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Jacques 2 v 14-26 Jean-Christophe ROBERT
La preuve de la foi ce sont ses oeuvres (Jacques 2: 14-26)
(Prédication donnée au temple de Saint-Germain-en-Laye le 3 février 2002) 14 Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver? 15 Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix,chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? 16-19 Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j'ai les oeuvres. Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes oeuvres. Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent. 20 Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile? 21 Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel? 22 Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite. 23 Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. 24 Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. 25 Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin? 26 Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte. Plan de la prédication: -Le contexte de l’ Epître de Jacques -La foi et les œuvres selon l’apôtre Paul -La foi et les œuvres selon l’apôtre Jacques -L’actualité de ce texte 1/Le contexte de l’ Epître de Jacques Jacques se présente comme « serviteur de Dieu et Seigneur Jésus-Christ (1.1) ; Pour Matthieu 13.55 et Marc 6.3, Jacques est l’un des frères de Jésus; il a exercé d’importantes responsabilités dans l’Eglise de Jérusalem (Actes 12.17 ; 21.18 ; gal 1.19 ; 2.9 et 12). Paul parle de lui comme d’une « colonne de l’Eglise » c’est lui qui a présidé le Synode de Jérusalem décrit en Actes 15.13 ; Flavius Josèphe, historien Juif contemporain de Jacques, affirme que Jacques fut mis à mort par le grand-prêtre Hanne en 62 par lapidation, profitant du changement de gouverneur romain à Jéusalem, Festus étant décédé et Albinus n’ayant pas encore pris ses fonctions. (Antiquités judaïques 20 : 197-203). Datant du début des années 40, en plein judéo-christinaisme, l’épître de Jacques fut peut-être le premier écrit du Nouveau Testament, et en même temps celui qui suscita le plus de polémiques. Pour Luther au 16° siècle, c’est une Epître « de paille » insistant sur les œuvres, incompatible avec sa théologie de la grâce. Mais heureusement les autres réformateurs, Melanchton, Zwingli, et surtout Calvin, auront la sagesse de se conformer aux principes de la Réforme Sola Scriptura L’Ecriture Seule, Tota scriptura toute l’Ecriture. (Et Soli Geo Gloria, seulement la gloire à Dieu).Pourtant la lettre de Jacques contient un élément important du message chrétien. Les églises qui remettent en cause certains versets qui les dérangent, s’infligent un sérieux dommage. Ce fut le cas pour l’épître de Jacques, le plus ancien texte chrétien,(an 40), pourtant intégré le plus tardivement au canon officiel du Nouveau Testament vers le 4° siècle ! Jacques voulait simplement exhorter à mettre en pratique la Parole de Dieu. Il fustigeait les inconséquences parmi les croyants. Je comprends que sa parole ait dérangé. Ses comparaisons tirées de la nature, le souffle prophétique, l’appel à une réflexion personnelle, rappelle les paroles de Jésus. La lettre de Jacques contient la plus forte densité d’affirmations du Christ, Jacques approfondit et spiritualise l’Ancien Testament, il rappelle l’inutilité d’une profession de foi purement verbale. Jacques s’attaque aux riches dans leur suffisance, il est le nouvel Amos ; il met l’accent sur la foi personnelle enracinée dans la prière. Il dénonce les injustices sociales, la suffisance religieuse. Le souci premier de Jacques est la bonne santé de la communauté ; il s’adresse au comportement individuel parce que ce comportement de chacun des membres a un impact sur la vie de la communauté. Cette lettre nous donne une très bonne idée de la prédication primitive ; sa théologie est très simple, Jésus-Christ est Seigneur (1.1), juge (5.9) et roi(2.8) ; il revient bientôt (5.5-11).A propos de foi et œuvres, Jacques et Paul emploient les mêmes termes, mais ce sont des concepts différents. Nous les protestants, nous connaissons Paul et son épître au Romains, la justification par la foi, c’est notre spécialité. Nous connaissons mal Jacques et sa compréhension de la foi. D’ailleurs, la péricope de Jacques 2 : 14- 26 semble être une réfutation de la