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Luc 15 v 1 à 32 (Michel Cordier)
Dimanche 12 septembre 2004
Pasteur Michel Cordier, Mulhouse (68) Textes : Exode 32, v. 7 à 14 1 Timothée 1, v. 12 à 17 Luc 15, v. 1 à 32 Notes bibliques Luc, un évangile : · qui prend en compte la suite de ce qu'il raconte (dans le livre des Actes). Il nous propose, dix à quinze ans après la séparation entre juifs et chrétiens mais avant les premières grandes persécutions, toute une histoire du salut. · dont l'auteur manifeste assez fortement son identité au travers de son style, des personnages mis en œuvre et par sa présence propre (1/1-4, par; Actes 1/1ss). · dont la moitié du contenu n'apparaît pas dans les autres (comme par exemple les 2e et 3e paraboles du jour) et dont le public visé est plus large que celui de Mt ou Mc. · où le Christ, vrai Messie envoyé par Dieu sauver son peuple, est particulièrement attentif aux souffrances humaines (cf. détail des récits de guérison et Passion). À la nombreuse foule qui se laisse toucher est opposé un devoir de réponse sous forme de transformation de leur vie. Autant de thèmes qu'on retrouvera chapitre 15. Lc 15 se situe : · dans cette partie du texte entre le départ pour Jérusalem (9/51) et les Rameaux (19/29) riche en paraboles dans laquelle certains voient trois sections: 9/51 à 13/21 consacrée à " l'existence croyante " (qu'est-ce que devenir disciple , comment vivre en disciple ?); 13/22 à 17/10 consacrée à une invitation à entrer dans le Royaume; 17/11 à 19/28 consacrée à une présentation des temps de la fin (Jésus prédicateur de conversion et de salut). · à la suite du chapitre 14 qui contient une parabole de grand repas (vv 15-24) aux convives surprenants suivie d'une invitation à tout laisser pour suivre le Christ. · avant le changement d'auditoire (il ne reste plus que des disciples) du début du chapitre 16. Les trois paraboles de Luc 15 semblent donc bien ne devoir former qu'un seul bloc malgré la différence de taille, de sensibilité et de mode de conclusion qui pourraient faire distinguer la finale des deux premières. Ensemble elles répondent à l'interpellation des scribes et pharisiens autour du salut: perte, quête du but, retour et fête (repas). Ensemble elles reprennent les arguments du chapitre précédent. Elles se confortent et s'enrichissent l'une l'autre. La fonction de la parabole étant toujours de faire appel à l'imagination de l'auditeur/lecteur; toute lecture est permise. Prologue (versets 1 et 2) · d'un côté, les mauvais aux yeux de la société religieuse: pécheurs (non respect de la Loi) et péagers (lettrés passés au service de l'ennemi païen). Ils viennent (avec une forme verbale à l'imparfait qui signe la répétition ou la durée) à lui (dont on n'a même plus besoin de dire qui il est) pour l' "écouter" (un verbe qui signifie aussi bien écouter qu'obéir, cf le parallèle: "tu m'écoutes?" adressé en français courant à un proche indiscipliné) · de l'autre, les spécialistes de la Loi religieuse, scribes pour le texte et pharisiens pour la mise en pratique. Le texte ne dit pas s'ils sont en mouvement mais seulement qu'ils murmurent contre le bon accueil que Jésus fait aux autres. · remarquons bien que, d'une part, ce n'est pas la première fois dans cet évangile que scribes et pharisiens se heurtent au Christ quant à son message sur le salut, et que, d'autre part, dans le même évangile, Jésus a déjà accepté tant l'invitation des uns que des autres (5/27, 7/36). Le plus important en jeu ici est donc bien plus la réception du message que la fête ou son repas. Parabole de la brebis perdue (versets 3 à 7, parallèle en Matthieu 18/12ss) · elle commence par une interpellation de l'auditeur/lecteur : "qui parmi vous ?". · qu'est-ce qu'une tête de bétail sur cent? Cela suppose un décompte précis (souci du propriétaire, peur du salarié qui doit rendre compte?) et une attention particulière portée au petit nombre. · le verbe "perdre" employé ici, a dans d'autres textes le sens de "perdre son salut". · le texte reste volontairement flou sur le type de péril encouru par