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Romains 15 v 4 - 13 Jean-Daniel Wohlfahrt
Rm 15/4-13
Le premier verset de notre texte peut faire sourire le sceptique: "Tout ce qui a été écrit d'avance, dit l'apôtre Paul, l'a été pour notre instruction". Qui peut oser prétendre que nous avons encore besoin d'apprendre quoi que ce soit. L'homme moderne n'a-t-il pas décou-vert le secret des plantes, n'a-t-il pas percé le secret de la lune et bientôt peut-être celui de mars? Bientôt nous pourrons prétendre que tout ce qui est du ressort de l'intelligence ne nous sera plus problème. L'homme prétend tout résoudre par son intelligence, mais il est 2 domaines où cette fa-culté est impuissante, c'est le domaine de Dieu, et le domaine de l'homme. Le nombre ef-farant de suicides ou de tentatives, d'isolés, de malheureux, de désespérés prouve que l'homme du vingtième siècle ne connaît pas le plus important. Et pourtant l'occasion de tout connaître sur Dieu et sur l'homme, image de Dieu se trouve là, dans la Bible. Nous ne connaîtrons notre semblable, notre frère qu'en connaissant Christ, vrai homme à travers ce livre qui a été écrit pour notre instruction par des hommes poussés par Dieu: livre com-préhensible non pas par l'intelligence mais par le cœur Jésus Christ nous montre ce que doit être l'homme, ce qu'il peut être malgré tous les obs-tacles terrestre. L'homme ne peut assumer son humanité qu'en ayant l'espérance car elle seule fait vivre et remplit notre vie de sens. Elle seule peut lutter contre le désespoir et le vide de nos cœurs. Et cette leçon Dieu nous la donne quand Jésus Christ, malgré toutes ses souffrances d'homme, garde l'espoir et dit "que ta volonté soit faite". Jésus Christ savait que malgré toutes ses épreuves, Dieu reste avec lui pour le soutenir et le tirer des griffes de la mort. Cette histoire de Jésus, nous la connaissons nous avons lu ce livre qui renferme toute notre espérance, nous savons la vérité sur notre Père, sur notre Sauveur Jésus Christ et sur cette puissance agissante que Dieu met en nous, le St Esprit. Oui certes, nous éprouvons souvent l'abattement de l'isolé mais Dieu est là. Nous nous tournons vers Dieu et Dieu nous vient en aide. Dieu nous donne sans cesse de nouveau l'occasion de nous repentir et de nous retourner vers lui. Nous nous endurcissons, Dieu nous parle encore, nous nous tournons vers les veaux d'or de notre siècle: puissance, ar-gent, publicité, sexualité, drogue; et Dieu nous envoie Jésus Christ. Même si nous retour-nons sans cesse vers le mal, c'est pour nous que Jésus Christ est né dans cette crèche misérable le jour de Noël. Dieu vient nous sauver et nous aider. Voilà notre espérance, voilà notre attente. Voilà notre joie. Mais cette espérance doit se manifester, elle doit sans cesse être renforcée et nourrie pour ne pas succomber aux erreurs et aux tentations du dehors. Certes la lecture et la méditation de la parole de Dieu sont les bases de notre espérance mais si celle-ci ne se manifeste pas par nos actions auprès des autres, de nos frères chrétiens ou non alors elle mourra de manque d'air et d'ouverture. Christ est venu peur tous les hommes. Il règnera dit le prophète sur toutes les nations et les nations espéreront en lui. On ne reçoit que ce que l'on donne dit-on souvent et cela est bien plus vrai dans le do-maine de la foi que dans tout autre Car en fait la foi n'est pas quelque chose de mesura-ble, ce n'est pas quelque chose qu'on peut placer quelque part en sécurité, ce n'est pas quelque chose qu'on possède: Nous ne pouvons que demander à Dieu de nous saisir. No-tre foi en Dieu est chancelante et sans cesse nous devons nous éprouver face à Dieu et face aux autres. En