doctrine de la justification par la foi développée dans les épîtres de Paul. Sur le plan verbal, tous deux semblent se contredire. Jacques semble dire : « C’est par les œuvres que l’homme est sauvé et non par la foi seule. »2/La foi et les œuvres selon l’apôtre Paul. Opposer Jacques à Paul, c’est faire un contresens. Leurs publics et l’acception des termes employés diffèrent. Paul a prêché à un public de païens de seconde génération : après l’appel aux Juifs, de nombreux païens se demandaient quelle était leur place l’appel de l’ Evangile. Paul parle de foi chrétienne et d’oeuvres juives. Pour un Juif contemporain de Jésus, les œuvres permettaient en effet, d’accéder à la justice véritable. Dans cette optique, le Juste, c’est Celui qui obéit à la Thora. La Thora devenait donc un préalable incontournable. C’est pourquoi au début de l’ère chrétienne, seuls des Juifs se convertissaient à Jésus. Les païens n’avaient guère de place dans cet enseignement qui exigeait la Thora comme préparation au salut. Ce type de théologie légaliste a influencé le catholicisme déjà du temps de Luther, formé par les Occamistes, pour qui l’homme en recherche devait créer les conditions nécessaires à l’infusion de la Grâce. On ne comprenait pas l’Epître aux Romains. Luther se meurtrissait donc par une foule d’observances, de contritions, de jeûnes, et mortifications, censées attirer la bienveillance de Dieu.Lorsque Paul critique les oeuvres capables de nous justifier, ce sont pour lui les « œuvres de la Loi », c’est-à-dire les rites et les cérémonies exigés par la Loi, en plus des actes moraux destinés à nous rendre justes devant Dieu.Quand Paul critique ces œuvres-là, c’est parce que ces tractations religieuses sont des œuvres précédant la justification et accomplies pour censer la mériter. Pour Paul, Jésus né « sous le régime de la Loi » introduit par la faute d’Adam, (Galates 4.4), nous a rachetés en nous faisant passer sous la grâce ( Romains 6 :14). Quand Paul emploie le verbe « justifier », c’est pour désigner l’acte souverain par lequel Dieu déclare juste celui qui ne l’est pas, parce que Dieu voit le pécheur « en Christ », au travers de l’œuvre du Christ. Pour Paul, la justification est l’acte juridique qui initialise la vie chrétienne pour celui qui, auparavant, était « impie », qu’il soit Juif ou païen. (Romains 4.5). Paul affirme une théologie incluant les païens dans le salut, pas seulement les Juifs comme lui. A tous, Paul rappelle que la foi, c’est quelque chose de premier et fondamental, c’est un abandon de soi entre les mains de Dieu qui fait tout; la foi pour Paul, c’est un acte de confiance. Pas besoin de prétentions personnelles, pas besoin d’être Juif, pas de conditions préalables. La foi, c’est laisser faire Dieu en Christ, c’est accepter de cesser d’interférer avec l’œuvre sanctifiante de Dieu. C’est devenir comme un nageur en train de se noyer qui cesse de se débattre contre son sauveteur. Paul insiste donc sur le libre accès : la foi est un commencement à la vie chrétienne, un don, au salut acquis au prix d’une lutte contre le chaos, le doute, la panique. Paul se place à un point de vue particulier : Il prend l’homme avant la justification ; il s’adresse à tous, Juifs et païens, partant de l’œuvre parfaite du Christ sur la croix, du « tout est accompli » crié par Jésus au soir du vendredi saint ; Paul répond : pour être sauvé, il suffit d’accepter cette œuvre par la foi, de saisir le cadeau que Dieu nous tend. Les œuvres pour Paul, ce sont les œuvres de la Loi (telles que la circoncision et autres voir Romains 3.20 et 28). La foi, c’est la fin de la Loi, la fin de l’aliénation des rituels juifs préalables, Dieu par la foi nous justifie, sa justice est justifiante, la juge est aussi l’avocat, Dieu déclare juste, donne un nouveau statut juridique au pécheur. Paul cite Abraham , mais il le prend au moment où il fait les premiers pas de la foi, lorsqu’il a quitté ses parents Térahites d’Ur en Mésopotamie, sans savoir où il allait, et qu’il a pris Dieu au mot, lorsque celui-ci lui a promis une postérité. (Romains 4.3 ; 9-110 ; d’après Genèse 15.6). Paul a devant lui des judaïsants qui insistent sur le respecte de la Loi, et des païens qui se sentent méprisés par les Juifs. il veut montrer à tous la pleine suffisance de l’œuvre du Christ. Le salut est acquis par pure grâce. 