <br />
       NCTC 267 = ARC 250 Adorons tous le Seigneur       <br />
       NCTC 220 = ARC 504 Viens, Saint-Esprit       <br />
       NCTC 219 Dieu de lumière, Esprit de vie       <br />
       ARC 503 Viens, Esprit de sainteté       <br />
       ARC 530 Tous unis dans l'Esprit       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-Anne-Faisandier_a1273.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes 2 v 1-11 (3) Alphonse Maillot</title>
   <updated>2008-05-05T11:17:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-3-Alphonse-Maillot_a1272.html</id>
   <category term="Commentaires" />
   <published>2008-05-05T11:16:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	Actes 2/1-11       <br />
       Genre :	Notes homilétiques       <br />
       Auteur :	Alphonse MAILLOT       <br />
       Source :	Je suis qui je serai - Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l'année C [Carême &#8211; Semaine sainte &#8211; Temps de Pâques &#8211; Ascension &#8211; Pentecôte &#8211; Trinité (18 dimanches et fêtes)]. Mission Intérieure de l'Eglise Evangélique Luthérienne, 1991 (p. 147-149).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pentecôte       <br />
              <br />
       Préambule : Notre ignorance crasse et... chrétienne (ces deux adjectifs sont hélas liés) des fêtes juives, prive notre prédication des fêtes chrétiennes d'une sève aussi ancienne que neuve. C'est pourquoi je me permets de vous recommander le remarquable livre de Robert Martin-Achard : « Essai biblique sur les fêtes d'Israël » (Labor et Fides, 1974). Ce livre est épuisé, mais il m'étonnerait qu'il ne soit pas repris, d'autant plus que certaines précisions, sinon corrections, devraient probablement y être apportées. De toute manière, essayez de consulter ce livre. Votre compréhension et votre prédication des fêtes chrétiennes en seront, ne disons pas renouvelées, mais au moins vivifiées et certainement élargies. En tout cas facilitées. C'est pourquoi, d'ailleurs, les textes des fêtes chrétiennes devraient (sauf Noël et encore, cf. le Rosh Hashshannah (fête du Nouvel An) [cf. cependant ce que j'ai déjà affirmé sur Jean 1/14 : « (Le Logos) a dressé sa tente parmi nous » qui semblerait indiquer que le Christ est arrivé parmi nous lors de la fête des Tabernacles (pour mourir à la Pâque !). Rappelons le jeu de mots probable « 'eskênöosen » (il dressa sa tente) avec la « Shekinah » (la présence de YHWH) et plus incertain avec le « 'éckénôsen » (il s'est vidé) de Philippiens 2/7] comporter les lectures des textes des fêtes de l'Ancien Testament leur correspondant.       <br />
              <br />
       -o-       <br />
              <br />
       Actes 2/1-11       <br />
              <br />
       C'est clair ici : l'auteur renvoie dès le v. 1 « au jour de la Pentecôte » dans lequel il voit un plein accomplissement, un épanouissement ; le texte porte, non le banal : « Quand arriva le jour... », mais : « Lors de l'accomplissement du cinquantième jour (jeu de mots sur « accomplir »), ils étaient tous ensemble au même endroit » - Non seulement l'auteur entend rattacher la Pentecôte à Pâques, comme étant son épanouissement, sa plénitude (Pâques a eu lieu en-vue-de-la-prédication-aux-nations qui débute à la Pentecôte), mais (tout en montrant que Dieu ne reniait pas là la première Alliance avec ses fêtes, et que simplement il les reprenait, sans les nier, pour les charger d'un sens supplémentaire) l'auteur entendait aussi que ne fut pas délaissée, au moins comme terreau fertile, la fête juive qui est le « modèle » (le « typos ») de la fête chrétienne. Dieu a suivi son calendrier... même s'il sait parfois s'en libérer.       <br />
              <br />
       Alors voici en quelques mots rapides ce qu'était la Pentecôte juive. Shabu'a ou plutôt Shabu'oth (car c'est le pluriel) = littéralement Septaines = Semaines = (racine homologue) Serments (Exode 34/22, Deutéronome 16/10). C'est (historiquement) d'abord une fête agraire (idem pour l'origine de bien des fêtes juives), qui a lieu 7 semaines (« septaines ») après la Pâque ; c'est la fête des (premières) récoltes, fête joyeuse d'offrande des prémices de tout ce qu'on engrange (c'est une excellente date pour une Journée d'offrandes, premier témoignage de l'Esprit nouveau qui nous est accordé). Très probablement à cause du jeu de mots possible entre Sept et Serment (sh.b.) (cf. le livre des Jubilés : 16/10ss, in : « Ecrits Inter-testamentaires »), cela est devenu la fête des « Serments », en particulier de celui de Dieu envers son peuple ; cela nous mène à une fête de l'Alliance de Dieu (depuis Abraham) avec son peuple, voire de la rénovation de l'Alliance.       <br />
              <br />
       Cela semble établi au moins pour l'avènement de l'ère chrétienne. Le phénomène « d'historicisation » (transformation d'un mythe cyclique et agraire le plus souvent, en événement historique et unique, mais dont, chaque année, on peut redécouvrir la « présence » ou le « présent » ; ici, un beau jeu de mots en français, à ne pas manquer) a joué à plein, d'autant plus que, là, une grande partie des (grandes) fêtes « présentait » surtout la sortie d'Egypte et donc Moïse...       <br />
              <br />
