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Josué 24 v 1 - 28 (Douglas Nelson)
Dimanche 24 août 2003
Douglas NELSON, pasteur de l’Eglise réformée de France à Vincennes (94). Josué 24,1-28 Jean 6, 60-69 “ Qui voulez-vous servir ? ” MUSIQUE : Alison Brown “ Twilight Motel ” - Vanguard, 1992 – plage 1 Accueil Dans la lumière de ce jour nouveau qui se lève, Le Seigneur vient à notre rencontre… Il vient pour nous redire sa tendresse, Il vient pour nous tracer un chemin. Ouvrons-nous à sa lumière. Ecoutons sa voix. Aujourd’hui, sa grâce et sa paix nous sont données. MUSIQUE : Alison Brown “ Twilight Motel ” - Vanguard, 1992 – plage 1 Bienvenue à vous tous qui nous rejoignez ce matin pour vivre ce moment de culte. Je vous invite à entrer dans la prière : Dieu, notre Père, Cette journée t’appartient. Nous la recevons de toi comme un don de ta grâce au cœur de nos fatigues et nos joies. Nous la recevons de toi comme un don de ta paix au cœur de nos soucis et nos engagements. Veuille que cette journée devienne au fil des heures l’occasion d’une rencontre avec toi, le temps d’un partage fraternel avec ceux et celles qui croisent notre route. Seigneur, Enrichis-nous de ta présence. Donne-nous un cœur pour te servir tout au long de la semaine qui vient. Amen MUSIQUE : Alison Brown “ Twilight Motel ” - Vanguard, 1992 – plage 1 Introduction Qui voulez-vous servir ? La question peut surprendre. Ne sommes-nous pas des êtres libres, faits pour vivre librement ? Et pourtant, cette question est là, au cœur de notre vie, comme une question fondamentale. C’est peut-être LA question de notre vie, la seule vraie, celle qui détermine notre liberté même : Qui voulez-vous servir ? Pour réfléchir à cette question ce matin, je vous invite à faire un voyage dans le temps et dans l’espace. Nous allons remonter à une époque lointaine dans la vie du peuple hébreu, aux alentours du 13e siècle avant notre ère. Après avoir été libéré de l’esclavage, après avoir erré longtemps dans le désert, le peuple arrive enfin dans la terre promise par Dieu à ses ancêtres. Après maints combats menés contre les habitants de ce pays, il va pouvoir enfin s’installer pour vivre paisiblement. C’est précisément à ce moment-là que son chef Josué convoque tout le peuple. Il le convoque à Sichem, un vieux sanctuaire des patriarches, situé entre le mont Ebal et le mont Garizim dans la partie nord du pays. Josué est vieux et va bientôt mourir. Il a employé toute sa jeunesse, toute sa vie, pour amener son peuple à ce moment précis. C’est un moment solennel dont le récit se trouve dans le chapitre 24 du livre de Josué. Nous assistons ici à une sorte de culte. Au cours de cette liturgie, Josué invite le peuple à renouveler l’alliance avec Dieu faite par Moïse au Sinaï, au moment de la sortie d’Egypte. Vraisemblablement le récit de cette cérémonie d’alliance de Sichem a été relu et remodelé par l’expérience du peuple israélite et fixé quelque temps avant son exil à Babylone. Elle retrace les fondements de la foi d’Israël et met devant nous cette question centrale : Qui voulez-vous servir ? MUSIQUE : John McMaughlin “ Time Remembered ” - Polydor/Polygram, 1993 – plage 5 Lecture Biblique : Josué 24, 1-28 “ Josué rassembla toutes les tribus d'Israël à Sichem ; il convoqua les anciens d'Israël, ses chefs, ses juges et ses secrétaires ; ils se tinrent debout devant Dieu. Josué dit à tout le peuple : “ Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'Israël : Vos pères, Térah, père d'Abraham et père de Nahor, habitaient autrefois de l'autre côté du fleuve et ils servaient d'autres dieux. J'ai pris Abraham, votre père, de l'autre côté du fleuve et je lui ai fait parcourir tout Canaan ; j'ai multiplié sa descendance et je lui ai donné Isaac. J'ai donné à Isaac Jacob et Esaü. J'ai donné en possession à Esaü la région montagneuse de Séir, mais Jacob et ses fils sont descendus en Egypte. J'ai envoyé Moïse et Aaron, et j'ai frappé l'Egypte par les fléaux que j'ai produits en son sein ; puis je vous en