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Luc 18 v 9 - 14 Volker KRÖNERT



Pasteur Volker KRÖNERT, Rochefort (17)

Textes : Deutéronome 10, v. 12 à 11, v. 1 2 Timothée 4, v. 6 à 18 Luc 18, v. 9 à 14

Notes bibliques

Cette parabole est propre à l'évangile de Luc, comme d'ailleurs beaucoup de paraboles par exemple les paraboles du chapitre 15 qui tournent toutes autour de ce qui a été perdu et retrouvé et de la joie causée par un unique pécheur qui se repent par rapport à cent justes qui ne croient pas avoir besoin de repentance.
Le récit de Zachée est également propre à Luc (au chapitre 19). Et Zachée est, lui aussi publicain, et l'intention de ce récit est clairement exprimé (v. 10) : "Le Fils de l'homme est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu."
Il me semble que nous devons trouver la signification de notre parabole dans la même lignée : elle aussi nous parle de la repentance, du pardon des péchés, de la "justification par grâce", du salut de celui qui a été perdu et est retrouvé, par rapport à celui qui se croit juste.

Contexte
Notre parabole est précédée par une autre parabole, celle du juge inique et la veuve importune. Cette dernière est une parabole sur la prière, une invitation à la prière qui ne se décourage pas. Luc 18/ 9-14 met également en scène deux personnes qui prient Dieu. Le récit qui suit raconte l'accueil fait par Jésus aux enfants. Les enfants qui ne connaissent rien de la Thora, qui vivent loin de Dieu, sont accueillis dans le Royaume de Dieu. Il est pour les gens qui sont comme eux. Le publicain est comme ces enfants.

Pour bien comprendre cette parabole, nous devons savoir qui ont été les Pharisiens et qui ont été les Publicains : La réalité sociale et la réputation des publicains ont été telles qu'ils ont été considérés partout dans le bassin méditerranéen comme des criminels à col blanc, des collabos, des traîtres et voleurs. En Palestine, les publicains ont été souvent les membres du peuple Juif qui travaillaient cependant pour le pouvoir d'occupation.
Les pharisiens ont été un courant juif de l'époque de Jésus, à côté d'autres courants comme les Sadducéens, le parti du Temple, dont les familles aristocrates de Jérusalem, les Esséniens (Qumram) et les courants baptistes (comme celui de Jean-Baptiste). On peut les décrire comme un mouvement de renouveau de la foi d'Israël qui a été animé par l'idée de réaliser la pureté exigée par la Thora des prêtres en service au Temple justement dans la vie quotidienne.
Toute la vie quotidienne devait être dominée par la fidélité envers la Thora. Ils n'étaient pourtant pas des fondamentalistes. Beaucoup de scribes essayaient par une interprétation de rendre la Thora praticable pour la vie de tous les jours.
Jésus, lui-même, a été assez d'accord avec les pharisiens sur beaucoup de points doctrinaux (croyance en la résurrection des morts, interprétation plus ouverte de la Loi), selon l'évangéliste Luc, il avait des amis parmi eux (Lc. 7/36 ; 11/37 ; 14/1). Un groupe de pharisiens vient voir Jésus pour le mettre en garde contre les menaces qu'il encourt de la part d'Hérode Antipas (Lc. 13/31).
Pourtant, Jésus se distingue nettement de ce groupe juif par son attitude envers celles et ceux qui ne se souciaient pas de la Thora. Ce qui compte pour lui, est l'annonce de la proximité du Royaume de Dieu et de l'annoncer premièrement à ceux qui sont "pécheurs" comme ce publicain.
Dans notre parabole, Jésus les met côte à côte, face à face. Il est possible qu'il force un peu certains traits du pharisien, mais en ce qui concerne leur attitude d'exclusion des autres, il n'invente certainement rien.



