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Matthieu 01 v 18 à 2 v 18 (Albert Berrus)
Texte : Matthieu 1/18 à 2/18
Genre : Prédication Auteur : Albert BERRUS Source : Prédication donnée à Nîmes (Grand Temple). Frères et sœurs, nous fêtons à Noël l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ. Il est descendu du ciel sur la terre, il est né de la vierge Marie, dans une étable de Bethléem. Mais Noël est, tout d’abord, la fête des dépouillements, pour autant que ces deux termes aillent ensemble. * Le ciel se dépouille. Il se vide de la présence de celui qui en est le joyau principal. L’événement, à ce niveau céleste, est unique, inconcevable à nos esprits humains. Le Fils éternel, unique, et bien-aimé du Père, quitte ce Père, quitte la gloire, quitte les anges… pour rester 9 mois dans le ventre de Marie, et naître comme chacun de nous. * Marie se dépouille. Elle renonce à sa virginité, à sa réputation, à l’estime de son fiancé Joseph, car ce qui lui arrive est incroyable, et pourtant elle dit : Qu’il me soit fait selon ta parole ; je suis la servante du Seigneur. Qui la croira quand elle racontera comment elle est devenue enceinte ? Même pas son fiancé ! Et les textes disent qu’il pensait rompre secrètement avec elle. Elle a dû penser qu’il y penserait. Ce qu’elle a redouté risque maintenant d’arriver. * Marie et Joseph sont dépouillés. Ils quittent Nazareth en Galilée pour aller à Bethléem. Ils n’ont pas le temps ni le loisir de s’installer chez eux comme chaque jeune couple en a le désir et le droit. De Bethléem, ils devront fuir en Egypte, soudainement, une certaine nuit. Ce dépouillement de leur légitime et relatif confort n’est pas un accident dû à l’édit de César Auguste ou à la colère d’Hérode dit le Grand, mais une conséquence directe de la naissance de Jésus. C’est bien plutôt à cause de la naissance du Christ que, sans le savoir, César a ordonné le recensement… afin que s’accomplissent les prophéties. N’intervertissons pas les causes et les effets ! * Hérode est dépouillé. Il se voit dépossédé de son trône. Les mages venus à Jérusalem ont dit : Où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? Brusquement, Hérode se trouble ; tout chancelle pour lui. Il est inquiet. Puis il se fâche et élabore son plan diabolique… qui ne sert à rien d’ailleurs, puisque l’enfant poursuivi est déjà en Egypte. Non pas que l’enfant qui vient de naître vise spécialement le trône d’Hérode ; pas plus celui-là qu’un autre ! Mon Royaume n’est pas de ce monde, dira-t-il plus tard. Pourtant, d’un autre point de vue, celui qui est Roi des rois et Seigneur des seigneurs veut tous les trônes, et il les aura ! Devant lui, des rois fermeront la bouche, a dit le prophète Esaïe. * Les mages se dépouillent. Ils offrent aux pieds de Jésus l’or, l’encens et la myrrhe qu’ils ont apportés de leur lointain Orient. Eux, les sages, les nobles, les grands, se courbent dans la poussière et adorent l’enfant. Quelle scène d’abaissement et quelle fidélité chez ces hommes qui ont agi à cause d’une vision qu’ils ont reçue ! * Bethléem se dépouille, et combien douloureusement et tragiquement, puisque tous les enfants jusqu’à l’âge de 2 ans payent leur tribut à la folie meurtrière d’Hérode et sont impitoyablement massacrés par les soldats. Malgré toutes les horreurs que le monde a connues depuis, on en frémit encore aujourd’hui… Il y a, dans la description de ces divers dépouillements, deux catégories distinctes et opposées : * les dépouillements qui produisent l’amour et l’obéissance à Dieu et à sa Parole ; * et ceux que produit la haine. Noël s’inscrit à l’intérieur, au milieu de ces deux catégories de dépouillements. Mais n’en restons pas là. Car les dépouillements voulus et venus de Dieu sont générateurs de visitation et de joie. Ainsi, Noël devient aussi la fête des revêtements. * Le ciel explose de joie. Soudain, il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée. * Marie chante sa joie. Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. * Les bergers racontent leur joie. Après avoir vu l’enfant couché dans la crèche, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. * Les mages sont conduits sur le chemin de la joie, de la consécration et de l’adoration. Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent. Ils ouvrirent ensuite leurs trésors et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Pourquoi donc toute cette joie, au milieu de tant de dépouillements ? Parce qu’il nous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Son nom est Emmanuel, Dieu avec nous. Lorsque l’ange dit aux bergers : Je vous annonce une bonne nouvelle, nous pourrions traduire tout aussi bien par : Je vous évangélise. Ainsi, Noël, c’est la première grande réunion d’évangélisation : — l’orateur principal, c’est l’ange ; — il y avait un chœur qui chantait, celui des anges ; — les auditeurs étaient les bergers ; — le thème de la réunion : cette merveilleuse nouvelle qui a fait que, désormais, tout a changé dans le monde, et que tout peut changer dans la vie des hommes : dès maintenant, nous avons un Sauveur ! A chacun de nous de répercuter, de redire cette bonne nouvelle autour de nous, au travers de toute notre vie. En effet, cette bonne nouvelle de Noël est vraie pour tous les jours de l’année ! A chacun de nous aussi de vivre, parfois, le dépouillement, le renoncement, pour pouvoir connaître aussi la visitation de Dieu et sa joie ! Béni soit-il ! Amen. Autres textes de la même catégorie
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