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Daniel 12 v 1-3 (Pierre Zuber)
Daniel 12, 1-3
Marc 13, 24-32 Hébreux 10, 11-18 En 538 avant Jésus Christ, Cyrus roi de la Perse s'empare de Babylone, rencontre Ester une jeune israélite et permet aux hébreux de retourner à Jérusalem vers 520 avant Jésus Christ et d'y reconstruire le Temple érigé par le roi Salomon. En 333, la victoire d'Alexandre le Grand à Issos lui ouvre les portes de la Palestine. Alexandre le Grand respecte le statut de large autonomie dont la province bénéfice depuis l'époque perse. Les successeurs d'Alexandre après l'époque les Ptolémées sont les Séleucides au nord de la Palestine et les Lagides en Egypte. Ils se livrent des guerres incessantes jusqu'à la victoire d'Antiochus III souverain séleucide qui devient le suzerain de la Judée en 198 avant J.C. Durant toutes ces années, malgré les guerres et moyennant le versement d'un tribut au suzerain du moment la Palestine jouit d'une grande autonomie et les hébreux peuvent exercer leur culte en toute liberté et se livrer aux sacrifices rituels sur l'esplanade du Temple. Mais en 189 avant J.C. Antiochus III est battu par les romains à la bataille de Magnésie. Le tribut demandé par Rome est si grand, qu'Antiochus III et ses successeurs Seleucus IV puis Antiochus IV imaginent de s'approprier les trésors des temples de leur empire et en particulier le trésor du Temple de Jérusalem. Les hébreux se révoltent et remportent des victoires qui leur permettent de préserver pour quelques années le Temple et son culte. Le livre de Daniel, pour la partie qui nous intéresse relate cette période et les quelques versets que nous venons de lire, disent l'espérance du peuple de Judée d'être conduit selon la loi de Dieu par un prince du nom de Michel1 et d'être sauvé après un temps d'incertitude, de guerre et d'angoisse alors que leurs ennemis où les hébreux collaborateurs de leurs ennemis seront bannis. Dans les Evangiles synoptiques de Marc, de Matthieu ou de Luc, pour le passage qui nous intéresse, les chrétiens sont dans une situation assez semblable à celle des hébreux sous Antiochus III et ses successeurs et eux aussi espèrent en des jours meilleurs où les justes seront choisis et rassemblés des quatre extrémités de la terre pour participer au Royaume de Dieu après avoir vécu de grands troubles et avoir été éprouvés. Enfin le texte de Paul dans sa lettre aux Hébreux nous dit que toutes nos œuvres aussi bonnes soient-elles et en particulier les sacrifices que nous offrons sont incapables d'enlever nos péchés. Le péché est tout ce qui nous sépare de Dieu. Parce que nous sommes des hommes, nous ne sommes pas parfaits et nous sommes donc revêtus du péché car si parfois nos actions sont bonnes à d'autres moments nous nous rendons coupables de faiblesses. Le Péché est une sorte de grand fossé infranchissable entre les hommes et Dieu. Si Dieu n'intervient pas, nos actes, aussi admirables soient-ils, restent des actes d'hommes. A ce titre ils ne peuvent pas prétendre à la qualité divine. Si nous sommes sauvés c'est par l'unique volonté de Dieu que nous le sommes. C'est Dieu seul et le sacrifice ultime et décisif consenti par Jésus sur la croix qui peuvent nous faire franchir le fossé dont je viens de parler. Mais que veut dire être sauvé? D'après le texte de Marc, après de grands bouleversements, Dieu enverra ses anges pour rassembler les élus des quatre coins de la terre et cette génération ne passera pas, que tout cela arrivera. Ce salut dont nous parle Marc ne serait-il pas possible dès aujourd'hui? Quand nous lisons les Evangiles, les apôtres ne nous parlent pas d'un au-delà incertain. Ils nous demandent de vivre pleinement le temps présent selon la Parole qui nous a été dite par les prophètes puis par le Christ. Les clefs du royaume ne seraient-elles pas notre liberté de vivre et d'agir selon la Parole sachant que, par son sacrifice consenti, le Christ a jeté un pont sur le fossé infranchissable entre les hommes et Dieu. Allons, bouleversons nos habitudes de vie au prix peut-être de remises en cause douloureuses et vivons à chaque instant éclairé par la Parole de Dieu. 1Michel en hébreux veut dire : qui est comme Dieu Pierre ZUBER Aurillac, le 16 novembre 2003 Autres textes de la même catégorie
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Cultes contemporains
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