Un malentendu à éviter
Il est important d'éviter un malentendu trop longtemps entretenu dans l'Église chrétienne : le pharisien n'est pas présenté par Jésus comme un hypocrite. C'est une idée qui nous vient de l'évangile selon Matthieu où les pharisiens sont présentés comme ceux qui exigent que l'on accomplisse la loi de Moïse mais ne le font pas eux-mêmes. Ici, Jésus ne pourrait pas nous présenter un homme plus sincère dans sa volonté de vivre selon les exigences de la Thora. Sa relation à Dieu est subjectivement tout à fait sincère et, ce qui est admirable, il s'engage à fond dans cette relation. On a trop longtemps entretenu un antijudaïsme où l'image du pharisien devient le symbole par excellence de tous les gens hypocrites de tous les temps.

Analyse de la parabole
Elle est située dans un contexte de polémique : Cette parabole est adressée à ceux qui se croient justes et qui méprisent "à mort" les autres qui ne sont pas comme eux (v. 9).
Iciil me semble qu'il y a un potentiel d'actualisation pour notre temps : nous aussi nous nous croyons trop souvent justes, et, ce qui va avec, nous nous comparons à ceux qui ne sont pas comme nous, nous ne les aimons pas, nous les méprisons.
Jésus nous montre en la figure du collecteur d'impôts, un "moyen", une attitude pour nous défaire de cette tentation de comparaison avec les autres : une attitude de confiance et de simplicité, en ce sens que je me tourne comme le collecteur d'impôts, vraiment sincèrement vers Dieu, sans lorgner vers mon prochain pour voir ce qu'il fait, et, dans une prière de demande simple, enfantine, je m'adresse à lui et j'exprime sincèrement mon souhait d'être sauvé : "Mon Dieu, aie pitié de moi, car je vis loin de toi". Car je ne peux pas me sauver moi-même, c'est un don de Dieu. Un don qu'il nous donne par grâce, c'est-à-dire gratuitement, à cause de l'amour de Jésus-Christ.
La pointe de cette parabole et son scandale consistent justement à dire : Jésus déclare, justifié un pécheur qui adresse une simple prière à Dieu et non pas l'athlète de la Thora qui fait tant de choses. Jésus nous dit : Un simple cri, expression de notre volonté profonde d'être sauvé, de notre volonté profonde de nous ouvrir à Dieu et aux autres, expression aussi de notre confiance en un Dieu bon, cela suffit !
Mais Jésus ne dit pas : "Restez-en là !". L'amour comme pratique de la foi en suivra quasi automatiquement, car la foi portera ses fruits !

Situation liturgique
Dans beaucoup d'Églises locales, on célèbrera dimanche prochain la fête de la Réformation. Le thème le plus important de la Réforme est justement ce thème de la justification par grâce et par la foi en Jésus-Christ, sans les oeuvres de la Loi.

Pistes pour la prédication
La prière : un thème de la prédication peut être la prière. La prière de repentance : Qu'est-ce que nous disons quand nous demandons à Dieu : "Mon Dieu, aie pitié de moi, pauvre pécheur." ?
L'autre thème peut être le scandale de notre texte : le publicain ne fait rien à part de faire appel à la grâce et la bonté de Dieu. Mais ce "rien" suffit. La foi seule en la bonté de Dieu suffit. Il découvre la gratuité de sa relation à Dieu, ou plutôt de la relation de Dieu envers nous. "Tes péchés ont été pardonnés", dit Jésus au paralysé. Le pardon, c'est que Dieu fait don de sa présence en "envoyant" les péchés loin de l'être humain (voir aussi Ps. 103) !
Le thème de la comparaison : J'ai retenu ce thème-là, parce qu'il me semble qu'il est de grande actualité pour notre vie humaine, notre vie en Église. Chaque être humain se compare aux autres. Mais Jésus-Christ nous dit que nous n'avons pas besoin de nous comparer aux autres pour être aimés. Il nous dit que nous sommes aimés tels que nous sommes !



Prédication
Chers frères et sœurs,
Jésus nous présente dans sa parabole deux protagonistes, le pharisien d'un côté et le collecteur d'impôts de l'autre. Et de ce duel inégal, il y en a un qui sort, pour nous, clairement vainqueur, loin devant l'autre, et c'est bien sûr le collecteur d'impôts qui est tellement humble et qui se fait mépriser par le pharisien. Et le pharisien est pour nous le symbole par excellence de l'hypocrisie devant Dieu et devant les hommes. Eh oui, les rôles sont clairement définis et pour nous qui écoutons cette parabole pour la énième fois, il n'y a plus rien qui puisse nous surprendre.