ai fait sortir. J'ai fait sortir vos pères de l'Egypte. Vos yeux ont vu ce que j'ai fait contre l'Egypte. Et vous avez habité longtemps dans le désert. Je vous ai conduits au pays des Amorites qui habitaient en Transjordanie, et ils vous ont fait la guerre. Je vous les ai livrés, vous avez pris possession de leur pays et je les ai détruits devant vous. Vous avez passé le Jourdain et vous êtes arrivés à Jéricho. Les maîtres de Jéricho vous ont fait la guerre. Je vous les ai livrés et j'ai envoyé en avant de vous les frelons, qui les ont chassés devant vous. Ce n'était ni par ton épée, ni par ton arc. Je vous ai donné un pays pour lequel vous ne vous étiez pas fatigués, des villes que vous habitez sans les avoir bâties, des vignes et des oliviers dont vous vous nourrissez sans les avoir plantés. Maintenant, craignez le SEIGNEUR et servez-le avec intégrité et loyauté. Supprimez les dieux qu'ont servis vos pères, de l'autre côté du Fleuve et en Egypte, et servez le SEIGNEUR (YHWH). Mais s'il ne vous plaît pas de servir le SEIGNEUR (YHWH), choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir : ou les dieux que vos pères servaient de l'autre côté du Fleuve ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et ma maison, nous servirons le SEIGNEUR (YHWH) ! Le peuple répondit : Jamais nous n'abandonnerions le SEIGNEUR (YHWH) pour servir d'autres dieux ! Car le SEIGNEUR (YHWH) est notre Dieu ; c'est lui qui nous a fait monter de l'Egypte, de la maison des esclaves, nous et nos pères ; c'est lui qui a produit sous nos yeux ces grands signes et qui nous a gardés tout au long de la route que nous avons suivie et face à tous les peuples parmi lesquels nous sommes passés. Nous aussi, nous servirons le SEIGNEUR (YHWH), car c'est lui qui est notre Dieu. Josué dit au peuple : Vous ne pourrez pas servir le SEIGNEUR (YHWH), car c'est un Dieu saint, c'est un Dieu à la passion jalouse : il ne pardonnera pas vos transgressions et vos péchés. Lorsque vous abandonnerez le SEIGNEUR (YHWH) et que vous servirez des dieux étrangers, il se retournera pour vous faire du mal et il vous exterminera, après vous avoir fait du bien. Le peuple dit à Josué : Non ! Nous servirons le SEIGNEUR (YHWH). Josué dit au peuple : Vous êtes témoins contre vous-mêmes que c'est vous qui avez choisi le SEIGNEUR (YHWH) pour le servir. Supprimez donc maintenant les dieux étrangers qui sont en votre sein et inclinez votre cœur vers le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d'Israël. Le peuple dit à Josué : C'est le SEIGNEUR (YHWH), notre Dieu, que nous servirons ; c'est lui que nous écouterons. Josué conclut en ce jour-là une alliance pour le peuple et il lui donna des prescriptions et des règles, à Sichem. Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre, qu'il dressa là sous le térébinthe qui était dans le sanctuaire du SEIGNEUR. Et Josué dit à tout le peuple : Cette pierre sera un témoignage contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le SEIGNEUR a échangées avec nous ; elle sera un témoignage contre vous, de peur que vous ne reniiez votre Dieu. Puis Josué renvoya le peuple, chacun dans son patrimoine. ” MUSIQUE : Alison Brown “ Twilight Motel ” - Vanguard, 1992 – plage 3 Prédication Qui voulez-vous servir ? Il faut choisir. Josué et tout son peuple savent que ce monde est fait de puissances. Ils en ont fait l’expérience. Comme tous les hommes de leur époque, ils raisonnent en termes de divinités. Autrefois chaque nation avait ses dieux. Jusqu’au temps de Josué les hébreux avaient été écrasés, subjugués par les dieux des Egyptiens, puis par les dieux des Amorites. Leurs descendants, ceux qui ont mis le livre de Josué par écrit, ont connu le joug des Assyriens et subiront la déportation et l’exil à Babylone. Au départ on aurait pu penser que le Dieu d’Israël était un dieu comme tous les autres, un dieu tribal qui défend les intérêts étroits d’une nation contre tous les autres. Il est encore présenté un peu de cette manière dans ce texte de Josué. Et