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1 Thessaloniciens 3 v 12 à 4 v 2 (Alphonse Maillot)
Texte : 1 Thessaloniciens 3/12 à 4/2
Genre : Notes homilétiques Auteur : Alphonse MAILLOT Source : Mon âme magnifie le Seigneur — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année C - Avent-Noël-Epiphanie. Mission Intérieure de l’Eglise luthérienne à Paris, 1991 (p. 9-10). 1er dimanche de l’Avent 1 Thessaloniciens 3/12 à 4/2 Cette fois, il faut plutôt remonter la lecture de 2 ou 3 versets pour y discerner en particulier l’astuce des v. 9-10, confirmée par la fin de 4/1 : Paul y loue les Thessaloniciens (chez qui il a dû passer au maximum trois mois) dont la foi et la solidité lui ont été d’un grand réconfort (cf. 1/2-10) ; il leur rappelle seulement qu’ils ne sont pas des chrétiens arrivés, “achevés”, mais qu’ils ne sont que des chrétiens en route. A dédier à tous ceux qui, par exemple, croient savoir d’avance ce qu’il y a dans un texte ou qui savent une fois pour toutes ce qu’est le christianisme, et prouvent seulement qu’ils en ignorent la perpétuelle nouveauté. On remarquera combien Paul, avant d’envoyer son (léger) rappel à l’ordre, a essayé de dégager tout ce qu’il avait pu découvrir de positif dans cette communauté de Thessalonique, qui a cependant encore bien besoin d’être enseignée par son fondateur (cf. v. 11) ; au v. 12, la phrase “...à l’image de l’amour que nous vous portons” est à comprendre justement à la lumière de cette vue paulinienne positive de la conduite des Thessaloniciens. Paul, très fraternellement (ce qui ne sera pas le cas dans la 2° aux Corinthiens), demande la réciproque. Donc, ne pas interpréter “la sainteté irréprochable” comme un cumul de toutes les vertus (lire 4/4ss). On n’oubliera pas de commenter 3/13 et de souligner “la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ”, venue sans laquelle tout perd son sens, et en premier lieu la foi chrétienne. Je sais, l’imagerie et l’imagination humaines, comme toute idolâtrie, ont essayé de représenter et de se représenter, ce qui par définition est au-delà de toute image. Mais notre infirmité ne doit pas se transformer en oubli ou en négation. Ce n’est pas parce que nous ne voyons qu’en “énigmes” (1 Corinthiens 13/12) qu’il faut nier l’énigme, et surtout la vérité qu’elle dissimule. Pour rester dans le même champ d’images, nous nous conduisons souvent comme des aveugles qui nieraient l’existence de la lumière (que cependant ils ne peuvent même pas imaginer). Autres textes de la même catégorie
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