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Genèse 2 v 18-24 Matthias Helminger
Textes : Genèse 2/18-24 ; Jean 2/1-11
Genre : Prédication Auteur : Matthias HELMLINGER Source : Prédication de mariage. Sophie et Lionel, en préparant votre mariage, nous avons parlé de la signification qu’il a pour vous. Qu’est-ce que ce mariage vous apporte de plus ? Vous vivez ensemble depuis quelque temps déjà ! Et vous avez éprouvé le besoin de vous marier civilement et religieusement. Quand nous avons parlé ensemble Lionel, tu as utilisé une image que j’ai trouvée intéressante : le concubinage, c’est comme un vélo et le mariage, c’est comme une auto. J’ai réfléchi un peu à cette image : au fond, c’est vrai, avec le vélo, on est beaucoup plus libre qu’en auto ; on peut monter sur les trottoirs, dépasser à droite, prendre un sens interdit. En voiture, on a beaucoup plus de devoirs qu’en vélo, il y a beaucoup plus de règlements, de contraintes, mais on peut aller plus loin, beaucoup plus loin, on peut emporter les enfants, et même des kilos de bagages, faire les courses. Il y a une liberté qui est un handicap et des contraintes qui sont une libération. Le mariage civil, le mariage religieux, ce sont des institutions, des engagements publics avec des obligations, des devoirs. Contrairement à ce qu’on a souvent pensé et dit, le devoir n’est pas incompatible avec le sentiment amoureux. Le devoir permet à l’amour de durer. Le souvenir de la promesse qu’on a faite à l’autre le jour de son mariage, peut aider à passer les caps difficiles de la vie conjugale. Se rappeler qu’on a dit à l’autre qu’on l’aimera toute notre vie, cela peut aider à réparer l’amour lorsqu’il est en panne, plutôt que de tout laisser tomber, surtout que le Seigneur, témoin de notre engagement, est là pour nous aider. Le devoir, c’est une liberté que je me donne à moi-même, liberté d’être fidèle à ce que je suis devenu en entrant en relation d’alliance avec l’autre. Dieu lui-même, d’après la Bible, n’est pas une entité qui existe en soi, indépendamment des hommes. La Bible nous révèle un Dieu qui est entré en alliance avec les hommes, en alliance avec Israël pour les hommes. Il restera toujours fidèle à cette alliance. Cette fidélité est la véritable nature de Dieu. Cette fidélité est le fondement de toute l’histoire humaine. Elle ne sera pas démentie, même quand les hommes crucifieront le Messie de Dieu, Jésus. Ouvrir la Bible, c’est entrer en contact avec un foyer d’amour incandescent : celui de l’amour de Dieu pour Israël, et par là, pour le monde entier. Pour que l’expérimentation de cet amour de Dieu soit possible, Israël a accepté les commandements de Dieu au Sinaï, les devoirs liés à l’amour. Avez-vous remarqué dans le récit de Cana que Jésus n’a pas agi tout seul pour que se produise le miracle de l’eau changée en vin ? Pour que le mariage soit réussi, il a demandé aux serviteurs de remplir d’eau les six vases de pierre qui se trouvaient dans la maison et qui servaient aux Juifs à pratiquer leurs devoirs de purification rituelle. Les serviteurs ont fait leur devoir et Jésus y a ajouté la grâce, le miracle de l’amour. Si nous nous soumettons au devoir d’aimer, le Seigneur nous donnera la grâce d’aimer. En acceptant librement le devoir d’aimer ma femme, mes enfants, j’ouvre la porte à un dépassement de moi-même, je refuse de rester enfermé dans ce que moi je pense, dans ce que moi je ressens. Le devoir paradoxalement, libère. Comme le disait le philosophe Alain : « l’institution sauve le sentiment ». L’institution du mariage est là pour permettre à l’amour de durer dans le temps. Car le temps est à la fois une chance et un danger pour l’amour. Une chance, parce qu’il permet à l’amour de s’éterniser, en évoluant, en passant par l’épreuve de la durée, en s’approfondissant. Un danger, car avec le temps, on peut laisser l’amour s’engluer dans la routine, dans les habitudes ; le laisser s’affadir par manque d’imagination, de nouveauté; le laisser mourir par manque d’espérance : parce qu’au bout de quelques années on connaît bien les travers de son partenaire et qu’on n’a plus l’espoir qu’il ou qu’elle puisse changer. Si j’aime quelqu’un, j’aurai toujours de l’espérance pour cette personne. Le temps est donc une chance et un danger, mais on ne peut pas savoir ce qu’est l’amour, sans qu’il se confronte au temps. Parce que l’amour ne se confond pas avec le plaisir d’un moment. L’amour, c’est un chemin, qui a besoin du temps. De la même manière, le Messie Jésus n’est pas venu d’un coup, surgissant subitement dans l’histoire humaine sans aucune préparation. Dans le récit des noces de Cana intervient la mère de Jésus, c’est-à-dire celles et ceux qui ont engendré le Messie sur plusieurs siècles, tout le peuple juif. Travail d’enfantement laborieux, avec des devoirs qu’Israël a pris sur lui, dans l’attente du Messie. A sa mère qui attend un miracle, Jésus dira : « mon heure n’est pas encore venue ». Dieu seul est maître du temps, voilà ce que Jésus rappelle à sa mère. Et aucune initiative humaine ne peut hâter le temps fixé par Dieu pour manifester sa grâce, son amour. Mais après avoir dit cela, Jésus fera quand même le miracle demandé. Parce que cette heure qui viendra, lorsqu’il sera crucifié à Jérusalem, a un effet rétroactif. Chaque heure de l’histoire humaine peut maintenant être éclairée par l’heure où Dieu a manifesté son amour en donnant son Fils pour le monde. C’est notre prière pour vous, Lionel et Sophie : que chaque heure, chaque jour de votre vie conjugale, familiale, soit fécondée par l’heure où Dieu a manifesté son amour au monde. Amen. Autres textes de la même catégorie
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Cultes contemporains
Genèse 1 v 1-15 Christian Tanon