donnant on renforce le peu que l'on a, par les échanges et par la re-mise en question continuelle de ce que nous annonçons. Notre conduite vis à vis des autres doit être à l'image de celle de Jésus Christ, faite de pa-tience et de consolation. Et de quoi sont nourris ces deux attitudes, sinon de l'espérance. La patience, Jésus l'a manifestée envers ceux qui voulaient à tout prix faire de lui un roi. Il l'a montrée envers ses disciples qui chassaient ceux qui réclamaient une guérison ou un signe. Il l'a manifestée pour Pierre qui n'avait qu'une foi assez pâle quand il s'agissait pour lui de s'engager personnellement Et la même patience ne la manifeste-t-il pas tous les jours à nouveau envers nous qui nous détournons sans cesse de lui et à qui il donne mal-gré tout l'assurance du salut si nous revenons à lui? Dans cette patience il n'y a pas de ju-gement, il y a une certitude, celle que nous reviendrons à lui. Quand Jésus appelle Simon Pierre, manifestant par là que Simon deviendra dur comme la pierre, il sait que Simon de-viendra ce Pierre dont les actes racontent les voyages et les confessions publiques qui l'amèneront jusqu'à la captivité. C'est cette attitude de progrès qui nous fait prendre pa-tience. C'est cette patience que nous devons avoir envers tous ceux qui nous regardent aller au culte sans bouger. Il nous faut les appeler toujours à nouveau et leur dire que leur place parmi nous est marquée et que nous ne serons heureux, et que nous n'aurons vraiment la conscience tranquille vis-à-vis de Dieu que le jour où ils occuperont cette place Tout frère absent empêche que tous ensemble nous glorifiions le Dieu et Père de notre Seigneur Jé-sus Christ . La consolation encore c'est l'espérance, espérance en un lendemain qui effacera les dou-leurs présentes, en un lendemain qui ne sera pas fait par les hommes mais par Dieu. Mais la consolation, nous l'oublions dans notre monde tourmenté où chacun a bien assez à faire pour survivre sans encore s'occuper de celui nous appelle! Pourquoi si peu d'entre nous se sentent-ils concernés par les malades et les isolés. Ne pas nous occuper des autres, voilà ce que le monde nous impose, mais la loi de Dieu est autre, elle nous envoie, avec celui qui a rendu la joie à celui qui l'avait perdue, qui a rendu l'espoir au désespéré, l'amour à l'isolé. Oui, Dieu s'est engagé, il nous a rendu l'es-poir en pratiquant la patience et la consolation. Dieu s'est engagé, mais nous? Cet engagement est une nécessité vitale pou notre foi, pour notre église, car ce n'est que par lui que nous rendrons à l'église cette unité dont parle l'apôtre. Nous sommes frères, que nous soyons membres participants au culte ou non. Nous sommes tous enfants de Dieu. Y a-t-il autre chose qui puisse réjouir Dieu autant que de voir ses enfants réunis pour chanter et glorifier son nom? Cette unité nous pouvons la réaliser parce que nous croyons que Dieu est venu, un jour dans une crèche en Jésus Christ! Il est venu afin que tous soient un,. Par l'oubli de ce petit verset de Jean "afin que tous soient un" nous oublions nos devoirs fondamentaux, la patience et la consolation et par là nous montrons au monde la faible portée de notre espérance. La venue de Jésus dans le monde, ce n'est pas une affaire de commerce, ce n'est pas une affaire politique, ce n'est pas affaire de sentiments, c'est la preuve que nous pouvons garder l'espérance en nous engageant à suivre Jésus Christ selon ce qui est écrit dans sa parole. En méditant la crèche, la mort et le tombeau vide nous trouverons Dieu et l'homme Alors nous retrouverons la joie de servir ensemble. Amen. Autres textes de la même catégorie
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