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2 Thessaloniciens 1 v /11 à 2/2 Alphonse Maillot
Texte : 2 Thessaloniciens 1/11 à 2/2
Genre : Notes homilétiques Auteur : MAILLOT Alphonse Source : « …Des serviteurs inutiles ! » — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C (septembre-octobre-novembre). Mission intérieure de l’Eglise évangélique luthérienne à Paris, 1994 (p. 67-68). 31° dimanche ordinaire 2 Thessaloniciens 1/11 à 2/2 J'aimerais tout d'abord attirer l'attention sur un adjectif fréquent dans le Nouveau Testament et qui me semble très souvent traduit (dans ce contexte) de manière maladroite, c'est l'adjectif (parfois adverbe) "digne" ; dans notre langue actuelle, il signifie : "qui mérite de...", alors que le plus souvent, dans le Nouveau Testament, il signifie : conforme (ou conformément à), (qui) convient à ; tel qu'on doit attendre de... Ici, c'est clair : "Que Dieu vous trouve agissant conformément à l'appel (qui fatalement précède toute dignité) qu'il vous a adressé". — Souvenez-vous en ! En tout cas, Paul prie continuellement pour que ses frères de Thessalonique suivent la voie de l'Evangile ; et que Dieu rende puissante (littéralement) leur foi, ce qui, bien entendu, se montrera dans des actions ; car c'est Dieu seul qui peut nous en ouvrir la possibilité (1/11). La suite (2/1-2) n'a rien d'évident (cf. l'excellente note TOB sur ce passage, même si je penche pour la solution qu'elle écarte : un faussaire a envoyé une lettre pseudo-paulinienne pour dire que le Jour du Seigneur était arrivé). Mais il est clair que "l'apocalyptisme" qui revient si souvent dans l'Eglise : "La dernière heure est là, toute proche", est ici dénoncé... Car, même si c'était vrai... Luther continuerait de planter son pommier et un "saint" catholique, amoureux de pelote basque, essaierait de terminer sa partie. Il y a une regrettable confusion entre la vigilance à laquelle Jésus nous a appelés et la fébrilité maladive qui périodiquement saisit des chrétiens. Nous devons (de toute manière) vivre chaque jour comme s'il pouvait être le dernier, mais aussi comme s'il était encore le premier des nombreux qui nous seront encore donnés. Vivre à la fois avec l'espoir de construire quelque "chose" de durable, et l'humour de la certitude que cette "chose" peut, demain même, être dispersée à tous les vents. Autrement dit, nous devons vivre dans une "urgence paisible". Dormir quand c'est l'heure de dormir, prendre du repos quand c'est l'époque, et d'autant mieux agir et travailler quand le temps en est venu. Au fait, je suis (pour une fois !) tout content qu'on ne nous ait pas contraints à commenter les versets 3-4 du chapitre 2. Autres textes de la même catégorie
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