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Ephésiens 4 v 1-6 (A. Maillot)



Texte : Ephésiens 4/1-6
Genre : Notes homilétiques
Auteur : Alphonse MAILLOT
Source : Reposez-vous… ! — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année B (quelques dimanches de l’été). Mission intérieure de l’Eglise Evangélique luthérienne, s.d. [= 1994] (p. 37-38).


17° dimanche ordinaire
ou 9° dimanche du Temps de l'Eglise

Ephésiens 4/1-6

Notes :

v. 1 : Je vous encourage ou je vous exhorte ; ensuite littéralement : moi, prisonnier à cause du Christ ; cf. 3/1 : prisonnier du Christ ; l'auteur, sans doute en prison, voit ses liens comme une grâce faite par le Christ (pour ceux à qui il écrit).
Accordez votre vie à l'appel, etc… : plus littéralement "marchez dans la ligne de la vocation...".

v. 2 : Nous supportant : le verbe ici employé laisse bien supposer que cela ne va pas de soi, il faut la présence active de l'Agapê pour y parvenir ; en nous-mêmes, nous sommes "insupportables", encore plus que les autres ne nous le sont.

v. 3 : ce n'est pas la grande phrase ronflante qu'on en fait souvent cependant : si vous voulez garder un même esprit, qu'un même souci de la paix dans l'Eglise vous anime. Ce n'est certes pas la paix du sommeil, mais la volonté de croire en paix les uns avec les autres. Car l'esprit (ici) n'intervient :
a) que dans la paix,
b) que pour accorder la paix. Les querelles le font fuir.

v. 4 : dans une même communauté, l'appel fondamental est à faire vraiment un même corps (mais bien lire ici 1 Corinthiens 12/12-27) qui exige des membres différents, tendus par une même espérance, vers un même but, puisqu'au départ de tout il y a un même Dieu et Père de tous, avec un seul Seigneur, une même foi, et le même baptême (cf. dans le Shema' Israël : le Dieu Un).

Méditation :

Il suffira de bien lire le début de la phrase pour être rassuré : Ephèse (ou une autre communauté) n'est pas l'Eglise idyllique, dont chacun rêve, mais certainement une Eglise ayant au moins des tendances à la division. On n'appelle à la paix que ceux qui ont envie de se disputer, et à l'unité que ceux qui ont envie de se séparer (cf. 4/14-32). Mais admirez le respect de Paul : il ne "commande" pas la paix, l'unité, il les recommande.

Un écueil est ici à éviter par le prédicateur devant ce portrait (qu'il croit idyllique ou idéal de l'Eglise) : comme la communauté qu'il a devant lui n'est certainement pas parfaitement unie, qu'il fasse attention dans sa prédication à ne pas accentuer les divisions éventuelles, ou à décourager, mais tout le contraire. C'est d'ailleurs pourquoi je regrette la disparition du verbe "marcher" dans le v. 1. L'unité, la paix, etc… sont des buts vers lesquels on marche avec des sinusoïdes et des reculs, mais pas encore de points d'arrivée. Si on y était déjà... on serait déjà au Royaume. On stagnerait.. Ce chapitre 4 dépeint une démarche vers un but, non pas un état. Très important durant "la semaine de l'Unité" qu'on devrait plutôt définir comme la "Semaine-de-la-marche-vers-l'Unité".



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