encore aujourd’hui, certains chefs de nations évoquent le nom de Dieu de la même manière pour justifier le politique. Comme si Dieu pouvait choisir une nation au dépens d’une autre. Au cours de l’histoire du peuple juif et dans l’histoire de Jésus, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob se révèle comme étant tout Autre. Il se révèle comme le Créateur de tout univers, le Dieu qui choisit un peuple non pas pour écraser les autres, mais afin de bénir toutes les nations de la terre. Le Seigneur Dieu libère son peuple et lui donne un pays, non pas pour qu’il devienne un peuple comme des autres, se conduisant exactement comme les autres nations. Dieu demande à son peuple de le servir, de devenir une lumière pour les nations. Dieu demande à son peuple d’écarter toutes les autres puissances qui tentent d’asservir l’humanité, de le servir, Dieu lui seul, “avec intégrité et fidélité ”. C’est un projet difficile et exigeant et le chemin est semé d’embûches, comme en témoigne toute l’histoire de ce peuple. Le monde a changé depuis le temps de Josué. Les choses ont évoluées. L’idée que nos vies sont régentées par des dieux nous fait sourire. Et pourtant, pouvons-nous dire honnêtement que nous nous sommes débarrassés définitivement des puissances qui tentent de nous séduire et nous mettre à leur service : l’argent, le pouvoir, la réussite, la nation ou que sais-je encore… Qui voulez-vous servir ? Certes nous ne sommes pas parmi les plus faibles de la terre, comme c’était le cas des hébreux qui suivaient Josué. La plupart d’entre nous n’a pas connu les affres de l’esclavage. Mais sommes-nous vraiment libres pour autant ? Bien des paramètres de notre vie échappent à notre contrôle, notre liberté est toujours limitée par notre destin particulier. Peut-être la seule vraie liberté humaine est de choisir qui nous voulons servir. Au service de qui ou de quoi allons-nous mettre toute notre force et notre intelligence ? Le Dieu qui crée et libère ou tous les intérêts et les puissances particuliers qui régentent aujourd’hui notre monde. Qui voulez-vous servir ? La vérité… ou le mensonge. La justice… ou l’injustice. L’amour… ou la haine. La vie… ou la mort. MUSIQUE : John McMaughlin “ Time Remembered ” - Polydor/Polygram, 1993 – plage 1 Qui vous voulez-vous servir ? Y a-t-il un maître qui peut nous enseigner le chemin de la vraie liberté ? Dans le chapitre 6 de l’Evangile de Jean, Jésus nourrit les multitudes, puis fait un discours où il se présente lui-même comme le pain de vie. Il dit que pour connaître la vraie vie il faut participer intimement à sa vie. “ Manger sa chair et boire son sang ”. Mais peut-on suivre un tel maître ? Lecture Biblique : Jean 6, 60-69 “ Après avoir entendu Jésus, beaucoup de ses disciples dirent : “ Cette parole est dure ; qui peut l'entendre ? ” Jésus, sachant que ses disciples maugréaient à ce sujet, leur dit : “ Est-ce là pour vous une cause de chute ? Et si vous voyiez le Fils de l'homme monter où il était auparavant ? C'est l'Esprit qui fait vivre. La chair ne sert de rien. Les paroles que, moi, je vous ai dites sont Esprit et sont vie. Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient pas. ” Dès lors, beaucoup de ses disciples s'en retournèrent ; ils ne marchaient plus avec lui. Jésus dit donc aux Douze : “ Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? ” Simon Pierre lui répondit : “ Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle. ” Prédication Jésus, tout comme Josué avant lui, nous fait prendre conscience qu’il n’est pas facile de servir Dieu. Dieu est tout autre. Dieu est Esprit. Et nous, nous sommes faits de chair, une épaisse pâte humaine faite de peurs et d’angoisses…des peurs et des angoisses dont nous avons du mal à nous libérer. Nous voulons faire du bien, nous sommes persuadés de le faire et, pourtant, le mal gagne partout. Nous voulons tout savoir, tout maîtriser de notre vie mais trop souvent nous négligeons celui qui est la source de notre vie, nous allons vers d’autres maîtres qui