la brebis. · l'accent est mis sur l'action déterminée du berger, héros qui abandonne les 99 (mise en jeu de la sécurité du groupe dans son entier) et s'éloigne pour ramener la 100e. · rien n'est dit de la facilité ou difficulté du sauvetage. · l'accent est ensuite mis sur la joie partagée avec amis et voisins au retour. · une nouvelle interpellation du lecteur clôt la parabole. L'analogie ("ainsi") laisse perplexe: la joie s'est étendue au ciel, la brebis devient un pécheur se convertissant (participe duratif), 99 méritant vraiment (?) le qualificatif de "justes" · plusieurs hypothèses de lecture impliquant le recours à des commentaires gnostiques compliquent encore l'analyse isolée de ce texte, en expliquant, par exemple, que le nombre 99 est mauvais nécessitant de ramener à tout prix l'individu manquant pour le bien de tous. Parabole de la drachme perdue (versets 8-10) · proche de la parabole précédente (à laquelle elle est simplement reliée par "ou (bien)"): thèmes et structure comparables: perte d'un bien, recherche vive et succès, joie partagée, "je vous dis…". · ici, la personne qui perd est aussi celle qui retrouve et invite à partager sa joie. · l'analogie finale n'est pas aussi franche. · l'expression littéralement traduite "la joie survient en face des anges" prend du relief en repérant que le mot traduit par "en face de" a, dans les textes judiciaires, le sens de "sous le jugement de". Parabole des deux fils (versets 11-32) · il n'y a que des hommes dans ce récit, pas de femme bien qu'elles aient une place importante dans l'œuvre de Luc et dans la vie familiale. Une mauvaise langue a perfidement ajouté que s'il y avait eu une mère jamais il n'y aurait eu ni départ, ni famine à l'étranger du fils –fut-il prodigue… · deux frères sont rivaux (Caïn et Abel, Marthe et Marie, succession de David…) · le texte permet beaucoup de comparaisons (sinon d'oppositions) point à point entre eux (même procédé dans le récit de l'enfance pour distinguer Jésus de Jean) · on y entre directement presque sans transition: "Il dit encore" · la première partie raconte le départ du plus jeune (souvent favorisé par l'AT: Jacob et Esaü, Ephraïm et Manassé, Salomon et ses demi-frères, Joseph et Benjamin,…). Le texte se garde bien de se prononcer tant sur le caractère moral de la demande que sur le pourquoi de l'acceptation immédiate du partage par le père (alors que celui-ci justifie ses actes devant ses serviteurs au verset 24). Le fils (més)use de sa liberté et de ses moyens, le terme exact qui qualifie la dilapidation des biens est "vivant sans espoir de salut" qui a une forte connotation religieuse (supérieure au sens économique de l'expression visant l'irréversibilité de ses dépenses?, cf verset 24). Une nouvelle étape survient lorsque, ruiné, il ne peut plus faire face à la famine. La ruine concerne aussi les liens et références, rejeté par les gens du lieu (qui ne lui donnent rien), il est moins bien loti que les animaux impurs qu'il fait paître. Commence un voyage de retour qui passe d'abord par un autre regard posé sur sa situation personnelle, puis sur le lien familial qu'il réalise affecté par son attitude précédente. Il a épuisé sa recherche d'indépendance et perdu toute liberté d'action. · la seconde partie surprend par l'attitude du père qui reprend l'initiative, donne des ordres en tous sens à ses serviteurs (les vrais), balaie l'argumentation de son fils d'un revers de main avant qu'il n'ait pu finir de l'exposer. Le jeune fils est revenu à la table de fête du père (cf 14/15ss). Il est réintégré en tant que fils. Son statut n'a pas eu à souffrir de l'épisode passé. · la troisième partie commence par un retour de l'aîné, mais de moins loin… Il murmure comme les scribes et pharisiens du verset 2. La séparation d'avec le père n'apparaît que dans le fil des reproches qu'il adresse tant à son père qu'à son frère. La considération de la vie dissolue qui a conduit son frère à revenir, une fois tombé au plus bas, le mène, lui, à la colère (frustration?). Le contraste des deux rencontres père-fils est frappant. L'aîné