|
|
Accueil |
Envoyer à un ami |
Version imprimable |
Augmenter la taille du texte |
Diminuer la taille du texte
Sophonie 2/3 & 3/11-13 Alphonse Maillot
Texte : Sophonie 2/3 & 3/11-13
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Voici l’homme — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année A (Avent-Noël-Epiphanie jusqu’au Carême non compris). Mission intérieure de l’Eglise Evangélique luthérienne, s.d. (p. 87-88). 4° dimanche ordinaire Sophonie 2/3 & 3/11-13 S'il est bon de recourir en ce dimanche, à ce qu'on appelle (assez malencontreusement) un "petit" prophète, au moins faudrait-il : 1°- prendre des passages caractéristiques autant que clairs. Or, ici, si 2/3 est relativement simple, on ne peut pas en dire autant de ce qui le précède et nécessairement lui donne sa vraie portée ; 2/1 = ? ? (TOB : "nation sans bonté" ; Segond : "nation sans pudeur" ; littéralement : "sans désir", à la rigueur "sans valeur" ? ? ; Chouraqui : "non enviée" ; ou "non enviable" — car tu vas être détruite —) ; 2°- se méfier de titres comme celui du Lectionnaire romain (ou alors en tirer de vraies conséquences) : "Dieu veut un peuple... petit et pauvre", en n'essayant pas, aussitôt après, de faire grandir de mille manières ce peuple que Dieu veut petit. Il serait plus juste d'écrire : "Dieu peut très bien se servir d'un peuple petit" (cf. le texte de 1 Corinthiens de ce dimanche), ce qui est un des messages de Sophonie (c'est vrai) qui est aussi, avec Joël, le prophète du "Jour du Seigneur". Quant aux "humbles" du pays, il faut encore se méfier. L'humilité, avant que Paul ne la définisse quasiment définitivement en Philippiens 2/3, n'est pas surtout un sentiment, ni même une disposition du cœur, ni même une humiliation devant Dieu faite à grand renfort de confessions des péchés ; c'est essentiellement l'acceptation vraie des autres et de leur place. Mais, en tout cas dans l'Ancien Testament, ces autres ont alors une fâcheuse tendance à reléguer dans les coins obscurs, ceux qui ne veulent pas être leurs adversaires. Et ces humbles, à cause de la volonté de puissance des autres (et en particulier celle que donne l'argent) se retrouvent délaissés et parfois même exclus. Le Jour du Seigneur, annoncé par Sophonie (1/14-18) à l'aide d'images magnifiques autant que terribles, viendra détruire tous ces arrogants, afin, s'il est possible (on aura noté le "peut-être" de 2/3c), de rendre aux humbles la place qui leur revient. En 3/12, on hésitera devant la traduction TOB : "Je maintiendrai... un reste". Le Lectionnaire catholique est meilleur : "Je ne laisserai subsister... qu'un peuple petit…" ; mais c'est plutôt : "Je l'aurai réduite (Jérusalem) à un reste (cf. Esaïe) humble et pauvre..., qui se réfugiera (jeu de mots avec "se confier") dans le (seul) nom du Seigneur. Ce reste, etc…" (v. 13). Jésus se souviendra, même sans employer le terme, que son troupeau ne sera jamais qu'un reste (parabole du Semeur ; ou Luc 12/32), tandis que Paul non seulement dans 1 Corinthiens, mais surtout en Romains 9 à 10 et encore mieux 11/4-5, fera un usage génial de cette notion de "reste", notion créée (?) par Esaïe. |
Inscription à la newsletter
|
Cultes contemporains
Matthieu 05 v 1-12 Jérôme Cottin