Cela n'a pas été toujours le cas. Les auditeurs qui entouraient Jésus quand il racontait pour la première fois cette parabole, ont entendu ce récit avec des oreilles toutes différentes des nôtres. Pour eux, les rôles ont été à priori répartis différemment : pour eux, juifs de l'époque de Jésus, le mauvais, c'était le collecteur d'impôts et le héros plutôt le pharisien. Et cela pour de bonnes raisons, parce que les collecteurs d'impôts faisaient souffrir le peuple : bien qu'étant très souvent juifs, ils n'hésitaient pas à collaborer avec le pouvoir d'occupation. De plus, ils faisaient payer bien plus cher que ce qui a été prévu officiellement dans les tarifs. Ils n'ont donc pas seulement été considérés comme des traîtres et des collabos qui tiraient un avantage de l'occupation, mais en plus comme des voleurs.

Le pharisien par contre était plutôt celui que tout le monde a admiré. Voilà, un homme sérieux qui ne vole pas, qui ne commet pas d'adultère, un homme pieux qui respecte les Dix commandements et même plus : il s'efforce de vivre dans une pureté devant Dieu qui n'a été demandée qu'aux prêtres en service au Temple de Jérusalem. Il jeûne deux fois par semaine, la Loi n'exigeait qu'un jeûne par an. Il voulait par là expier les péchés de son peuple. Il paye aussi la dîme –l'impôt– pour le Temple de tout ce qu'il achète, même si le vendeur l'avait déjà fait. Mais certains vendeurs pratiquaient la fraude déjà à l'époque et le pharisien, dans sa méticulosité, veut être sûr de ne rien manger qui n'ait pas été taxé pour le Temple. Cela serait pour lui un péché.

Si tout le monde autour de Jésus trouvait les pharisiens tellement bien, pourquoi Jésus les prend-t-il à contre-pied ? Car Jésus inverse les rôles et c'est, comme nous le savons, le publicain qui est rentré chez lui "justifié". Eh oui, c'est l'attitude du pharisien qui, pour Jésus, pose problème. Pour le dire tout de suite : ce n'est pas l'hypocrisie qui lui est reprochée par Jésus. Le pharisien est dans son attitude envers Dieu tout à fait honnête et sincère. Tout ce qu'il est, le pharisien le reçoit comme un don de Dieu : "Je te remercie…", dit-il dans sa prière. Oui, il remercie Dieu.
Or, le problème du Pharisien est son esprit de jugement et de comparaison. En effet, il remercie Dieu qu'il n'est pas comme les autres. Contrairement à eux, il garde la Loi de Moïse à la lettre, et même plus, comme nous l'avons vu. Comment ne pas avoir du respect envers l'attitude sincère de cet homme ? Même si Jésus avait peut-être exagéré dans son récit certains traits de caractère du pharisien, il peint certainement un portrait dans l'essentiel typique de beaucoup de représentant du groupe des pharisiens.
Là où tout se gâte, c'est quand le pharisien se met à se comparer aux autres, et cela d'une manière négative, oui, il se met à juger les autres, à les mépriser. Et l'expression grecque que l'évangéliste Luc utilise ici est très forte, car elle signifie étymologiquement "tenir pour rien" ; mépriser pour ainsi dire d'un mépris mortel.
À ce moment là, le Pharisien montre ce qu'il est en vérité : quelqu'un gonflé d'orgueil, d'orgueil religieux et spirituel qui n'a pas du tout compris l'Esprit de la Loi qu'il suit à la lettre, qui n'a pas compris la volonté de ce Dieu dont il se prétend si proche.
Et c'est vrai, selon la lettre de la Loi, son bilan est plus qu'impeccable, mais il a complètement
Oublié cette parole du prophète Osée (6/6) : "Ce que je demande, ce ne sont pas des sacrifices, mais de la miséricorde."
Et là, il agit contre la volonté de Dieu, il s'avère qu'il est, lui aussi, pécheur. Le péché, chers frères et sœurs, c'est notre manque de foi, de confiance et d'amour, nos manques pas seulement envers Dieu, mais aussi et en même temps envers nos prochains. La relation envers Dieu passe aussi par la relation envers nos prochains, nous dit notre Seigneur. Le péché du Pharisien, c'est le mépris qu'il porte sur son prochain, un mépris qui se rapproche du meurtre. Il n'a pas le droit de mépriser son prochain, car ce n'est pas à lui de le juger, mais le Seigneur seul est juge.

