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Ephésiens 5 v 21-32 (Alphonse Maillot)
Texte : Ephésiens 5/21-32
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Reposez-vous… ! — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année B (quelques dimanches de l’été). Mission intérieure de l’Eglise Evangélique luthérienne, s.d. [= 1994] (p. 64-65). 21° dimanche ordinaire ou 13° dimanche du Temps de l'Eglise Ephésiens 5/21-32 v. 21 : Littéralement dans la crainte du Christ : ? ? (cf. remarque sur Josué 24/14s). Dans l'Ancien Testament (récent), ceux qui voulaient vraiment servir YHWH, s'appelaient les "craignants Dieu". Ils représentaient la communauté fidèle. Je préférerais : Vous, les "fidèles-du-Christ" ; il s'agit donc des communautés ecclésiales, ce qui permet de mieux saisir le "Soumettez-vous les uns aux autres". 1) c'est sans aucun doute un pronominal ; 2) il ne s'agit pas de soumission aveugle, ce qui, d'ailleurs, interdirait toute autorité dans l'Eglise. Et une soumission réciproque est une absurdité. C'est le coup de la porte où personne ne peut passer, car tous disent : "Après vous…". Il s'agit ici plutôt d'une disposition d'esprit où on apprend à écouter les autres et se prépare à reconnaître le bien-fondé de leurs paroles et de leurs directives. On est prêt à dire : "Tu as raison", au lieu d'être constamment sur le "qui-vive", sur le refus préliminaire ou dans le soupçon perpétuel. On ne dénoncera jamais assez le soupçon qui détruit le soupçonné et encore plus le "soupçonneur". Le SOUPÇON = contraire de la FOI. v. 22 : On s'élèvera avec d'autant plus de vigueur contre la traduction habituelle "Femmes, soyez soumises...", que le verbe n'est même pas répété ; littéralement "Que les femmes (fassent) de même envers leurs propres maris (tout) comme envers le Seigneur !". Répétons bien que le verbe est absent et que c'était un pronominal. v. 23 : Tête : anachronisme souvent, car, à l'époque, la tête n'est pas "ce qui pense", mais "ce qui est à l'origine", ou "ce qui porte la responsabilité". Le parallèle "Maris-Femmes", "Christ-Eglise" est certes fécond, mais aussi dangereux ; car la suite montre (l'Eglise qu'il faut nettoyer et rajeunir) que le lien Christ-Eglise est un lien entre le Seigneur sans faute et une communauté pécheresse (ô combien !), tandis que le mariage unit deux pécheurs (heureusement !). v. 24 : Se soumettre. v. 25 : Nos liturgies qui ont supprimé ce passage, ont du coup supprimé l'exhortation (qui n'allait pas de soi, il s'en faut) faite aux maris pour qu'ils aiment vraiment leurs épouses (jusqu'au sacrifice... !) v. 26 : Il revient aux maris de maintenir leur femme en perpétuelle jeunesse parallèle à celle que le Christ seul donne à son Eglise (ici, coup de patte à tous ceux qui veulent mettre l'Eglise à la dernière mode, l'Eglise-girouette. Cela revient au Christ. L'Eglise doit être à la "mode... du Christ", Romains 12/2). v. 29 : Mise en boîte des ascètes grecs (et chrétiens ?) qui prétendaient mépriser leur corps. "Ce n'est pas vrai !", dit Paul. Le brider, c'est trop souvent lui accorder encore trop d'attention ! v. 30 : Consultez l'intéressante note de la TOB sur ce v. 30. v. 32-33 : C'est vrai que ce mystère est grand : mais il s'agit tout simplement du mystère de l'amour du Christ qui, sans en avoir nul besoin, a consenti à prendre une "épouse" (cf. l’Ancien Testament où YHWH "se charge" d'un peuple : Osée, Ezéchiel, etc…). Autres textes de la même catégorie
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