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Philippiens 1 v 3-11 (Alphonse Maillot)
Texte : Philippiens 1/3-11
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Mon âme magnifie le Seigneur — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C - Avent-Noël-Epiphanie. Mission Intérieure de l’Eglise luthérienne à Paris, 1991 (p. 15-16). 2° dimanche de l’Avent Philippiens 1/3-11 Là encore, Paul relève, encore plus volontiers qu’à Thessalonique, tout ce qu’il a découvert de positif dans cette “paroisse” de Philippes qu’il chérit particulièrement. C’est pourquoi l’action de grâce monte “naturellement” de ses lèvres (et de sa plume), afin de rendre à Dieu ce qui lui appartient ; car il ne faut pas se tromper : si les Philippiens réussissent à évangéliser malgré les difficultés (1/28), c’est au Seigneur qu’ils le doivent ; s’ils ont été généreux (par exemple 2/25, 4/10ss), c’est encore au Seigneur qu’ils le doivent, etc... Pourtant, cette église n’était pas sans problème (1/15-18 ; 2/1-4 qui semblent bien évoquer des frictions entre les responsables — peut-être entre les évêques et les diacres de 1/1 ; 1/14ss ; 3/2-13 où Paul doit rappeler que, quoique évangéliste, il n’est pas “arrivé” au but, v. 11 ; 3/18ss ; cf. l’exquis 4/2-3). L’assurance de Paul est fondée sur la certitude que Dieu ne laissera pas “tomber” l’œuvre commencée (v. 6). On relèvera aussi que Paul interprète sa captivité, de même que les difficultés de l’annonce de l’Evangile, comme autant de grâces (v. 7) qui, non seulement lui sont faites, mais rejaillissent sur ceux qui acceptent et aident son ministère. Après être revenu sur les difficultés externes et surtout internes de l’église de Philippes, on retiendra le “tous” du v. 8 (qui rend perplexe sur 3/2). Dans ce même verset 8, Paul reprend un terme (voire une expression) fréquent dans les évangiles : “avec les entrailles du Christ” (cf. les “ému de compassion” de la vieille Segond). Le chrétien, même celui dont le cœur était, de par nature, dur et fermé, voit, à cause du Christ et en communion avec tous ceux qui en sont les disciples, son cœur s’ouvrir à la misère et aux difficultés des autres. Mais il faut cependant avouer que c’est la seule fois que Paul emploie cette expression pour exprimer les tendres liens qui l’unissent à une communauté ; le chrétien ne perd pas le droit à la préférence (cf. “le disciple que Jésus aimait” chez Jean, que je traduis : “le meilleur ami de Jésus”). L’amour n’est jamais nivelé, mais toujours personnalisé. Enfin si, en faisant preuve d’intelligence clairvoyante devant les événements (car le chrétien ne sait pas intuitivement ni immédiatement ce qu’il convient de faire devant eux) afin de faire le meilleur choix, les Philippiens avancent vers le but sans que l’on puisse (v. 10) leur faire des reproches véritables (le “irréprochable” habituel est trop moralisant), cela aussi leur aura, de toute manière, été une grâce accordée par le Seigneur (v. 11). Que personne donc, pas même les Philippiens, ne se vante de ce qu’il est ni de ce qu’il fait ! Tout, et surtout le meilleur, lui vient de la grâce du Christ. Autres textes de la même catégorie
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Luc 3 v 1-6 (Alphonse Maillot)