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Philippiens 4 v 6
Texte : Philippiens 4/6
Genre : Prédication Auteur : X. Source : Prédication trouvée dans la Boîte à prédication de la paroisse réformée de Sonceboz-Sombeval. Philippiens 4/6 — Les problèmes de la prière Chers frères et sœurs, Mardi passé, je suis allé à une pastorale, rencontre pour pasteurs et prédicateurs, et l'orateur nous a invité à partager en petits groupes, des groupes de 3, les domaines dans notre vie de foi où nous avons des problèmes. Dans le groupe où j'étais, j'ai alors parlé de la prière, la communion avec Dieu. Que ce n'est pas évident, de prendre régulièrement du temps. Je ne sais pas comment c'est pour vous, mais moi j'ai encore à apprendre dans ce domaine. Alors, ce matin, j'aimerais parler un peu de cela, de la prière, de la communion avec Dieu. Nous avons beaucoup de choses, de livres, de cassettes, il y a des séminaires, des rencontres, c'est bien, mais il peut y avoir le danger de négliger un peu ces moments privilégiés dans la communion de Dieu. Je pense que ce n'est par hasard que la Bible nous invite dans beaucoup de versets à prier : Priez sans cesse (1 Thessaloniciens 5/17), Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces (Philippiens 4/6). Si c'était évident, de prier, de prendre du temps, si tous les chrétiens le faisaient naturellement et sans combat, alors il n'aurait pas été besoin de la rappeler autant de fois. Alors quels sont les obstacles à la prière régulière, à ces rencontres avec Dieu ? Un point, c'est la question de l'amour que j'ai pour Dieu et Jésus. Je crois que la prière à Dieu, ma relation à Dieu, c'est d'abord une question d'amour. Ce n'est pas une obligation, un devoir, un service que je fais pour contenter Dieu, pour qu'il me donne des choses en retour, c'est un moment privilégié, où je suis seul avec Dieu. Ceux qui sont mariés le savent bien : au début de l'amour, on aime se retrouver ensemble seuls ; parce qu'on s'aime, on veut simplement être ensemble, écouter l'autre, lui parler, lui prendre sa main. Et puis, après quelques années de mariage, il y a ce risque, de moins rechercher ces temps, il y a le travail, les enfants, beaucoup de choses, alors on peut perdre un peu cette envie de se retrouver, ce premier amour. Alors si j'ai de la peine dans ma prière, ma relation, je peux me poser la question : quel est mon amour pour Dieu ? Un deuxième obstacle, c’est la question des priorités. Il y a des choses importantes dans la vie, et des choses moins importantes. Le danger avec la prière, c'est de la place en queue de peloton, une fois que j'ai terminé les tâches prioritaires. Je dois faire ceci, cela, préparer ceci, un téléphone, les devoirs, la cuisine, laver la voiture ; il y a des choses dont nous prenons un soin parfois extrême, et notre relation avec Dieu ? Je dois mettre la prière, ma communion intime avec Dieu en début de priorité dans ma vie, avant mon travail, ma famille, mon temps libre et tout cela. Pas placer la communion là où j'ai encore du temps libre, mais juste l'inverse. Je dois vouloir cela, le décider ; c'est une chose prioritaire, et je veux qu’elle le soit, avec l'aide de Dieu. Un 3e obstacle, c'est l'enseignement. Il y a des chrétiens qui pensent que, pour être chrétien, il suffit de venir au culte, confesser ses péchés, se convertir, naître de nouveau, faire de son mieux. Ils peuvent même parler de choses spirituelles, de la Bible, mais ils n'ont jamais pris l'habitude de prendre régulièrement du temps pour Dieu. De tels chrétiens peuvent désirer toujours apprendre, mais ils ne mûrissent pas dans la foi. Un 4e obstacle, c'est l'expérience, la vie, les circonstances. On prie, pendant des années peut-être, et on a l'impression que Dieu ne répond pas. Alors on se décourage. On ne croit pas ou plus que Dieu répond aux prières. On pense que l'on est juste, on évite le péché, on a prié, mais on a l'impression que Dieu nous a abandonné ou négligé. Alors on s'installe dans une espèce de situation mi-figue mi-raisin : on croit quand même en Dieu, on veut être sauvé, mais on a perdu cette confiance en Dieu, on ne croit plus que la prière du juste a une grande efficacité, comme le dit Jacques dans sa lettre. On prie peut-être encore un peu, un peu machinalement, ou dans des situations difficiles, mais on ne se risque plus à chercher la face de Dieu, on a peur d'être déçu. On a peur de s'engager plus à fond. Alors, on reste dans la même situation, on n'avance pas. On devient un peu fataliste, voire taciturne ou même cynique. Au lieu de persévérer, de se demander peut-être pourquoi Dieu n'a pas répondu… Jacques est très sévère dans sa lettre : il dit : Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. Autrement dit, vous demandez pour vous-mêmes, vous ne cherchez pas d'abord la volonté de Dieu, son règne, vous ne vous préoccupez pas d'abord du règne de Dieu. Dieu ne dit pas que nous ne pouvons pas demander des choses pour nous-même, notre famille, mais ce qu'il dit, c'est que cela ne devrait pas être en premier, voire le seul but. Cherchez d'abord… Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Jésus priait souvent lorsqu'il était sur la terre ; il se retirait pour prier, mais c'était pour être un avec son Père, connaître sa volonté, entrer dans sa volonté. Connaître ses plans. Nous pouvons nous poser la question, quels sont nos motifs lorsque nous prions ? J'ai parlé au début de l'amour, c'est central ; est-ce que je prie par amour pour Dieu, pour connaître ses plans, ses secrets, faire avancer son règne, ou simplement pour me sortir de mes difficultés ? Comprenez-moi moi bien, je ne dis pas que nous ne pouvons pas prier lorsque nous sommes dans des difficultés ; nous pouvons prier Dieu, même crier à lui, l'implorer, mais nous ne devons pas seulement prier dans ces moments, mais aussi quand tout va bien, pour rester en communion avec lui. C'est naturel, nous avons tendance à prier plus dans le besoin, mais nous devons apprendre à prier sans cesse, justement ne pas arrêter de prier quand tout va bien, ou semble aller bien. Les motifs, quels sont mes motifs de prier ? Cela peut nous aider à aller plus loin, abandonner des faux motifs peut-être. On peut aussi vouloir prier par devoir, parce que nous pensons devoir mériter l'amour de Dieu, ou faire quelque chose pour lui. On peut vouloir faire plaisir à Dieu, c'est vrai, par amour, faire ce qu'il nous demande, mais il serait faux de vouloir comme un gage de sa part. J'ai prié pendant x temps, maintenant il doit me répondre ; je suis un bon chrétien, parce que je prie régulièrement. La prière ne doit pas être un sacrifice que je fais pour Dieu, un sacrifice que donne l'assurance de son amour et de sa réponse. Non, Dieu m'aime autant, que je prie ou pas, que je prie une seconde par jour ou une heure, ou même plus. Dieu m'aime d'un amour infini, sans conditions. Il ne m'aime pas plus si je prie dix fois plus que mon voisin ou ma voisine. Pas un gramme de plus ; en revanche, si je prie régulièrement, je risque, moi, de l'aimer plus. Vous comprenez. La prière n'est pas une loi, un joug, un commandement ; la Bible nous invite à la prière, c'est vrai, mais parce que la Bible désire nous rendre plus intimes avec Dieu. L'homme n'est pas fait pour la prière, mais la prière est faite pour l'homme. Si je prie dans cette attitude, attitude d'amour, en sachant que Dieu m'aime, alors je pourrai prier différemment, je pourrai persévérer, même si Dieu ne semble pas répondre à ma prière, en sachant et croyant qu'il m'aime ; alors je continuerai, j'attendrai dans la confiance, indépendamment du temps et de la façon de la réponse de Dieu. Nous avons tous parfois de la peine, je pense, dans ce domaine, mais Dieu est bon, il veut nous aider. et nous pouvons le lui dire, nous pouvons même lui dire : Seigneur, tu vois que j'ai de la peine à prier, à prendre du temps pour toi ; je te demande de m'aider. Et Dieu répondra, parce que cela est selon sa volonté, comme il est dit dans la première épître de Jean : Nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée, quelle qu'elle soit. Je termine par une anecdote vraie. J'ai lu qu'une dame d'un certain âge avait une communion profonde avec Dieu, de telle sorte que des personnes lui demandaient de prier pour elles, et elle le faisait. Un jour, une dame lui a écrit, en demandant de prier pour elle. Or, la dame a lu la lettre, en a pris connaissance, mais ensuite elle a oublié de prier Dieu pour cela ; elle avait, je pense, beaucoup de sujets. Or, quelque temps plus tard, la dame lui a envoyé une lettre, où elle la remerciait pour ses prières, en disant qu'elle avait été guérie. La dame a réfléchi, elle a demandé au Seigneur, pourquoi a-t-elle été guérie ? Et le Seigneur lui aurait répondu : Je l'ai guérie, parce que tu as appris à me connaître. Tu es devenue si proche de moi, que j'ai exaucé ton vœu, même si tu ne l'as pas exprimé. Même sans prière. Soyons honnêtes envers Dieu, reconnaissons nos faiblesses, et il nous répondra. Rappelons-nous Paul, qui a dit : quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. Alors ce n'est pas grave si nous sommes faibles ; si nous le reconnaissons, alors Dieu pourra changer cette faiblesse en forteresse. Amen. Autres textes de la même catégorie
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