liturgie sainte Cène Wilfred Monod francois dietz
Bonjour,
J'ai sur mon ordinateur la liturgie de Sainte Cène de Wilfred Monod que nous utilisons parfois à Dunkerque. Est-ce qu'elle pourrait 'figurer' sur le site ? François Dietz dietz francois
Bonjour,
J'ai sur mon ordinateur la liturgie de Sainte Cène de Wilfred Monod que nous utilisons parfois à Dunkerque. Est-ce qu'elle pourrait 'figurer' sur le site ? François Dietz FISCHER CLAUDE
oui cela donnerait à comprendre la vision libérale de la lturgie telle qu'elle était à l'origine, ce mouvement ayant évolué dans des sens très divers depuis...
dietz.francois
Bonjour,
Je me fiche bien de savoir si W Monod était libéral ou non. Je sais juste que cette liturgie que nous utilisons de temps en temps pour vivre le temps de Sainte Cène a touché parfois plus qu'une prédication.... Et par exemple lors du rassemblement du grand Kiff où Laure Danet l'a utilisée et les jeunes je crois bien reçue... Puisque vous en êtes d'accord, comment puis-je vous la transmettre ? Ici ? En faisant un copié-collé ? Ou bien mettez-moi un message sur mon adresse email dietz.francois@yahoo.fr afin que je vous l'envoie en pièce jointe ? Meilleures salutations François Dietz[ Sainte Cène (W Monod) 1 Quel rêveur, quel réformateur, quel anarchiste a jamais proposé d’inviter le patron et le manœuvre au même repas, pour les faire boire à la même coupe ? Et pourtant, la sainte Cène opère ce miracle ; l’éboueur y porte la coupe à ses lèvres et la passe au député, qui boit après lui… Dans la simplicité de cet acte sans phrases, il y a quelque chose de surnaturel, et qui nous dépasse au point de nous troubler étrangement. L’Evangile y apparaît comme l’énergie égalitaire par excellence. Jusque là, seule la mort pouvait prétendre nous rendre tous égaux face à elle. Toutefois, la mort crée, brutalement, une égalité involontaire entre les personne, tandis que l’Évangile suscite, harmonieusement, une égalité des vivants consciente et volontaire. Cette communion que nous célébrons tous autour de cette table est un bouleversement de l’ordre social, un ferment de réformes sans limites, une image de l’humanité future, le germe de la “nouvelle terre où la justice habitera”. Spontané 2 Ce pain a une histoire. […] Pour faire la bouchée de pain qui nous est offerte à la table sainte, il a fallu presque un an d’efforts et de collaboration obstinée avec la pluie et avec les rayons du soleil, et tout le travail des hommes, du grainetier à l’agriculteur, du semeur au moissonneur, du transporteur au distributeur, du grossiste au meunier, du meunier au boulanger, du boulanger à cette table. Ce pain est la nourriture la plus noble qui existe ; c’est le sacrement de la communion avec la nature généreuse et c’est le sacrement de la solidarité humaine, solidarité avec l’humanité au travail, qui a permis que cette nourriture soit sur cette table. Mais ce pain est aussi le symbole d’une inégalité meurtrière. Qui possède le pain, est maître de celui qui ne le possède pas. Un pain, entre nos doigts, est un attribut de pouvoir ; il nous octroie la puissance de dicter nos conditions à un affamé. Si un petit morceau de ce pain tombait sur la place centrale d’un village du Soudan, on verrait des créatures déshumanisées se ruer avec frénésie vers ce trésor, et se piétiner sans merci dans une poussière bientôt rougie de sang. 1 Le morceau de pain est au centre du monde ; le jour où toute l’humanité sera pleinement assurée d’en manger, marquera l’avènement du genre humain à la dignité humaine ; c’est alors qu’il se dégagera, définitivement, de l’animalité. Ce pain et cette coupe sont au centre du monde pour nous ce matin, comme pour beaucoup de chrétiens qui célèbrent ce même repas en ce même jour. Par le fruit de la vigne, par les épis de blé et le travail des hommes, nous nous souvenons de Jésus-Christ, qui s’est présenté à nous comme le Pain vivant, et comme la vigne. 2 Il a vécu parmi nous, mais nous ne l’avons pas accueilli. Il a été trahi et mené jusqu’à l’abîme de la mort. Le soir, avant d’être livré, il a pris du pain, et, après avoir rendu grâces, l’a donné à ses disciples en disant : “Ceci est mon corps, livré pour vous”. 1 De même, à la fin du repas, il a pris la coupe, et, après avoir rendu grâces, il la leur a donnée et a dit : “Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui est répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés. Faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.” 2 Le Seigneur Jésus-Christ, le lendemain, a été livré, il a été élevé sur la croix. Il est mort. Le Pain vivant a été foulé au pied, et c’est un outrage pour l’humanité entière, l’humanité sous-alimentée, affamée et assoiffée. Il est mort, mais Dieu l’a rendu à la vie. De même, Dieu nous conduit, à sa suite, de la mort vers la vie, dans l’attente de son Royaume. Spontané 1 Que celui qui a faim s’approche de cette table. 2 Que celle qui a soif vienne au repas que le Seigneur lui-même va présider. Quelques mots avant la communion… 1 Je suis le pain de vie, celui qui mange de ce pain n’aura jamais faim. 2 Je suis la vigne, celui qui croit au Fils aura la vie éternelle Ainsi nourris, ainsi abreuvés, nous n’aurons de cesse de partager encore et encore et de redire que la résurrection est effective pour nous. Allons dans la force de notre Seigneur… Michel Olivier
Merci.
Dans la rubrique 'Culte contemporain', les textes s'arrêtent à la déclaration du pardon... ou alors je ne sais pas où il faut cliquer. Prédicateur laïque ( mais après tout, ne sommes-nous pas tous à la foi laïque et un peuple de prêtres ?), à la recherche de textes pour la Sainte Cène, je suis tombé là-dessus, et j'ai été ému aux larmes. Pensant à Haïti, où en effet les gens se battent pour le trésor qu'est devenu un bout de pain... MO Hélène Texier
Bonjour,
Je viens de lire ce texte liturgique de W. Monod: je le trouve d'une simplicité véridique, tellement émouvante qu'on ' entre dedans' tout de suite, et elle mériterait d'être lue aux assemblées plus souvent. Est-ce le cas? Je ne sais, je la trouve parfaite, et en plus je suis pour casser ce qui devient- ou risque de devenir- une certaine routine: je sais que vous comprenez..... Fraternellement. H. Texier. Bellusso
nous réfléchissons sur la manière d'aborder la sainte cène avec nos confirmants, je m'empresse de partager ce texte avec le conseil presbytéral et de le proposer comme sujet de travail lors de la retraite des confirmants.
Fraternellement. Patrick Bellusso TERBECHE DAVID
Je savais bien que tu étais un Homme doué de spiritualité ! Il y avait déjà de la Lumière dans tes yeux...
Ton ami de l'IUFM Antony 1990 David Ecrire une réponse
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