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Hébreux 1 & 2 (Claire-Lise Benoit)



Texte : Hébreux 1 & 2
Genre : Etude biblique
Auteur : Claire-Lise de BENOIT
Source : L’épître aux Hébreux ; canevas d’étude N.T. 19. Ligue pour la lecture de la Bible, s.d. (p. 14-18).



DIVINITÉ ET HUMANITÉ DE JÉSUS-CHRIST

l°/ Analyse des chapitres 1 & 2

a) Prologue (1/1-3)

Révélation de Dieu dans l'ancienne alliance (1/1).
Révélation de Dieu dans la nouvelle alliance, par le Fils (1/2-3).

b) Christ, Fils de Dieu, supérieur aux anges (1/4-14)

Toute la première partie de l'épître va démontrer la gloire insurpassable et la suprématie incontestable de Jésus-Christ, et cela par la méthode de la comparaison, « en faisant défiler devant nous quelques-unes des gloires les plus pures de l'ancienne alliance ». Tout d'abord les anges, que les Juifs tenaient en grande estime, puisqu'ils avaient eu une part dans la promulgation de la loi (2/2 ; Actes 7/38 & 53 ; Galates 3/19). — Christ est supérieur aux anges en tant que :

Fils de Dieu (1/4-5).
Son nom est plus excellent (1/4).
Preuve scripturaire (nom de « Fils » ; Psaume 2/7).

Objet d'adoration (1/6-7).
Les anges ne sont que des adorateurs (1/6).
Ils ne sont que des serviteurs (1/7).
Double preuve scripturaire (Psaume 97/7 ; 104/4).

Dieu même (1/8-9).
Puisqu'il est Dieu, il est Roi, un Roi :
Eternel (1/8a).
Juste (1/8b-9a).
Ayant reçu de Dieu l'onction de la joie (1/9b ; comparer 12/2 ; Esaïe 61/1-3).
Preuve scripturaire (Psaume 45/7-8).

Créateur éternel (1/10-12).
Il a créé la terre (1/10a).
Il a créé les cieux (1/10b).
Les choses créées périront (1/11-12a).
Christ, lui, demeure (1/12b).
Preuve scripturaire (Psaume 102/26-28).

Souverain (1/13-14).
Son égalité avec Dieu (1/13a).
Son autorité et sa puissance universelles (1/13b).
Preuve scripturaire (Psaume 110/1).
Les anges au service de Dieu (1/14a).
Les anges au service des saints (1/14b).

c) Premier avertissement (2/1-4)

Nécessité de s'attacher aux choses entendues (2/1a).
Danger d'être entraîné à la dérive loin d'elles (2/1b).
Danger de négliger un si grand salut (2/3a). La grandeur de ce salut ressort :
- de la comparaison avec la parole annoncée par les anges (la loi, 2/2a).
Celle-ci a déjà eu son effet (2/2b).
Toute désobéissance a été châtiée (2/2c).
- du fait que ce salut a été annoncé par le Seigneur (2/3b).
- du fait que ce salut a été confirmé :
. par les témoins auriculaires (2/3c).
. par des miracles de Dieu (2/4a).
. par les dons du Saint-Esprit (2/4b).

d) Christ, Fils de l'homme, supérieur aux anges (2/5-18)

1. Supériorité de la gloire qui lui revient (2/5-9).
L'autorité sur le monde à venir ne sera pas remise aux anges (2/5).
Ce qui a été promis à l'homme a été accompli en Jésus (2/6-8).
Faiblesse et petitesse de l'homme (2/6).
Christ, pour un peu de temps, abaissé au-dessous des anges (forme humaine ; 2/7a).
Christ maintenant couronné de gloire et d'honneur (2/7b).
Autorité universelle, encore voilée à nos yeux de chair (2/8).
Preuve scripturaire (Psaume 8/5-7).
Ce qui rend Jésus digne de la gloire (2/9a) :
Sa mort (2/9b) :
Soufferte pour tous.
Effet de la grâce de Dieu.

2. Supériorité de son œuvre rédemptrice. Les anges n'ont pas part au but de son abaissement (2/10-18), lequel apparaît ici sous quatre aspects différents :

Devenir notre Guide pour la gloire (2/10).
Dieu, l'origine et la raison d'être de la création, voulait conduire à la gloire beaucoup de fils (2/10a).
Il voulait élever à la perfection par les souffrances Christ, Fils de l'homme, afin d'en faire notre Guide pour la gloire (2/10b).

