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Sophonie 3 v 14-18 (Alphonse Maillot)
Texte : Sophonie 3/14-18
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Mon âme magnifie le Seigneur — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C - Avent-Noël-Epiphanie. Mission Intérieure de l’Eglise luthérienne à Paris, 1991 (p. 19-20). 3° dimanche de l’Avent Sophonie 3/14-18 Sophonie est le prophète (1/14 à 2/1, 3/8) du Jour du Seigneur (avec le prophète Joël : 2/1-11, et Amos 5/18-20) qui, le plus souvent, sera plutôt une “Nuit du Seigneur” (Amos 5/20 et Sophonie 2/15) qui plongera Israël dans les ténèbres... mais parce qu’il l’est déjà, à cause de ses fautes et ne veut pas le voir. Mais les ténèbres sont précisément ce qu’il est impossible de voir. Ce que tous ces prophètes veulent confirmer dans ces textes est que le Seigneur : a) voit tout ce qui se passe sur terre, dans l’histoire des hommes ; b) que rien ne le laisse indifférent ; c) et qu’un jour viendra (et qui remplacera la grande promesse du Shalom final) où il sévira durement contre tous ceux qui ont failli à leur tâche, en particulier (mais pas seulement) contre Israël qui n’a pas su être le témoin que le Seigneur espérait qu’il fût. Je tiens à le rappeler : les prophètes ont le nez vissé sur les événements. Ce sont des passionnés d’histoire contemporaine, qu’ils relatent avec passion. Cependant, Sophonie, tout comme Amos (chapitre 1), ne dénonce pas seulement Jérusalem la rebelle (3/1), mais la Philistie (2/1ss), Moab (2/8ss), voire même l’Assyrie (2/13ss), car la terre entière (coupable) doit être jugée, punie, sinon consumée par le feu de la passion divine (3/8). Alors, point final ! ? Que non ! Car ce jour de feu n’était finalement destiné qu’à purifier (3/9, “pur”, par le biais du latin, provient peut-être du grec “feu”) même ceux qui étaient en Afrique (la Nubie = le Soudan), à faire disparaître les arrogants en Israël (3/11) et à dégager un peuple composé de tous ceux qu’on humiliait, en particulier ceux que les richesses (matérielles autant que spirituelles) des autres Juifs repoussaient et faisaient trembler (3/13). Le jour de ténèbres deviendra alors pour eux jour de lumière. Les hommes auront retrouvé entre eux une parole droite et simple, sans arrière-pensée, sans soupçon, sans jugement (v. 13). Et ce “Jour du Seigneur” prouve que le Seigneur s’intéresse à tous les peuples. Alors, la joie aura réintégré Jérusalem (v. 14), le rire envahira la ville où le roi ne sera plus simplement un roi habituel, mais ce sera le Seigneur en personne qui régnera dans la joie sur sa ville qu’avec amour il aura renouvelée, en faisant le silence (double lecture de la fin du v. 17) sur les péchés anciens, relégués aux oubliettes de la miséricorde (quant au v. 18...... ? ?). Il ne faut pas s’étonner de ces “happy end” prophétiques (souvent déclarés bien vite inauthentiques, ce qui, de toute manière, ne les empêcherait pas d’être... bibliques). Depuis le Déluge (Genèse 9/15), il ne peut plus y avoir de punition sans finalité salvatrice. Le jour du Seigneur, comme un terrible orage, précède une aurore nettoyée, apaisée et pleine de promesses. Tout comme Jean-Baptiste précède le Christ. Autres textes de la même catégorie
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