|
Liturgies
Notes bibliques ou théologiques
Prédications
Cantiques
|
Accueil |
Envoyer à un ami |
Version imprimable |
Augmenter la taille du texte |
Diminuer la taille du texte
Genèse 15 v 1-6 & 21 v 1-3 (Alphonse Maillot)
Texte : Genèse 15/1-6 & 21/1-3
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : C’est par la foi — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année B [Epiphanie et les dimanches suivants jusqu’au Carême]. Mission Intérieure de l’Eglise Evangélique Luthérienne, 1993 (p. 5-6). Dimanche de la Sainte Famille Genèse 15/1-6 & 21/1-3 L'impossible promesse et l'impossible histoire du salut commencent. Et si c'est dans un langage militaire (le bouclier de 15/1 ; ou la solde, annonce d'Isaac) que le Seigneur-SEIGNEUR (v. 2) s'adresse à Abram, comme un général content de ses troupes (cf. chapitre 14), il n'en est pas moins vrai que le v. 2 n'a rien de parfaitement limpide. Abram semble mettre le SEIGNEUR au défi de lui accorder un cadeau qui puisse le combler, lui qui a tout ce qu'un homme peut désirer (cf. 13/2 ; 14/14s ; des alliés, voire même une prêtrise pour lui : 14/17-24 avec le toujours mystérieux Melkisédeq), tout, sauf ce que Dieu n'a cessé de lui promettre sans le lui donner, car même à Dieu ce don semble impossible : une descendance. La réponse d'Abram au v. 2 est donc probablement une réponse-défi : "Oui, j'ai tout, tout sauf un fils, sauf celui que tu m'as promis ; ainsi tout ce que tu m'as donné ira à un étranger (le terme est inexpliqué, mais le sens semble clair) : Eliézer de Damas (avec un jeu de mots entre le terme inexpliqué et "Damas", peu estimée dans l'Ancien Testament). Le Seigneur alors confirme sa promesse de 12/1-2 : un enfant naîtra d'Abram et Sara avec une descendance semblable aux étoiles = armée céleste (15/4-5), et il insiste : "Ainsi (= aussi nombreuse) sera ta descendance !" (v. 5). C'est ici que se place ce tout petit v. 6, qui allait avoir des conséquences inimaginables : "Il (Abram) se fia au SEIGNEUR (crut le Seigneur), et celui-ci considéra cela comme... ?". Impossible de traduire vraiment ce dernier mot : il ne s'agit certainement pas de la "justice" telle que nous la comprenons ; on consultera le récent dictionnaire de Reymond (coédition Cerf & Société Biblique Française) : "(Le) terme (hébreu) est sans équivalent dans nos langues". Dans notre contexte, je traduirais : ce que Dieu attendait, la conduite qu'il espérait = Abram s'en remet à Dieu, parie sur la promesse de Dieu, dit : Chiche ! etc… A une promesse impossible de Dieu, Abram répond : Amen ! (c'est encore la traduction la plus juste du verbe "croire") et Dieu estime que cet "Amen" est tout ce que l'homme a à dire et à faire, en réponse à ses promesses. On comprend mieux le sort que Paul réservera à ce verbe (sort que la TOB atténue, sinon exténue ici dans ses notes) dans Romains 4/3ss, dans Galates 3/6-14... et finalement dans toute sa pensée. Il est temps pour les chrétiens de retrouver la théologie paulinienne à ce propos (surtout en priorité chez les luthériens !). Et, en Genèse 21/1-3, va s'accomplir l'impossible promesse de Dieu, l'enfant de l'Amen va naître (au Nouvel An ? : 18/14). Et il va s'appeler : Sourire (Isaac : il a ri). L'histoire du salut commence dans un sourire. Autres textes de la même catégorie
|
Inscription à la newsletter
Sondage
|
Cultes contemporains
Luc 09 v 28-36 Jean-Frédéric Patrzynski