       L'alliance de Dieu avec Abraham n'était citée dans le recueil (liturgique) des Psaumes qu'en 105/9 (cf. v. 42), etc&#8230;       <br />
              <br />
       -o-       <br />
              <br />
       Je crois que cet éclairage, moins banal que celui de la tour de Babel (qui est, lui aussi, très intéressant), permet de mieux suivre les v. 7 à 11 de ce chapitre 2 des Actes. Souvenons-nous de la promesse (serment) faite plusieurs fois à Abraham ; par exemple, Genèse 13/14-17, ou le curieux songe de Genèse 15/12-19 ; en n'oubliant pas que nous sommes nous-mêmes la preuve de la véracité de cette promesse.       <br />
              <br />
       Actes 2/2-4 sera aussi rapproché de l'échelle de Jacob (occasion du rappel de la bénédiction de toutes les tribus de la terre) : Genèse 28/10-32. Avec, là encore, un détour par la... tour de Babel au v. 17 (Babel = aussi en babylonien : porte (des dieux)). Enfin on pourra aussi songer à Nombres 11/25ss.       <br />
              <br />
       En tout cas, rien ne nous empêche de voir dans la fête de Pentecôte, la fête de l'Alliance Nouvelle avec le Christ, que scelle le Saint-Esprit, en faisant de tous ceux qui l'ont reçu les citoyens... du monde ! On remarquera bien la notation ironique d'Actes 2/7 : les citoyens du monde ne sont que de ces Galiléens méprisés de tous les vrais Juifs (cf. Jean 1/46, Luc 13/1-3... Esaïe 8/23).       <br />
              <br />
       Mais surtout, pas plus qu'on ne peut oublier la dépendance de la Pentecôte envers Pâques, on n'oubliera de parler de l'Esprit comme celui qui n'entend être que le témoin du Christ (cf. l'évangile de Jean 14/26 - c'est la troisième lecture - &amp; 15/26-27 ; très bon commentaire de Pentecôte : 16/13-15).       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-3-Alphonse-Maillot_a1272.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes 2 v 1-11 (2) Alphonse Maillot</title>
   <updated>2008-05-05T11:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-2-Alphonse-Maillot_a1271.html</id>
   <category term="Commentaires" />
   <published>2008-05-05T11:14:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	Actes 2/1-11       <br />
       Genre :	Notes homilétiques       <br />
       Auteur :	Alphonse MAILLOT       <br />
       Source :	Heureux ceux qui, n'ayant pas vu, ont cru - Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l'année B (du Temps de Pâques à l'été). Mission intérieure de l'Eglise Evangélique luthérienne, 1994 (p. 65-68 &amp; 76).       <br />
              <br />
              <br />
       Dimanche de Pentecôte       <br />
              <br />
       Actes 2/1-11       <br />
              <br />
       C'est clair ici : l'auteur renvoie, dès le verset 1, "au jour de la Pentecôte" dans lequel il voit un plein accomplissement, un épanouissement ; le texte porte, non le banal : "Quand arriva le jour...", mais : "Lors de l'accomplissement du cinquantième jour, ils étaient tous ensemble au même endroit". Non seulement l'auteur entend rattacher la Pentecôte à Pâques, comme étant son épanouissement, sa plénitude (Pâques a eu lieu-en-vue-de-la-prédication-aux-nations qui débute à la Pentecôte), mais (tout en montrant que Dieu ne reniait pas la première Alliance avec ses fêtes, et que simplement il les reprenait, sans les nier, pour les charger d'un sens supplémentaire) l'auteur entendait aussi que ne fût pas délaissée, au moins comme terreau fertile, la fête juive qui est le "modèle" (le "typos") de la fête chrétienne. Dieu a suivi son propre calendrier... même s'il sait parfois s'en libérer.       <br />
              <br />
       Voici, en quelques mots rapides, ce qu'était la Pentecôte juive : Shabu'a ou plutôt Shabu'oth (car c'est le pluriel) = littéralement Septaines = Semaines = (racine homologue) Serments (Exode 34/22, Deutéronome 16/10). C'est (historiquement) d'abord une fête agraire (idem pour l'origine de bien des fêtes juives), qui a lieu sept semaines ("septaines") après la Pâque ; c'est la fête des (premières) récoltes, fête joyeuse d'offrande des prémices de tout ce qu'on engrange (c'est une excellente date pour une Journée d'offrandes, premier témoignage de l'Esprit nouveau qui nous est accordé). Très probablement à cause du jeu de mots possible entre : Sept et Serment (sh.b.') (cf. le livre des Jubilés 16/10ss, in "Ecrits Inter-testamentaires"), cela est devenu la fête des "Serments", en particulier de celui de Dieu envers son peuple ; cela nous mène à une fête de l'Alliance de Dieu (depuis Abraham) avec son peuple, voire de la rénovation de l'Alliance.       <br />
              <br />
       Cela semble établi au moins pour l'avènement de l'ère chrétienne. Le phénomène "d'historicisation" (transformation d'un mythe cyclique et agraire le plus souvent, en événement historique et unique, mais dont chaque année on peut redécouvrir la "présence" ou le "présent" ; ici, un beau jeu de mots en français, à ne pas manquer) a joué à plein, d'autant plus qu'une grande partie des (grandes) fêtes "présentaient" surtout la sortie d'Egypte et donc Moïse...       <br />
              <br />
       L'alliance de Dieu avec Abraham n'était citée dans le recueil (liturgique) des Psaumes qu'au Psaume 105/9 (cf. v. 42).       <br />
              <br />
       -o-       <br />