Et pire encore : le pharisien ne se rend pas compte de son orgueil, de son manque d'amour, de son manque devant Dieu. Il croit avoir raison. Il croit avoir Dieu de son côté. Il croit être juste.
Et nous ? N'est-ce pas, non plus, notre péché préféré de nous comparer aux autres ? O combien de fois cela nous est-il arrivé de nous dire : Seigneur, je te loue que je ne suis pas comme ces gens hypocrites qui courent tous les dimanches au culte ou à la messe. Ou : Seigneur, je te remercie que je ne suis pas comme mon voisin qui ne te connaît pas, qui ne va jamais au temple et qui, trompe sa femme. Ou encore Seigneur, merci, parce que je donne régulièrement à l'Église, je m'engage dans l'entraide protestante, et à chaque fois quand je peux, je prends mon vélo pour protéger ta création. Merci, que je ne suis pas comme les autres !
Oh, je pourrais prolonger la liste de comparaisons possibles à l'infini, tellement grande est pour nous la tentation de nous comparer aux autres, même si on est chrétien.
Frères et sœurs, en voilà une question intéressante : Pourquoi est-il si difficile de ne pas se comparer aux autres ? J'y vois l'expression d'un manque de foi et de confiance, bref, une expression du péché. Parce que la foi est par nature quelque chose que l'on ne voit pas, mais que l'on aimerait voir, alors, nous nous fixons sur ce que nous croyons être les expressions de notre foi, ou par défaut, de la foi des autres. Nous sommes continuellement en train de nous prendre la température spirituelle, et il est plus facile pour nous de nous prendre la température en nous comparant à ce que nous voyons chez les autres. Alors, nous pouvons dire : Tiens, si je me compare aux autres, chrétiens ou non, finalement, je ne suis pas si mal que ça. Tout va bien alors. Les autres sont encore plus nuls que moi.
Nous nous laissons guider, non pas à l'écoute de la Parole de Dieu qui nous dit que nous sommes aimés, qui nous assure de son pardon et qui nous invite à aimer nos prochains. Nous ne regardons pas d'abord le Christ, mais nous continuons à fonctionner sur le mode de la comparaison et de la concurrence, il nous faut dénigrer les autres, les rabaisser devant Dieu pour que nous apparaissions d'autant plus grand.
Le publicain a arrêté de vouloir se comparer aux autres. Il aurait pu continuer à jouer à ce jeu-là et par exemple se dire : Mon Dieu, je te remercie car je ne suis pas un publicain si mauvais que ça. Mais, non, rien de tout cela, il ne cherche plus d'excuse. Il ne se compare plus aux autres, rien ne dérange son dialogue avec Dieu. Il a compris devant qui il sera responsable, et rien, non rien ne pourra excuser son attitude.
Il me semble que c'est parce qu'il se rend compte qu'il manque à son devoir fondamental : aimer son prochain. Et qu'ainsi il porte atteinte à l'amour envers Dieu. Il a compris à quel point il vit loin de Dieu parce qu'il a compris qu'il fait du mal à son prochain. Il a compris que c'est là son péché.
Il a été profondément touché, dans sa conscience, par un appel qui lui venait de Dieu : "Tu aimeras ton Dieu de toutes tes forces, de toute ton âme et de tout ton cœur. Et ton prochain comme toi-même." Voilà, le premier commandement selon Jésus-Christ et la volonté de Dieu par excellence. Et même si je jeûne deux fois par semaine, même si je vais tous les dimanches au culte, même si j'ai la foi pour déplacer des montagnes, même si je m'engage dans des associations, si je n'ai pas vraiment d'amour pour Dieu et mes semblables, je ne suis rien.
Le publicain est arrivé à un point dans sa vie où il est devenu conscient qu'il a fait du mal aux autres et qu'il a péché devant Dieu, et il sait qu'il ne pourra pas s'en sortir seul. Jésus nous ne dit pas quel a été l'événement déclencheur. Ce qui importe est de montrer la prise de conscience du publicain.
Il se rend compte qu'il est loin de Dieu, qu'il est condamné devant Dieu. Par rapport au pharisien, paradoxalement, c'est lui, qui prend la Loi de Moïse vraiment au sérieux, c'est le publicain, qui accomplit la Loi, car il prend Dieu au sérieux. Il est conscient qu'il est alors pécheur devant Dieu. Mais il aspire à autre chose. Il n'a plus envie de continuer ainsi. Il sait que s'il continue sur ce chemin, il perdra tout : sa dignité d'être humain, son estime de soi, son peu de confiance et son peu d'amour qui lui reste, il gâchera sa vie devant Dieu.
Et dans cette situation désespérée, le publicain, par cette prière : "Aie pitié de moi", se jette dans les bras de Dieu. Il met tout sur une carte. Il espère alors uniquement en le pardon de Dieu pour recommencer une autre vie. Il n'a rien à donner à Dieu si ce n'est sa haine, son incrédulité, son inhumanité, mais il se rappelle qu'il est créature de Dieu, un peu comme le fils prodigue, il revient à la maison du Père, il comprend qu'il est enfant d'un Père céleste.
Et au moment même, où le publicain prononce ces mots : "Mon Dieu, aie pitié de moi", le pardon lui est accordé. Car cette attitude montre qu'il n'est plus loin de Dieu. Ou plutôt, montre que Dieu n'est plus loin de lui. Non, il a découvert Dieu dans sa vie, il s'est tourné vers lui dans sa prière de repentance et il a cru. Oui, le pardon de Dieu est le don de sa présence, le don de son amour qui passe par-dessus des obstacles aussi insurmontables que notre manque d'amour, notre envie de nous comparer aux autres et notre péché. Le pharisien ne reconnaît pas qu'il est en manque. Il loue son Dieu qui reste un Dieu enfermé dans la lettre de la Loi. Le publicain par contre a comprit que le Dieu d'Israël est un Dieu d'amour qui pardonne. Un Dieu qui exige comme seul commandement d'aimer. Un Dieu surtout qui demande d'accepter de se laisser aimer par Lui, comme des enfants, humblement, sans prétention !!!
Le publicain ressemble en effet aux enfants qui ne peuvent que faire confiance et qui ont envie d'aimer et d'être aimés sans se perdre dans les méandres d'une doctrine pieuse. Et c'est à celles et ceux qui sont comme des enfants, et comme ce publicain, qu'est promis le Royaume de Dieu.
Amen.


