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2 Corinthiens 5 v 17-20, Psaume 103, nouvelle année, nouvelle personne (Jean-Philippe Vaechter)

Sermon pouvant servir au dernier culte de l'année, ou au premier de l'année qui s'ouvre



Quel jour nous sommes ??? le 31, de décembre bien sûr ! Pour la plupart d’entre nous, le 1er janvier rime avec « bonnes résolutions», vous savez, celles qu’on veut absolument suivre très sérieusement tout au long de l’année, et puis qu’on a complètement (ou presque) oubliées le 15 janvier…

Ridicule, n’est-ce pas ? Pourtant, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas cohérents avec nos décisions, que l’intention qui était derrière n’était pas juste ! Quand on prend de telles « bonnes résolutions », c’est que nous avons parfaitement conscience que l’année écoulée n’a pas été si « bonne et juste » que cela. Et c’est surtout au niveau de notre comportement personnel qu’elle n’a pas été satisfaisante puisque les « bonnes résolutions », en principe, on les prend pour soi, pas pour son conjoint ou son voisin. Nous avons donc conscience qu’il y a des « choses à corriger », sinon à se faire pardonner, en changeant profondément d’attitude. En faisant le « bilan » de l’année écoulée, même si la colonne « gentillesse, services rendus, mots gentils, bonté, douceur, patience, générosité,… » a été partiellement remplie, nous voyons bien que la colonne « fautes, offenses, péchés, méchancetés, coups tordus, gentillesses non faites, etc, etc… » n’est pas restée bien blanche comme aux 12 coups de minuit du 31 décembre de l’année passée. Et cela nous désole tellement, que nous aimerions tous bien que l’année à venir soit meilleure à notre niveau personnel.

Seulement, voilà, comme le disait Jésus, « l’esprit est bien disposé mais la chair est faible ». Alors, doit-on en prendre son parti ? Se dire : « c’est comme ça, je ferai ce que je peux cette année et il faudra bien que Dieu et les autres autour de moi s’en contentent ! ». Rien que de le dire comme ça, je me rends bien compte que c’est faux. Rien que de m’entendre le dire comme ça, vous devez sûrement vous rendre compte que cela sonne faux. Il doit bien y avoir une solution quelque part.

Ne cherchez plus, la solution nous est offerte, et depuis longtemps. Dans une promesse de Dieu, encore faut-il que nous acceptions de la recevoir, de la prendre pour nous. Dans ce texte de Corinthiens que nous avons lu, l’apôtre Paul nous donne la recette :
- Jésus est la solution.
- Pourquoi ?
- Parce qu’Il nous a d’abord réconciliés à Dieu le Père. Il n’y a plus de « vendetta » entre Dieu et nous. Il nous a remis un cahier tout neuf, bien blanc pour notre vie. Il ne s’est pas contenté de faire cela, il nous a rendus « écoliers tout neufs », capables de bien travailler avec Lui le divin et parfait Maître de l’Ecole de la Vie Eternelle. Par Jésus, supprimé le « mauvais dossier scolaire » que nous traînions derrière nous, année après année. Supprimés tous les « zéros » et les « colles » pour les mauvaises relations que nous avions avec Lui et les autres.
« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ ».

Non, mes chers sœurs et frères, ce matin, ce n’est pas de la « théorie » que l’apôtre Paul nous raconte. C’est bien concret, c’est bien réel. En Jésus, toutes les « casseroles » que nous trimbalons derrière nous, dans nos relations les uns avec les autres, avec ceux que nous aimons, avec ceux que nous aimons moins, avec ceux que nous n’aimons franchement pas, oui, toutes ces « misères » sont réglées par le Seigneur Jésus … si nous voulons bien qu’Il le fasse, bien sûr ! Par son Esprit, le Seigneur nous rend capables de nous réconcilier avec Lui, de nous réconcilier avec les autres.

