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Genèse 2 v 18-24 Matthias Helmlinger
Textes : Genèse 2/18-24 ; Cantiques des cantiques 8/6-7 ; 1 Corinthiens 12/31 à 13/13
Genre : Prédication de mariage Auteur : Matthias HELMLINGER Source : Prédication pour le mariage de Philippe Douriaux et Carine Gravelin, le 31.07.2004. Puisque vous venez de Strasbourg Philippe et Carine, je vais commencer par vous proposer une charade alsacienne : « mon premier a des poils et des dents, mon deuxième a des poils et des dents, mon troisième a des dents et pas de poils ; mon tout est un vilain défaut. Qu’est-ce que c’est ? » … la CHAT LOUP SCIE ! Dans le texte de l’épître aux Corinthiens que vous avez choisi, on peut lire : « l’amour ne jalouse pas ». Il est évident qu’il ne s’agit pas ici de l’amour entre un homme et une femme. Ce texte de l’apôtre Paul a été écrit avant tout pour la communauté des chrétiens où se pratiquent les dons charismatiques, les dons de l’Esprit Saint. Nous n’avons pas à jalouser ceux qui ont des dons différents des nôtres, plus apparents. Chaque croyant reçoit du Seigneur des dons à mettre au service de la communauté, et aucun, même le plus insignifiant n’est inutile. Le métier de ramasseur de poubelles n’est peut-être pas bien prisé dans la société, mais imaginez qu’ils n’existent plus : nous serions bien embêtés, la vie en ville deviendrait impossible en quelques jours ! C’est encore plus vrai dans l’église : le moindre don est nécessaire. C’est vrai aussi dans le couple : les petits services, les petites choses ont leur importance. L’amour ne jalouse pas. Mais l’amour entre un homme et une femme comporte nécessairement la jalousie. Dans le film Shrek 2 on voit une ineptie : à un moment Shrek renonce à sa femme, pensant qu’elle serait plus heureuse avec un beau prince, un homme plus beau que lui. C’est une ineptie. L’amour entre un homme et une femme, si c’est un amour fort, véritable, comporte la jalousie. Même si dans les revues de psychologie on vous encourage parfois à vivre vos passions, sans tenir compte de ce que pense votre conjoint, sous prétexte que quelques infidélités mettront du piment dans votre vie amoureuse conjugale. Encore des inepties. La Bible, quand elle parle de l’amour conjugal - l’amour du Seigneur pour Israël est comparé à une alliance, à un amour conjugal - parle de jalousie. Dans le texte du Cantique des Cantiques que vous avez choisi Philippe et Carine, il est même écrit : « l’amour est fort comme la mort, la jalousie inflexible comme le séjour des morts ». Le Cantique des Cantiques est lu par les Juifs en entier chaque shabath, car ils y voient l’amour de Dieu pour Israël. Dieu est jaloux. Il ne supporte pas que son peuple aime d’autres dieux, attribue à des divinités de son invention tout ce qu’il a en fait reçu du Seigneur, uniquement du Seigneur. Le texte du Cantique des Cantiques se poursuit ainsi : « l’amour est fort comme la mort, la jalousie inflexible comme le séjour des morts, flammes flammes de feu, flammes de YaH ». YaH est un abrégé du Nom de Dieu qu’on ne prononce pas, nous le disons sans nous en rendre compte, quand nous disons : « HallélouYaH ». Ce nom abrégé du Nom de Dieu, l’homme et la femme en ont chacun une partie. Dans le texte de la Genèse que Dimitri nous a lu, il y a un jeu de mots en hébreu intraduisible en français : « homme » se dit « ISH » en hébreu, et femme se dit « ISHSHaSH » Avant de créer la femme, Dieu avait créé les animaux, curieux de voir comment Adam allait les appeler. Mais quand Dieu crée la femme, Adam donne un nom à cette femme et du coup lui aussi reçoit un nom. ISHSHaSH apparaît, et ISH aussi, pour la première fois. Entre un homme et une femme ce n’est pas un dialogue à sens unique. Les animaux ne pouvaient répondre à Adam. L’homme et la femme se construisent dans le dialogue. L’homme trouve son identité dans sa relation avec son épouse, et la femme trouve son identité dans sa relation avec son époux. J’ai dit tout à l’heure qu’en hébreu, l’homme et la femme ont chacun une lettre du nom abrégé de Dieu « YaH », qui s’écrit en deux lettres. Si vous retirez ces deux lettres, l’homme et la femme ont deux lettres identiques, qui signifient en hébreu : « feu ». Sans la présence de Dieu, l’amour entre un homme et une femme devient une relation passionnelle, ne débouchant pas sur la vie, une relation qui consume au lieu de construire. Avec la présence de Dieu, la relation homme-femme est un feu comme celui qui est apparu à Moïse dans le buisson ardent : le buisson était pris par le feu, mais ne se consumait pas. Voilà l’amour de Dieu : un feu qui construit, qui fait du bien, qui nous enflamme sans nous détruire, qui nous saisit pour nous entraîner à sa suite, dans un amour où l’autre n’est pas nié, où l’autre n’est pas détruit, mais au contraire édifié, fortifié, encouragé. « L’amour est fort comme la mort, la jalousie inflexible comme le séjour des morts, flammes flammes de feu, flammes de YaH ». Philippe et Carine, en préparant votre mariage, vous m’avez dit : « nous voulons un mariage devant Dieu ; le mariage nous paraît impensable sans Dieu ». Nous sommes réunis cette après-midi pour demander cela à Dieu avec vous : Sa présence dans votre couple. Il veut bien le faire. Sa Parole nous le dit. C’est une tradition dans l’église réformée d’offrir une Bible aux mariés, justement pour qu’ils y trouvent les paroles qui leur communiqueront cette certitude de l’accompagnement du Seigneur dans le quotidien de leur vie de couple. Pour qu’ils y trouvent cet amour du Seigneur fort comme la mort, qui vous rendra capables de vous aimer aussi de plus en plus. Amen. Autres textes de la même catégorie
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Genèse 1 v 1-15 Christian Tanon