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1 Corinthiens 13 v 1-8 (Matthias HELMLINGER)



Textes : 1 Corinthiens 13/1-8 ; Ephésiens 3/14-21
Genre : Prédication
Auteur : Matthias HELMLINGER
Source : Prédication.



De prison :
Qui a écrit ces deux textes ? Paul ! Un Juif. Peut-être pas très aimé par certains Juifs à son époque. De nos jours encore. Certains protestants ne l’aiment pas non plus. Il faut dire qu’il paraît parfois un peu caractériel dans certaines de ses lettres.
Mais cet homme, avec ses faiblesses a écrit ces deux magnifiques textes que nous venons d’écouter. La grâce de Dieu a fait de cet homme fanatique, un homme plein d’amour, conscient de ses faiblesses.
Quand il écrit aux Ephésiens, il est en prison, une fois de plus. La souffrance, une fois de plus. Mais cette souffrance, loin de l’aigrir, le remplit d’espérance pour les Ephésiens. Paul suit Jésus.
Plus la croix devenait proche dans la vie de Jésus, plus il a multiplié les promesses de bonheur, de joie aux siens. Paul, à la suite de Jésus, nous apprend à donner nos souffrances au Père. Dans un couple il y a parfois des souffrances. Il faut laisser le Père s’occuper de cette souffrance, pour que nous n’en fassions pas un obstacle au dialogue.

Le Père :
J’ai employé plusieurs fois le mot « Père ». Paul l’appelle : « le Père, de qui toute famille tient son nom ». Toute famille, toute patrie, toute communauté d’êtres humains, toute nation, s’inspire de la paternité de Dieu, peut-être sans le savoir.
Paul a reçu cette certitude de son judaïsme. Les Juifs ne croient pas que le monde entier doive devenir juif. Ils croient au contraire, conformément à la Bible, que chaque nation a une vocation particulière dans le plan de Dieu.
Israël, le peuple élu a comme vocation d’être en bénédiction à toutes ces nations, à toutes les familles de la terre, français, arabes, arméniens, américains, … etc...
Paul, le Juif en prison parce qu’il témoigne de son Messie, est plein d’espérance pour toutes les nations à qui le Père veut révéler son Fils YeSHou’a le Messie. Découvrir le Messie en nous, c’est découvrir un amour qui nous fonde, qui nous enracine.

L’amour :
Qu’est-ce que c’est l’amour ? Paul emploie l’expression : « l’amour du Christ », quand il écrit aux Ephésiens. Autrement dit : il n’y a pas dans la Bible de définition de l’amour. Si tu veux savoir ce qu’est l’amour, regarde le Christ. Quand il écrit aux Corinthiens, Paul emploie plusieurs verbes d’action qui ont l’amour comme sujet: « l’amour attend, l’amour rend service, l’amour ne jalouse pas , l’amour ne plastronne pas … etc… ».
Quand il y a amour, on le reconnaît à une action, un comportement, pas forcément à des déclarations sentimentales, poétiques. Récemment, le pasteur Daniel Bourguet nous a fait remarquer que l’évangile ne dit presque jamais que Jésus a aimé quelqu’un. Mais l’évangile nous relate les merveilleux actes d’amour que Jésus accomplit.

Il attend :
Dans la liste des verbes dont l’amour est le sujet, le premier est : « makrothumeï ». Ce verbe grec se traduit : « attend », « prend patience ». La première caractéristique de l’amour, c’est qu’il attend. Il prend patience. Quand Rembrandt a dessiné le Père qui accueille le fils prodigue, il n’a pas dessiné un visage joyeux mais un visage qui n’exprime qu’une seule chose : l’attente, l’attente patiente et douce, forte et invincible, un amour qui attend, un amour qui accepte la souffrance que comporte une telle attente. Le Père ne désespère jamais de nous.

Gérald et Marie, faites confiance au temps. Il n’est pas votre ennemi. En Christ il peut devenir votre ami. Et votre amour ira en s’approfondissant avec les années.
Le meilleur est devant vous. C’est ainsi en Christ.
Gérald, ne désespère jamais de Marie. Marie, ne désespère jamais de Gérald. Lorsque l’incompréhension semble dominer, puisez dans l’amour du Christ, qui a su attendre, sans s’aigrir, sans faiblir.

Plénitude :
Amour + patience = plénitude.
Paul demande au Père que nous soyons comblés jusqu’à recevoir toute la plénitude de Dieu. Quel promesse extraordinaire ! Nous pouvons recevoir toute la plénitude de Dieu ! Rien de moins ! Dans un autre manuscrit, la phrase est un peu différente: « que soit remplie en vous toute la plénitude de Dieu !»
En vous, en toi Gérald, en toi Marie, en toi Isaac, que soit remplie la plénitude de Dieu. Dieu a besoin de vous, Dieu a besoin de nous pour que sa plénitude soit entière.
C’est cela, l’amour de Dieu en Christ : il nous a fait une place, une large place, il attend que nous la prenions, que nous répondions à son amour, alors seulement sa plénitude sera entière.

Prénoms :
* Gérald, en aimant ta femme, en éduquant ton fils, tu compléteras cette plénitude de Dieu.
* Marie, tu as le même prénom qu’une des femmes présentes au tombeau vide de Jésus. Elle a reconnu le Ressuscité quand il l’a appelée par son prénom : « Marie ». Elle a commencé à se connaître comme Jésus la connaît. Un jour, dit Paul, « je connaîtrai comme je suis connu ». Découvrir Jésus, c’est découvrir que notre véritable identité est fondée dans un amour qui nous précède.
* Isaac, ton nom signifie « on rira ». Le rire caractérise les temps messianiques, où Dieu essuiera toute larme, où la joie remplacera les larmes.
L’amour qui nous précède est aussi l’amour qui nous succède.
Gérald et Marie, faites confiance à l’amour de Dieu pour Isaac. Il y a ce que vous pouvez lui donner. Mais il y a aussi ce que Dieu va lui donner.

Conclusion :
Je voudrais finir par la prière de Paul, prière qui est rappelée à chacun des synodes de l’Eglise Réformée de France. Cette prière nous fait prendre conscience de nos limites, mais nous fait sortir en même temps de nos limites:
Prions : « A celui qui peut, par sa puissance qui agit en nous, faire au-delà, infiniment au-delà de ce que nous demandons et concevons, à lui la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, pour toutes les générations, au siècle des siècles. Amen. »




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