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Jacques 2 v 1-6 Matthias HELMLINGER
Texte : Jacques 2/1-6
Genre : Prédication Auteur : Matthias HELMLINGER Source : Prédication. Jacques 2/1-6a (jusqu’à: “...mais vous, vous avez méprisé le pauvre”) et le verset 13: “le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde se rit du jugement” Donner la première place aux riches dans l’église, c’est faire du favoritisme. Il n’est pas sûr du tout que l’Eglise a toujours échappé à cette tentation. Faire du favoritisme, négliger certaines personnes dans l’Eglise, par exemple les pauvres, c’est incompatible, tout simplement incompatible avec la foi au Seigneur de gloire. Dans l’Ancien Testament, plusieurs fois le Seigneur ordonne à Israël de ne pas faire de favoritisme dans le jugement, ni au profit du riche, ni au profit du pauvre. Le Seigneur ne peut accepter ceux qui se laissent acheter, corrompre par de l’argent. Israël doit donner au monde une image juste du Seigneur de gloire: il ne se laisse pas acheter, ni par nos bonnes actions, ni, à fortiori par de l’argent. Le Seigneur, au jugement dernier, ne connaîtra aucun favoritisme. Mais d’autres textes de la Bible nous disent aussi que le Seigneur a favorisé Israël; il L’a choisi, Il l’a créé pour qu’il soit son peuple favori. Ne pourrait-on pas accuser Dieu de faire quand même du favoritisme? Apparemment oui. Mais si on approfondit le sujet, nous voyons que ce favoritisme de Dieu consiste en toute autre chose. Le favoritisme des hommes choisit pour exclure. Le favoritisme de Dieu choisit pour inclure. Dieu a choisi Abel pour parler à Caïn. Dieu a choisi Jacob pour bénir Esaü. Dieu a choisi Isaac pour sauver Ismaël. Dieu a choisi Abraham pour bénir toutes les nations. Et finalement, qui sera le grand favori de Dieu, sinon Celui qui mourra sur une croix: Jésus, fils de Dieu, fils d’Israël? Le Favori de Dieu est mort pour que nous puissions tous accéder au même favoritisme, tous. Jésus avait raconté une parabole où il comparait Dieu à un Père qui court embrasser son fils, alors que celui-ci revient en vêtements sales, ayant gaspillé tout l’héritage paternel, sans un sou. Le Père l’habille avec des vêtements magnifiques et lui met un anneau d’or au doigt. Dans notre texte, l’apôtre Jacques parle de riches qui viennent à l’église en vêtements magnifiques, un anneau d’or au doigt: ils parodient la grâce de Dieu. Ils se donnent eux-mêmes ce que le Seigneur veut donne dans sa miséricorde. C’est la négation complète de ce qui fait la gloire du Seigneur: sa miséricorde, consistant à nous revêtir d’un vêtement magnifique, à mettre un anneau d’or à notre doigt, prouvant l’importance que nous avons pour lui. Par sa grâce, le Seigneur ne vient pas confirmer une valeur que nous aurions déjà acquise par nous-mêmes. Non! Ce sont les pauvres de ce monde qui reçoivent sa grâce. Et sa grâce se rit de tous nos jugements. Autres textes de la même catégorie
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