              <br />
       Je crois que cet éclairage, moins banal que celui de la tour de Babel (qui est, lui aussi, cependant très intéressant), permet de mieux suivre les versets 7 à 11 de ce chapitre 2 des Actes. Souvenons-nous de la promesse (serment) faite plusieurs fois à Abraham ; par exemple Genèse 13/14-17, ou le curieux songe de Genèse 15/12-19 ; en n'oubliant pas que nous sommes nous-mêmes la preuve de la véracité de cette promesse.       <br />
              <br />
       Ensuite on pourra ajouter (cf. TOB et tous commentaires) que nous avons ici l'anti-tour de Babel (Genèse 11/1-9). Cependant Dieu n'intervient pas ici pour détruire une unité humaine destinée à le "déloger", mais pour donner aux hommes les prémices de l'unité créée par l'Esprit.       <br />
              <br />
       Signalons aussi que le mot ("anémos", cf. Jean 3/8) habituellement employé pour "vent" ne l'est pas ici, où il est parlé d'une (grand) bruit et d'un souffle violent. Quant aux langues du feu purificateur (cf. Esaïe 6/6s), à mon avis elles évoquent surtout, mais dans un registre apparemment contraire, le geste du Christ (Jean 13, 4-10) purifiant les pieds des apôtres pour qu'ils puissent accomplir leur mission dans la poussière du monde.       <br />
              <br />
       L'Esprit purifie les apôtres avant de les envoyer dans le monde, même si le jeu de mots "langues (de feu)" et "langues (étrangères)" (2/3-4) est indiscutable.       <br />
              <br />
       Au verset 4, je crois qu'il faut traduire : "Ils commencèrent à parler...", même si la tournure semble donner raison à la TOB : "Ils se mirent... à...". Le verset 13 semble, en effet, prouver que tout n'était pas très clair ; les apôtres ont plus "baragouiné" que parlé un pur langage.       <br />
              <br />
       De toute manière :       <br />
       a) on citera Galates 3/28 dont ce passage est l'illustration vécue, et       <br />
       b) on insistera sur la nécessité pour l'Eglise de parler la langue de tous, et non pas de faire parler la sienne (le patois de Canaan) à tous.       <br />
              <br />
       Actes 2/2-4 sera aussi rapproché de l'échelle de Jacob (occasion du rappel de la bénédiction de toutes les tribus de la terre) : Genèse 28/10-32. Avec, là encore, un détour par la ... tour de Babel au v. 17 (Babel = aussi en babylonien : porte des dieux, et Béthel = maison de Dieu). Enfin on pourra aussi songer à Nombres 11/25ss.       <br />
              <br />
       En tout cas, rien ne nous empêche de voir dans la fête de Pentecôte, la fête de l'Alliance Nouvelle avec le Christ, que scelle le Saint-Esprit, en faisant de tous ceux qui l'ont reçu, les citoyens... du monde ! On remarquera bien la notation ironique d'Actes 2/7 ; les citoyens du monde ne sont que de ces Galiléens méprisés de tous les vrais Juifs (cf. Jean 1/46 ; Luc 13/1-3... Esaïe 8/23).       <br />
              <br />
       Mais surtout, pas plus qu'on ne peut oublier la dépendance de la Pentecôte envers Pâques, on n'oubliera de parler de l'Esprit comme de celui qui n'entend être que le témoin du Christ (cf. l'évangile de Jean 14/26 - c'est la troisième lecture ; 15/26-27 ; très bon commentaire de Pentecôte : 16/13-15).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       "Plan" de prédication       <br />
              <br />
       Il est difficile, si l'on prend le troisième texte, de ne pas polémiquer contre l'Eglise romaine qui glisse ici sa thèse de la tradition avec un Saint-Esprit qui, en fait, apporte des compléments, ou plutôt des suppléments au Christ de l'Ecriture. Cela (polémiquer) doit être fait sans doute, mais pas le jour de la Pentecôte.       <br />
              <br />
       Le premier texte, lui, est archi-connu et fort banal, mais en ces temps de racisme, peut-être a-t-il une vraie pertinence ?       <br />
              <br />
       Quant au deuxième texte, il risque d'être très didactique. Mais il y a tant de contresens dommageables à propos des termes "chair" et "esprit", que je me risquerais probablement à essayer de l'expliquer.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-2-Alphonse-Maillot_a1271.html" />
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  <entry>
   <title>Actes 2 v 1-11 Alphonse Maillot</title>
   <updated>2008-05-05T11:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-Alphonse-Maillot_a1270.html</id>
   <category term="Commentaires" />
   <published>2008-05-05T11:13:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Texte :	Actes 2/1-11       <br />
       Genre :	Notes homilétiques       <br />
       Auteur :	Alphonse MAILLOT       <br />
       Source :	Qui a péché&#8230; ? - Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l'année A (Carême &#8211; Semaine sainte &#8211; Temps de Pâques &#8211; Ascension &#8211; Pentecôte - Trinité). Mission intérieure de l'Eglise Evangélique luthérienne, 1993 (p. 153-157 &amp; 162).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pentecôte       <br />
              <br />
