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Jean 18 v 33 (Catherine F. Vos)



Texte : Matthieu 27/11-26, Marc 15/2-15, Luc 23/1-5 & 13-25, Jean 18/33 à 19/16
Genre : Catéchèse
Auteur : Catherine F. VOS
Source : Les trésors de la Bible dévoilés aux enfants, tome 3 (Le Nouveau testament). La Bannière de la Vérité, 1974 (p. 136-139).



POURQUOI PILATE SE LAVA LES MAINS
(Matthieu 27, Marc 15, Luc 23, Jean 18)

Au petit matin, Pilate vit s'approcher de son palais une foule de prêtres juifs et d'anciens ; ils amenaient un prisonnier qu'ils avaient attaché. Sortant de chez lui, Pilate leur demanda : « Pourquoi amenez-vous cet homme ici ? Qu'a-t-il fait ?»

« Si ce n'était pas un criminel, lui répondirent-ils, nous ne te l'aurions pas amené. Nous avons pris ce personnage en train d'enseigner des erreurs, incitant le peuple à ne pas payer d'impôts à César, et se prétendant roi, se disant le Christ. »

Pilate pénétra dans la salle d'audiences et y fit entrer Jésus tout seul, afin d'interroger tranquillement son prisonnier. « Es-tu le roi des Juifs ? » demanda-t-il.

Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde. Si c'était un royaume terrestre, mes serviteurs, alors, se battraient pour empêcher que je ne sois arrêté. »

« Alors, demanda Pilate, es-tu roi ? »

« Oui, répondit Jésus, je suis roi. Je suis venu dans ce monde pour dire la vérité. Ceux qui aiment la vérité m'écoutent. »

« Mais qu'est-ce que la vérité ? » demanda Pilate. Il n'attendait pas de réponse, car il ne croyait pas que Jésus puisse lui donner des leçons. Il ressortit de la salle d'audiences, et regagna la cour où se tenaient les chefs des prêtres, anciens et autres. Il leur dit ; « Vous m'avez amené cet homme pour que je le juge. Je lui ai parlé, et je ne trouve rien à lui reprocher. Il n'a rien fait qui mérite la mort. »

Mais ce fut un tollé général parmi la foule. « En Galilée, comme dans tout le pays, il a conduit le peuple à la rébellion. »

Lorsque Pilate apprit que Jésus était de Galilée, il décida de l'envoyer se faire juger par Hérode, le gouverneur de Galilée, qui se trouvait alors à Jérusalem. Hérode était le roi qui avait fait emprisonner Jean-Baptiste, et qui l'avait assassiné. Parfois, en songeant à Jean, Hérode se demandait si
Jésus, ce nouveau maître, n'était pas Jean ressuscité.

Mais Jésus refusa de répondre aux questions d'Hérode ou d'accomplir un miracle pour lui. Hérode le renvoya à Pilate, disant qu'il n'avait trouvé aucune raison de le mettre à mort.

La réponse d'Hérode renforça la certitude de Pilate ! Il serait très injuste de tuer Jésus ; sa femme, d'autre part, lui avait envoyé un messager pour lui faire dire : « Ne con-damne pas cet homme de bien, car j'ai beaucoup souffert en rêve cette nuit à cause de lui. » «

C'est pourquoi Pilate sortit trouver les Juifs et leur dit : « Vous avez l'habitude que, chaque année, je relâche un prisonnier à l'époque de la Pâque. Faut-il que je relâche le roi des Juifs ? »
Or, les prêtres savaient qu'il y avait en prison un homme du nom de Barabbas ; c'était un voleur et un meurtrier. Ils incitèrent le peuple à crier : « Non, pas cet homme, mais Barabbas ! Barabbas ! Pas cet homme, mais Barabbas ! »

« Alors, reprit Pilate, que dois-je faire de Jésus, qu'on appelle le Christ ? »

Déchaînée, la foule hurla : « Qu'il soit crucifié ! Qu'il soit crucifié ! Qu'on en finisse avec lui ! Relâche Barabbas ! »

« Prenez-le vous-mêmes pour le crucifier, dit Pilate. Je ne trouve rien de mal en lui. »

Les Juifs s'écrièrent : « Nous avons une loi, et d'après notre loi il devrait mourir pour s'être dit le Fils de Dieu. »

A ces mots, Pilate eut peur : et si Jésus était vraiment le Fils de Dieu ? Regagnant la salle d'audiences, Pilate fit venir Jésus et lui demanda : « D'où viens-tu ? » Mais Jésus ne répondit pas.

« Tu refuses de me répondre ? dit Pilate. Ne sais-tu pas que je peux te faire crucifier ou que je peux te laisser repartir ?»

Alors Jésus répondit : « Tu ne pourrais rien contre moi si Dieu ne t'en avait rendu capable. »

Pilate fit sortir Jésus et l'amena sur la place où se trouvait la foule. Il déclara : « Je ne trouve rien en cet homme qui mérite la mort. C'est pourquoi je vais le relâcher après l'avoir fait fouetter. »

Aussitôt la foule cria : « Si tu laisses aller cet homme, tu n'es pas l'ami de César. Quiconque se prétend roi parle contre l'empereur de Rome. »

Pilate voyait bien qu'il ne pouvait rien faire, mais il ne voulait pas en porter la faute. Il prit une cuvette d'eau et se lava les mains en présence de la foule, comme s'il se purifiait de la faute. Solennellement, il déclara : « Je ne suis pas coupable de la mort de ce juste. C'est vous qui l'êtes. »

« D'accord ! cria le peuple. Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »

Alors, Pilate fit libérer Barabbas l'assassin, et il livra Jésus pour qu'il soit crucifié.



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