Devenir notre Frère (2/11-13).
Notre parenté divine : même origine et même sainteté (2/11a).
Notre parenté humaine (2/11b-13).
Christ nous appelle frères (ne lui faisons-nous jamais honte ? 2/11b).
Le Fils révèle le Père et ses frères (2. 12).
Le Fils se confie dans le Père. « C'est la grandeur de notre confiance qui donne la mesure de notre humanité » (2/13a).
Le Fils se présente devant le Père avec ses frères (2/13b).
Triple preuve scripturaire (Psaume 22/23 ; 16/1 ; Esaïe 8/17-18).

Devenir notre Libérateur (2/14-15).
Christ a participé au sang et à la chair (2/14a).
Il est mort (sa mort : but premier de l'incarnation ; 2/14b).
Par sa mort, il a anéanti le diable et nous a délivrés (2/14c-15).
La mort est le « roi des épouvantements ».
La peur de la mort est la prison de ce roi.
Le diable est le geôlier de cette prison.
La mort du Roi des rois — lequel a pris sur lui ce sur quoi le diable et le « roi des épouvantements » avaient des droits, à savoir notre nature de péché — a amené la délivrance des prisonniers. Alléluia !

Devenir notre souverain Sacrificateur (2/16-18).
Le Fils s'est fait homme et non pas ange. Il s'est chargé de la descendance d'Abraham (2/16). En conséquence :
il a dû être rendu en tout semblable à nous (2/17a). Ainsi, il est devenu :
- notre souverain Sacrificateur (2/17b) :
. miséricordieux : nous n'avons rien à craindre.
. fidèle : il est digne de notre confiance.
- la victime expiatoire pour nos péchés (2/17c).
- notre secours, car il a été tenté comme nous (2/18).

2°/ LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST

Elle est mise en évidence dans le chapitre 1. En se basant sur l'Ecriture, l'auteur la démontre magistralement, pour prouver que le nom de Jésus est infiniment plus excellent que celui des anges. Ceux-ci ne sont que des serviteurs, des adorateurs, des créatures, des sujets soumis. Lui, il est le Fils de Dieu, Dieu même, l'objet de notre adoration, le Créateur, le Souverain suprême.

Pour que la nouvelle alliance soit permanente et définitive, il fallait que son Médiateur fût éternel, tout-puissant, souverain. Pour que le salut qui nous est offert soit efficace, il fallait que son Auteur fût exempt de péché, parfait. Christ seul réunit en sa personne ces qualités, et ce sont là les attributs de la divinité.

3°/ L'HUMANITÉ DE JÉSUS-CHRIST

Après avoir exalté la divinité du Fils de Dieu dans le premier chapitre, l'auteur, dans le deuxième chapitre, expose la perfection de son humanité. Celui qui est infiniment supérieur aux anges consentit, pour un peu de temps, à s'abaisser au-dessous d'eux, afin, par sa mort, de sauver la race humaine et d'entraîner après lui beaucoup de fils dans la gloire qui lui est échue à cause de ses souffrances.

L'humanité, comme la divinité de Jésus-Christ, était indispensable pour l'obtention de notre salut. Pour intervenir efficacement en notre faveur, devenir notre Représentant auprès de Dieu, il fallait qu'il devînt notre Frère en tous points. Pour faire l'expiation de nos péchés, il fallait qu'il prît une forme humaine et goûtât à la mort, afin de nous délivrer de celui qui a la puissance de la mort et nous conduire dans la gloire. « Son humanité est la révélation de ce que nous pouvons être, et sa divinité nous garantit que nous pouvons l'être » (A. Murray).

La perfection de la divinité de Jésus n'exclut ni ne ternit la perfection de son humanité, mais la synthèse des deux natures en une seule et même personne demeure un mystère que la raison ne saurait sonder. Qui peut expliquer l'union de la matière et de l'esprit dans l'homme, ou la fusion de l'élément divin et de l'élément humain dans la Parole écrite ? On ne saurait davantage comprendre rationnellement la vie de l'Homme-Dieu.

Il n'y a pas là un problème proposé à notre intellect, mais une Personne présentée à notre foi. Le chemin d'accès à la connaissance de ce mystère est non point l'étude, mais l'adoration.



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