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Josué 24 v 1-18 (Alphonse Maillot)
Texte : Josué 24/1-18
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Reposez-vous… ! — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année B (quelques dimanches de l’été). Mission intérieure de l’Eglise Evangélique luthérienne, s.d. [= 1994] (p. 61-63). 21° dimanche ordinaire ou 13° dimanche du Temps de l'Eglise Josué 24/1-18 v. 1 : Convoquer (anciens, etc…) : terme souvent cultuel. Devant Dieu : probablement devant l'arche et le personnel sacerdotal. Cela révèle le caractère cultuel et solennel de cette cérémonie. v. 2 : Le v. 1 semblait dire que Josué ne s'adresse qu'aux élites du peuple ; ce v. 2 élargit "l'auditoire". Alors Josué exprime et rappelle le catéchisme d'Israël : l'histoire du salut qui remonte au païen Térah, père d'Abraham. v. 3 : Enumération des patriarches. Passage à ne pas écourter, car c'est en cette histoire que consiste 1'originalité de la religion israélite : elle repose sur l'histoire et sur une histoire. v. 4-5 : Bien entendu, c'est ici le cœur de cette histoire, et "Séjour et esclavage en Egypte et délivrance..." ne sont pas oubliés. v. 8-9 : Entrée (difficile) en Canaan. v. 10 : L'histoire de Bala'am est curieusement racontée. C'est YHWH qui n'a pas voulu écouter (obéir) à Bala'am. v. 11 : De sa main : celle de Balaq, ou alors traduire "hors de son pouvoir" (celui de Bala'am). v. 12 : Il est bien souligné que ce n'est pas avec ses armes et ses soldats qu'Israël a connu la délivrance. Ce n'est pas unique dans l'Ancien Testament (cf. Psaumes et prophètes). v. 14 : "Et maintenant, après tout ce que j'ai fait pour vous, l'heure de la décision est arrivée : Maintenant !". Craignez : plutôt "ayez pour seule religion" ; "adorer" irait bien si les Juifs ne récusaient pas ce verbe. Avec intégrité : si l'adverbe "scrupuleusement" n'était pas devenu souvent péjoratif, il irait bien. "Fidélité" = aussi confiance et foi. Cette recommandation est explicitée par : "En fuyant, en écartant les dieux païens...". v. 15 : ...Mais si, à votre point de vue, il est mauvais de servir YHWH, "choisissez vous-même en ce jour, qui vous servirez" : soit... les dieux d'Ur ou d’Egypte (ceux d'hier) soit les dieux de Canaan (ceux que vous allez "rencontrer"), de toute manière des dieux païens. Ironie terrible du passage : alors vous aurez le choix, mais seulement une fois que vous aurez récusé YHWH et son choix : ce sera entre les dieux faibles (ceux d'Ur ou ceux d'Egypte, car là on a l'embarras du choix). Avec YHWH, à dire vrai, on ne choisit pas : on respecte son choix et on l'adore. C'est avec les dieux païens qu'on choisit. Avec YHWH, on est choisi. C'est l'engagement fameux : "Moi et ma maison, nous servirons (non pas nous choisissons) le Seigneur" (car c’est lui qui déjà nous a choisis ; cf. à partir du v. 3). v. 16 : Le peuple va, lui aussi, s’engager, mais de manière négative : Loin de nous !… v. 17 : Et il confesse son vrai Dieu : Dieu de l'histoire du salut. Et c'est la promesse : "Nous (ne) servirons (jamais que) le Seigneur". Hélas ! Hélas ! Bien entendu, penser ici à nos promesses. Cependant, aujourd'hui encore, il nous est possible de revenir au Dieu de l'Alliance et de la Grâce, qui, lui, nous a choisis, et placés dans la longue histoire commencée avec Abraham. Et ses choix sont irréversibles (Romains 11/29) ! |
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