ne réalise pas que son père venant à sa rencontre pour le prier d'entrer met les frères sur un pied d'égalité. Il ne s'intéresse qu'au maintien de la condition de déchu du cadet (comparer avec la finale de Jonas), il est sourd à l'argumentation du père (même sur les biens en jeu). · au lecteur incombera la responsabilité de conclure (décision éthique) pour dire s'il croit que l'aîné "entendra" son père et s'associera à sa joie · la parabole a longtemps été réduite au seul cas du fils cadet au moment de l'interprétation (pour faire droit à l'idée de salut qui semblait prépondérante dans les deux paraboles précédentes) · rarement texte biblique a eu autant de commentaires dans l'histoire de l'Église, commentaires dominés par les interprétations allégoriques (cadet qui illustre le salut de l'humain, cadet qui préfigure les peuples païens, cadet symbole des chrétiens égarés,…). Calvin écarte la tendance à allégoriser chaque détail et préfère un découpage en deux parties: la première (fils cadet) illustrant le pardon divin et la seconde (fils aîné) mettant en évidence la malignité humaine. Prendre le temps de relire Ézéchiel 34 et le psaume 84 Prédication Le texte d'Évangile du jour nous met face à trois histoires se terminant par une joie partagée. Mais à y regarder de plus près, il n'est peut-être pas si évident que cela de nous glisser dans la peau de ses personnages et de nous y sentir joyeux. Pas plus, d'ailleurs, qu'il n'est évident pour nous de nous y retrouver dans ces différentes voies qui semblent tracées vers le salut sans que le but ne soit garanti. Pour le berger de la parabole, ne pas partir à la recherche de la centième brebis, c'est renoncer à la retrouver, mais abandonner sur place les autres pour le faire, c'est prendre un tout autre risque, celui de revenir bredouille et de constater de nouvelles pertes dues à son absence. Choisir d'aller seul dans le désert, c'est aussi prendre un risque pour soi. Aller au-devant d'une bête perdue, c'est aussi partir sans savoir quel accueil on recevra, ni même si l'on pourra rétablir le lien que l'affolement aura probablement un peu plus fragilisé. Partir à la recherche de la brebis perdue, c'est aussi affronter la question de la responsabilité de celui qui a laissé partir celle dont il avait la garde, c'est poser la question des comptes que chacun devra un jour rendre de ses actions. Partir est décidément bien courageux et peu rentable si l'on y réfléchit de plus près. De même, pour la femme qui a perdu sa drachme. Une somme, non négligeable, mais modeste, justifie-t-elle que l'on allume la lampe et que l'on retourne la maison pour la retrouver. La pièce ne peut-elle avoir été perdue ailleurs, ne peut-on attendre heure plus favorable pour chercher, …? Et que penser alors d'une démarche qui avise les alentours d'une mésaventure qui souligne le peu d'ordre que l'on a eu? Quant au jeune fils, ne lui est-il pas pénible de reconnaître qu'il a perdu ce que faisait la facilité de sa vie, ce qui garantissait sa liberté ? Ne lui est-il pas douloureux d'avoir perdu ses illusions ? Ne lui est-il pas difficile de revenir et de le confesser devant ceux qu'il avait cru dépasser sinon dominer? Et que dire du père ballotté entre un fils dont il accepte qu'il fasse tabula rasa de son éducation et un autre qu'il laisse aller jusqu'aux plus graves accusations quant à l'accomplissement de ses devoirs paternels, entre un fils qui le renie et un autre qui le méprise? Que dire de ce père à qui l'on demande de ne plus voir comme sien son fils? Auquel de ses personnages devons-nous emprunter un chemin qui conduise à Dieu ? Est-ce au berger, élément moteur extérieur du salut passif de la brebis qui devient un peu plus objet de dépendance? Est-ce à la femme qui veut racheter seule sa faute en un salut de débordement d'activité réparatrice ? Est-ce au fils cadet qui trouve dans l'amour d'un autre un salut mal cherché dans l'estime de soi ? Est-ce au père qui découvre la perte de l'un en recouvrant la faute de l'autre ? Où va bien pouvoir se trouver un sujet de joie pour Dieu