3/ La foi et les œuvres selon l’apôtre Jacques. Jacques ne s’adresse pas au même public. Il s’adresse exclusivement à un public de juifs messianiques, ces croyants de la première heure qui ont vu en jésus le Messie attendu. Jacques dénonce l’hypocrisie d’une foi qui est devenue en réalité une croyance vague, qui peut même être exacte dans sa formulation (verset 19) mais qui penserait pouvoir se passer de l’engagement du disciple à la suite du Maître. (lire à ce sujet: Amos 5.21-24; Matth 7.15-27 ; Luc 3.7-14 ; Romains 1.5; 2.6-8). Jacques ne s’adresse pas au même public que Paul. Il n’emploie pas les mêmes, mots, il invente des néologismes, son vocabulaire est raffiné ; son public est initié dans le judaïsme le plus pur. Pour Jacques, « la foi sans les œuvres est morte », parce qu’elle est une adhésion intellectuelle à des propositions dogmatiques comme l’existence de Dieu, pour Jacques la foi dans ce cas c’est une simple croyance. Jacques cite Abraham en évoquant non pas l’acte de foi qu’il a montré en quittant la Mésopotamie sans savoir où il allait. Jacques cite Abraham en donnant l’exemple de foi qu’il a accompli bien des années plus tard lorsque Dieu lui a demandé de sacrifier le fils promis. Jacques 2 : 21 d’après Genèse 22.2-18). Jacques voit dans l’Eglise des gens qui disent qu’ils ont la foi (2.14) mais ne mettent pas la parole en pratique (1.22-26), ils font acception de personnes, (2 :1-13), parlent beaucoup ((3 :1-12) son minés par les convoitises (4.1-10), médisent les uns des autres (4.11-12) et gardent leurs richesses pour eux.(5.1-6). Une telle foi verbale est une adhésion intellectuelle, il n’y a pas d’œuvres d’amour ; c’est une croyance telle que les démons pourraient en professer (2.19) ; en effet, les démons aussi croient en un seul Dieu (Actes16.17), ils connaissent Jésus-Christ (Actes 19.15) le reconnaissent comme Saint de Dieu (Marc 1.24), Fils de Dieu (Matthieu 8.29) ils peuvent même à l’occasion le prier et être exaucés (Mathieu 8.31), pourtant cette croyance n’a rien de commun avec la vraie foi, parce qu’elle ne produit en eux aucun changement de vie. Les œuvres sont donc « l’estampille de la vraie vie » (Alfred KUEN). Jacques réagit contre des gens qui se servent de concepts pauliniens pour nier toute conséquence de leur foi sur leurs choix et leurs décisions. 4/-L’actualité de ce texteSouvent, les chrétiens reçoivent la grâce comme un cadeau mais ne le reçoivent pas, comme l’on négligerait un chèque en ne l’endossant pas. Il ont gagné le gros lot à la Loterie Nationale, mais ils se servent du ticket gagnant comme marque-page, jusqu’à finalement le perdre.50% de français répondront à un sondage sur Dieu : « Je crois, ouais, je pense, pourquoi pas mais ça ne me concerne pas forcément. » Un enfant dans un avion secoué par un orage a dit à l’hôtesse de l’air : « Je n’ai pas peur parce que c’est mon papa qui est le pilote. » Voilà la différence entre une foi conceptuelle qui n’engage à rien, n’apporte rien, et un abandon personnel mis en œuvre. Un monsieur une fois m’a dit : « Dieu et moi, moins on se voit, mieux on se porte, chacun chez soi, lui dans le ciel et moi sur terre ». La foi devient alors une image idolâtre de la divinité. Une idée vague, un idéal, une idéologie…3 termes de même étymologie. C’est la foi qui n’engage à rien, qui est image préconçue de Dieu, et non parole entendue et reçue personnellement. Paul et Jacques s’accordent tous deux à dire que seule la miséricorde de Dieu nous fait echapper au jugement (Jacques 2.3), l’homme est sauvé par la foi (Jacques1.3 ; 2.1) ; pour eux deux, la foi qui sauve, c’est celle qui produit des œuvres. (Galates 5.6 ; I Thessaloniciens 1.3). Parole et action doivent aller de pair.