       Préambule : Notre ignorance crasse et... chrétienne (ces deux adjectifs sont, hélas, liés) des fêtes juives, prive notre prédication des fêtes chrétiennes d'une sève aussi ancienne que neuve. C'est pourquoi je me permets de vous recommander le remarquable livre de R. Martin-Achard : Essai biblique sur les fêtes d'Israël (Labor et Fides, 1974). Ce livre est épuisé, mais il m'étonnerait qu'il ne soit pas repris, d'autant plus que certaines précisions, sinon corrections, devraient probablement y être apportées. De toute manière, essayez de consulter ce livre. Votre compréhension et votre prédication des fêtes chrétiennes en seront, ne disons pas renouvelées, mais au moins vivifiées et certainement élargies. En tout cas facilitées. C'est pourquoi, d'ailleurs, les textes des fêtes chrétiennes devraient (sauf Noël et encore, cf. le Rosh Hashshannah, fête du Nouvel An) (1) comporter les lectures des textes des fêtes de l'Ancien Testament leur correspondant.       <br />
              <br />
       -o-       <br />
              <br />
       (1) Cf. cependant ce que j'ai déjà affirmé sur Jean 1/14 : "(Le Logos) a dressé sa tente parmi nous" qui semblerait indiquer que le Christ est arrivé parmi nous lors de la fête des Tabernacles (pour mourir à la Pâque !). Rappelons le jeu de mots probable "eskênôsen" (il dressa sa tente) avec la "Shekinah" (la présence de YHWH) et plus incertain avec le "ekenôsen" (il s'est vidé) de Philippiens 2/7.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Actes 2/1-11       <br />
              <br />
       C'est clair : ici, l'auteur renvoie, dès le v. 1, "au jour de la Pentecôte" dans lequel il voit un plein accomplissement, un épanouissement ; le texte porte, non le banal : "Quand arriva le jour...", mais : "Lors de l'accomplissement du cinquantième jour (jeu de mots sur "accomplir"), ils étaient tous ensemble au même endroit" ; non seulement l'auteur entend rattacher la Pentecôte à Pâques, comme étant son épanouissement, sa plénitude (Pâques a eu lieu-en-vue-de-la-prédication-aux-nations qui débute à la Pentecôte), mais (tout en montrant que Dieu ne reniait pas là la première Alliance avec ses fêtes, et que simplement il les reprenait, sans les nier, pour les charger d'un sens supplémentaire) l'auteur entendait aussi que ne fut pas délaissée, au moins comme terreau fertile, la fête juive qui est le "modèle" (le "typos") de la fête chrétienne. Dieu a suivi son calendrier... même s'il sait parfois s'en libérer.       <br />
              <br />
       Alors voici, en quelques mots rapides, ce qu'était la Pentecôte juive. Shabu'a ou plutôt Shabu'oth (car c'est le pluriel) = littéralement Septaines = Semaines = (racine homologue) Serments (Exode 34/22 ; Deutéronome 16/10). C'est (historiquement) d'abord une fête agraire (idem pour l'origine de bien des fêtes juives), qui a lieu 7 semaines ("septaines") après la Pâque ; c'est la fête des (premières) récoltes, fête joyeuse d 'offrande des prémices de tout ce qu'on engrange (c'est une excellente date pour une Journée d'offrandes, premier témoignage de l'Esprit nouveau qui nous est accordé). Très probablement à cause du jeu de mots possible entre : Sept et Serment (sh.b.') (cf. le livre des Jubilés : l6/10ss, in "Ecrits intertestamentaires"), cela est devenu la fête des "Serments", en particulier de celui de Dieu envers son peuple ; cela nous mène à une fête de l'Alliance de Dieu (depuis Abraham) avec son peuple, voire de la rénovation de l'Alliance.       <br />
              <br />
       Cela semble établi au moins pour 1'avènement de l'ère chrétienne. Le phénomène "d'historicisation" (transformation d'un mythe cyclique et agraire le plus souvent, en événement historique, et unique, mais dont chaque année on peut redécouvrir la "présence" ou le "présent" ; ici, un beau jeu de mots en français, à ne pas manquer), a joué à plein d'autant plus que là, une grande partie des (grandes) fêtes "présentait" surtout la sortie d'Egypte et donc Moïse...       <br />
              <br />
       L'alliance de Dieu avec Abraham n'était citée dans le recueil (liturgique) des Psaumes qu'en 105/9 (cf. v. 42). Etc&#8230;       <br />
              <br />
       -o-       <br />
              <br />
       Je crois que cet éclairage, moins banal que celui de la tour de Babel (qui est, lui aussi, très intéressant), permet de mieux suivre les v. 7-11 de ce chapitre 2 des Actes. Souvenons-nous de la promesse (serment) faite plusieurs fois à Abraham ; par exemple, Genèse 13/14-17, ou le curieux songe de Genèse 15/12-19 ; en n'oubliant pas que nous sommes nous-mêmes la preuve de la véracité de cette promesse.       <br />
              <br />
       Ensuite on pourra ajouter (cf. TOB et tous commentaires) que nous avons ici 1'anti-tour de Babel (Genèse 11/1-9). Cependant Dieu n'intervient pas ici pour détruire une unité humaine destinée à le "déloger", mais pour donner aux hommes les prémices de l'unité créée par l'Esprit.       <br />
              <br />
       Signalons aussi que le mot (anémos, cf. Jean 3/8) habituellement employé pour "vent", ne l'est pas ici, où il est parlé d'un (grand) bruit et d'un souffle violent. Quant aux langues de feu (cf. Esaïe 6/6s), elles évoquent plus, à mon avis, mais dans un registre apparemment contraire, le geste du Christ (Jean 13/4-10) purifiant les pieds des apôtres pour qu'ils puissent accomplir leur mission dans la poussière du monde.       <br />
              <br />