promettent de défendre nos intérêts et nous donner vie et prospérité. Les inégalités qui fondent notre système économique et social sautent aux yeux mais trop souvent nous nous en accommodons. Dans un monde régenté par l’argent et le pouvoir, il n’est pas facile de ne pas être complice des puissances qui asservissent et détruisent des vies humaines. N’est-il pas plus facile de choisir notre vérité, notre justice, de défendre la vie et la liberté de notre famille, de notre groupe ou de notre nation ? Bref, nous sommes prêts à servir Dieu, mais un dieu fait à notre image… C’est ainsi que Josué, dans un premier temps, s’oppose de façon sévère à son peuple qui indique son désir de servir Dieu : “ Vous ne pourrez pas servir le Seigneur, lui dit-il, car c’est un Dieu saint, c’est un Dieu jaloux qui ne supportera pas vos révoltes et vos péchés. Lorsque vous abandonnerez le Seigneur et servirez les dieux étrangers, il se tournera contre vous pour vous faire du mal, il vous achèvera après vous avoir fait du bien. ” Nous pourrions être choqués par l’âpreté des ces propos, et l’image de ce Dieu qui promet de faire du mal à ceux qui l’abandonnent. Il faut opposer à cette parole âpre d’autres paroles des prophètes, et toute la vie et l’œuvre de Jésus-Christ, qui nous révèle que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, de celle ou de celui qui s’égare. Dieu veut pour tous et chacun la vie et le bonheur. Pourtant cet avertissement est plus que nécessaire, car il ne faut pas se payer des mots. Toute l’histoire humaine est une illustration de l’incapacité des hommes et des femmes à suivre la voie exigeante de l’amour et la justice de Dieu et on peut voir sans difficulté les conséquences désastreuses que cela entraîne pour les peuples, les nations et la terre tout entière. On peut comprendre ainsi le jugement de Dieu non pas comme celui d’un père fouettard qui bat ses enfants désobéissants, mais plutôt comme la conséquence de notre liberté et de nos mauvais choix. Comme l’exprime l’Evangile de Jean (3.19) : “ Et voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les humains ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. ” S’engager donc librement à servir le Seigneur implique une rupture, une attitude critique à l’égard des puissances qui régentent notre monde et une méfiance même par rapport à nos propres représentations de Dieu. Suivre le Christ, servir Dieu son Père, nous engage sur le chemin difficile de la croix. On comprend alors que beaucoup, lorsqu’ils commencent à saisir toutes les implications de l’Evangile, renoncent à suivre Jésus. C’est leur liberté. C’est la liberté de chacun de nous de choisir qui nous voulons servir. “ Maintenant, craignez le SEIGNEUR et servez-le avec intégrité et loyauté… Mais s'il ne vous plaît pas de servir le SEIGNEUR, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir… Moi et ma maison, nous servirons le SEIGNEUR ! ” Josué, lui, a fait son choix et tout son peuple avec lui. Sa parole nous encourage à nous engager à notre tour, individuellement, mais aussi au sein d’une communauté de foi. Certes, cette voie n’est sans doute pas la plus facile, mais peut-on être vraiment libre sans prendre de risques ? Et si par moment nous hésitons, si nous avons envie de partir trouver d’autres maîtres moins exigeants, nous ferions bien de reposer la question de Simon Pierre, alors que Jésus demande aux douze s’ils veulent eux aussi partir : “ Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. ” MUSIQUE : Alison Brown “ Twilight Motel ” - Vanguard, 1992 – plage 5 Confession de foi Le Christ nous invite à le suivre ; animés par son esprit, nous pouvons confesser la foi chrétienne : Je crois en Jésus, le Christ, Fils de Dieu, mort par notre péché, ressuscité pour nous libérer de tout ce qui nous opprime. Il nous donne la force d’être des femmes et des hommes responsables dans le monde. Je crois en l’Esprit Saint, qui témoigne du Fils et nous unit à lui. Il nous donne la force de conserver le monde dans sa