( Romains 15.18 ; II Cor 10.11).Le but du salut pour l’homme, c’est de « travailler à l’œuvre de Dieu. » (I Cor 3.9 ; 9.1 ; 16.10 ; Philippiens 2.30.Bonhoeffer a rappelé cela dans son livre « le Prix de la grâce » : il s’opposait à un christianisme édulcoré et insipide ; il voulait mettre fin au bavardage pieux et aux astuces de ces chrétiens qui, sous ombre d’exalter la grâce, la dévaluaient et la dilipendaient. Bonhoeffer a retrouvé pour lui-même un christianisme à la dimension du martyre. Il est mort sous le régime nazi pour avoir fustigé une forme de foi luthérienne incapable de la moindre œuvre de vigilance politique. Je cite l’auteur : « La grâce à bon marché est l’ennemie mortelle de notre Eglise. Actuellement dans notre combat, il y va de la grâce qui coûte. La grâce à bon marché, c’est la grâce considérée comme une marchandise à liquider, le pardon au rabais, la consolation au rabais, le sacrement au rabais ; la grâce servant de magasin intarissable à l’Eglise, où des mains inconsidérées puisent pour distribuer sans hésitation ni limites ; la grâce non tarifée, la grâce qui ne coûte rien(…) c’est la grâce envisagée en tant que doctrine, en tant que principe, en tant que système ; c’est le pardon des péchés considérés comme une vérité universelle ; l’amour de Dieu pris comme idée chrétienne de Dieu. L’affirmer, c’est déjà posséder le pardon de ses péchés. La grâce à bon marché, c’est la justification du péché et non point du pécheur. Puisque la grâce fait tout toute seule, tout n’a qu’à rester comme avant. « Toutes nos oeuvres sont vaines »(…) la grâce à bon marché, c’est la prédication du pardon sans repentance, c’est le baptême sans discipline ecclésiastique, c’est la sainte-cène sans confession des péchés, c’est l’absolution sans confession personnelle. (..) A deux reprises, Pierre a entendu (de Jésus) l’appel : « Suis-moi ».Ce fut la première et la dernière parole adressée par le maître à son disciple.n (…) cette même grâce du Christ triompha du disciple, l’amenant à tout abandonner à cause de l’obéissance.(…) il agvait reçu la grâce qui coûte. Fin de citation.La foi, c’est accepter de recevoir l’Esprit-Saint, c’est suivre Jésus-Christ. C’est accepter que le Christ naisse en soi, c’est vivre Noël tous les jours. C’est laisser sa vie porter du fruit, comme Marie l’a accepté pour elle-même et pour nous. Elle a reçu le Christ, sa foi a produit une œuvre pour le plus grand nombre. Pourtant elle n’était que mère porteuse d’un salut qui dépassait infiniment ses compétences. Sans acquiecement de notre part, Dieu ne s’impose pas. Il respecte notre liberté. Notre foi est donc nécessaire, comme préalable, comme signe de notre engagement en réponse favorable à l’œuvre libérante de Dieu. Alors la foi porte-t-elle du fruit. C’est l’indicateur au tableau de bord de ntore foi : si elle porte des fruits, puisque comme disait Jésus, « On reconnaît l’arbre à ses fruits », la foi est assurée et rassurée par ses réalisations visibles. La doctrine de la prédestination ne voulait rien dire d’autre, à savoir que nous sommes tous prédestinés au salut, que la justice de Dieu en Jésus-Christ peut porter en nous des fruits que Dieu promet lui-même. Les calvinistes de la première heure trouvaient réconfortant de se savoir portés, guidés, ils s’attendaient de la part de Dieu à des fruits, et les recevaient en effet. La foi sans les œuvres est donc morte ; une église sans œuvre est une églises malade, suffisante, souffreteuse, auto-centrée. Une église vivante est tournée vers autrui, missionnaire sinon démissionnaire. Il est temps, je vous en conjure, que notre paroisse se réveille, cesse de se comporter en consommatrice et observatrice de biens spirituels ; Notre paroisse pourrait bien dépérir au risque du désengagement de ses membres ; je suis en souci pour ma paroisse qui use et parfois abuse de la grâce, profitant à bon compte des œuvres d’autrui ; la question est donc : quelle est notre contribution personnelle à la vie de la communauté ? quel type de présence offrons-nous ? quelles actions concrètes allons-nous imaginer, créer, mettre en œuvre et poursuivre jusqu’à leur accomplissement, pour que nous passions de la foi adolescente des débuts d’Abraham à la foi accomplie qu’il a manifestée en en se justifiant par ses œuvres de sa foi ? que chacun demande sincèrement dans la prière quel est son appel personnel, s’il n’a pas déjà été recherché et discerné. Ce type de prière pourrait amener certains parmi nous à des révisions de vie salutaires à eux-mêmes, à leur entourage, à leur paroisse qui ne vit que de la grâce de Dieu et donc des œuvres de ses paroissiens. Si « la foi sans les œuvres est morte », notre paroisse avec des œuvres pourrait bien revivre et montrer à tous sa conversion véritable. Amen. Jean-Christophe ROBERT , Pasteur Autres textes de la même catégorie
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