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1 Jean 3 v 1 - 2 (Alphonse Maillot)



Texte : 1 Jean 3/1-2
Genre : Notes homilétiques
Auteur : Alphonse MAILLOT
Source : Heureux ceux qui, n’ayant pas vu, ont cru — Notes homilétiques sur les trois lectures dominicales pour les dimanches et fêtes de l’année B (du Temps de Pâques à l’été). Mission intérieure de l’Eglise Evangélique luthérienne, 1994 (p. 27-28 & 31).



4° dimanche de Pâques

1 Jean 3/1-2

Les conséquences de l'amour de Dieu à l'égard des hommes ne sont pas seulement le don du Fils aux hommes, mais encore ceci : à savoir que nous sommes désormais capables de nous en rendre compte et de le comprendre, mais, en outre et surtout, que le don et sa réception fait de nous de réels enfants de Dieu, que nous le comprenions vraiment ou non, que nous le sentions vraiment ou non, voire même que nous osions le croire ou non.

Notre Père étant vraiment notre Père, nous avons à recevoir continuellement et à vivre notre filiation (le mot "filialité" n'est pas encore reçu dans notre langue). On admirera la petite parenthèse (du début) : "...appelés enfants de Dieu, car nous le sommes".

Et toute notre misère est d'avoir tant de difficultés à l'accepter et à le croire, afin de vivre paisibles.

D'ailleurs, Paul ne disait pas autre chose en Romains 8/14-17 & 29, où il démontre (mieux et plus fortement que Jean) que nous sommes enfants (majeurs et non infantiles) de Dieu.

Et nous retrouverons ici encore le message paulinien de Romains 8, à propos des fils que nous sommes vraiment, mais en espérance (8/24s), avec l'affirmation (v. 2) : "...Nous sommes vraiment enfants de Dieu, ...mais pas encore visiblement, clairement". On pourrait traduire (avec un sourire) : "Ce que nous sommes, nous ne le paraissons pas encore" (pas même à nous-mêmes).

Cela éclaire (sic !) un peu la phrase relativement inattendue : "C'est pourquoi le monde ne peut nous (re)connaître, car (ce monde) ne sait pas reconnaître Dieu". C'est un a fortiori où l'auteur répond, peut-être pour les consoler et les encourager, à ceux qui prétendent (dans ou hors de l'Eglise) que "si les chrétiens étaient de vrais enfants de Dieu, cela se verrait" :

a) le monde n'a pas les "yeux-pour" ; il faut que Dieu les lui accorde ;

b) de plus, cette filiation divine, aussi réelle soit-elle, (nous) est encore cachée, même à ceux qui l'ont reçue. Nous ne devons pas nous étonner d'être "mé-connus". Nous avons nous-mêmes de la peine à nous (y) reconnaître, à l'inverse de tous ces "gnostiques" à qui leur pseudo-connaissance laisse croire que, dès le premier contact, ils savent tout sur tous. Au passage, l'auteur leur décoche : "Ils ne connaissaient même pas Dieu".

Autre passage "paulinien" (ici le v. 2) : ce que nous sommes maintenant, même si nous ne le voyons pas encore (idem en Romains 8), un jour nous le verrons : quand "Il" paraîtra. Ce "Il", c'est aussi bien Jésus lors du dernier jour que le jour de notre accession à la plénitude.



"Plan" de prédication

Sans doute essaierais-je (pour une fois) de prendre le deuxième texte, qui dans le sillage de Romains 8 nous fait retrouver cette vérité oubliée sans cesse de la simultanéité du

"Déjà et du pas encore",

qui éclaire aussi le troisième texte sur le vrai berger, le seul berger.




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