dans les cieux ? Notre propre vie, d'homme ou de femme comme de communauté, est faite de bribes empruntées à chacun de ces personnages, au fils aîné aussi. Il nous suffit de regarder ce que nous avons de peu d'ouverture à autrui, de souci de l'autre, ce peu que nous faisons d'effort individuel ou collectif pour que les convictions qui nous animent soient présentes dans le monde, accessibles à tous, pour que la bonne nouvelle de Évangile qui nous a renouvelés dépasse nos cercles fermés et se répande dans la contagion d'un nouveau cercle vertueux. Il nous suffit de regarder l'oubli dans lequel nous sommes tombés du "semper reformanda" de nos anciens, nécessité vitale pour être en phase avec Dieu de ne pas se figer dans un système aussi adéquat qu'il puisse être à un moment donné. À l'opposé, il faut admettre avoir si souvent négligé le bon dépôt des épîtres pastorales par volonté d'originalité ou par marque d'affranchissement de toutes nos dettes. Il nous suffit d'affronter la réalité de notre sensibilité aux attraits de ce monde qui offre tant de choses que nos compréhensions de Dieu nous interdisent, de notre désir presque conscient d'être comme les autres, de n'avoir ni à nous distinguer, ni à nous justifier. Il nous suffit de constater notre mépris de tous les autres systèmes de pensée et d'agir, la facilité avec laquelle nous imputons à Dieu la faute de nos échecs et la cause de tous nos manques, lui que nous avons transformé en personnage si sinistre et austère qu'il finit par ressembler à la caricature du protestant français. Il nous suffit de cela pour savoir que Dieu ne trouvera pas là sa joie… Il ne reste plus guère dans nos textes qu'une démarche commune qui opère un revirement de situation. Arrive un moment, une occasion, où un humain se lève, se met en route. C'est alors le miracle d'Abram en Genèse 12 qui se reproduit. Cet humain s'entend dire "vas-y, vas-y vraiment" ou, autrement traduit, "va pour toi". Il faut sortir de l'immobilité qui est une forme de mort, retrouver le mouvement qui est la vie. Il faut dans la mise en mouvement exprimer ce désir sans lequel il n'y a pas d'humanité. Il faut cette coïncidence, cette concomitance d'un ordre et d'un intérêt qui nous touchent de pair. C'est ce qui arrive au berger ou à la femme qui assument leur devoir et leurs responsabilités. C'est ce qui arrive au fils cadet au creux de la vague, pris entre ce qui s'impose à lui, sorte de loi, et ce qui le touche encore et nourrit ses attentes. La rencontre du père et de ses bras grands ouverts nous fait aller plus loin encore. À l'instar du fils cadet qui a fait tomber à bas tous les liens en réclamant son dû à venir et le dilapidant, nous sommes face à Dieu qui ne nous doit rien. En accueillant son fils, le père refuse un repentir qui reviendrait sur un lien antérieur et amoindri. Nous sommes dans la gratuité de l'amour. Le père choisit la nouveauté, la fête et la joie sans réserve sont possibles. Il a répondu favorablement à la demande de relation qui lui était adressée et il l'a investie. Ils sont désormais tous deux libres du passé, tournés vers la seule promesse de l'engagement pris ensemble. Ce choix nous ramène au fils aîné désespérément ancré sur ses positions, dans ses certitudes malsaines. Il a besoin de garder cette distance qui lui permet de fuir la situation. Il refuse de se rapprocher jusqu'à renoncer à sa différence, il refuse de s'écarter pour voir l'autre dans sa différence. Sûr de lui, de la validité du sacrifice de sa vie, de sa liberté, de ses envies à la Loi, celle de toujours, celle qui se transmet plus sûrement que le patrimoine paternel, il passe à côté de l'essentiel, il ignore l'homme. Cependant, dans sa colère, dans sa frustration qui s'extériorise, il laisse jaillir la première étincelle de son désir. Sans le savoir, il vient de se mettre dans la situation de son frère songeant à réclamer sa part, son moyen de vivre dit le texte grec. Car l'homme ne vit pas de pain seulement mais aussi de tout ce qui, à l'image et selon le dessein de Dieu, fait œuvre de création. Dans sa révolte, il