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2 Samuel 12 v 1-10.13 (Robert Jacquin)
http://eglisedesuresnes.free.fr/predications/dim130604.doc
Dimanche 13 juin 2004 2 Samuel 12, 1-10.13 1 jean 1 : 7-9 Luc 7, 36-50 David et le pharisien ont en commun qu’ils ne se connaissent pas vraiment. Ils portent un jugement de condamnation sur d’autres qu’eux-mêmes avec lucidité, mais chacun d’eux n’a pas le courage de la lucidité sur lui-même. Aussi ne peuvent-ils pas ouvrir les portes de leur vie à la lumière du pardon de Dieu. David écoutant l’histoire que lui conte Nathan, condamne le riche usant de sa puissance pour usurper la brebis du pauvre, mais n’a pas confessé à Dieu la vérité de sa faute ; le pharisien voit en Marie madeleine la pécheresse qu’elle est devant Dieu, mais reste aveugle sur sa perfidie dans sa manœuvre d’invitation pour condamner Jésus . L’un et l’autre sont empêchés de grandir dans la foi, dans l’accueil des bénédictions de Dieu. Ils sont bloqués dans leur croissance de vie. Ainsi, pour David, ce n’est qu’après cette étape de vérité où il s’écrira »Oui ! J’ai péché contre le Seigneur ! » que s’ouvrira pour David une ère nouvelle de sa vie où s’accomplira en lui les promesses de Dieu, où il chantera dans les psaumes la Présence de Dieu pour les hommes, une ère nouvelle pour lui qui aboutira à la naissance de Salomon, ancêtre de Jésus le Sauveur. Ils n’ont pas conscience de ce qu’ils sont devant Dieu, en vérité. Un homme ne se connaît vraiment que lorsqu’il a conscience de ses fautes, de son orgueil. C’est devant Dieu que cette compréhension est la plus vraie. C’est en recevant de Dieu son pardon que l’homme reçoit la libération, qu’il fait place nette pour le Saint Esprit en lui, l’Esprit de Dieu accomplira alors son œuvre de Vie , alors s’ouvrira une vie nouvelle conduite par le Seigneur. Nous allons ce matin réfléchir à notre démarche de vérité devant Dieu, de confession des péchés que nous avons vécu tout à l’heure au début de ce culte. Confesser son péché, ce n’est pas raconter les bêtises que l’ont à faites , mais, en présence de Dieu , nous présenter tels que nous sommes avec toutes nos limites, et les ambiguïtés de notre foi. Confesser notre péché c’est désirer la lucidité sur soi-même et ouvrir les portes de notre vie à la lumière du pardon de Dieu. Au début car lorsque l’on veut établir une vraie relation d’amour, d’amitié, de fraternité, il faut ne pas avoir de mensonges entre nous, ni d’offenses pour lesquelles ont s’est pardonnés mutuellement. Il en est ainsi avec le Seigneur. Qui peut se tenir en a Présence de Dieu sans être en vérité devant lui . Se dévoilement est comme une guérison ; Un ermite compare le péché à un bandeau sur les yeux que les ânes portaient pour faire tourner la meule ; ils marchaient en rond sans s’en rendre compte ; S’ils étaient libérés du bandeau, il retrouvait tout son bon sens et il n’était plus question de le faire tourner en rond. Il était libre et refusait ce piétinement stupide ; De même disant l’ermite, le mal se débrouille pour nous rendre ignorant de notre vraie condition d’esclave à son service et il nous mène. Si nos yeux s’ouvrent , nous pouvons facilement échapper à cette domination ; Aussi au cours de notre vie de foi, comme dans le culte, avant de rencontrer le Seigneur, de vivre une communion avec son amour, sa grandeur , sa sainteté et sa splendeur, avant de demander pour nous et pour nos frères le secours de la puissance de son Esprit saint, il faut se présenter en vérité et confesser ses fautes à Dieu. Il en va de la conviction de ses fautes comme d’un pare-brise poussiéreux et maculé d’insectes collés et de débris : en traversant la forêt par temps de brouillard, nous ne voyons pas la couche grise qui couvre notre pare-brise. Nous roulons en nous en accusant le méchant brouillard, mais si la lumière du soleil transperce, elle révèle la vérité : notre pare-brise nous empêche de voir la route. Lorsque le Seigneur fait la lumière sur le pare-brise de notre vie, nous savons alors qu’il nous faut le laver ; confesser notre péché, ce qui rend transparente et notre vie ; qu’il nous faut demander le pardon de Dieu qui nous donne ainsi la capacité d’avancer, de discerner la route qu’Il nous a tracé, les carrefours, mais aussi de goûter pleinement la beauté du voyage sous la lumière de son amour. Amen |
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Cultes contemporains
Luc 07 v 36-50 Michel Cornuz