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Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte Actes 2 v 1-141 JP Sternberger
Dimanche 23 mai 1999 (Pentecôte)
J.P. Sternberger Hier, on célébrait en ces lieux un mariage Franco-danois, auquel assistaient en Dimanche 23 mai 1999 Pentecôte outre des Américains, des Allemands, quelques Camerounais ...mais il n’y eut pas de pas de miracle comme à la Pentecôte de Jérusalem, il a fallu traduire. On s’est limité à trois langues: anglais, Français et allemand. On a chanté en danois. La communication est une des thèmes de la Fête de Pentecôte. A Jérusalem aussi, ils devaient y avoir des problèmes pour se comprendre : la langue des anciens, celle de la bible n’est plus comprise; on parle araméen, les plus savants parlent le grec mais c’est le latin la langue des maîtres du pays, même si peu de gens la comprennent. Pourtant tous partagent quelque chose : la langue commune ce jour là c’est la fête. . Il n’est pas besoin de tout comprendre, il suffit de se laisser porter par la foule. Que signifie cette fête cinquante jours après Pâques ? Dans le judaïsme et ses divers courants on fête la naissance du peuple une semaine de semaines (7x7 jours) après Pâques. A Qoumran, chez les Esséniens, on fête l’entrée des nouveaux membres de la communauté. Dans le récit des Actes, au cœur de la fête, de la ville : Dieu parle, il communique, il parle par la création : le premier signe donné est celui d’un grand vent. C’est vrai qu’il y a des coups de vents qui nous réveillent, des paysages qui nous font du bien, allez savoir pourquoi le ciel bleu est essentiel au prisonnier, pourquoi nous sommes à l’affût du moindre brin d’herbe entre deux plaques de béton, pourquoi nos autoroutes sont saturées le vendredi dès 17h. Le paradis, ce sera toujours dans notre imaginaire de citadin, un coin de verdure, un bord de mer, un paysage de montagne, un paradis perdu après lequel nous courons tous même si l’exode rural s’intensifie ! Au passage, l’histoire de la Pentecôte se déroule au cœur de la ville. Le Christianisme est né dans le monde des cités romaines, l’apôtre Paul ira prêcher de ville en ville, il écrit à des communautés urbaines de Rome, Corinthe, Éphèse, Philippe (Rococogal eph phi co ...). Même quand il s’agit de la création, c’est toujours d’une certaine vision de la création. Attention à ne pas trop s’attacher à cette idée de Dieu tirée de la contemplation de la nature : à Gardanne, les couchers de soleils sont d’autant plus beau qu’il plane dans l’air des particules d’aluminium ! Dieu parle aussi dans cette fête de Pentecôte au travers de l’histoire humaine, celle d’Israël : l’histoire vient coller au sens à la fête juive .Le texte biblique en reprend des éléments : bruit tonnerre , flammes de feu, un peu comme si Moïse était dans la maison des apôtres. Nous ne sommes pas les premiers croyants. Nous parlons de Dieu avec un langage qui ne sera le-nôtre que si nous faisons l’effort de l’apprendre. les catéchumènes n’ont pas fini d’apprendre et nous non plus. D’apprendre mais aussi et surtout de réfléchir. Car ce que nous apprenons c’est aussi que souvent l’Église et les croyants n’ont pas été d’accord et se sont trompés. Il y a eu François d’Assise mais aussi bien des princes de l’Église et les croisades, Luther a écrit des textes extraordinaires que nous pouvons lire avec profit aujourd’hui et des pamphlets antisémites absolument inadmissibles, il y a eu Martin Luther King mais certains ont cru fonder pouvoir fonder l’apartheid sur le texte de la Bible. Dieu parle par l’histoire à condition que nous sachions la lire et la questionner. Il parle dans l’histoire mais l’histoire n’est pas Dieu. N’allons pas chercher dans l’histoire le paradis que nous ne pensons pas trouver dans la création. Il parle enfin dans ce texte dans la diversité des langues des hommes, des langues des cultures, des arts, des sciences et des techniques. L’homme image de Dieu n’a pas un seul visage. Imaginez un homme. il sera blanc ou noir. homme ou femme, adulte ou enfant. dans notre culture, si nous disons le mot "homme", nous pensons à un mâle blanc entre 20 et 30 ans. En publicité, ce sera une femme blanche entre 15 et 25 ans. Mais l’humanité est autrement plus riche et heureusement (cf. le mariage d’hier). Chacun est image de Dieu de même que chaque paysage même la zone la plus polluée aux environs de Tchernobyl, même le malade le plus abîmé par la maladie, le criminel le plus brutal, même dans l’histoire la plus effroyable, et nous en connaissons, peut se faire entendre la parole de Dieu. C’est aussi le message des évangiles reconnaissant dans le torturé de la croix le sauveur du monde. Dieu parle et il vient. Pas seulement dans un beau paysage de montagne, dans une histoire qui finit bien, dans la rencontre d’u!ne être lumineux de sainteté. Il y en a et cela nous aide. Il vient en ce jour de fête et dans tous ceux qui suivent amen |
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Cultes contemporains