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Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte Jean 10 v 1-10 David Mitrani
Chers amis, dans cette histoire, on voit beaucoup le berger, le vrai, et ses brebis, et ce qu'il fait
pour elles. Mes collègues viennent d'en parler, et c'est bien là le principal. Mais peut-être, quant à vous, avez-vous un peu de peine à reconnaître parfois la voix qui vous appelle… parfois, sinon toujours… Serait-ce pour vous une voix étrangère, qui ne sait pas votre nom? À moins que vous ne vous sentiez pas bien gardés, objets de convoitise peut-être, enjeux de pouvoirs qui vous dépassent? Aussi, pendant ces quelques minutes, je vous propose de nous arrêter sur les méchants ou bien les faux bergers de cette image que Jésus nous montre. Il y a – nous dit-il – des faux bergers qui sont en fait "des voleurs et des brigands". Nos anciens, dans les tranchées, ont bien dû se demander parfois quels étaient les bergers qui les laissaient là…! Peut-être vous aussi, combattants d'autres guerres, d'autres "événements"… Et puis, et puis tous les jours, quelle que soit l'activité qui nous occupe, quelle que soit la nécessité qui nous retient, la question surgit du pourquoi: pourquoi faire telle chose? pourquoi se laisser "bouffer" par telle occupation? qu'est-ce qui me pousse? pourquoi ne pas arrêter, ne pas s'en aller? Est-ce que je n'y perds pas mon temps, mon énergie, ma vie? Je ne parle pas là des combats guerriers – de quel droit le ferais-je devant vous? Je parle de la vie et des choix de chaque jour, des hommes et des femmes que vous êtes, que nous sommes, au quotidien. Oui, il y a des faux bergers, des faux appels, des gens ou des forces qui cherchent à nous manipuler pour se servir de nous, de nos forces à nous, de nos bulletins de vote, de nos carnets de chèques, etc. Oh! il ne faut pas être paranoïaques non plus: je ne dis pas que c'est tout le temps et tout le monde. Avec notre parabole, je vous invite juste à faire attention, à ne pas abandonner votre liberté à ceux qui veulent y attenter, que leur voix soit impérative ou doucereuse, convaincante ou exigeante. Il vous faut savoir "éprouver les esprits", comme c'est écrit ailleurs (1 Jean 4 / 1): être des sages qui ne s'en laissent pas conter, tout en restant des enfants qui reconnaissent ce qui est bon pour eux! Une autre sorte de faux bergers, ce sont ceux qui sont payés pour, nous dit Jésus. Ceux dont c'est le métier de veiller sur vous. Jésus ne dit pas de s'en défier – tous trois nous en sommes, tout comme vos élus ou ceux qui furent vos chefs. Non, il dit simplement de ne pas s'attendre à des miracles, car nous ne sommes que des hommes! Brebis ou bergers, petits ou grands, nous avons les mêmes peurs et les mêmes joies, les mêmes courages et les mêmes lâchetés. N'idolâtrez personne, n'idolâtrez pas vos petits bergers, car ils sont faillibles. Vous valez autant qu'eux. La parabole de Jésus traite le plus petit d'entre vous comme un grand, le plus grand d'entre vous comme un petit. Et ça fait du bien! Dernier "faux" de cette parabole, le loup. Lorsque les petits bergers vous laissent tomber alors que vous avez besoin d'eux, le loup, lui, est là, et c'est un "vrai faux berger"! Il vous rassemble pour vous disperser, il vous prend pour vous perdre. Ne faites jamais confiance à la voix qui vous oppose les uns aux autres, n'écoutez jamais cette voix que la Bible appelle "le diviseur", le diable. Jésus est un rassembleur, il appelle et ne contraint pas, il vous nourrit de sa vie, et ne se nourrit pas de la vôtre. Il met en route votre liberté, il ne la brise pas et ne l'occulte pas. Méfiez-vous de tout, si vous devez vous méfier, mais de lui n'ayant pas de crainte. Résistez à tout,si vous devez résister, mais pas à l'amour qu'il vous porte et qu'il vous propose de partager. Ne vous faites pas avoir par du vide. Regardez à Jésus. Amen. |
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Cultes contemporains