       L'Esprit purifie les apôtres avant de les envoyer dans le monde, même si le jeu de mots "langues (de feu)" et "langues (étrangères)" (2/3-4) est indiscutable.       <br />
              <br />
       Au v. 4, je crois qu'il faut traduire : "Ils commencèrent à parler...", même si la tournure semble donner raison à la TOB : "Ils se mirent à...". Le v. 13 semble, en effet, prouver que tout n'était pas très clair.       <br />
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       De toute manière,       <br />
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       a) on citera Galates 3/28 dont ce passage est l'illustration vécue, et       <br />
              <br />
       b) on insistera sur la nécessité pour l'Eglise de parler la langue de tous, et non pas de faire parler la sienne (le patois de Canaan) à tous.       <br />
              <br />
       Actes 2/2-4 sera aussi rapproché de l'échelle de Jacob (occasion du rappel de la bénédiction de toutes les tribus de la terre) : Genèse 28/10-32. Avec, là encore, un détour par la... tour de Babel au v. 17 (Babel = aussi en babylonien : porte (des dieux)). Enfin on pourra aussi songer à Nombres 11/25ss.       <br />
              <br />
       En tout cas, rien ne nous empêche de voir dans la fête de Pentecôte, la fête de l'Alliance Nouvelle avec le Christ, que scelle le Saint-Esprit, en faisant de tous ceux qui l'ont reçu, les citoyens... du monde ! On remarquera bien la notation ironique d'Actes 2/7 ; les citoyens du monde ne sont que de ces Galiléens méprisés de tous les vrais Juifs (cf. Jean 1/46 ; Luc 13/1-3... Esaïe 8/23).       <br />
              <br />
       Mais surtout, pas plus qu'on ne peut oublier la dépendance de la Pentecôte envers Pâques, on n'oubliera de parler de l'Esprit comme celui qui n'entend être que le témoin du Christ (cf. l'évangile de Jean 14/26 - c'est la troisième lecture ; 15/26-27 ; très bon commentaire de Pentecôte : 16/13-15).       <br />
              <br />
              <br />
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       "Plan" de prédication       <br />
              <br />
       On l'aura compris, à votre place, je préférerais expliquer, en l'actualisant, le texte classique d'Actes 2/1-21, où je ne manquerais pas de rappeler ce qu'était la fête de la Pentecôte juive, fête de l'Alliance au Sinaï et du don de la Torah, fête de la joie aussi (Deutéronome 16/11 et Jean 20/20), et enfin fête de la pleine naissance d'un peuple.       <br />
              <br />
       Je n'oublierais pas non plus que la première Pentecôte fut réservée à des Juifs fervents (v. 5), pour bien rappeler que la naissance de l'Eglise n'est pas une mise à l'écart (ni au rencard) du peuple juif comme, trop souvent, nous le pensons. L'Eglise n'est pas née contre Israël mais au sein d'Israël, au cours d'une fête juive, et le sermon de Pierre s'efforcera de le montrer (2/16-20), comme l'accomplissement de prophéties israélites. On en profitera pour exhorter fraternellement tous ceux qui sont là :       <br />
              <br />
       1°- à mieux retrouver les racines de leur foi : l'Ancien Testament ;       <br />
              <br />
       2°- (et ça n'a rien de paradoxal) à mieux cerner et vivre l'envoi de l'Eglise à toutes les nations, en sachant parler leurs langues (Actes 2/4 &amp; 8-11) ; ce qui pose le "problème" (mauvais mot) jamais définitivement résolu, de la traduction de l'Evangile, non seulement dans les diverses langues, mais au niveau des cultures. Je me permets de penser que 1'Ancien Testament et son étude nous éviteront une dilution de la Bonne Nouvelle du Christ promis, dans une religiosité générale... autant que fade.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cultes-protestants.org/Actes-2-v-1-11-Alphonse-Maillot_a1270.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Exaudi - Romains 8, 26-30</title>
   <updated>2008-05-03T18:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Exaudi-Romains-8,-26-30_a1269.html</id>
   <category term="Prédications pour lecteurs" />
   <summary><![CDATA[EPAL - Service des lecteurs  - Ernest MATHIS
Exaudi - Dimanche 4 mai 2008
La communauté en attente - Romains 8, 26 30]]></summary>
   <published>2008-05-03T18:06:00+01:00</published>
   <author><name>Hufschmitt Georges</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Ces paroles pleines de mystère sont presque une confession. Elles nous permettent de jeter un regard dans l'intimité de la vie de prière de l'apôtre Paul. Dans ce but, nous aurons recours à une parabole. Nous la nommerons la parabole du harpiste et de la harpe, son instrument. Savez vous que le harpiste, lorsqu'il pince une corde seule sur son instrument, déclenche en vérité toute une harmonie de sons, qui sont en parenté musicale avec la corde sollicitée. Tel un petit orchestre, tous les harmoniques se sentent appelées et répondent présent. Notez bien, cependant : ce phénomène ne se produira que si l'instrument est bien accordé. Autrement, le résultat sera une disgracieuse cacophonie. <br />Dieu est le harpiste, chacun d'entre nous une harpe, l'instrument sur lequel il désire susciter une belle harmonie de sons. Mais vous avez compris : l'harmonie ne peut se produire que si nos coeurs sont au même diapason que son Esprit, si nous