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2 Timothée 2/8-13 Alphonse Maillot
Texte : 2 Timothée 2/8-13
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : « …Des serviteurs inutiles ! » — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C (septembre-octobre-novembre). Mission intérieure de l’Eglise évangélique luthérienne à Paris, 1994 (p. 45-46). 28° dimanche ordinaire 2 Timothée 2/8-13 1°) Restaurer (à l'inverse du Lectionnaire catholique) l'ordre bizarre : ressuscité, né de la semence de David, car ce désordre n'est qu'apparent. Il signifie : "Si celui en qui nous croyons est le Ressuscité, celui-ci est un Juif pur sang de la race de David". Très vite les chrétiens ont voulu s'approprier Jésus alors qu'ils auraient dû se souvenir que "Jésus n'a pas été chrétien mais juif" (Bultmann) ; (il y a encore aujourd'hui des tentatives de déjudaïser Jésus). Ceci nous aurait évité les bouffées d'antisémitisme fréquentes hélas chez les chrétiens (en tout cas dans leur histoire). Ce verset 8abc est d'ailleurs une des premières confessions de foi. 2°) On prendra garde au verbe "se souvenir" qui n'a que peu de choses en commun avec notre verbe actuel. "Se souvenir" pour un Juif, c'est "découvrir l'actualité, le présent de ce ou de celui dont il se souvient" = (pour les chrétiens) découvrir que le ressuscité (juif) est toujours présent (je l'ai déjà écrit, mais il est bon parfois de se répéter). Quand un Juif se souvient de la Pâque, Moïse par exemple devient son contemporain ; ce Juif se retrouve en marche vers la Terre promise. Ceci devrait nous éclairer sur la fameuse "anamnèse" du repas du Seigneur (d'où nous devrions exclure l'abominable "Mémorial"). Rompre le pain "en mémoire de Jésus", c'est découvrir qu'il est présent et qu'il nous partage lui-même son pain, même s'il utilise les mains d'un "serviteur inutile". C'est pourquoi nous devons dire : "Au moment où Jésus-Christ présent nous partage son sacrifice, etc…" et ne plus parler de mémoire. 3°) Le verbe "souffrir" au verset 9 est ici très péjoratif et montre bien que Paul ne reçoit pas la souffrance comme un cadeau ni comme une bénédiction. On admirera, toujours au verset 9, l'opposition : "Si on peut enchaîner les prédicateurs, leur parole, elle, reste (et doit rester) libre". Elle échappe à toutes les chaînes, et même à celles dont les exégètes peuvent la charger. Et heureusement elle n'est même pas enchaînée par les paroles que nous pouvons dire ou... écrire. Dieu arrive toujours à parler... au besoin par les ânesses (Nombres 22/28-30). Soyons donc rassurés ! 4°) Quant aux versets 11 à 13, c'est probablement un cantique de la communauté chrétienne primitive ; le verset 13a peut d'ailleurs se traduire : "Si nous devenons incrédules, lui demeurera croyant car il ne peut renoncer à (être) lui-même". Belle promesse à ne pas gâcher ; et faisons-en, nous les premiers, notre profit. >>>>>>>> "Plan" de prédication Bien entendu, le récit des dix lépreux est le plus vivant, le plus proche et, en fait, le plus facile. Mais c'est un texte souvent pris comme sujet de prédication. Je le relirais bien tout d'abord, afin de voir si je n'en ai rien oublié d'essentiel (la tristesse désabusée de Jésus par exemple..., la croix approche). Il est alors possible de prendre le texte de 2 Timothée 2, en insistant sur la judaïté de Jésus, et sur les malentendus à propos de l'expression "en mémoire de..." ; ainsi que sur l'indéfectible fidélité de Dieu que nos infidélités ne parviendront jamais à décourager. Autres textes de la même catégorie
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