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Philippiens 2, 5-11 Pierre ZUBER
Esaïe 50, 4-7
Philippiens 2, 5-11 Luc 19, 28-40 Le seigneur, c'est Jésus Christ, son nom est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse. Le sacrifice consenti par Jésus est son acceptation d'endosser totalement la condition d'homme, de se dépouiller jusqu'à souffrir comme souffraient tous les condamnés de son époque, à être insulté, flagellé et pendu au bois d'infamie pour y mourir. Cette passion des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants l'ont vécue. Elle est la manifestation des bas instincts de l'homme, de son goût des spectacles sanglants, racoleurs et horribles, de ces comportements orgueilleux, jaloux et injustes. Cette passion les esclaves romains, les gladiateurs, les chrétiens et tous les condamnés d'un régime inique la vivaient dans les cirques de l'Empire. Les condamnés roués et écartelés de l'Ancien Régime subissaient le même sort. Les guillotinés de notre jeune République traînés dans les rues de Paris et exposés à la vindicte populaire étaient le spectacle favori des tricoteuses. Plus près de nous, le régime de Vichy ou la France en Algérie jugeaient, torturaient et faisaient mourir dans d'affreuses souffrances. Jésus arrive donc à Jérusalem monté sur un ânon comme le prophète Zacharie l'avait annoncé. Le peuple de Jérusalem attend un chef pour le libérer des romains et d'un pouvoir corrompu et collaborateur exercé par une partie de la classe dominante de l'époque, au mépris des principes fondateurs de la nation d'Israël. Jésus n'est pas ce chef temporel. La Parole dont il est le porteur est d'une toute autre dimension. Elle prétend réformer le monde en profondeur pour les siècles des siècles en bouleversant la qualité habituelle et commune des relations interhumaines. Jésus savait qu'il ne serait pas compris, mais il savait aussi, que par sa résurrection, cette Parole envahirait le monde. L'empire romain bascule en trois siècles. Au cours des temps, certains pouvoirs installés religieux ou politiques, ont cherché ou cherchent à détourner cette Parole à leur profit. Ils y arrivent parfois mais toujours de façon temporaire car depuis Jésus et les trois ans de son investissement dans le monde nous savons que nous devons aimer notre prochain comme nous même. Cette parole, aujourd'hui encore révolutionnaire, est le fondement de toute démocratie au sens moderne du terme et ne laisse aucune place à l'injustice, à l'inégalité à la privation de liberté. Pour en arriver là Jésus, comme le prophète Esaïe, a livré son dos à ceux qui le frappaient, ses joues à ceux qui lui arrachaient la barbe et face aux outrages et aux crachats il n'a pas caché son visage. Pierre ZUBER Aurillac, le 4 avril 2004 |
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Matthieu 21 v 1 - 11 Pierre Muller