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Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte Actes 2, 1-11 François Arnold
Texte : Actes 2, 1-11
Genre : Prédication Auteur : François ARNOLD Source : Prédication pour le 11.06.2000, tirée de 3617 SERMONACTU. Le vent, le feu et la parole Il est de convenance lorsqu'on voit un nouveau-né pour la première fois, de dire à qui il ressemble : "Tiens, il a le nez de sa mère ! C'est son père tout craché ! Tu avoueras qu'elle a la binette de sa grand-mère !…". Pure interprétation subjective peut-être, mais n'est-il pas vrai qu'à sa naissance, le petit enfant porte en lui tout un trésor de gènes lui venant de ses parents ou aïeux, le marquant pour la vie ? Comme tous les ans, nous venons de relire le récit des faits qui marquèrent, il y a presque 2000 ans, une autre naissance, celle de l'église. Cette naissance aussi est accompagnée par certains signes qui vont la marquer durant toute son existence, signes qui nous marquent, nous, car ne sommes-nous pas cette église aujourd'hui ? Il y eut d'abord un bruit, comme celui que fait le vent, un souffle remplissant toute la maison où étaient rassemblés les apôtres. Il y a eu ensuite ces langues de feu jaillissant d'un seul et même brasier et se partageant pour se poser sur chacun d'eux. Enfin, il y a eu cette explosion de la parole, ce bouillonnement de paroles. Voici donc, dès sa naissance, cette jeune église marquée par ce qui est son origine : le vent, le feu, la parole. Marquée par le vent Ce souffle de Dieu, qui, comme le vent, est violence irrésistible ou doux murmure qui s'insinue. Souffle qui, comme le vent porteur de nuages, féconde, en répandant sur la terre assoiffée l'eau qui fait germer la vie. Ce souffle, respiration de Dieu comme celle insufflée au premier homme, comme il est dit, d'une façon si poétique, dans le récit de la Genèse. Souffle qui est la part du Dieu Créateur persistant en tout homme, toute femme. Ce jour, nous sommes nés dans l'enthousiasme d'une nouvelle création, marqués par ce nouveau souffle de Dieu et rendus attentifs à sa respiration dans chaque homme. Marquée par le feu Le feu, signe de la manifestation de Dieu dans l'histoire du peuple choisi. Feu du buisson ardent, révélateur d'un Dieu qui appelle et qui s'enflamme pour son peuple opprimé. Feu par lequel se transforme tout ce qui l'approche, réchauffe, purifie et donne courage, feu qui enflamme et qui éclaire. Ce feu de la Pentecôte est un feu partagé. Chacun de nous en a reçu sa part. L'Esprit n'est pas parcimonieux, il est tombé sur chaque baptisé, membre de l'Eglise. Nulle part il est dit que la langue de feu de Pierre était plus grande que celle d'André ou de Jacques et, avant le grand discours de Pierre, ajouté sûrement après coup, on dit bien : "Ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et se mirent à parler…". Dans l'Eglise, on n'aime pas trop parler de démocratie ; pourtant, devant les grands problèmes de notre temps, il nous faut l'Esprit répandu en tous, pour trouver ce qui est vrai, utile, nécessaire. Les 12 langues de feu de la Pentecôte nous disent que personne n'a le monopole de l'Esprit et que ce n'est que par la mise en commun de toutes les idées, de toutes les manifestations de l'Esprit chez les uns et les autres, qu'on approchera de la vérité. N'oublions jamais cette marque laissée à l'Eglise au moment de sa naissance qui fut pourtant si longtemps occultée. Marquée par la parole Même si nous en avons parfois l'impression, notre Dieu n'est pas un Dieu silencieux, c'est un Dieu qui "parle". Dans un Psaume, on se moque des divinités païennes qui "…ont une bouche et ne parlent pas…" (Psaume 115/5). Le Dieu vivant de la Bible, lui, parle à son peuple, il communique. Les prophètes ont mission de transmettre cette parole. Cette révélation de Dieu culminera dans la Parole de Dieu faite chair en Jésus-Christ. Une parole comme celle de Dieu n'est pas seulement révélation, elle est aussi action. Elle est parole efficace, créatrice. Le "geste" initial de la création n'est-il pas représenté sous la forme d'une Parole ? C'est cette même Parole qui marque l'acte de naissance de cette nouvelle humanité inaugurée par Jésus-Christ et dont nous fêtons aujourd'hui la création. Comment s'étonner alors que cette parole déborde des bouches et du cœur de ceux qui en sont touchés ? Comment ne pas y voir, pour nous tous, une invitation d'une part à chanter cette magnificence de Dieu, d'autre part à mettre tout en œuvre afin que cette Parole soit agissante, pour le salut du monde ? Autres lectures : Psaume 103 Galates 5/16-25 Jean 15/26 à 16/25 |
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