Pour la liturgie
Il serait bon que l'officiant insiste fortement sur l'assurance du pardon de Dieu. Sa parole de pardon ne trompe pas, mais est sûre et certaine !

Prière de repentance
(voir liturgie dite "jaune", n°7)
Père, je ne veux pas ce matin faire la liste
de tous mes manquements et de toutes mes fautes,
de mes faiblesses et de mes imperfections.

Père, je veux ce matin sincèrement déposer ma vie devant toi,
toute ma vie.
Non plus seulement les pensées furtives,
les prières secrètes, les élans momentanés
que je t'accorde quand cela me plaît.
Mais toute ma vie, ses jours et ses nuits,
pour que toute ma vie, ses jours et ses nuits,
pour que toute ma vie soit aimée par toi,
habitée par toi,
apaisée par toi.
C'est vrai, tu n'es pas le seul Dieu de mon existence,
il y en a tant d'autres, je le reconnais,
et puis il y en a un immense, et c'est moi-même.
Je ne me méprise pas ;
Je ne te demande pas de m'abaisser.
Je te demande, Père,
de me libérer de l'angoisse de vouloir tout maîtriser,
de me délivrer de la pensée que je doive faire mes preuves à chaque instant.
Rappelle-moi sans cesse
que la paix vient de toi,
que la vie vient de toi,
que l'amour vient de toi,
que l'espérance vient de toi.
Amen.





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