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Hébreux 9 v 24-28 Alphonse Maillot



Texte : Hébreux 9/24-28
Genre : Notes homilétiques
Auteur : Alphonse MAILLOT
Source : Va, ta foi t’a sauvé — Notes homilétiques pour les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année B - Fin de l’année : octobre-novembre. Mission Intérieure de l’Eglise évangélique luthérienne à Paris, 1991 (p. 48).



32° dimanche ordinaire
ou 24° dimanche du Temps de l’Eglise

Hébreux 9/24-28

L’écrit du Nouveau Testament qui s’attache le plus à montrer l’unité des deux alliances, et combien la seconde est déjà contenue de manière séminale dans la première, est bien certainement cette épître aux Hébreux (la bien-nommée). Et après la démonstration que le vrai et total grand prêtre est Jésus-Christ, que la vraie et dernière victime est Jésus-Christ (v. 28), que le pardon définitif de la multitude se trouve auprès de Jésus-Christ (v. 28), l’auteur en vient au Sanctuaire, celui dans lequel entrait le grand prêtre qui, tous les ans (on revient au Yom Kippour), offrait le sacrifice d’expiation et de destruction (v. 26) du péché : le-lieu-très-saint où, à la fois le Seigneur se cachait et se révélait.

Mais ce lieu-très-saint terrestre ne faisait pour l’auteur qu’être l’image du lieu-très-saint céleste, le trône du Seigneur (v. 24), auprès duquel le Christ est parvenu pour offrir son propre sang (v. 25) qui a coulé une fois pour toutes sur le Golgotha. Avec ce sang perpétuel, ce sacrifice éternel, il offre sa prière constante (4/14-16 ; 2/17-18 ; Romains 8/34). On se souviendra aussi que le Christ lui-même s’est assimilé au temple (Jean 2/19-22), ce qui lui permettra aussi d’affirmer que partout sur cette terre où il sera invoqué vraiment, là sera célébré le vrai culte que Dieu réclame (Jean 4/21ss). Et on notera l’affirmation (rare ailleurs que dans l’Apocalypse) d’une deuxième apparition du Christ. — Attention, prendre la version TOB pour le v. 28 : “(apparaîtra une seconde fois) sans plus de rapport avec le péché...” au lieu de “...à cause du péché” : l’Incarnation n’a pas pour cause première le péché des hommes (cf. 1 Pierre 1/18-20).




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