sommes réceptifs à son appel. Alors, mais alors seulement nos yeux peuvent s'ouvrir à ces beaux mystères qui font la richesse de la vie spirituelle du chrétien. Et qui sont pour nous autant de révélations. <br />Première révélation : « l'Esprit de Dieu vient en aide à notre faiblesse ». Et nous en avons terriblement besoin ! Car aucun d'entre nous « ne sait prier comme il faut », dit l'apôtre. Nous restons emprisonnés dans nos petites demandes futiles, égoïstes. Nous oublions dans nos prières le grand projet de Dieu, qui est la venue de son Royaume. Notre prochain a aussi peu de place dans notre prière. Certes, nous avons le droit de prier aussi pour les petites choses de la vie quotidienne. Mais nous ne devrions pas en rester à des demandes immatures, enfantines. L'Esprit de Dieu veut nous conduire à une vraie prière de chrétien adulte. Il veut changer peu à peu une prière de pure demande en une prière de remerciement et de reconnaissance : « merci, mon Dieu, pour ton pardon, ta paix et ta grâce, qui font ma joie chaque jour ! » <br />Deuxième révélation : Dans notre prière l'Esprit de Dieu intervient et nous invite à l'écouter. Vous l'avez compris : nous parlons de la prière intime, toute personnelle entre notre Dieu et nous. Tous ceux qui pratiquent cette prière connaissent des moments où ils prennent soudain conscience que ce qu'ils viennent de demander à Dieu ne correspond pas à sa volonté : telle parole de la Bible s'y oppose. Ainsi, une force invisible, mais clairement sensible, s'oppose à la leur et dirige leur prière vers une autre direction. cette puissance invisible est sans nul doute l'Esprit de Dieu qui à travers notre conscience nous parle et nous invite à l'écouter, pour nous engager dans une autre direction que celle que nous commandait notre coeur. Il corrige nos propres intentions et réoriente notre prière. <br />Troisième révélation : l'Esprit nous invite à intercéder pour les autres. Et en premier lieu pour la communauté des croyants. Paul les appelle des « saints », parce que l'Esprit de Dieu les a touchés. En cette maison de prière, chaque dimanche, avant de réciter ensemble le Notre Père, nous sommes invités à la prière. Prenons-nous cette prière vraiment au sérieux ? Et, surtout, présentons nous des personnes concrètes au Seigneur : ma voisine du banc, tel conseiller presbytéral, tel malade dans le village qui vient d'être hospitalisé ? Et croyons nous que Dieu attend de nous l'extension de notre intercession aux affaires du monde, à la paix au Darfour, à la réconciliation entre Israëliens et Palestiniens ? <br />Quatrième révélation : L'Esprit nous invite à recevoir bonheur et malheur des mains de Dieu. « Nous savons que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu », écrit l'apôtre. Combien souvent cette parole a telle été utilisée à contretemps, combien de fois n'a t elle pas «été adressée à une épouse qui venait de perdre son mari, ou à un couple craignant pour la vie de leur enfant ! Car, au fond, dans l'esprit de l'amour du Christ, je ne puis pas dire cette parole à un autre. Je ne puis l'appliquer qu'à moi même. Et c'est alors que je me rends compte combien il m'est difficile de l'accepter. Il faut du temps, il faut beaucoup d'humilité, et surtout beaucoup de prières jusqu'à ce que nous soyons prêts à dire avec Job : « Nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu. Et le malheur, ne l'accepterions nous pas aussi ? » Que de combats, que de pleurs, que d'abnégation faut il, jusqu'à ce que nous soyons capables d'accepter sans amertume qu'à travers le malheur, Dieu était présent dans notre vie ! <br />Une cinquième révélation : Dans nos joies et dans nos peines nous sommes entre les mains de Dieu. Pour Paul, c'est une certitude et une affirmation tellement centrale de la foi qu'il voudrait l'ancrer dans les coeurs des chrétiens de Rome de sorte qu'ils ne puissent plus jamais en douter. Dans son enthousiasme, il se surpasse en superlatifs : ils appartiennent à Dieu depuis toujours et pour toujours, bien plus : « ils y sont prédestinés ! » C'est une affirmation qui de tout temps a heurté les croyants. Mais Paul est loin de vouloir prétendre que Dieu a prédestiné les uns au bien, les autres au mal ! Il veut simplement amarrer la barque de leur foi de telle manière qu'elle ne puisse plus se détacher. Il emploie une corde, puis une deuxième, et encore une troisième, pour consolider leur certitude : vous êtes à Dieu, et rien ne peut vous en séparer. L'eglise a donné à ce dimanche entre l'Ascension et la Pentecôte le nom de EXAUDI ! Exauce moi, exauce nous, Seigneur ! Nous voyons en esprit toutes les communautés chrétiennes sur terre en prière devant leur Seigneur, l'implorant : exaudi ! Exauce notre ardente prière ! Remplis nous de cette belle harmonie de dons que tu nous as promis ! Viens toi même prier en nous, pour que nous apprenions à prier selon ta volonté ! Frères et soeurs : nous ne voulons pas être absents de cette grande et belle communauté de prière. Nous aussi, nous voulons être un maillon dans la chaîne. Amen.<br />Ernest MATHIS, Strasbourg<br /><br />Cantiques : (Arc en ciel)<br />42,1,3,4 &nbsp;&nbsp; &nbsp;Comme un cerf altéré <br />490,1 4 &nbsp;&nbsp; &nbsp;Seigneur Jésus, qui es venu <br />506,1 5 &nbsp;&nbsp; &nbsp;0 Saint Esprit, esprit d'amour <br />488,1 5 &nbsp;&nbsp; &nbsp;Sur tous les temps <br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;ou<br />507,1 &nbsp;&nbsp; &nbsp;Saint Esprit, Dieu de lumière
