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Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte Esaïe 35/1-10 Alphonse Maillot
Texte :
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Voici l’homme — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année A (Avent-Noël-Epiphanie jusqu’au Carême non compris). Mission intérieure de l’Eglise Evangélique luthérienne, s.d. (p. 25-27). 3° dimanche de l’Avent Esaïe 35/1-10 Ce chapitre correspond à la fin de ce qu'on appelle le premier Esaïe ; les chapitres 36-39 décrivent, en effet, ce qui nous est aussi rapporté en 2 Rois 18 à 20 = le siège de Jérusalem par le roi d'Assyrie, Sennakérib, vers 701 (av. J.C.). Il est intéressant de relever : a) que ce livre, qui avait commencé avec la dénonciation de méconnaissance de son Sauveur par Israël (chapitre 1), s'achève par l'annonce de l'ère "messianique" (déjà prophétisée au chapitre 11) ; b) mais que l'allusion au retour de déportés (revenant par le Liban, au Nord) peut difficilement être de la plume d'Esaïe, même si, à l'extrême rigueur, on pourrait songer au retour des rescapés du Royaume du Nord détruit en 722 (mais les Assyriens étaient plus cruels que les Babyloniens ; cf. les notes TOB sur 2 Rois 17/7-41). En fait, déjà il s'agit plutôt de l'œuvre d'un disciple d’Esaïe (comme le sera l'auteur des chapitres 40 à 55 ; idem pour celui ou ceux des chapitres 56-66... Il y a eu une école "ésaïenne", plus ou moins constituée ou officielle). C'est la même inspiration et finalement le même message, même si ce ne fut pas la même plume. Et c'est le même esprit (ou Esprit ?) qui guide ce prophète qui annonce celui de 40 à 55 — comparez 35/1, 6 (fin), 7, 8... avec 40/3-4 —. Le signe premier de la fin des temps, est que le désert (un vrai celui-ci) va être gorgé d'eau et d'humidité, et que toute une végétation, aussi luxuriante qu'inhabituelle, va y fleurir (et non des usines de bombes atomiques) (v. 2). Ce désert va être verdoyant comme les plus belles pentes du Liban (cf. 33/9 et les notes TOB). On notera que le prophète associe la (re)naissance de la nature et sa fertilité au destin nouveau qui attend les exilés (cf. la liaison des v. 2-3, et idem en 6ab et 6cd) ; lire au v. 4, littéralement (pour "les coeurs qui s'affolent ") : "ceux dont le coeur palpite" (s'accélère). Si cela correspond à la fin de leurs craintes, cela doit aussi être accompagné du terrible châtiment d'Edom, — décrit au chapitre précédent (34/5-15) et soupçonné avoir donné un coup de main aux anciens envahisseurs, plutôt que de s'être senti solidaire de son (demi-) frère Israël (cf. Psaume 137/7 & 9, où il faut probablement penser à Pétra = Roc, capitale d’Edom). Pour en revenir à Esaïe 35, je pense que, si au v. 8, la traduction TOB est bonne, cependant une traduction littérale "la voie de la Sainteté" (voire même "la voie du Saint" ; cf. Esaïe 6/3, et aussi la note TOB en 35/8) serait encore plus proche du message prophétique. Ce n'est pas seulement à cause d'Israël qu'il faut créer une route au désert, mais parce que le Seigneur va y accompagner, sinon y précéder, son peuple (cf. l'incise du vers d dans ce v. 8, même si sa traduction n'est pas évidente). Quant aux insensés = les "vides", ce sont les idolâtres — surtout avec le jeu de mots qui sera parfois fait, et qu'on pourrait maladroitement rendre par "le(s) pieu(x)" ! Tout comme jouent ailleurs, les mots "dieux" et "vanités" (cf. Psaume 96/5 ; 1 Chroniques 16/26). On rapprochera le v. 10 de quelques Psaumes (126, par exemple). Il faut bien insister sur cette promesse d'une nature réconciliée avec les hommes, surtout dans la venue et la lumière de celui qui nous réconcilie avec Dieu (cf. Romains 8/19-23). |
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Cultes contemporains