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Josué 5 v 10-12 (Alphonse MAILLOT)
Texte : Josué 5/10-12
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Je suis qui je serai — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C [Carême – Semaine sainte – Temps de Pâques – Ascension – Pentecôte – Trinité (18 dimanches et fêtes)]. Mission Intérieure de l’Eglise Evangélique Luthérienne, 1991 (p. 33-34). 4° dimanche de Carême Josué 5/10-12 Nous entrons en Canaan, que Moïse a tout juste pu apercevoir de loin avant de mourir et d'être enterré (en un lieu inconnu) par le Seigneur lui-même (Deutéronome 34/6, où le sujet du verbe, « le Seigneur », ne fait pas de doute). Et Israël va commencer à s'installer, avec tout ce que cela représente de positif, mais aussi de séducteur. Par exemple, on a élevé un monument commémoratif pour célébrer la traversée (plutôt facile) du Jourdain, malgré sa crue (Josué 3/15) ; ce monument (sans doute 12 pierres posées en cercle ; Guilgal = cercle, cf. 5/9) deviendra plus tard un haut lieu de l'idolâtrie (Amos 4/4 & 5/5, etc…). Mais il faut maintenant que ceux qui vont entrer en Terre promise soient tous des vrais Juifs, et c'est pourquoi on les circoncit tous. Ce qui suppose qu'on n'y avait pas toujours songé pendant le périple des 40 (?) ans au Sinaï (5/6-7). Cela était d'autant plus urgent qu'on devait bientôt (mais chacun dans sa famille) célébrer la Pâque. Et pour cela on emprunte les provisions de Canaan (5/11), ce pays où ruisselait le lait et le miel (5/6), en particulier ces épis grillés, qu'on ne retrouvera plus guère dans les fêtes postérieures de la Pâque. Et la manne cessa (5/12). Les Israélites prennent désormais en main leur destin, c'est à eux qu'il revient désormais de trouver leur nourriture. Le temps de la manne (dont je vous rappelle qu'elle est une question ; la manne = « Qu'est-ce ? ») est terminé. Israël est majeur. Du moins, les 40 ans d'adolescence, qui furent 40 ans de pédagogie divine, ont dû lui apprendre à marcher droit dans la route nouvelle que Dieu, son Père (Exode 4/22-33), a tracée pour lui, en lui accordant la Torah (en particulier Exode 20). On sait, non seulement qu'Israël s'écartera constamment de cette voie, mais qu'au lieu de continuer à faire confiance, pour sa nourriture, à son Seigneur qui l'a ravitaillé 40 ans durant, il va, dès que les pluies tarderont et que la fécondité baissera, se tourner vers Ba'al et consorts, dieux et déesses de la fécondité, et d'autant plus facilement que les cultes de ces dieux étaient singulièrement plus attrayants que la répétition de la Torah. On n'aura pas manqué de noter dans ce texte, ce qui constitue les Juifs comme Juifs, c'est la circoncision et la Pâque (interprétée non plus comme fête agraire, cf. les épis, mais comme représentation de la délivrance d'Egypte). C'est à cela qu'un Juif veut être reconnu comme tel. Autres textes de la même catégorie
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