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   <title>Rogate - Exode 32, 7-14</title>
   <updated>2008-04-23T09:59:00+01:00</updated>
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   <category term="Prédications pour lecteurs" />
   <summary><![CDATA[EPAL - Service des Lecteur - Emile Bauer
Exode 32, 7-14
Rogate - l'Église en Prière
Dimanche 27 avril 2008]]></summary>
   <published>2008-04-23T09:44:00+01:00</published>
   <author><name>Hufschmitt Georges</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
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      DIMANCHE 27 AVRIL 2008<br>ROGATE<br>L'Eglise en prière.<br>EXODE 32 / 7 - 14<br><br>Chers frères et s&#339;urs !<br>Les relations entre Dieu et son peuple, entre Dieu et son prophète connaissent une période de crise. Dieu se met en colère contre son peuple et il déverse cette colère sur celui qu'il a sous la main, sur Moïse, alors que celui-ci n'y est pour rien.<br>Certes, le Seigneur a toutes les raisons de se fâcher contre ce peuple qui, malgré toutes les délivrances vécues, malgré tous les bienfaits dont il a été comblé, malgré tous les signes d'amour, s'est très vite détourné du chemin prescrit par Dieu. Sans même attendre d'avoir reçu les dix commandements, ni de connaître les termes du contrat, il a déjà rompu l'alliance. Dieu est en colère contre ce peuple à la nuque raide, ce peuple qui s'obstine à vouloir se créer un dieu à son image, un dieu qui se voit et dont on pourrait disposer à son gré, contre ce peuple ingrat et prompt à oublier les bienfaits qu'il a reçus. Du coup, il renvoie Moïse et veut se distancier par rapport à ce peuple qu'il ne veut plus appeler : « mon peuple », mais qu'il nomme : « TON peuple, celui que TU as fait monter d'Egypte ». Nous assistons à une véritable « descente en flammes », à une exécution, où l'acte d'accusation, le constat d'échec et la sentence s'enchaînent à très grande vitesse ; trois versets suffisent pour en finir avec ce peuple voué à la destruction. Moïse, quant à lui, en tant qu'innocent, se voit alors proposer une place privilégiée : c'est de lui que Dieu veut faire surgir une nouvelle et grande nation, un nouveau peuple qui serait fidèle à son Dieu !<br>Pourtant, Dieu renoncera à ce projet et ne fera pas subir à son peuple le châtiment annoncé et mille fois mérité. Pourquoi Dieu y renonce-t-il ? En fait, c'est Moïse qui réussira à l'apaiser et à le convaincre par sa prière d'intercession pour ses compatriotes, cette prière pourrait aussi nous servir de modèle dans nos relations avec Dieu. Examinons donc la forme et le contenu des paroles de Moïse pour essayer de voir pourquoi et comment ses quelques paroles ont pu êtres assez efficaces pour que le prophète puisse parvenir à « apaiser la face du Seigneur ».<br>Tout d'abord, il fait valoir qu'il ne s'agit pas du peuple de Moïse ; en tant que prophète, il se sait et se veut au service de Dieu ET de son peuple ; il n'est pas le propriétaire de ce peuple ; et, même si le diable était aux commandes, ce serait encore et toujours le peuple de Dieu ! Moïse n'essaie pas de s'attribuer le mérite de la délivrance, c'est Dieu, et Dieu seul, qui a fait sortir son peuple d'Egypte et qui l'a délivré et protégé jusqu'à présent, c'est Dieu qui a agi « à grande puissance et à main forte » . Personne, ni Moïse , ni, à plus forte raison, le peuple, n'a rien à faire valoir devant Dieu ; même les exploits ou les actes de justice que Moïse a accumulés ne viennent pas de lui, mais c'est Dieu qui a agi en lui, avec lui et par lui. Comme tout véritable prophète, Moïse comprend et admet la colère du Seigneur et reconnaît sa justice, mais, en même temps, il se déclare solidaire de ce peuple avec ses qualités et ses défauts et, du coup, il refuse le périlleux honneur de devenir l'ancêtre d'un nouveau peuple de Dieu. Il demande grâce pour ce peuple qui, certes, ne la mérite pas, mais qui demeure, envers et contre tout, le peuple qui est la propriété de Dieu ; si donc Dieu le supprimait, il se ferait du tort à lui - même avant tout !<br> Un deuxième argument vient étayer et renforcer ce premier essai d'obtenir la clémence divine. En effet, si ce peuple est détruit, s ‘il disparaît, il y aura des conséquences pour l'équilibre du monde. Il y aura donc des réactions chez les autres nations, et tout particulièrement chez les ennemis d'Israël, chez les maîtres d'hier dont Dieu vient de les délivrer. Et c'est là que se pose la question : « Qu'en diront les Egyptiens » ? Comment vont-ils juger ce Dieu dont ils ont, eux aussi, subi la colère et dont ils ont pu constater la puissance à leurs dépens ? Ne vont-ils pas se moquer de ce Dieu qui apparemment ne sait pas ce qu'il veut ? De ce Dieu qui délivre pour mieux supprimer ? Comment pourraient &#8211; ils envisager de se joindre un jour à Israël et devenir les enfants d'un Dieu qui serait esclave de ses colères, dépendant de ses humeurs ? Un Dieu capricieux, mesquin, cruel et instable : voilà comment les égyptiens le définiraient ! Pour éviter cet écueil, il n'y a qu'une solution : le Pardon, signe que Dieu est maître de lui-même comme de l'univers, qu'il peut remonter le temps et effacer la faute et, qu'ainsi, il mérite le respect et l'adoration, même de ses ennemis !