vient de faire le premier usage d'une liberté qu'il croyait ne pas avoir. Sans encore le saisir, il est confronté à l'amour du père plus fort que la loi. En refusant de livrer la fin de l'histoire, comme il le refera avec l'épisode de l'homme riche du chapitre 18, Luc nous protège en nous évitant de tomber dans le même travers que les pharisiens ou le frère aîné. Impossible dès lors de revenir en arrière et de rester sur les critères étroits de la loi seule comme les pharisiens. Impossible aussi de se satisfaire d'une glorification du modèle du pécheur repenti aux dépens des tenants de l'ancien système. La porte est ouverte, l'horizon s'est élargi. Accomplissant l'annonce finale d'Esaïe, le salut revient à ses premiers dépositaires par ceux-là mêmes qu'ils étaient sensés éclairer. Et l'amour s'offre dans la liberté du choix. La liberté pour que le choix soit vrai, le choix pour que le désir de Dieu soit vrai. Jésus se pose ainsi comme celui qui vient pour que, quel qu'ait pu être notre parcours, nous soyons accueillis par Dieu à son repas de fête. Selon les paroles mêmes de l'institution de la cène, il vient pour le pardon de beaucoup. Ce repas de fête signe cette abondance de vie qui nous est promise, offerte à tous, attendant que nous la saisissions en retour. * * * Nous croyons en Dieu même si nous ignorons sa nature exacte et si sa réalité dépasse notre entendement. Je crois que tu marches constamment à nos côtés, nous guidant dans les moments heureux comme dans les moments malheureux. Nous croyons en Dieu même s'il nous semble parfois que nos vies n'ont pas de sens, que nos échecs et réussites se rejoignent dans l'inutilité et la vanité. Je crois en ton amour infini, ton pardon et ta promesse. Nous croyons en Dieu qui est Père même si nous avons parfois l'impression qu'il nous laisse seuls, avec des comptes à rendre, dans un monde devenu hostile. Je crois que nous sommes nés de ton amour et que, quoi que nous entreprenions, nous restons portés par ta bienveillance. Nous croyons en Dieu qui est Fils même si sa Passion est folie à nos yeux. Je crois que ta mort nous sauve de la condamnation du péché et que ta résurrection ouvre nos vies à la confiance et à une abondance de grâce inespérée. Nous croyons en Dieu qui est Esprit saint et qui agit aujourd'hui même si l'Église nous apparaît flétrie et fragile. Je crois que tu mets en nous une soif spirituelle que toi seul peux combler, que tu lis au fond des cœurs la sincérité de nos engagements et non pas dans le livre de nos vies les événements extraordinaires. Nous croyons en Dieu qui est accessible même s'il est invisible aux yeux de l'homme. Je crois que tu te révèles à nous par Ta Parole, que tu nous donnes la communion fraternelle et la force de la prière pour mener notre quotidien. Nous croyons en Dieu qui a ouvert les portes de son Royaume pour que règnent la paix et l'alliance renouvelée dans le cœur des hommes. Béni sois-tu Seigneur ! Je crois en Dieu le Dieu de la création, temps de rencontre: rencontre entre l'Éternel et le temps qui passe entre le Tout Puissant et les éléments qui composent le monde entre le Vivant et les créatures qui se meuvent entre un projet d'amour et des êtres libres et responsables le Dieu du salut, occasion de rencontre: rencontre entre le Dieu Saint et des hommes pécheurs entre la certitude de la Loi et le doute des hommes entre une histoire douloureuse et un Royaume qui s'ouvre rencontre impossible et pourtant réalisée entre la justice de Dieu et l'amour de Dieu le Dieu d'aujourd'hui, appel à la rencontre: rencontre vivante dans un livre toujours vivant où Dieu se révèle rencontre vivante dans un groupe d'hommes et de femmes formant, par la confession de leur foi commune, l'Église du Christ rencontre de libération par le don de l'amour vrai et d'une folie autre, de la promesse et du pardon rencontre d'épanouissement par la paix de Dieu en sa présence vivante Je crois en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit Autres textes de la même catégorie
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