bonté et sa beauté, malgré ses déchirures. Je crois au Père, révélé par le Fils et dans les Ecritures, attesté par l’Esprit, Créateur de toute chose. Il nous donne la force de poursuivre l’œuvre de sa création, dans l’attente du Royaume. Je crois en Dieu, trois fois Saint, éternellement béni. Amen. Prière Je vous invite maintenant à prier le Notre Père d’après un texte de Julia Esquivel du Guatemala : Notre père qui es au ciel… Père des disparus, des emprisonnés, des exilés dans tous les lieux troublés de notre monde Que ton nom soit sanctifié… Ton nom est sanctifié par toux ceux qui défendent la vie des pauvres, par tous ceux qui travaillent jour et nuit afin de sortir leurs frères et sœurs de l’ignorance, la maladie, l’exploitation et la persécution. Que ton règne vienne… Ton règne qui est liberté et amour, qui est fraternité et justice. Ton règne qui est droit et vie, qui est vérité et non mensonge. Ton règne qui ne transige pas avec ceux qui font travailler les pauvres comme des bêtes, ni avec ceux qui établissent la violence dans la structure juridique. Que ta volonté soit faite… Ta volonté et non celle de ceux qui veulent ravir ton poste et usurper ton domaine pour dominer, exploiter, détruire et accumuler du capital pour asservir les peuples. Donne-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour… Le pain d’une véritable liberté de la presse, le pain de la liberté d’association et d’organisation, le pain de pouvoir être dans la rue et chez soi sans être séquestrés, le pain de pouvoir sortir dehors sans voir des mitraillettes et des pelotons, le pain de l’égalité, le pain de la joie. Et pardonne-nous nos offenses… Pardonne-nous, Seigneur, de ne pas savoir partager le pain que tu nous as donné, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont pris ce qui est tien et ce qui est nôtre. Ne nous soumets pas à la tentation… Cette tentation qui nous fait conformer aux patrons de ce monde et perdre la clarté dans l’esprit. Ne nous soumets pas à la tentation qui nous fait penser que nous pourrons te servir toi et l’argent, qui nous fait chercher des modèles et importer des solutions préfabriquées de libération. Mais délivre-nous du mal… Ce mal qui travaille dans l’obscurité de la nuit et arrache les enfants à la lumière du jour, laissant leur famille dans la détresse. Délivre-nous du mal en uniforme ou en civil. Délivre du mal qui, du fond de nous-mêmes, nous invite à vivre notre vie, en la gardant pour nous, quand toi tu nous invites à la donner à nos amis. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance, et la gloire, pour des siècles des siècles. Amen. Envoi et Bénédiction. Nous arrivons à la fin de ce moment de culte que nous étions très heureux de vivre avec chacun, chacune de vous. Avant de prononcer les mots d’envoi et de bénédiction, je vous souhaite à tous un bon dimanche. Le Seigneur vous appelle à son service et au service de vos sœurs et vos frères de l’humanité. Qu’il vous donne de comprendre sa volonté et la force et le courage de la faire. Et que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous, dès maintenant et à jamais. Amen. MUSIQUE : John McMaughlin “ Time Remembered ” - Polydor/Polygram, 1993 – plage 10 MEDITATIONS RADIODIFFUSEES France Culture Dimanche 8h30 Minitel 3615 Code France Culture Internet : http://www.protestants.org/ Texte de la méditation : 2 € - Texte + liturgie : 3 € Cassette du culte : 9 € ou CD : 10 € ABONNEMENTS : - Envoi mensuel : 37 € - Envoi mensuel avec liturgie (prières, louanges...) : 44 € - Envoi hebdomadaire : 49 € - Envoi hebdo. avec liturgie (prières, louanges...) : 56 € - Tout abonnement par mail : 40 € - Abonnement annuel à l’envoi des cassettes : 152,50 € - Abonnement annuel aux CD : 180 € Fédération protestante de France Service Radio 47, rue de Clichy - 75311 PARIS Cédex 09 Tél. : 01.44.53.47.17 - Fax : 01.44.63.01.36 e.mail : fpf-radio@protestants.org CCP 1 371 93 D PARIS Autres textes de la même catégorie
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