<br>Ensuite, ce sont les ancêtres qui sont appelés à la rescousse ; les serviteurs de Dieu que furent Abraham, Isaac et Jacob-Israël, non en tant que personnes, mais en tant que bénéficiaires des promesses divines. Eux aussi ont connu des hauts et des bas dans leurs relations avec l'Eternel, eux aussi vivaient de la grâce et du pardon de Dieu, eux aussi vivaient par la foi, et c'est cette Foi qui leur a tenu lieu de justice. Et c'est cette Foi que Moïse prouve en rappelant à Dieu les promesses faites par lui à ces ancêtres, tout ce qu'il avait « juré par lui &#8211; même » aux patriarches de donner à leurs descendants et pour toujours. Le Seigneur de Vérité ne peut donc pas se dédire sans se détruire, sans perdre toute crédibilité.<br>Et contre toute attente ces arguments ont porté et : « le SEIGNEUR renonça au mal qu'il avait dit qu'il voulait faire à son peuple ». La prière de Moïse a donc été entendue et exaucée ; c'est à son peuple que Dieu accorde une nouvelle chance et à qui il offre un nouveau commencement. Le contact rompu est rétabli, la relation vitale pour Israël n'est plus brisée ; les prières du peuple seront à nouveau entendues, sinon exaucées !<br>Plus de trois mille ans après, ce texte reste valable pour nous tous. En effet, comme le peuple de l'Exode, nous sommes en route avec Dieu et, comme Israël, bien souvent nous dévions du chemin prescrit et, lorsque nous prions, nous avons l'impression de nous adresser à un mur, oubliant que ce mur, c'est nous qui le construisons. C'est alors que ce texte peut nous aider à percer cette séparation et à retrouver l'accès au c&#339;ur de notre Père céleste.<br>Comme le peuple, nous sommes invités à reconnaître nos errements et nos détours ; nous sommes appelés et encouragés à nous tourner malgré tout vers le Seigneur et à attendre de lui : secours, force, paix et consolation. Comme lui, nous devons venir les mains vides et ouvertes, pour qu'il puisse les remplir. Même lorsque nous accumulons les bonnes actions, ce n'est pas à nous qu'en revient le mérite, mais c'est à Dieu seul que nous devons en rendre gloire !<br>Comme Moïse, nous devons nous fonder sur les promesses que Dieu a faites aux ancêtres et qu'il a réalisées en Jésus-Christ ! Enfin, comme le peuple hébreu, nous avons besoin d'un intercesseur ; de quelqu'un qui puisse convaincre Dieu et qui nous aide à prier selon sa volonté et en son nom. C'est là que nous sommes mieux lotis que le peuple de l'Exode, car Jésus nous a promis que tout ce que nous demanderions en son nom nous sera accordé si nous recourons à son Saint &#8211; Esprit et si nos prières ne sont pas égoïstes ou solitaires, mais communautaires et en lien avec tous les enfants du Père céleste de partout et de tous les temps. Sachons donc reconnaître tout ce que Dieu nous donne, sachons reconnaître son action en réponse à nos prières et, surtout, sachons y répondre par notre reconnaissance et par nos actions de grâces pour qu'à la prière de notre vie le Seigneur puisse rajouter son AMEN. Ainsi soit-il à la gloire de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ !<br>Emile Bauer, pasteur à Printzheim<br><br>Cantiques proposés :<br>ARC 624 / 407 / 409 / 405 / 420<br><br><br>
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   <title>Jean 14 v 1-12</title>
   <updated>2008-04-14T13:42:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cultes-protestants.org/Jean-14-v-1-12_a1267.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2008-04-14T13:42:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Holcroft</name></author>
   <content type="html">
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     <div>
      Texte :	Jean 14/1-12       <br />
       Genre :	Prédication       <br />
       Auteur :	Catherine JEANNIN       <br />
       Source :	Méditations radiodiffusées. FPF, 20.05.1984.       <br />
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       "Jésus lui dit : Je suis le chemin et la vérité et la vie"       <br />
              <br />
       Jésus a-t-il lui-même frappé la formule ou non ? Peut-être. Et si ce n'est pas lui, n'exprime-t-elle pas, avec plus d'évidence, l'empreinte indélébile, cette marque en creux qu'il a laissée dans la mémoire des siens ?       <br />
              <br />
       Une trilogie, ça sonne bien : "Liberté, Egalité, Fraternité", "Travail, Famille, Patrie"... on en trouverait d'autres. "Je suis le chemin" : une route rectiligne ; "Je suis la vérité" : une évidence sans contestation ; "Je suis la vie" : la meilleure des assurances contre tous les risques ! Vous ne trouvez pas que c'est très publicitaire ? Du style "slogan" ? Prenons garde à l'inflation du langage, à une formule trop vite entendue qui pourrait s'élimer et reléguer la foi avec les grands idéaux humains et n'être plus bonne qu'à orner les frontons des édifices du culte et émailler des discours.       <br />
              <br />
       Mais si, à travers elle, je rencontre celui qu'elle concerne, si elle est médiation d'une réalité et d'une modernité ? Si je dis "tu" et s'il me répond ? Si je découvre