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Jean 16 v 12-15 Alphonse Maillot
Texte : Jean 16/12-15
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Je suis qui je serai — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C [Carême – Semaine sainte – Temps de Pâques – Ascension – Pentecôte – Trinité (18 dimanches et fêtes)]. Mission Intérieure de l’Eglise Evangélique Luthérienne, 1991 (p. 160-161). Trinité Jean 16/12-15 Ce texte est depuis longtemps l'objet d'une compréhension (il faudrait employer le pluriel) abusive. On lui a fait (et lui fait encore) subir un élargissement, sinon un écartèlement tel qu'il signifierait, par exemple, comme dans beaucoup de sectes, qu'après qu'il y a eu un Temps du Père, puis un Temps du Fils, va venir le troisième Temps d'une Révélation supplémentaire, celui (et celle) du Saint-Esprit (Cette hérésie est très vieille). Et par exemple, avant de se précipiter sur le v. 12, selon lequel, apparemment, Jésus aurait eu encore beaucoup de choses (?) nouvelles (?) à nous dire, il faut (cf. TOB) relire 15/15 : « Tout ce que j'avais entendu auprès de mon Père, je vous l'ai fait savoir ». Sans les meurtrir, il faut rapprocher ces deux textes : « J'aurais aimé rester encore avec vous pour vous dire et redire tout ce que je vous ai déjà dit, mais : a) l'heure est venue... il faut nous quitter, b) vous ne pouvez pas encore « supporter » le plein sens de ces paroles : par exemple et surtout ce qui, dans tous mes « discours », prépare et annonce ma croix qui est ma vraie gloire ». D'ailleurs, la suite de l'histoire, où l'Eglise n'a quasiment jamais mis sa gloire dans la seule Croix, surtout pas en théologie, où elle a préféré des systèmes contraignants ou éblouissants et ruisselants de logique à une théologie de « l'absurdité de la Croix » (1 Corinthiens 1 et 2), démontre combien les craintes de Jésus étaient... (pardon !) justifiées. Le « discours » de Jésus = « J'ai dit tout ce que j'avais à vous dire, mais je n'ai pu vous en donner vraiment la clef. Je ne vous la donnerai que sur le Golgotha... mais saurez-vous la ramasser, pour tout relire ? En tout cas, je vais vous envoyer Celui qui la ramassera pour vous ; Celui qui vous la redira, la relira. Et c'est ainsi qu'il vous guidera dans la vérité tout entière » (v. 13). « Mais celui-là (l'Esprit) ne peut rien dire de lui-même ni sur lui-même. Il ne peut que répéter ce qu'il a vu et entendu de moi et sur moi ». L'Esprit (le Consolateur) se veut uniquement témoin du Christ-incarné-mort-et-glorieux (v. 14). Il n'y a pas une troisième révélation, pas plus d'ailleurs qu'il n'y en avait eu deux. Il n'y en a qu'une seule. 1° Jean 1/18 : seul, le Dieu (fils) unique du Père pouvait vraiment faire connaître le Père ; 2° le Consolateur témoigne uniquement du Fils, celui que nous avons connu, rencontré, etc… (cf. 1 Jean 1/1ss). Il ne peut (et ne veut) que « puiser » dans ce Fils (v. 15) pour nous l'annoncer aujourd'hui. C'est d'ailleurs pourquoi il est difficile, sinon dangereux, de parler de l'Esprit en lui-même ; Il n'entend qu'être le témoin du Christ, et nous rappeler que c'est ainsi qu'il est notre protecteur, notre consolateur... C'est ainsi qu'il nous fait pénétrer, non pas dans une connaissance supplémentaire de Dieu ou du Christ, mais dans une meilleure connaissance. Il est fondamentalement christologique. Autres textes de la même catégorie
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Cultes contemporains
Dimanche de la Trinité - Nombres 6, 22-27