Il y a un point très important que je voudrais aborder ici : Il nous rend capable de nous réconcilier avec nous-même. Une amie, pasteure et psychanalyste, m’a dit un jour :
« la psychanalyse te fait ressortir les problèmes que tu as enfouis, et c’est une bonne chose parce qu’il faut arriver un jour à les voir en face. Seulement, (excusez-moi, je la cite) elle te laisse « mourir le ventre à l’air » parce qu’elle n’a pas le remède pour te guérir. Seule la croix de Jésus par la prière est le bon médicament à y appliquer pour guérir ». Il y a en effet, des « maladies de cœur » invisibles pour les yeux au plus profond de nous, qui peuvent être bien plus longues et difficiles à guérir que certaines maladies physiques qui se voient. Elles peuvent en plus être liées, parce que les médecins voient bien maintenant que certaines maladies physiques ne peuvent s’expliquer que par des blessures intérieures, celles de l’âme et de l’esprit.

Parfois, nous aimerions bien que le Seigneur résolve nos problèmes et nos difficultés, comme ça, d’un coup de baguette magique. Dans sa grande sagesse, le Seigneur ne procède pas ainsi, il n’est pas un magicien, mais un vrai médecin ! Il agit en douceur et profondeur, et cela prend parfois du temps, mais Il le fait si on lui fait confiance et qu’on le lui demande, soyez-en sûrs. Si le Seigneur faisait en un seul jour tout le programme de sanctification prévu pour notre vie, nous aurions peut-être du mal à nous reconnaître nous-mêmes, et les autres aussi ! nous aurions un « sacré » problème d’identité personnelle du jour au lendemain. Une chose est certaine, si nous lui faisons confiance et acceptons qu’Il agisse en nous, Il le fait, il le fait bien et tout le temps, Il ne change pas d’avis en cours de route, Il est persévérant dans son travail en nous : oui, en Christ, nous avons tout ce qu’il faut pour être une nouvelle créature parce que c’est Dieu lui-même par son Esprit qui fait le travail pour que cela soit. Cela est donc vrai une fois pour toutes dans notre vie quand nous acceptons de nous remettre entre les mains de Jésus à notre conversion, mais cela est aussi vrai chaque jour et chaque heure de notre vie . C’est bien ce que le prophète Jérémie disait :
« Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l’espérance.
Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ;
Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !
L’Eternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui.
L’Eternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche ».
(Lamentations 3:21-25)

En plus, nous dit l’apôtre Paul, nous avons « en nous la parole de la réconciliation », nous avons reçu de Dieu « le ministère de la réconciliation », et cerise sur la gâteau, Dieu nous donne même le grade « d’ambassadeurs pour Christ ». Non seulement, ces belles paroles de guérison, de vie nouvelle, sont pour nous, mais aussi pour que nous les partagions avec les autres autour de nous. Soyons aussi empressés à les partager que nous l’avons fait généreusement, les uns et les autres, avec les Bredeles de Noël. Ils sont bons n’est-ce pas, tous ces petits gâteaux confectionnés avec amour et partagés avec encore plus d’amour ? La bonne nouvelle de la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ est encore plus délicieuse pour nous, tellement que Dieu nous demande de la partager avec les autres comme nous le faisons pour les Bredeles. (Bredeles : en alsacien, petits gâteaux de Noël).

Oui, Jésus est venu mourir un jour sur la croix pour que nous obtenions gratuitement cette « glorieuse liberté d’enfants de Dieu ». Nous avons ainsi le pouvoir d’avoir de bonnes relations avec le Père céleste, mais aussi avec notre propre âme, mais aussi avec les autres, ceux qui nous entoureront tout au long de cette nouvelle année qui s’ouvre devant nous.

Je vous propose donc ce matin, mes chers sœurs et frères, si vous voulez prendre de bonnes résolutions pour cette nouvelle année qui s’ouvre devant, d’en prendre au moins une, la principale, et c’est ce que moi je ferai : chaque matin, au lever, aller auprès de Jésus chercher tout ce dont nous avons besoin pour vivre bien la journée, avec Lui, avec les autres. C’est là le vrai bonheur que je vous souhaite du fond de mon cœur pour cette année 2007.
Jean-Philippe Waechter, Pasteur UEEMF



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